Appareil pour appliquer à un corps un disque retiré d'un magasin
La présente invention a pour objet un appareil pour appliquer à un corps un disque retiré d'un magasin, le disque pouvant avoir toute forme désirée et être fait de diverses matières, notamment de papier. Cet appareil peut servir à l'étiquetage, par exemple, ou à tout autre usage dans lequel un disque doit être appliqué à un corps, notamment pour sceller les extrémités repliées d'une matière d'emballage contre les extrémités d'un rouleau ou autre objet dans une machine à emballer destinée à enfermer ces objets dans une matière de protection.
On donne ici au mot rouleau)) son sens général comprenant tout article de forme générale cylindrique ou tout ensemble d'articles (par exemple un certain nombre d'articles plats) présentant collectivement une forme générale cylindrique. I1 est habituel dans l'enveloppement d'un tel rouleau de disposer d'abord du papier ou une autre matière d'emballage autour du rouleau sous la forme d'un tube qui entoure étroitement le rouleau et fait saillie au-delà de ses extrémités, et ensuite de plier les extrémités saillantes du tube contre les extrémités du rouleau et d'appliquer, ordinairement à la main, un sceau (par exemple une bande adhésive ou, si on utilise une matière d'emballage plastique, par scellage à chaud) à chaque extrémité pour fixer les extrémités repliées.
Un tel disque de scellage est fréquemment utilisé aussi pour l'étiquetage.
Le but principal de l'invention est de fournir un appareil de ce type dans lequel un seul disque peut être efficacement retiré d'un magasin et transféré dans une position proche du corps, et ensuite appliqué sur ce corps. Un autre but est de fournir un tel appareil qui soit facilement réglable pour s'adapter à des disques de différentes dimensions, plus spécialement dans le cas d'une machine à emballer devant servir pour des rouleaux dont les dimensions sont comprises dans un large domaine.
L'appareil faisant l'objet de la présente invention, dans lequel le disque est reçu par un dispositif porteur comportant des organes d'aspiration pour retirer le disque du magasin, comprenant un support du dispositif porteur pouvant être déplacé pour transporter le dispositif porteur d'une position adjacente au magasin à une position adjacente au corps sur lequel le disque doit être appliqué, est caractérisé par des moyens actifs quand le dispositif porteur est adjacent au magasin pour avancer les organes d'aspiration relativement au dispositif porteur et en engagement avec le disque frontal dans le magasin, et les retirer à nouveau pour amener ce disque frontal en engagement avec un siège sur le dispositif porteur,
et des moyens actifs quand le dispositif porteur est adjacent audit corps pour avancer le dispositif porteur dans une direction autre que celle dans laquelle il est déplacé du magasin au corps, afin de presser le disque sur le corps.
Cet appareil est spécialement avantageux avec des disques présentant sur une face un revêtement adhésif (du type destiné à être mouillé pour devenir adhésif), et dans ce cas un dispositif humidificateur est utilisé et mis en contact avec la face adhésive du disque pendant le transfert de ce dernier du magasin jusque dans la position en regard du corps sur lequel le disque doit être appliqué. L'appareil n'est toutefois nullement limité à des disques recouverts d'un adhésif, et dans certains cas, quand les disques sont en matière plastique, l'adhésion au corps peut être assurée par la chaleur.
Comme on l'a vu précédemment, l'appareil peut être une unité de scellage d'extrémité formant une partie d'une machine à emballer un rouleau ou un autre objet dans une matière d'emballage, cette unité étant active, après que le rouleau a été enveloppé dans la matière d'emballage et que les extrémités de cette dernière ont été repliées sur l'extrémité du rouleau, pour retirer un disque du magasin et le presser contre l'extrémité repliée de la matière d'emballage de manière qu'il adhère à cette matière et scelle l'extrémité de l'emballage. Dans ce cas, il est ordinairement avantageux de faire fonctionner l'unité de scellage simultanément avec une unité de scellage semblable à l'autre extrémité du paquet.
