Procédé et machine pour dénoyauter des drupes La présente invention concerne un procédé pour dénoyauter des drupes, telles que les pavies et fruits semblables, qui permet de séparer en deux une drupe et d'enlever le noyau de celle-ci pratiquement sans perte de la chair du fruit et sans endommager les moitiés de fruits.
Ce procédé consiste à sectionner en deux une drupe suivant un plan, seulement jusqu'à son noyau, à tenir énergiquement le noyau avec une pression appliquée en deux zones opposées du noyau situées dans ledit plan, à tenir avec pression les surfaces extérieures opposées des moitiés de la drupe en des points très voisins dudit plan, à faire tourner lesdites moitiés par rapport au noyau autour d'un axe per- pendiculaire audit plan pendant que les moitiés sont ainsi tenues et que le noyau est pincé de façon que les moitiés soient séparées du noyau.
L'invention concerne aussi une machine pour la mise en oeuvre du procédé ci-dessus, permettant de séparer en deux l'ensemble d'une drupe dans un plan jusqu'au noyau et de saisir immédiatement après le noyau de la drupe pour le tenir stationnaire tout en faisant tourner les moitiés de la drupe de part et d'autre du plan de sectionnement pour libérer ces deux moitiés sans mutiler les moitiés du fruit.
Cette machine est caractérisée en ce qu'elle com porte des organes de sectionnement situés sensible ment dans un même plan pour sectionner suivant ce plan la chair de la drupe et pour tenir le noyau, ces organes de sectionnement comprenant une paire de griffes pouvant être approchées l'une de l'autre sen siblement dans le plan de sectionnement de la drupe, un dispositif pour déplacer les griffes afin d'assurer un maintien ferme du noyau, une paire de dispositifs pour saisir les moitiés de la drupe situées de part et d'autre du plan de sectionnement et pouvant tourner autour d'un axe perpendiculaire au plan de section- nement,
chacun de ces dispositifs comprenant plu sieurs organes tournants et pouvant être déplacés sensiblement circulairement autour dudit axe en con tact ferme avec la surface extérieure convexe de la drupe en plusieurs points espacés de celle-ci pour séparer les deux moitiés, la surface de chaque organe de prise étant convexe en section transversale dans un plan parallèle à l'axe, et un dispositif pour faire tourner les organes de prise avec les moitiés de la drupe par rapport aux griffes tenant le noyau, autour dudit axe.
Les dessins annexés représentent; à titre d'exem ple, une forme d'exécution de la machine pour la mise en couvre du procédé selon l'invention La fig. 1 est une vue en perspective d'une machine comportant un dispositif de prise d'une pêche et un dispositif de prise. du noyau, les faces convexes de la pêche étant tenues et le noyau étant tenu par le dispositif de sectionnement de la pêche ; la fig. 2 est une vue en plan du carter des engre nages et des cames, le couvercle étant enlevé, cer- taines parties étant supprimées et d'autres étant montrées en coupe ;
la fig. 3 est une coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 2 ; la fig. 4 est une vue en plan de la partie de la machine indiquée par la ligne 4-4 de la fig. 3 ; la fig. 5 est une coupe verticale suivant la ligne 5-5 de la fig. 2, le dispositif de prise de la drupe étant enlevé pour montrer plus clairement le dispo- sitif de prise du noyau ;
la fig. 6 est une coupe verticale suivant la ligne 6-6 de la fig. 1 ; la fig. 7 est une coupe à plus grande échelle d'un mécanisme de prise de la drupe ouvert et avant de venir en position de prise ; la fig. 8 est une vue en élévation avant des organes de prise de la drupe suivant la ligne 8-8 de la fig. 7 ;
la fig. 9 est une vue partielle à plus grande échelle et en coupe partielle montrant un tampon de prise de la drupe, et montrant schématiquement le tampon dans le cas de différentes dimensions de drupes, et la fig. 10 est une vue partielle en élévation laté rale à plus grande échelle de l'ensemble à cames représenté sur la fig. 5.
<I>Bâti</I> Le bâti de la machine représentée sur les figures est représenté d'une façon générale par la référence 1 et il comprend deux longerons parallèles espacés 2 (fig. 1) assemblés rigidement par des traverses 3 (fig. 1, 5) et deux colonnes verticales parallèles 4 fixées sur les longerons 2 et à l'extrémité supérieure desquelles est fixée une boîte de transmission 5.
<I>Boîte de transmission</I> La boîte de transmission 5 peut être fixée de façon amovible sur les colonnes 4 de n'importe quelle façon convenable, par exemple par des vis 6 vissées dans des bossages inférieurs de la boîte 5 dans lesquels pénètrent les colonnes 4.
Le couvercle 8 de la boîte 5 (fig. 1) est fixé à la partis inférieure ou carter de la boîte par des écrous 9.
Un arbre vertical 10 (fig. 2) traverse. des paliers du couvercle 8. Un pignon 11 est fixé à l'arbre 10 à l'intérieur de la boîte de transmission.
Une poulie à cône 12 (fig. 1) est fixée à l'extré mité supérieure de l'arbre 10 au-dessus du couver cle 8 et une courroie 13 passe sur cette poulie ainsi que sur une seconde poulie à cône 14 entraînée par un moteur 15. .
Le pignon 11 engrène avec un pignon 16 fixé à un arbre vertical 17 (fig. 2) et un pignon 18 fixé aussi sur l'arbre 17 engrène avec un pignon de grand diamètre 19. Le pignon 19 est fixé sur un arbre 20 et il fait partie d'un dispositif d'entraînement du type à croix de Malte et porte un galet de came 21 disposé pour faire tourner de façon intermittente un élément du type à croix de Malte 22 en pénétrant successivement dans chacune des quatre rainures radiales 23 de l'élément à croix de Malte.
