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Procédé polir la préparation de triacylates d'oléandoanycine L'invention concerne un procédé de préparation de triacylates d'oléandomycine, dans lesquels la partie acyle est dérivée d'un acide monocarboxylique aliphatique contenant de deux à six atomes de carbone.
L'oléandomycine est un antibiotique qui a une valeur extrêmement grande en tant qu'agent thérapeutique, car il a une activité élevée contre une variété très grande de micro-organismes, plus particulièrement contre des micro-organismes Gram positifs. Sa préparation et ses propriétés sont décrites en détail dans le brevet E.U.A. No 2757123.
Comme dit dans les documents antérieurs, on a constaté que l'oléandomycine, -en tant que produit de base, est plutôt insoluble, ce qui gêne la préparation de solutions destinées à -être -administrées par injection. Par ailleurs, les sels d'addition d'acides de l'oléandornycine sont généralement trop insolubles dans l'eau pour être satisfaisants ou leurs propriétés sont tellement acides que le pH relativement bas de leurs solutions aqueuses provoque une perte d'activité de l'antibiotique qui est instable dans l'acide.
Dans le passé, l'administratianthérapeutique de l'oléando- mycine se faisait généralement par voie buccale, car l'administration par injection est souvent dou lou- muse et irritante. Toutefois, l'administration par la bouche présente certains inconvénients, à savoir l'olé@andomycine et ses sels d'addition d'acides sont très amers et d'un goût désagréable;
l'oléandomycine est relativement instable en présence d'acides comme ceux qui se trouvent dans le suc gastrique, de sorte que son effet thérapeutique est souvent réduit, quand elle est administrée .par la bouche, par suite de sa décomposition partielle dans l'estomac.
Le procédé selon l'invention procure des dérivés d'oléandomycine qui permettent de donner ,à ce produit des valeurs accrues comme sérum thérapeutique, comparativement à celles obtenues avec le produit de base formé par l'oléandomycine et ses sels d'addition d'acides, et qui présentent une -stabilité notable dans des milieux aqueux, de sorte qu'ils peuvent fournir des doses appropriées pour leur administration intra- musculaire ou intraveineuse.
L'invention a pour objet un procédé pour des triacylates d'oléandomycine ayant pour formule générale
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dans laquelle RI, R,, et R3 représentent des groupements acyles dérivés d'un acide monocarboxylique aliphatique contenant de 2 à 6 atomes de carbone, qui est caractérisé en ce qu'on met en contact l'oléan- domycine, dans des conditions sensiblement anhydres, avec un agent acylant constitué par l'anhydride de l'acide oxylique aliphatique correspondant en présence d'une base organique à .une température comprise entre 0 et 50o, pendant 5 à 48 heures,
ledit agent acylant étant présent en quantité telle que son poids soit au moins égal à deux fois le poids de la matière initiale formée par l'oléandomycine, et ladite base organique étant présente en quantité égale à au moins 5 % en poids de celui de l'agent acylant.
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Les triacylatvs ainsi obtenus peuvent être convertis en di- ou monoacylates.
On a constaté que les avantages obtenus par les acylates de l'oléandomycine et contenant de 2 à 3 atomes de carbone-dans -le groupement :acyle sont multiples. Ils sont des composés stables .ayant une solubilité réduite dans les véhicules aqueux et une solubilité élevée dans le sue gastrique ;ils sont relativement non toxiques et sans saveur ; ils sont uisément absorbés dans le cours du sang et, finalement, ils sont expulsés dans l'urine à un degré particulièrement élevé.
Par conséquent, les acylates d'oléandomycine préparés selon l'invention ont une valeur spéciale par suite des propriétés surprenantes et inattendues qu'ils possèdent. Non seulement ils permettent d'atteindre les buts susindiqués, mais ils ont également une grande utilité comme antiseptiques urinaires excellents.