Afin de pouvoir traiter des paquets de différentes longueurs, chaque unité est montée de préférence sur un bâti portant aussi une unité de plissage extrême pour plier l'extrémité de la matière d'emballage sur l'extrémité du paquet, ces bâtis pouvant être réglés de manière à s'adapter à des rouleaux de longueurs différentes.
Une telle unité de plissage est de préférence du type décrit dans le brevet suisse No 391566 qui agit après que la matière d'emballage a été enroulée sous forme d'un tube qui entoure étroitement le rouleau et se projette au-delà des extrémités de ce dernier, et qui comprend des plateaux de pliage disposés à intervalles réguliers autour d'un axe principal coaxial avec l'axe du rouleau à envelopper, des moyens pour déplacer les plateaux de pilage vers l'intérieur et vers l'axe principal et plier ainsi l'extrémité tubulaire de la matière d'emballage sur l'extrémité du rouleau, et des moyens pour faire tourner l'ensemble des plateaux de pliage d'un certain angle autour de l'axe principal, aplatissant ainsi étroitement les plis formés par la matière d'emballage contre l'extrémité du rouleau.
On a trouvé pratiquement qu'avec certains types de matières d'emballage les plis ont tendance à s'ouvrir légèrement, quand les plateaux de pliage ont été retirés pour permettre le fonctionnement de l'unité de scellage, de sorte qu'il existe un risque d'endommagement du dispositif porteur ou du disque de scellage extrême porté par ce dispositif pendant son mouvement dans la première des deux directions susdites et avant son mouvement dans la seconde de ces directions pour assurer le scellage. I1 est parfois possible de laisser un jeu suffisant pour éviter ce risque, mais dans d'autres cas l'élément de support du dispositif porteur doit comporter un écran pour empêcher toute obstruction.
Quand la machine à emballer est agencée pour traiter des rouleaux de différents diamètres dans un domaine déterminé, il est souvent nécessaire d'utiliser plus d'une dimension de disques de scellage afin de couvrir tout ce domaine, et l'appareil peut comprendre deux magasins ou plus pour loger des réserves de disques de différentes dimensions, des moyens étant utilisés pour déplacer l'un quelconque de ces magasins en position active d'engagement avec le dispositif porteur, selon la dimension du disque requise pour le rouleau particulier à envelopper.
On décrira ci-après quelques constructions relatives à un appareil utilisé pour l'étiquetage notamment. Toutes ces constructions peuvent convenir pour des unités de scellage dans des machines à emballer, par exemple. Pour rendre clair l'usage spécial de l'appareil, la première construction décrite se rapporte à une unité de scellage d'extrémité formant une partie d'une machine à emballer, en particulier une machine permettant l'emballage de rouleaux de diamètres compris dans un certain domaine, par exemple, de 10 à 25 cm, et de différentes longueurs comprises dans un autre domaine, par exemple jusqu'à 75 cm.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'appareil objet de l'invention et des variantes:
La fig. 1 est une vue en plan d'un bâti de support destiné à porter deux unités de scellage semblables,
la fig. 2 est une vue semblable à celle de la fig. 1 montrant une variante,
la fig. 3 est une vue en élévation de cette forme d'exécution,
la fig. 4 est une vue en plan correspondant à la fig. 3,
la fig. 5 est une vue en élévation, à plus grande échelle, d'un dispositif porteur représenté aux fig. 3 et 4,
la fig. 6 est une coupe selon 6-6 de la fig. 5,
la fig. 7 est une coupe d'une variante,
la fig. 8 est une coupe, à plus grande échelle, d'un détail représenté à la fig. 7,
la fig. 9 est une vue frontale, à plus petite échelle, d'un magasin représenté à la fig. 7,
la fig. 10 est une coupe partielle d'une variante du magasin représenté à la fig.
7,
la fig. 11 est une vue semblable à celle de la fig. 9 montrant une autre variante du magasin,
la fig. 12 est une coupe d'une variante d'un dispositif représenté à la fig. 7,
la fig. 13 est une vue d'une variante d'un élément de support,
la fig. 14 est une vue schématique relative au montage des trois magasins de la construction représentée aux fig. 1 à 6,
la fig. 15 est une vue en élévation d'organes pouvant être associés au dispositif porteur,
la fig. 16 est une vue latérale correspondant à la fig. 15,
la fig. 17 est une vue arrière d'une autre variante de ces organes,
la fig. 18 est une élévation latérale correspondant à la fig. 17,
la fig. 19 est une vue frontale d'une variante du magasin, et
la fig. 20 est une vue d'un dispositif coopérant avec le magasin représenté à la fig. 19.