Une pièce de verrouillage en arc 25 classique est rigidement connectée au pignon 19 pour empêcher les mouve ments de la croix quand cette dernière n'est pas entraînée par le galet 21.
On voit d'après ce qui précède que pour chaque tour complet du pignon 19, la croix 22 et l'arbre 24 sur lequel est fixée la croix 22 tournent d'un quart de tour.
Un pignon 26 fixé sur l'arbre 24 à l'intérieur de la boîte 5 engrène avec un pignon 27 et un pignon 28 qui sont situés sensiblement- sur les côtés opposés du pignon 26 et qui sont respectivement tenus sur des arbres 29, 30 montés sur le couvercle 8. Les pignons 27 et 28 sont des pignons fous qui engrènent avec des pignons 31, 32 fixés respectivement à des arbres 33 et 34.
Les extrémités supérieures des arbres 33 et 34 tournent dans des paliers 35 (fig. 3) du couvercle 8 et traversent vers le bas les paliers 36 fixés dans la boîte de transmission 5.
Comme les arbres 33, 34 sont identiques et coopèrent avec des éléments de même structure et de fonctionnement similaire, seule une description détaillée des organes entraînés par l'arbre 33 est donnée ci-après et les mêmes références sont utilisées lorsqu'il n'y aura pas lieu de distinguer entre les deux structures. <I>Dispositif de</I> commande <I>des organes</I> <I>de prise d'une drupe</I> Deux joints à cardan 37, 38 sont montés sur chacun des arbres 33, 34, en dessous du palier 36. Deux paires de bras d'orientation générale verticale sont aussi situés en dessous de chaque palier 36. L'une de ces paires de bras est désignée par la réfé rence 40 et l'autre de ces paires par la référence 41 (fig. 1).
La paire de bras 40 et la paire de bras 41 de chaque côté sont articulées en des points espacés dans le sens horizontal à leurs extrémités inférieures à un carter de pignons d'angle. Le carter de pignons d'angle du côté gauche de la machine, par rapport à la fig. 1, porte la référence 42 et celui du côté droit la référence 43.
Les bras 40 de chaque paire peuvent être fixés rigidement l'un à l'autre, par exemple par une mem brure ou une barre, car le fait que chaque paire de bras 40, ou chaque paire de bras 41, soit décrite comme étant une paire n'implique pas que les bras de chaque paire doivent pouvoir être séparés l'un de l'autre.
Un arbre horizontal 44 articule les extrémités supérieures de chaque paire de bras 40 à la boîte ou carter de transmission 5 et les extrémités inférieures des bras de chaque paire 40 sont articulées par un arbre horizontal 45 sur l'un des carters de pignons d'angle 42, 43 (fi-. 1).
Deux arbres horizontaux 46, formant une paire, sont montés dans des paliers du carter 5 pour sup porter les extrémités supérieures de chacune des paires de bras 41 dont les extrémités inférieures sont articulées à chacun des carters de pignons d'an gle 42, 43 par un arbre horizontal 47.
Les extrémités inférieures des arbres, en dessous des joints à cardan 38, pénètrent dans les carters 42, 43 à travers des paliers correspondants 48 (fig. 7) de chaque carter de pignons d'angle. Un pignon d'angle 49 est fixé à l'extrémité inférieure de chaque arbre 33, 34 et engrène avec un pignon d'angle 50 formant un angle droit. Chaque pignon 50 comporte un moyeu 51 supporté à son tour par un palier 52.
Le moyeu 51 de chaque pignon 50 est vissé de façon fixe sur un arbre creux 53 qui est monté sur une extrémité d'un arbre creux intérieur 54 avec un assemblage par exemple à rainure et clavette, de façon que l'arbre 54 puisse être déplacé axialement par rapport à l'arbre 53 mais soit entraîné en rota tion par celui-ci.
Un arbre horizontal 55 (fig. 1, 3) est monté dans des paliers de chaque carter 42, 43. Une extrémité de chaque arbre 55 dépasse latéralement du car ter 42, 43 correspondant et porte un levier 56 (fig. 3). Le levier 56 du carter de gauche 42 de la fig. 1 est derrière le carter, tandis que le levier 56 du carter de droite 43 est en avant du carter et il est représenté en traits pleins sur la fig. 1.
Un support 57 (fig. 1) est fixé à l'une des colon nes 4 sur un côté de chacun des carters 42, 43 (fig. 1) et porte une broche 58 (fig. 3) qui traverse une boutonnière 59 de chaque levier 56.
Le mécanisme rapprochant et éloignant les deux carters 42, 43 l'un de l'autre est décrit plus loin, mais on peut voir que les bras 40, 41 supportant chacun des carters 42, 43 permettent le déplacement des carters tout en maintenant la connexion d7en- traînement entre les arbres 33, 34 et les pignons d'angle 49 correspondants des carters. Les traits mixtes de la fig. 3 montrent le carter 42 dans sa position extrême à l'extérieur et les traits pleins représentent le carter à la fin de la course vers l'in térieur.
Le carter 43 a les mêmes mouvements que le carter 42, et, sur la fig. 7, le carter 43 est représenté dans la position de fin de course exté rieure, ou tout au moins près de la fin. de cette course.