Les triacylates d'oléandomycine contenant de deux à trois atomes de carbone dans la partie acyle et obtenus selon l'invention peuvent être administrés seuls ou en combinaison avec un support phannaceu- tiquement acceptable et par voie buccale et par injection. La dose usuelle à administrer à des êtres humains est de l'ordre d'environ 50 à 600 mg par jour, de préférence d'environ une à -environ quatre doses. Toutefois, cette dose peut varier quelque peu :avec le poids du sujet à traiter.
En général, on utilise environ 1 à 10 mg/kg du poids du corps, par jour.
Dans le cas de triacylates d'oléand.omycine contenant de 2 à 3 atomes de carbone dans la partie acyle, l'administration préférée se fait par voie buccale et, à cet effet, les composés désirés peuvent être adminis- trés sous forme de capsules, de comprimés, de sirops, d'émulsions, de .suspensions aqueuses, d'élixirs et d'autres préparations pharmaceutiques. Les méthodes préférées, pour l'administration par voie buccale de ces triacyloléandomycines, consistent à les administrer sous forme de capsules de gélatine contenant une charge dure et inerte telle que la lactose ou le sucre de lait,
ou sous forme de comprimés contenant des excipients. La triacétyloléandomycine procure des teneurs notablement élevées du produit dans le sang quand elle est administrée par voie intramusculaire d'ans une -solution aqueuse à 10 % (en poids) de chlorhydrate de l'acide glutamique.
Selon l'invention, la triacylation de l'oléandomy- eine est catalysée, par une base organique, car cet agent facilite la réaction en déplaçant l'état d'équilibre du côté du triacylate. Comme base organique, on préfère les amines tertiaires telles que la pyridine, la picoline, la lutidine, la collidine, la quinoléine, la N,N-diméthylaniline, la N,
N-diéthylaniline et la tri- éthylamine. Il est à noter que des matières initiales appropriées à base d'oléandomycine comprennent l'oléandomycine fondamentale et le produit d'adduction oléandomycine-chloroforme, ainsi que les divers sels d'addition d'acides de l'oléandomycine, tels que le chlorhydrate, du moment que la base libre est séparée en premier lieu de ces derniers :
sels par l'ad- dition d'une quantité appropriée d'un hydroxyde al- calin. Comme la réaction de triacylation est exothermique, des résultats optima sont obtenus quand on fait intervenir un refroidissement pour régler la température dans la gamme voulue. Bien que la réaction puisse s e faire convenablement dans la gamme des températures susindiquées, comprises entre 0 et 500, elle a lieu de préférence à une température comprise entre 25 et 38-.
De même, bien que 1_a réaction puisse se faire en une période comprise entre 5 et 48 heures, comme dit plus haut, elle a lieu de préférence en une période de temps comprise entre 14 et 18 heures.
Comme déjà dit, il est avantageux d'utiliser un excès d'agent acylant car cet excès permet non seulement d@e rendre la réaction complète, mais il empêche également la formation de sous-produits mono- et di-acylés. Le procédé a lieu, de préférence, en présence d'une atmosphère inerte, telle qu'une atmo- sphère d'azote, mais ceci n'est pas absolument nécessaire.
Par ailleurs, le procédé peut également être effectué .avantageusement dans un solvant organique inerte, tel que le benzène ou le toluène, ou il peut être avantageux d'utiliser un excès du catalyseur à base organique, tel que la pyridine, comme' solvant pour la réaction.
La tria^yloléandomycine dissoute peut être obtenue avantageusement à partir du mélange de réaction par des méthodes bien connues dans ce domaine. Par exemple, le mélange de réaction peut être dilué avec de l'eau et le mélange de réaction aqueux obtenu peut ensuite être extrait avec un solvant organique non miscible à l'eau, de préférence un solvant formé par un hydrocarbure chloré.
L'extrait dans le solvant peut être ensuite séché sur un agent dessiccateur approprié tel que le sulfate de magnésium ou de sodium anhydre.. Le tri-ester désiré peut être ensuite précipité dans le filtrat séché comprenant le solvant par l'addition d'un solvant formé par un hydrocarbure aliphatique inférieur tel que l'éther de pétrole ou la ligroine.