Dans la description qui va suivre, on suppose pour simplifier le texte que les disques situés dans la réserve du magasin sont de forme circulaire, bien qu'il soit évident que ces disques pourraient être d'une autre forme selon l'usage envisagé, par exem pIe ovales, carrés ou rectangulaires. Chaque disque peut être fait en papier ou autre matière appropnée, et présenter sur la face destinée à être pressée contre un corps pour y adhérer, un revêtement adhésif nécessitant d'être mouillé pour devenir adhérant.
Alternativement, quand ce disque doit être utilisé, par exemple, avec une matière d'emballage thermoplastique, le disque peut être fait en la même matière afin d'adhérer à la matière d'emballage quand on le chauffe. Dans ce dernier cas, un petit enroulement électrique de chauffage peut être monté sur le dispositif porteur qui transporte le disque vers le corps sur lequel il doit être appliqué, pour fournir juste la chaleur nécessaire pour amollir la matière thermoplastique du disque afin qu'elle se lie à la matière d'emballage contre laquelle elle est pressée. Dans la description qui va suivre, on suppose pour simplifier que chaque disque comporte un revêtement adhésif destiné à être mouillé.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 6, l'appareil constitue une unité de scellage extrême formant une partie d'une machine à emballer pour enfermer dans une matière d'emballage un rouleau qui présente un diamètre compris dans un domaine déterminé et une longueur également comprise dans un autre domaine déterminé. Il existe deux unités semblables fonctionnant simultanément pour sceller les deux extrémités du rouleau.
On suppose dans la description que le rouleau a déjà été entouré (par des parties de la machine à emballer non représentées) d'une matière d'emballage disposée autour de sa surface circonférentielle, de sorte que le rouleau est étroitement serré par la matière d'emballage sous forme d'un tube qui se projette au-delà des extrémités du rouleau, et qu'ensuite les deux extrémités de ce tube de matière d'emballage sont rabattues en formant des plis contre les extrémités du rouleau au moyen d'une unité de plissage disposée à chaque extrémité, de préférence une unité du type faisant l'objet du brevet cité.
Ce brevet décrit, en plus de l'unité elle-même, un montage permettant de traiter des rouleaux de différentes longueurs, l'unité de plissage à chaque extrémité du rouleau étant portée par un élément de bâti et ces deux éléments étant montés de façon à permettre leur réglage relatif, par tout mécanisme approprié, pour s'adapter à la longueur d'un rouleau individuel. Dans certains cas, le régi age peut permettre l'adaptation à deux longueurs standard ou plus, par exemple 60 et 75 cm, les éléments de bâti étant boulonnés avec précision dans leur position de réglage, tandis que dans d'autres cas le réglage peut se faire de façon continue pour s'adapter à toute longueur de rouleau dans un domaine déterminé. Chacune des deux unités de scellage est montée sur le même élément de bâti réglable que l'unité de plissage associée.
La fig. 1 montre les éléments d'un bâti destinés à supporter deux unités et qui sont réglables pour s'adapter seulement à quelques longueurs standard de rouleau. Le bâti comprend deux éléments A, cha
cun constitué par des barres de section en U qui sont
soudées entre elles en forme générale de T vue en plan, deux autres éléments At, A2 formés de barres de section en U étant dressés depuis les jonctions entre la jambe du T et les deux moitiés de la traverse du T, les unités elles-mêmes étant principalement supportées entre les extrémités supérieures des éléments Ai et A2 ou sur des consoles ou des blocs fixés aux barres principales du T, selon la construction particulière de l'unité.