Deux leviers solidaires<B>60</B> sont fixés sur l'ar bre 55 à l'intérieur de chaque carter 43 (fig. 7), chaque levier comportant une encoche de four chette 61 à son extrémité extérieure. Seul le levier 60 du côté arrière de la fig. 7 est représenté, le levier côté avant de la figure étant identique.
Des tourillons coaxiaux 62, fixés sur un prolon gement tubulaire 63 de l'arbre creux 54 prennent place dans l'encoche de fourchette 61 de chaque levier 60. Le prolongement 63 est coaxial avec l'ar bre 54, mais il est séparé de celui-ci. Les touril lons 62 sont fixés sur une tête de plus grand diamè tre 64 du prolongement 63 et l'extrémité de la tête 64, du côté opposé à l'arbre 54, porte sur un roulement de butée 65 monté entre la tête et un épaulement 66 d'un élément tubulaire 67. L'élément tubulaire 67 traverse le prolongement 63 et il est fixé par une partie filetée à une extrémité à la tête 68 du tube creux 54.
Une vis de réglage 69 traverse axialement l'élé- men:t tubulaire intérieur 67 et .comporte une tige longue 70 dont l'extrémité intérieure s'étend dans l'arbre creux intérieur 54, tandis que l'extrémité extérieure de la vis 69 est vissée dans l'extrémité extérieure de la pièce tubulaire 67 pour permettre de régler axialement la vis 69 en la faisant tourner. L'extrémité extérieure de la vis 69 dépasse l'extrémité extérieure de la pièce tubulaire 67 et porte un écrou 71 pour bloquer la vis dans la position radiale réglée.
Cette extrémité extérieure de .la vis 69 dépasse hors de chacun des carters 42, 43 pour permettre le réglage axial de chaque vis de l'extérieur de chaque carter.
L'extrémité intérieure de chaque tige 70 porte contre la tête 72 d'une pièce tubulaire 73 coaxiale à l'intérieur de l'arbre creux intérieur 54 correspondant.
Un rebord circulaire 74 dépassant radialement à l'extérieur de la tête 72 sert d'appui à un ressort à boudin 75 qui entoure la pièce tubulaire 73, le ressort agissant entre le rebord 74 et la collerette 76 dépassant radialement à l'extérieur d'un arbre 77 qui coulisse dans l'extrémité ouverte de la pièce 73.
Un prolongement carré 78 de l'arbre 77 s'étend de la collerette 76 à travers l'extrémité intérieure de l'arbre creux 54 et une bague filetée 79 vissée à l'extrémité de l'arbre 54. La collerette 76 porte contre la bague 79 sous l'action du ressort 75.
L'extrémité extérieure du prolongement carré 78 de l'arbre 77 comporte une tête 80 portant un tam pon circulaire 84 en caoutchouc relativement mou ayant une face concave orientée axialement qui à son tour peut comporter des nervures radiales pour établir une surface de friction apte à venir en contact avec la surface extérieure convexe d'une drape, par exemple d'une pêche, dont le noyau doit être enlevé.
Les alésages 86, 87 de la fig. 7 sont destinés à recevoir les arbres inférieurs 45, 47 des bras 40, 41 représentés sur la fig. 1.
Une pièce annulaire 88 est fixée à l'extrémité de l'arbre creux 53 contre le carter 43 et porte sur le chemin de roulement intérieur du roulement à billes 52, et un ressort à boudin 89 réagit sur cette bague.
Le ressort 89 (fia. 7) est coaxial à l'arbre creux 53 et sa seconde extrémité réagit contre une partie circulaire 90, qui s'étend radialement vers l'extérieur, d'un manchon 91 monté .autour d'une extrémité de l'arbre creux 53. Le manchon 91 peut coulisser sur l'arbre creux 53, et il est maintenu espacé élastique ment de la bague 88 et contre un rebord 92 de l'extrémité de l'arbre 53 par le ressort 89.
La partie radiale circulaire 90 du manchon 91 est prolongée par une partie cylindrique 93, formant une seule pièce avec le manchon et entourant le man chon 91, le ressort 89 étant coaxial avec cette partie extérieure. Un rebord 94 dépasse radialement vers l'extérieur de la partie cylindrique 93, à l'extrémité opposée au fond 90.
L'extrémité de l'arbre creux 54 opposée à la pièce tubulaire 67 dépasse de l'arbre creux 53 et comporte quatre oreilles également espacées 95, dépassant radialement vers l'extérieur, chaque oreille comportant un trou situé sur une circonférence ayant pour centre l'axe de l'arbre 54 et comportant aussi une partie saillante 96 qui dépasse d'une façon géné rale axialement par rapport à l'arbre 54 vers l'exté- rieur de celui-ci et dans le sens opposé au carter 43.
Un coussinet allongé 97 est monté pour pouvoir pivoter sur chacune des oreilles 95 par deux prolon gements espacés 98 entre lesquels chaque coussinet 97 et chaque oreille 95 sont fixés. Un pivot 99 tra verse l'alésage de chaque oreille et les alésages cor respondants des prolongements.
Les prolongements 98 ci-dessus ont une forme générale triangulaire, le coussinet 97 étant situé vers un sommet et le pivot 99 vers un autre sommet.
Une tige<B>101</B> est articulée par un pivot 102, entre chacun des prolongements 98 extérieurement par rapport au pivot 99 et l'autre extrémité de chaque tige 101 peut coulisser dans un trou du rebord 94 dans le sens axial. Un ressort à boudin 103 est monté autour de chaque tige 101 entre un épaulement 104 de la tige et le rebord 94, et un écrou 105 de chaque tige 101 est maintenu contre ce rebord par le ressort 103 correspondant. Les écrous 105 permettent aussi de régler la compression de chaque ressort 103 et la position angulaire des leviers 98 par rapport à l'axe de l'arbre 54.