Suivant une variante, le pH du mélange de réaction -aqueux dilué peut être réglé à environ 8,0 0,5 par l'addition d'une solution basique diluée, telle qu'une solution 0,1N d'hydroxyde de sodium, ce qui provoque la précipitation de la triacyloléando- mycine dans le milieu d e réaction aqueux susdit.
Dans l'un et l'autre cas, le produit brut est obtenu avec des rendements compris entre environ 80 et environ 90 %. La purification de cette matière est ensuite effectuée avantageusement par recristallisa- tion dans un solvant organique approprié tel qu'un alcanol inférieur, de préférence de l'isopropanol ou isopropanol-eau (1 : 2) chaud.
L'ester pur et cristallisé formé par la triacyloléandomycine est générale- ment séparé avec des rendements compris entre environ 60 et 70 0/0.
Les 2,3-riacyloléandomycine (h et Rs=acyl) peuvent être obtenues en mettant en contact le triacylate
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correspondant avec de 3,0-5,0 parties en poids d'un alcanol primaire, miscible à l'eau 'et contenant de 1 à 4 atomes de carbone à une température qui, de préférence, .est de .l'ordre de 15,, à 45,, pendant une période comprise entre 24 heures :et 3 semaines..
Les conditions les plus avantageuses pour effectuer cette conversion varient avec l'alcanol inférieur particulier que l'on utilise. Par exemple,
la réaction est -en substance com- plèteaprès la mise en contact de la triacétyloléando- mycine avec du méthanol à la température ambiante pendant environ 24 heures. La même réaction dans de l'éthanol nécessite une période de temps d'environ 3 jours et une période de temps d'environ 3 semaines est nécessaire pour obtenir la même réaction dans du n-propanol. La -réaction décrite est
illustrée par l'équation donnée ci-dessous pour la conversion .de la triacyloléando- ie mycine en 2,3-diacyloléandomycine
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avec R = CH3 ; C2H5 ; n-CsH; ; n-C4H9 ; HOC2H4 ; HOC3HG ; et Rl = R2 = R3 = CH3C0 ; C;H5CO ; C3,-17C' o; C4H')C0 ; GH9C0.
La formation du diacylate au cours de la réaction peut avantageusement être suivie par la chromatogra- phie sur papier. Cette séparation est basée su r le fait que la diacylolé@andomycine est un composé plus polaire que la triacyloléandoinycine correspondante.
De même, les deux polyesters sont moins polaires que l'a monoacyloléandomycine et le produit fondamental oléandomycine. La séparation de la diacyloléando- mycine désirée à partir de la solution de réaction a lieu aisément par des méthodes usuelles, telles, par exemple, que le traitement du mélange de réaction alcoolique avec de l'eau jusqu'à .ce que le produit désiré cristallise dans la solution.
La séparation du produit en question peut également être effectuée avantageusement par concentration de la solution de réaction susindiquée, de préférence par évaporation sous une pression réduite. Dans ce dernier cas en obtient un résidu amorphe qui cristallise immédiatement après trituration avec un éther dialcoylé inférieur, de préférence de l'éther diéthylique anhydre. Une concentration subséquente de cette dernière solution procure Un rendement élevé en 2,
3-diacyl- oléandomycine à l'état cristallisé pur.
Les monoacyloléandomycines peuvent être préparées à partir des triacyloléandomycines par exemple comme suit: on dissout la triacyloléandomycine dans un solvant alcanolique aqueux, l'alcanol étant un alcanol primaire inférieur miscible à l'eau, après quoi on laisse au repos la solution obtenue, à une température de l'ordre de 201, à 601, pendant une période de temps variant entre plusieurs jours et plusieurs semaines.
Toutefois, le produit solide qui .se sépare de cette solution est :souvent un mélange de mono,acyloléan- domycine avec de la diacyloléandomycine, l'oléando- mycine formant le produit de base et des produits de dégradation -de celle-ci. Encore une autre méthode que l'on préfère pour obtenir la monoacyloléando- mycine,
consiste à chauffer une solution aqueuse al- canolique inférieure (de préférence à 3 : 2 en volume) de la triacyloléandomycine, dans laquelle l'alca- nol contient de 1 à 3 atomes de carbone, à une température de l'ordre de 450 à environ 600 pendant 0,5 à 2,0 heures, ledit procédé étant effectué avec un pH compris entre 10,0 @et 11,0.