Les barres principales des éléments A en T reposent sur trois barres parallèles B, Bt, B2 de section en U s'étendant dans une direction parallèle à la longueur du rouleau à envelopper et constituant des parties de la base fixe de la machine à emballer, chacune de ces barres B, B1 et B2 étant percées d'une rangée de trous de boulon espacés B3 destinés à recevoir des boulons A3 pour fixer les éléments A du bâti rigidement dans toute une série de positions choisies pour correspondre aux longueurs standard du rouleau.
La fig. 2 montre une variante permettant le ré glageocontinu des éléments A, At, A2 du bâti le long des barres de base fixes B, B1, B2. Dans cette variante, la barre de base centrale B présente une nervure de guidage dressée B4 sur toute sa longueur, le long des côtés de laquelle des boulons AG portés par les éléments A, At, A2 peuvent glisser, les trous de boulon B3 des trois barres (fig. 1) étant remplacés par des fentes longitudinales B6 le long desquelles les boulons de fixation A3 peuvent glisser quand ils sont desserrés. Il existe deux fentes 136 dans la barre centrale B, une de chaque côté de la nervure B4.
Les éléments A, Ai et A2 des deux bâtis, quand les boulons A3 ont été desserrés, peuvent être entraînés le long des barres de base B, B1, 132 au moyen d'arbres filetés A4 qui peuvent être mis en rotation à l'aide de volants à main A5, les boulons A3 étant serrés à nouveau après le réglage dans les positions désirées.
Les deux unités de scellage extrêmes, portées avec leurs unités de plissage extrêmes associées par les éléments A, At et A2 du bâti ou par des blocs ou des consoles montés sur ces éléments, sont semblables et l'une de ces unités est représentée aux fig. 3 à 6.
L'extrémité plissée de la matière d'emballage laisse ordinairement une partie centrale découverte à l'extrémité du rouleau, la dimension de cette partie dépendant de la relation entre le diamètre du rouleau et la longueur de la projection tubulaire de la matière d'emballage avant le plissage d'extrémité. Pour sceller les extrémités, il faut utiliser un disque de scellage dont le diamètre est inférieur au diamètre du rouleau mais suffisamment plus grand que le diamètre de la surface centrale découverte pour assurer une bonne adhésion à l'extrémité pliée de la matière d'emballage.
Une certaine dimension des disques de scellage peut être utilisée pour un certain domaine des diamètres du rouleau, pourvu que le diamètre du disque soit plus petit que le plus petit diamètre possible pour les rouleaux et notablement plus grand que le diamètre de la surface exposée pour le rouleau de plus grand diamètre possible, afin d'assurer une adhésion satisfaisante avec la matière d'emballage.
Pour couvrir un plus grand domaine de diamètres des rouleaux, on peut utiliser des disques de deux dimensions ou plus, et la construction représentée aux fig. 3 à 6 comprend trois magasins contenant des disques de trois dimensions différentes, l'une d'elles étant choisie selon la dimension du rouleau particulier à envelopper. Les trois magasins C, C1, C2 sont montés sur un bâti mobile D porté par un arbre
DO monté sur les éléments A, At, A2 du bâti de support.
Des tiges de piston D2, DO de deux cylindres pneumatiques D4, D5 pivotant respectivement sur des consoles A7 et A8 sur l'élément A engagent sous un certain angle une manivelle D6 montée sur l'arbre Dt, l'arrangement étant tel que lorsque les deux cylindres sont sous pression, le bâti mobile D est maintenu dans la position centrale représentée, le magasin Cl étant en position active, tandis que le relâchement de la pression dans le cylindre D5 fait tourner le bâti mobile D dans un sens depuis cette position centrale pour amener le magasin C en position active, le troisième magasin C2 étant amené en position active par une rotation du bâti D en sens opposé à partir de la position centrale, par relâchement de la pression dans le cylindre D4.
Chacun des trois magasins C, C1, c2 comprend un réservoir cylindrique creux présentant une embouchure ouverte à sa partie frontale avec une étroite lèvre C3 dirigée vers l'intérieur qui peut s'étendre de façon continue autour d'une partie de l'embouchure (comme représenté) ou qui peut être formée d'un certain nombre de languettes espacées dirigées vers l'intérieur. Une réserve de disques de scellage de la dimension appropriée au magasin est pressée contre cette lèvre C3 par un ressort C4 agissant sur une plateforme C5 fonctionant à la manière d'un piston et qui est guidée par une tige C6 passant à travers un bossage C7 porté par le bâti mobile D. De petites brosses peuvent être montées sur la lèvre C3 Si on le désire pour s'opposer à tout retrait de plus d'un disque à la fois de la réserve.