Une tige cylindrique 106 est montée de façon à pouvoir tourner dans chaque coussinet 97 et une tête 107 portant un élément de prise d'une drape 108, de forme arquée, est fixée rigidement à l'extré mité de la tige à l'extérieur du coussinet 97, du côté opposé des leviers 98 par rapport aux oreilles 95.
Chaque pièce 108 est en caoutchouc élastique, de préférence à dureté d'environ 67 à 70, mesurée au Duromètre. Le mot caoutchouc , tel qu'il est utilisé dans le présent texte doit être considéré comme englobant aussi des caoutchoucs synthétiques et des matières équivalentes ayant les caractéristiques pré citées.
Les pièces 108 peuvent être appelées des tam pons et chaque tampon a une forme allongée dans le sens circonférentiel concentriquement à l'axe 112 (fig. 7, 9) d'un cercle 113 coaxial à l'arbre 54. Le cercle 113 de la fig. 8 peut représenter "d'une façon générale la circonférence d'une pêche devant être saisie au voisinage d'un plan indiqué en 114 (fig. 7, 8).
La courbure générale de chaque tampon 108, suivant le sens longitudinal du tampon, est dévelop pée suivant un rayon un peu plus grand que le rayon de la plus grosse pêche à tenir, afin de s'assumer que les extrémités du tampon ne s'enfoncent pas dans la surface extérieure de la pêche tout en fournissant une surface de prise appropriée lorsqu'elle vient en engagement sur la pêche.
Le contour en section transversale de la surface de prise de chaque patin 108 qui fait face vers l'inté rieur, c'est-à-dire vers l'axe 112, est légèrement convexe (fig. 7, 9). Cette surface comporte des ner vures ou ondulations 115 relativement larges et espacées perpendiculairement à la longueur du patin 108 et la surface extérieure de ces nervures ou ondulations est convexe transversalement à la lon gueur du tampon, tandis que la surface de chaque tampon entre les paires de nervures adjacentes est concave longitudinalement au tampon et est le pro longement des surfaces convexes des nervures dans le :
sens longitudinal du tampon. On peut noter qu'il existe une nervure 115 à chaque extrémité du tam pon (fig. 8) et que les nervures sont pratiquement également espacées.
Les nervures 115 de l'arrangement représenté sur les fi-. 7 à 9 viennent toutes effectivement en enga gement avec la surface extérieure convexe des pêches de diamètre maximal et le diamètre minimal, ainsi que toutes celles de diamètre intermédiaire. Ces ner vures pénètrent légèrement dans la couche exté rieure de chaque pêche mais sans endommager la chair et ces dépressions disparaissent à la cuisson des pêches.
Chaque tête 107 est solidaire rigidement de son tampon, et chaque tampon est déporté par rapport à l'extrémité adjacente des leviers 98 vers l'axe 112. Chaque tête<B>107</B> comprend de plus un prolongement 116 à l'extrémité opposée du tampon 108 et passant entre les prolongements 117 (fig. 7) des leviers 98 de façon à permettre un léger mouvement de rota tion du tampon 108 autour de l'axe de sa tige 106. Une goupille 118 amovible à l'extrémité du coussinet 97 maintient la tige. Cette disposition permet l'adap tation automatique des tampons aux irrégularités des surfaces extérieures des pêches.
Il résulte de ce qui précède que tout mouvement axial relatif entre l'arbre creux intérieur 54 et le manchon 91 se traduit par un mouvement de bascule des tampons de prise 108 simultanément autour des pivots 99. Si les leviers 60 de chacun des carters 42, 43 sont basculés dans le sens les éloignant du tampon de prise de la pêche 84, il en résulte que les organes de prise sont basculés vers l'axe de l'arbre creux 54 jusqu'à ce qu'une résistance, telle que celle présentée par une pêche soit rencontrée, le ressort 89 assurant alors la saisie élastique de la pêche par les tampons <B>108.</B>
Le carter 42 des pignons d'angle est représenté sur la fig. 3 en traits pleins, les tampons de prise de la drape étant engagés sur une moitié du fruit<B>113.</B> Ce mouvement des tampons 108 a été provoqué par le mouvement du bras 56 sous l'action de la broche fixe 58 lorsque les bras 40, 41 ont été basculés vers l'intérieur, vers le plan vertical médian de la machine qui coïncide avec le plan 114.
Dans la position représentée en traits mixtes des bras 40, 41 et du carter 42 (fig. 3), celui-ci a été basculé vers une posi tion plus éloignée de ce plan médian et par suite le bras 56, sous l'action de la broche 58 dans la bou tonnière 59,a amené le levier 60 (fig. 7) à une posi tion supprimant pour les ressorts 89, 103 toute ten sion pouvant avoir été provoquée par la drape, l'arbre creux 54 étant ramené de façon à faire avan cer les oreilles 95.
La broche 58 a une action sem blable à celle d'un suiveur de came sur les côtés de la boutonnière 59 qui constituent les cames provo quant les mouvements des leviers 60. Cependant, la disposition est telle que les organes de prise de la drupe ne se ferment pas sur un fruit avant que les bras 40, 41 soient presque arrivés à la fin de leur course vers l'intérieur, et sont rapidement ouverts dès que ces bras commencent leur mouvement vers l'extérieur.