Cette dernière condition est remplie, au mieux, par l'addition d'une quantité appropriée d'un agent basique, tel qu'un hydroxyde de métal -alcalin ou alcalino-terreux, de préférence de l'hydroxyde & e sodium.
Il est à noter que les conditions de réaction, indiquées plus haut, sont quelque peu critiques en ce :sens qu'une dégradation se produit, quand la réaction a lieu à des températures plus élevées et que le produit de réaction principal formé est l'anhydre oléandomycine, quand le procédé se fait à un pH supérieur .à 11,0.
De plus, si la réaction a lieu au-dessous de la température susdite et des valeurs susindiquées pour le pH, la vitesse de laréaction d'hydrolyse est extrê- mement lente et on peut à peine prétendre que la réaction progresse du point de vue pratique.
Pour ce procédé, il est également intéressant de noter que la vitesse de l'hydrolyse peut être accélé- rée par l'augmentation de la teneur en eau du mélange de réaction. Comme l'usage d'une quantité d'eau important- au début de la réaction peut donner lieu à la précipitation de triacyloléandomycine ou di- acyloléandounycine cristallisée, il est :
avantageux de garder en réserve un pou d'eau (environ un cin-
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quième à un huitième du volume utilisé) jusqu'à ce que l'hydrolyse soit partiellement .terminée. La 3- monoacyloléandomycine désirée est avantageusement séparée du mélange de réaction quand :cette opération est terminée, en réglant le pH d e la solution à 9,5 et en concentrant ensuite ,ladite solution sous vide jusqu'à ce que son volume corresponde à peu près à la moitié du volume initial.
La matière cristalline séparée fournit de la monoacyloléandomycine pure après une recristallisation dans une :solution chaude formée par un @alcanol inférieur. La 3-nn.onoacétyl- oléandomycine est plus stable que le produit fondamental oléandamycine dans des conditions de saponification alcaline ordinaires.
La valeur des polyacyloléandomycines contenant de 2 à 3 atomes de carbone dans la partie :acyle se manifeste avantageusement au cours des examens des excrétions d'urine par des êtres humains, à chacun desquels on a .administré un composé triacyloléando- mycine particulier sous forme d'une capsule enrobée de gélatine. Les échantillons d'urine sont alors soumis à un bio-essai pour connaître l'activité en oléan- domycine, le pourcentage de la dose initiale,
qui se retrouve dans l'urine excrétée, étant ensuite calculé. Les résultats obtenus montrent que les polyacyl- oléandomycines sont très aisément :absorbées, et excrétées à un degré .sensiblement élevé dans l'urine comparativement à l'oléandomycine formant le produit de base.
Par exemple, dans le cas de la triacétyl- olé:andomycine, les résultats obtenus montrent que le triacétylate est bien absorbé à partir de la voie gastro- intestinale et que l'activité en .olé.andomycine, trouvée dans l'urine, est -approximativement deux fois plus grande que celle obtenue après l'administration par la bouche du produit de base oléandomycine.
Ces résultats ont une importance particulière en ce sens que la triacétyloléandomycine possède seulement un cinquième environ de l'activité du produit fondamental in vitro. Les esters tripropionyloléando- mycines se comportent, en substance, de la même manière. De plus, les bio-autogrammes des échantillons d'urine montrent la présence de diacyloléando- mycine, de monoacyloléandomycine et du produit de base oléandomycine, ce qui montre qu'une hydrolyse a eu lieu.
Par conséquent, la bio-activité totale, mesurée dans l'urine, comprend à la fois le produit de base oléandomycine très actif et la triacyloléando- mycine, la diacyloléandomycine et la monoacyloléan- dornycine relativement moins actives (in vitro).
Par -ailleurs, les teneurs réelles du produit dans le .sang, obtenues après l'administration par la bouche des polyacyloléandomycines sont vraiment significatives. Par exemple, l'administration par voie buccale de 500mg d'olëandomycine active ou de son équivalent moléculaire procure les teneurs suivantes dans le sang
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<tb> Concentration <SEP> de <SEP> l'oléandomycine <SEP> dans <SEP> le <SEP> sérum <SEP> (en <SEP> unités/ml)
<tb> Composé <SEP> oléandomycine <SEP> N <SEP> des <SEP> Durée <SEP> (en <SEP> heures)
<tb> sujets <SEP> 2 <SEP> 3 <SEP> 5
<tb> Produit <SEP> de <SEP> base <SEP> .._ <SEP> ... <SEP> . <SEP> ...... <SEP> ... <SEP> .... <SEP> ........... <SEP> .. <SEP> .
<SEP> 9 <SEP> 0,733 <SEP> 0,955 <SEP> 0,711
<tb> 2,3-diacétyloléandomycine <SEP> ------------- <SEP> . <SEP> ........ <SEP> ------ <SEP> . <SEP> 10 <SEP> 1,208 <SEP> 1,164 <SEP> 0,680
<tb> 1,2,3-triacétyloléandomycine <SEP> ------------- <SEP> ........ <SEP> ... <SEP> ............ <SEP> 10 <SEP> 2,417 <SEP> 2,383 <SEP> 1,541.
Il résulte du tableau ci-dessus que la teneur en oléandomycine dans le sérum est notablement plus grande quand elle est .administrée par la bouche sous forme d'un ester triacyloléandomycine que dans le cas du produit de base oléandomycine lui-même.
Finalement, comme indiqué plus haut, les esters 3-monoacyloléandomycines correspondants ont une valeur spéciale en ce sens qu'ils sont des composés extrêmement stables qui n'ont pais tendance à être hydrolysés comme les polyacylates. Par conséquent, ils sont utiles pour l'a préparation de compositions destinées à être :administrées par injection intra- musculaire ou. intraveineuse.
De plus, les 3 mono- acyloléandomycines peuvent être administrées par la bouche dans des capsules de gélatine contenant une charge dure et inerte telle que la lactose ou sous la forme de comprimés contenant des excipients tels que l'amidon. Ils peuvent aussi être administrés sous forme de sirops, d'émulsions ou de suspensions aqueuses.
Exemple I A une solution refroidie de 2000 3n1 d'anhydride acétique et de 160 ml de pyridine, on ajoute gra- duellement, par portions d'environ 50 g, 1000 g du produit d'adduction oléandomycine -chloroforme, cette addition se faisant en présence d'une atmosphère d'azote, la vitesse d',addition étant réglée de manière à coïncider avec la vitesse de dissolution. Au cours de cette addition, qui demande environ 4,5 heures, la température est maintenue entre 25 et 38 , un refroidissement -extérieur intervenant si nécessaire.
Quand cette opération est terminée, l'agitation du mélange de réaction est poursuivie pendant 12 heures supplémentaires eau cours desquelles on permet à la solution de réaction d'atteindre la température ambiante. A la fin de cette période, le mélange de réaction susdit est dilué avec 10 litres d'eau et le pH de la solution aqueuse obtenue est ensuite réglé à 8,0-8,5 avec une solution d'hydroxyde de sodium 10N, et la solution est ensuite extraite avec 4,0 litres de chlorure de méthylène. La couche du solvant contenant l'extrait est ensuite séparée de la phase aqueuse et séchée sur du sulfate de sodium anhydre (450 g) pour enlever l'eau en excès.
L'extrait .séché est ensuite filtré et le filtrat obtenu est concentré jusqu'à avoir un volume à peu près
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égal à la moitié de son volume original par évapora- tion sous pression réduite. Au concentrat organique résiduel on ajoute ensuite lentement 9,0 .litres d'éther de pétrole en .agitant continuellement.