Le dispositif provoquant le rapprochement et l'éloignement des carters 42, 43 par rapport au plan vertical médian de la machine comprend un levier 120 fixé à l'arbre 46 d'un côté de la machine et un levier 121 fixé à l'autre arbre 46. Ces leviers 120, 121 s'étendent l'un vers l'autre et le levier 121 est connecté à un arbre 122 portant un galet qui à son tour est situé dans l'ouverture de la fourchette 123 de l'extrémité du levier 120 (fig. 3).
Les leviers 120, 121 ont ainsi des mouvements symétriques correspon dant à la montée et à la descente de l'arbre 122, et les bras 41 supportant les carters 40, 42 sont éloi gnés les uns des autres lorsque les extrémités des leviers 120, 121 sont abaissées et inversement les bras 41 sont rapprochés lorsque les extrémités des leviers 120, 121 sont remontées.
L'arbre 122 porte aussi un galet suiveur de came 124 (fig. 4) circulant dans une rainure formant came 125 (fig. 5) d'une came fixée sur l'arbre 20. Cette rainure de came comporte un point bas et un point haut, et la transition entre le palier haut pour lequel les tampons de prise 108 sont en prise sur la pêche 113 et le palier inférieur a lieu sur une partie d'un tour de l'arbre 20 tandis que le retour à la position représentée en traits mixtes 126 (fig. 3) du carter 42, pour lequel les tampons de prise sont tout à fait ouverts,
a lieu pendant une autre partie du tour de l'arbre 20.
Il sera noté relativement aux leviers 120, 121 que le piston 127 d'une pompe à huile est fixé par un pivot au levier 120, le piston ayant un mouvement alternatif dans un cylindre 128 situé dans le fond du carter 5 afin de pomper l'huile vers les arbres et les pignons à travers des conduits appropriés.
On peut noter que les tampons centraux de tenue de la drupe 84, dont l'un se trouve de chaque côté du plan 114, sont engagés élastiquement sur les côtés opposés de la drupe 113 saisie par les tampons 108. Cette pression élastique est assurée par les ressorts 75 et normalement est établie juste avant que les tam pons 108 soient arrivés en engagement complet de prise sur les moitiés de la drupe.
Sur la fig. 7, le cercle en trait mixte indique une moitié de pêche avant que les tampons 108 aient été rapprochés du plan 114, ces tampons étant en position ouverte.
Sur la fig. 9, l'un des quatre tampons 108 est engagé sur une grosse pêche 113', sur une pêche moyenne 113 et sur une petite pêche 113". Toutes ces positions sont représentées schématiquement, en particulier en ce qui concerne la pêche.
Il ressort des trois positions du tampon 108 représentées sur la fig. 9 que le fruit est toujours saisi par une surface convexe de chaque tampon 108 indépendamment de la dimension de la pêche, et lorsque la pression est exercée sur les tampons, les nervures s'enfoncent dans la pêche mais sans l'abi- mer. Dans le cas de tampons 108 à contours plats ou concaves en section transversale pour le contact avec la pêche,
les tampons creuseraient le fruit le long d'un bord ou l'autre dans le cas d'un fruit de plus grand ou de plus petit diamètre qu'un fruit dont la forme convexe extérieure correspondrait exacte ment au contour de la surface de prise de cha que tampon.
Avec les contours convexes en section transver- sale des tampons 108 représentés sur la fig. 9, le fruit n'est pas abîmé parce qu'il est toujours tenu par des surfaces convexes à courbure convenable de cha que tampon, et les légères dépressions provoquées par les nervures disparaissent rapidement à la cuis son du fruit. <I>Mécanisme de prise du noyau</I> Une paire d'organes de prise du noyau 131, 132 est représentée sur la fig. 5.
Ces organes sont dentés, la pièce 131 étant située au-dessus de la pièce 132, toutes deux étant dans un même plan vertical qu'une lame supérieure 133 et une lame inférieure 134, les pièces dentées et les lames étant respectivement soli daires. Une lame-guide fixe 135 dépasse vers le haut à partir de la lame inférieure 134 le long du bord arrière de la lame 133 et s'étend vers le haut à partir de la lame 134 le long du bord arrière de la lame 133 jusqu'à un point situé en arrière de la pièce de prise 132 de la lame 134, cette lame 135 com prenant un bord de contact 136 avec le noyau dirigé vers l'avant et adjacent à la lame 134, et par suite la lame 135 sera appelée élément de contact du noyau.
Les mots arrière , vers l'arrière , avant et vers l'avant et les expressions similaires utilisés par rapport aux côtés d'avance des lames 133, 134 et 135 correspondent sur la fig. 1 de la façon sui vante<B>:</B> avant à gauche de la figure, arrière à droite.
Les lames 133, 134 et les griffes 131, 132 de ces lames sont espacées verticalement de façon que le noyau 137 de la pêche devant être dénoyautée puisse facilement venir en position entre les grif- fes 131, 132 quand la chair de la pêche est prise dans les lames et que celles-ci sont en position ouverte de la façon représentée sur la fig. 5.
Les bords orientés vers l'avant des lames 133, 134 sont affûtés ainsi que leurs bords opposés de directions générales horizontales entre les griffes 131, 132 et les bords avant. Les bords avant et les bords opposés horizontaux des lames ont des courbures convexes dans les zones de raccordement et le bord orienté vers l'avant 136 de la lame-guide 135 est aiguisé dans la partie comprise entre les lames 133, 134 à l'arrière de celles-ci.
Les dents de chaque griffe 131, 132 peuvent être des paires de dents dépassant latéralement vers l'extérieur sur les côtés opposés du plan dans lequel sont situées les lames, les dents ayant des bords plats s'étendant transversalement aux lames de façon que les côtés opposés du noyau<B>137</B> soient pincés entre les dents et que le noyau soit empêché de tourner dans son plan de suture.
Sur des côtés opposés de la lame 135, espacés vers l'arrière à partir du bord d'attaque avant 136 de la lame 135 de façon à ne pas gêner la venue en position d'une pêche 113 sur la lame 134, sont situés deux éléments correspondants 138, l'élément du côté supérieur de la figure étant visible sur la fi-. 5. Ces éléments ont des surfaces latérales orien tées latéralement vers l'extérieur qui s'étendent en convergeant vers l'avant jusqu'à des bords avant 139 s'étendant verticalement et relativement tranchants. Ces bords avant sont suffisamment écartés des côtés de la lame 134 pour permettre le passage de la griffe inférieure 132 comme il sera expliqué plus loin.
Pendant le fonctionnement, une pêche entière 113 est implantée sur la lame inférieure 134 et elle est déplacée vers l'arrière jusqu'à ce que le noyau 137 arrive pratiquement en contact avec le bord avant de la lame 135. La lame supérieure 133 est ensuite abaissée jusqu'à ce que sa griffe 131 arrive en contact sur le côté supérieur du noyau de façon que celui-ci soit fermement immobilisé par les griffes 131, 132.
Le mouvement de la pêche ou autre drape le long de la lame inférieure 134 jusqu'à la position où le noyau 137 arrive au-dessus de la griffe 132 provoque une coupure substantielle de la chair de la pêche jusqu'au noyau, et l'abaissement de la lame supé rieure 133 coupe pratiquement en deux la chair jusqu'au noyau.
Les moitiés de la pêche de part et d'autre du plan vertical 114 (fig. 8), qui est le plan des lames 133, 134 et 135, sont situées pour être sai sies par les tampons de prise 108 lorsque ceux-ci sont amenés en position de prise de la façon repré sentée sur la fig. 1 ainsi qu'on le verra plus loin.
L'arbre 20 (fig. 2, 5) tourne en permanence et à son extrémité inférieure est monté un dispositif à came indiqué d'une façon générale en 142 (fig. 5,10). Ce dispositif comporte un tambour de came 143 (fig. 10) comportant une rainure 144 dans laquelle prend place un suiveur de came 145. Ce suiveur de came est monté à l'extrémité d'un bras court 146 d'un levier coudé indiqué d'une façon générale en 147 et qui peut basculer sur un pivot 148 fixé sur une partie stationnaire du bâti 1.
Le bras 146 est décalé d'un côté du plan 114 des lames 133, 134 et il est solidaire de deux bras longs 149 (fig. 5, 10) qui s'étendent vers le bas à partir du pivot 148 et sont articulés à leurs extré mités inférieures en 150 (fig. 5) à un prolongement arrière 151 de la lame 134.
En avant des bras 149 est montée une paire de leviers correspondants 152 (fig. 5) pivotant sur des pivots coaxiaux 153 du bâti 1 (fig. 5), les extrémités inférieures de ces leviers étant rendues solidaires et étant articulées par un pivot 154 (fig. 5) à la lame 134 en un point situé en avant du pivot 150. Les bras de leviers 149, 152 forment un parallé logramme pour maintenir la lame inférieure 134 et sa griffe 132 pratiquement horizontales pendant le mouvement de bascule des bras 149,<B>152</B> vers l'arrière autour des pivots 148, 153 sous l'action de la came 143 et du suiveur 145.
La paire de bras de leviers 149 et l'a paire de leviers 152 sont espacées dans le sens horizontal pour se trouver sur les côtés opposés du plan vertical central 114 de la machine dans lequel sont situées les lames 133, 134, un seul des bras de leviers 149 étant représenté sur les fig. 5, 10 et un seul levier 152 sur la fig. 5.
Pendant la rotation de l'arbre 20 et de son tam bour de came 143, le suiveur de came 145 est abaissé du fait de la courbure de la came 143 indi quée en 155 à gauche de la came sur la fig. 10, puis il est remonté en provoquant un mouvement rapide vers l'arrière et ensuite vers l'avant de la lame inférieure 134 et de sa griffe 132.
Les pièces 138 sont fixées par des boulons 156 au bâti de la machine, et la lame inférieure 134 est déplacée horizontalement suivant un mouvement alternatif entre ces pièces. Quand la lame 134 est amenée en arrière entre les pièces 138 sous l'action du suiveur 145, sa griffe 132 circule aussi entre les pièces 138 et si un noyau reste enfiché sur la griffe 132, il est éjecté par les pièces<B>138,</B> que le noyau soit centré sur la griffe 132 ou décalé d'un côté ou l'autre de la griffe.
Le pivot 157 (fig. 5) sert d'articulation à un porte-lame 158 pour la lame supérieure 133, le porte-lame s'étendant vers l'avant par rapport au pivot 157 pour recevoir la partie supérieure de la lame 133 qui est fixée rigidement. La lame-guide 135 est située entre les branches portant la lame 133 et vient en contact glissant avec les surfaces opposées de ces branches. Il peut être noté aussi que le bord avant de la lame-guide 135 et le bord arrière de la lame 133 ont des courbures complémentaires sui vant un rayon partant du pivot 157, de sorte que la lame-guide 135 constitue un guide à la fois pour la lame 133 et le porte-lame 158 pendant le mou vement d'oscillation de la lame 133.