La cristallisa- tion du produit désiré peut être aisément déclenchée par un ensemencement prudent de la solution. Après avoir recueilli la première masse cristalline de la matière par filtration, une deuxième récolte, égale à environ la moitié en poids de .la première fraction cristalline, est obtenue par l'addition de 60 litres d'éther de pétrole à la liqueur mère.
Les fractions cristallines mélangées pèsent 1,065 g (90 6/0). Elles sont purifiées davantage par recristallisation dans 4,5 litres d7iso- propanol chaud pour donner 550 g de triacétyl- oléandornycine cristallisée pure ,ayant les propriétés suivantes: P.F.=177p ; [ -]25 =23p (C,1 ; MeOH) ; pK' = 6,6 (EtOH : H20).
L'analyse du C41H6TN015 donne par calcul: C=60,50; H=8,30; N=1,72; CH3C0 =15,8. On trouve: C=60,58; H=8,02; N=1,78; CH3C0 = 15,7. Exemple 11 A une solution refroidie de 1000 ml. d'anhydride acétique et 50 ml de pyridine, on ajoute graduelle- ment, en agitant continuellement, 1000g d'oléando- mycine en présence d'une atmosphère d'azote et dans des conditions de réaction décrites dans l'exemple I.
Quand l'addition d'oléandornycine est termi- née, on ajoute 100 ml supplémentaires d'anhydride acétique à la solution de réaction et on continue l'agitation de celle-ci pendant 24 heures additionnel- les. La méthode de séparation adoptée pour obtenir le produit désiré est la même que celle décrite dans l'exemple précédent et le rendement @en triacétyl- oléandomyeine brute obtenue est de 910 g.
La recris- tallisation dans 4,0litres d'isopropan 0l chaud donne 490 g du produit pur. Exemple 11I La méthode utilisée est la même que celle décrite darne les exemples I et II, excepté que la méthode pour séparer le produit final est un peu différente en ce sens qu'elle ne comprend pas d'extraction par un solvant,
mais plutôt une précipitation du produit final dans la solution de .réaction. Ceci est obtenu en réglant le pH du mélange de réaction .aqueux (qui a été préalablement dilué avec 10 litres d'eau) à une valeur de 7,5 par l'addition d'une quantité suffisante d'uns solution d'hydroxyde de sodium 10N. Le précipité obtenu est ensuite agité pendant 1,5 heure et est finalement filtré et lavé avec de l'eau froide.
Le gâteau cristallin obtenu :est initialement séché à l'air et ensuite séché sous vide à 650 jusqu'à ce qu'un poids constant soit obtenu. De cette manière, on obtient la triacétyloléandomycine brute. Cette matière est purifiée par recristallisation dans 12 litres d'un mélange isopropenol-eau (1 : 2 en volume). La matière cristallisée ainsi,obtenue est identique à tout égard à celle décrite dans l'exemple I.
Exemple IV Les méthodes décrites dans les exemples précédents pour la préparation .et la séparation d e tri- ac6tyloléandomycine sont suivies, excepté que .l'on utilise l'anhydride propionique comme agent acylant e@t le produit obtenu est la tripropionyloléandomycine (P.F. =156-157p). De cette manière,
la tnbutyryl- oléandomycine (P.F. = 99-101p) .est obtenue quand l'anhydride butyrique est utilisé comme agent acyl@ant conformément aux méthodes décrites plus haut.
De plus, la trivaléryloléandomycine et la tricaproyloléan- domycine sont également préparées en faisant réagir l'oléandomycine respectivement à l'aide d'anhydride valérylique et d'anhydride caproylique.
On peut hydrolyser les triacyloléandomycines par les méthodes suivantes a) On laisse au repos une solution de 270 g de tri- acétylolé,andomycine dans 2,2 litres de méthanol à la température ,ambiante pendant 48 heures.
A la fin de cette période, la solution de réaction est évaporée jusqu'à siccité pour obtenir un résidu amorphe qui est ensuite dissous dans 1,8 litre d'éther diéthylique. Après évaporation de la solution dans l'éther, un rendement quantitatif de 2,3-di:acétyloléandomycine cristallisée -est obtenu.