Le porte-lame 158 est muni d'un suiveur de came 159 maintenu contre le pourtour d'une came radiale 160 de préférence solidaire de la partie infé rieure du tambour 143 pour tourner avec l'arbre 20. Un ressort 161 monté entre un écrou 162 d'une tige 163 et une douille 164 fixée au bâti 1 maintient élastiquement le suiveur 159 contre la came 160.
L'extrémité de la tige 163 du côté de l'écrou 162 est articulée au porte-lame 158 et peut basculer par rapport à la douille 164 d'une façon suffi sante pour permettre les mouvements oscillants du porte-lame 158.
La forme périphérique de la came 160 est telle que le porte-lame 158 bascule en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre par rapport à la fig. 5 pour amener la lame 133 et sa griffe 131 de la position représentée sur la fig. 5 à une position pour laquelle la lame 133 est engagée élastiquement sur le noyau 137 sous l'action du ressort 161, et dans cette position de prise, le suiveur 145 est dans la partie droite de la came 143 qui persiste pendant la rotation de l'arbre 54 portant les tampons 108 pour faire tourner les moitiés de la pêche autour du noyau.
Quand la griffe 131 de maintien du noyau est dégagée de celui-ci sous l'action de la came 160, le suiveur 145 est repoussé par la courbe 155 et la griffe 132 est rapidement ramenée en arrière par rapport à la lame-guide 135 pour refouler le noyau de la griffe 132. Dès que la griffe 132 est revenue en arrière à la position en traits pleins de la fig. 5, les organes sont prêts pour recevoir une autre drupe sur la lame 134.
<I>Rideau protecteur</I> Un rideau pour protéger l'opérateur contre toute projection de jus ou d'humidité par l'action du méca nisme d'enlèvement des noyaux peut faire partie d'un mécanisme comportant deux colliers de mon tage 166, 167 (fig. 1) fixés sur les deux colonnes verticales 4 de l'avant de la machine.
Un châssis à mouvement alternatif vertical 168 est placé entre les deux colliers 166, 167 et il est supporté pour ses mouvements verticaux par une tige verticale 169 fixée sur le collier 166 de la colonne 4 de gauche (fig. 1) le côté droit du châssis coulissant sur un guide 170 fixé au collier 167. Des anneaux de coulissement 171 s'étendant à partir du châssis 168 à la partie supérieure et à la partie inférieure peuvent coulisser sur la tige 169 (fig. 1, 5).
Un certain nombre de rubans souples 172 (fig. 5) est accroché au bâti 168 et lorsque le châssis descend pendant une opération d'enlèvement du noyau, ces rubans viennent sur le côté avant du mécanisme. Les rubans ne sont pas représentés sur la fig. 1 pour laisser apparaître le mécanisme, et sur la fig. 5 le châssis 168 est en position supérieure de sorte que le rideau n'empêche pas l'accès au mécanisme.
Une bielle 175 (fig. 5) est articulée à une extré mité à une patte 176 du châssis 168 et son autre extrémité est articulée à l'extrémité extérieure d'un bras de levier 177 faisant partie du levier coudé indiqué d'une façon générale en 178. Le levier 178 est articulé autour d'un pivot horizontal 179 et sa seconde branche 180 est articulée à une tige réglable 181 articulée à son tour à un levier 182. Le levier 182 est fixé à un arbre rotatif 183.
Le châssis et son rideau 172 sont déplacés verti calement suivant un mouvement alternatif par l'oscil lation de l'arbre 183. L'oscillation de l'arbre 183 est commandée par le mécanisme d'avance des pêches dans le mécanisme d'enlèvement des noyaux, et les mouvements du rideau sont coordonnés à ceux du mécanisme d'avance, de façon que le rideau soit levé lorsqu'un fruit est introduit mais soit abaissé pendant l'enlèvement des moitiés séparées du fruit du noyau. <I>Mécanisme d'avance</I> Le dispositif représenté pour faire avancer une drupe entière entre les lames 133, 134 comprend un porte-fruit indiqué d'une façon générale en 185 (fig. 5, 6).
Le porte-fruit 185 est supporté aux extrémités de deux bras semblables solidaires et rigides 186. Une bielle 187 est articulée à l'une de ses extrémités à l'un des bras 186 et à l'autre extrémité à une . branche 188 d'un levier coudé 189. L'autre branche 190 du levier 189 est articulée à une extrémité d'une bielle<B>191.</B> Le pivot du levier 189 est fixé sur le socle 2 de la machine. L'autre extrémité de la bielle 191 est articulée à l'extrémité de la branche 192 d'un levier coudé 193.
Le levier 193 est articulé sur un support fixé à la boîte de transmission 5 et l'autre branche 194 du levier porte une douille 195 dans laquelle est montée une broche verticale 196.
L'extrémité supérieure de la broche 196 est articulée à une bielle horizontale 197 dont l'autre extrémité est articulée à un levier-manivelle 198 fixé à l'extrémité de l'arbre 20.
Les bielles 187 et 191 sont réglables, l'extrémité de la bielle 187 étant vissée dans des chapes formant les articulations sur le bras 186 et la branche 188, et la bielle 191 comporte un raccord à filetages opposés 199.
Pendant la rotation de l'arbre 20, le porte-fruit 185 est basculé vers les lames 133, 134 puis ramené dans la position de réception du fruit représentée sur les fig. 1 et 5.
Le porte-fruit 185 comporte une plaque arrière 200 légèrement inclinée (fig. 6) et deux plaques espa cées horizontalement 201 (fig. 1) convergeant vers l'arrière des bords supérieurs aux bords inférieurs pour former un V ouvert (ne comportant pas de fermeture à l'arrière supportant le fruit quand les plaques 201 sont sensiblement horizontales). L'ouver ture 202 (fig. 1)
entre les plaques 201 permet le passage de celles-ci de chaque côté de la lame 134. Au milieu, entre les deux plaques 201, est placée une lame courbe 203 qui dépasse de la plaque 200 pour couper le fruit.
Les plaques 200, 201 sont rigides les unes par rapport aux autres et sont articulées autour des oreilles 204 traversées par un axe 205 (fig. 6) fixé aux extrémités du bras 186 du porte-fruit.
Une fiche 206 (fig. 6) est accrochée à la face inférieure de la plaque 200 et traverse une membrure 207 solidaire des bras 186 près de l'arbre 208 autour duquel pivotent les bras 186. Un ressort à boudin 209 est monté autour de la tige 206. Un écrou 210 vissé sur la tige 206 dépassant la membrure 207 empêche le mouvement de bascule du porte-fruit 185 autour du pivot 205 vers les lames 133, 134, quand- les bras 186 entraînent le porte-fruit vers ces lames. Le ressort 209 empêche élastiquement le mouvement du porte-fruit en sens opposé.
Cependant, dans le cas où une résistance suffisante est opposée au porte-fruit à la fin d'une course de mise en place, il peut fléchir en comprimant le ressort 209. Cette résis tance a lieu dans le cas d'un fruit ou d'un noyau de grande dimension.
Il ressort de ce qui précède que lorsqu'une pêche ou une autre drupe est amenée sur les lames comportant les griffes pour tenir le noyau, le fruit est pratiquement coupé en deux par les lames jusqu'au noyau, après quoi le fonctionnement des organes de prise de la drupe détache les moitiés du noyau maintenu immobile.
Les bras 186 portent aussi une goulotte 211 en forme générale de U comportant un fond 212 situé contre les bras et entre ceux-ci. Les côtés opposés de la goulotte sont indiqués en 214. Cette goulotte reçoit le noyau et les moitiés des drupes lorsqu'ils ont été libérés par les lames et les tampons 108, et, lorsque les bras 186 sont ramenés en avant pour une nouvelle opération, les moitiés de la drupe et le noyau sont envoyés sur un transporteur non repré senté. <I>Fonctionnement</I> Le fonctionnement de la machine est décrit ci-après relativement à des pavies ou pêches à noyaux adhérents.
Le conducteur de la machine place une pêche sur le porte-fruit 185, sa suture dans le plan vertical coïncidant sensiblement avec le plan 114 (fig. 7, 8) et la lame de sectionnement 203 maintient le fruit dans ce plan en séparant partiellement en deux la chair de la pêche de ce côté. Le porte-fruit 185 transporte ensuite la pêche entre les lames 133, 134 à une position dans laquelle le noyau vient en contact avec le bord avant de la lame 135. Pendant ce mouvement, la pêche est partiellement sectionnée en deux par les bords tranchants des lames 133, 134.
Quand le noyau 137 arrive en contact avec le bord avant de la lame 135, il se trouve entre les mâchoires formées par les griffes 131, 132.
Sensiblement au moment où la pêche arrive entre les lames 133, 134 comme il vient d'être dit, la lame 133 descend pour saisir fortement le noyau 137 entre les griffes 131, 132. Si le noyau est plus bas dans la pêche que la griffe 132, le bord avant courbe de la lame 134 relève automatiquement le noyau et le guide jusqu'à la griffe 132. Si le noyau est à un niveau au-dessus de la griffe inférieure 132, la lame mobile supérieure 133 et la griffe supérieure 131 ramènent le noyau vers le bas sur la griffe infé rieure 132.
Immédiatement après, le porte-fruit 185 revient en position de réception du fruit suivant, les tampons de prise 108 et le tampon 84 sont respectivement amenés en contact de maintien avec pression sur la pêche.
Le fait que les tampons 108 peuvent basculer dans leurs douilles 97 permet qu'ils s'adaptent indivi- duellement aux surfaces convexes de la pêche au voisinage immédiat des lames 133, 134, indépen damment des irrégularités de forme de la pêche. Cependant, dans tous les cas les extrémités ou bords des tampons 108 ne peuvent pas s'enfoncer dans les moitiés de pêches pour les abîmer.
Dès que la pêche est fortement et élastiquement tenue par les tampons 108, les organes situés sur les côtés opposés de la pêche sont entraînés rapidement en rotation dans des sens opposés autour des axes des arbres 54. Un demi-tour a été constaté comme satisfaisant pour chaque groupe de tampons 108. Cette rotation, combinée avec la pression exercée par les tampons 84, libère nettement les moitiés de la pêche du noyau laissant dans chaque moitié de la pêche les cellules savoureuses rosées ou brunes qui entourent le noyau.
Dès que les deux moitiés ont été séparées, par torsion, du noyau, la lame supérieure 133 remonte et les tampons 108 s'ouvrent radialement en s'éloi gnant de l'axe des arbres 54 et en se déplaçant axialement par rapport à ces arbres, à partir des deux moitiés. Les deux moitiés tombent du fait de leur poids de leur position autour du noyau, et habituellement le noyau tombe aussi, mais si le noyau reste accroché sur les dents de la griffe inférieure, le mouvement en arrière de la lame infé rieure 134 provoque un choc contre l'une ou l'autre ou les deux plaques 138 et le noyau est éjecté.
La lame inférieure revient immédiatement en position de réception d'une pêche représentée sur la fig. 5 et la pêche suivante est amenée entre les lames dans la position indiquée en traits mixtes pour la pêche et le noyau sur la fig. 5.