Suivant une variante, le même di-ester est également obtenu à partir de la :solution méthanolique par précipitation après addition de 7,0 litres d'eau.
Urne agitation continuelle est poursuivie pendant une demi-heure additionnelle après que la cristallisation du produit désiré a lieu. La matière cristallisée est ensuite filtrée et séchée à l'air à la température ambiante, jusqu'à ce qu'un poids constant soit obtenu. Le rendement en produit brut s'élève à 225 g.
Une purification plus poussée de cette matière a lieu par recristallisation dans un mélange d'acétate d7éthyle- éther de pétrole, ce qui permet d'obtenir la 2,3-di- acétylaléandomycine sous forme d',amas caract6risti- que de plaquettes rectangulaires .ayant les propriétés suivantes: P.F. = 1820 (avec décomposition) ; [a]25 _ - 190 (C,1 ; MeOH) ;
pK'd = 7,7 (EtOH : H20). Après mélange avec un échantillon authentique de triacétyloléandornycine, on obtient une diminution du P.F. d'environ 12-27p (P.F. =155-170p).
L'analyse du C39H65NO14 donne par calcul: C = 60,68 ; H = 8,49 ; N =1,81 ; CHsC0 =10,9. On trouve: C=60,78; H=8,70; N=2,02; CHaC0 =10,8.
Le produit est également obtenu quand on permet à la triacétyloléandomycine de rester ;au repos dans l'éthanol à la température :ambiante pendant trois jours. Quand on utilise du n-propanol, la période de temps nécessaire est d'environ trois semaines.
b) Quand la tripropionylaléandomycine est soumise à la même méthode que celle décrite ci-dessus, le produit obtenu est la 2,3-dipropionyloléandomy- cine. De la même manière, la tributyrylolléandomycine est convertie en 2,3=dibutyryloléandomycine, la tri- valéryloléandomycine est convertie en 2,3-divaléryl-
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oléandomycine et la tricaproyloléandomycine est convertie en 2,3-dicaproyloléandomycine.
c) A une solution formée par 100 g de triacétyl- oléandomycine dissous dans 1200 ml de méthanol chaud (55-60) on ajoute 100 ml d'eau chaude (450). La solution claire obtenue a une .température de 50-530 et la valeur du pH est de l'ordre de 8,5 à 9,0. On ajoute ensuite à cette solution 245 ml d'une solution 1N d'hydroxyde de sodium avec un débit tel que la température de la solution de réaction soit maintenue à 47-500 et le pH à une valeur de 10;8 à 11,0.
Ceci nécessite l'addition rapide d'environ 20 ml de la solution d'hydroxyde de -sodium suivie de l'addition lente de la partie restante de cette solution à une vitesse constante ou légèrement croissante. On ajoute 200 ml d'eau après que 0,5 mole de la base a été introduite. Toute l'opération a lieu .au cours de 70 à 100 minutes. Le pH de 1a solution aqueuse claire obtenue est ensuite réglé à 9,5 par addition d'acide acétique glacial, après quoi la solution est immédiatement con- centrée sous vide jusqu':à avoir un volume de 600- 700 ml.
La matière cristalline incolore, qui s'est séparée pendant la dernière moitié de l'opération, est ensuite filtrée, lavée avec de l'eau -et séchée sous vide à 50-60. Le rendement en produit brut (P.F. = 155- 160p) correspond à 78 g. Cette dernière matière est purifiée par recristallisation dans de l'isoprop-anol chaud t 1a matière cristalline pure, ainsi obtenue, est filtrée et lavée avec de l'isopropanol froid.
Le rendement en 3-monoacétyloléandomycine pure correspond à 63 g. Ce produit a les propriétés suivantes P.F. = 181-1820 ; sa courbe de dispersion du pouvoir rotatoire optique montre un effet Cotton positif. L'analyse du C3,H,.,N01:; donne par calcul: CH;3C0 = 5,90. On trouve CH.;CO = 6,10.