Un disque de scellage est retiré du magasin choisi par des moyens d'aspiration logés dans un dispositif porteur E (fig. 5 et 6) constitué par un plateau circulaire porté par un bras de support F qui peut pivoter autour d'un arbre principal Fl horizontal fixé aux éléments A, Al, A2 du bâti de support, de sorte que le dispositif porteur E peut être déplacé d'une position de charge adjacente au magasin choisi à une position de scellage dans laquelle le disque peut être appliqué à l'emballage plissé sur l'extrémité du rouleau G. L'arbre Fl présente un axe parallèle à l'axe du rouleau G et disposé au-dessous de ce dernier axe.
Un manchon F2 entoure l'arbre F' et peut tourner sur lui, ce manchon portant un bloc F3 à partir duquel se projette une manivelle F4. Cette manivelle
F4 est actionnée par la tige de piston F5 d'un cylindre pneumatique F6 qui pivote sur les éléments A, At, A2, pour assurer la rotation du manchon F2 sur un angle droit autour de l'arbre Ft. Une joue F7 fixée au manchon F2 porte deux fourches F8, F", la fourche FB servant de guidage pour le bras de support
F, tandis que la fourche F9 porte un pivot Fl pour ce bras F,
l'axe du pivot F'O étant perpendiculaire à celui de l'arbre Pt. Le bras F est sollicité par un ressort non représenté contre une butée F11 portée sur la joue F7.
Dans sa position normale de repos représentée, le bras de support F s'étend horizontalement depuis son pivot Ft , dont l'axe est alors vertical, au-delà de l'extrémité de l'arbre Ft et à travers la fourche de guidage F8; dans cette position, le dispositif porteur E est adjacent au magasin choisi. Quand le cylindre pneumatique F6 est actionné, le bras du support
F bascule autour de l'arbre Ft en position verticale, pour amener le dispositif porteur E en avant de l'extrémité du rouleau G.
Ce mouvement amène aussi un tampon de frappe résistant F12 sur le bras de support F dans la trajectoire d'un marteau Gl actionné par la tige de piston d'un cylindre pneumatique G2 porté par les éléments A, At, A2. Ce marteau Gt, quand il est actionné, force le bras de support F à se déplacer dans la fourche de guidage F8 autour du pivot PO d'un petit angle pour presser le disque de scellage porté par le dispositif porteur E étroitement contre les replis plissés de la matière d'emballage sur l'extrémité du rouleau G.
Le dispositif porteur E est supporté par un disque El fixé à l'extrémité du bras de support F et portant trois tiges flexibles E2 en caoutchouc portant le dispositif porteur E, les trois tiges servant à maintenir ce dispositif E étroitement serré contre un pivot arrondi Es porté par le disque de support E'. Le dispositif porteur E est entouré d'un plateau annulaire
E4, et un revêtement E5 de caoutchouc mousse est fixé sur la face frontale du dispositif E et du plateau annulaire E4. Le dispositif E est percé de deux passages E6, E7 qui se coupent l'un l'autre en son centre, chacun de ces passages communiquant avec un certain nombre d'orifices d'aspiration E8 passant à travers la surface frontale du dispositif et à travers le revêtement E5.
Le passage E6 communique aussi à travers la surface arrière du dispositif E avec un tuyau souple E9 relié à une source d'aspiration non représentée qui peut être montée sur le bras de support F ou sur les éléments A, At, A2. La source d'aspiration peut être par exemple une pompe à vide ou une trompe formée d'un tuyau en Y à travers une branche duquel un fluide est forcé afin d'aspirer l'air à travers l'autre branche.
Dans la position de repos normale du bras de support F, le revêtement E5 de caoutchouc mousse s'engage avec l'embouchure du magasin choisi, de sorte que lorsqu'une aspiration est appliquée, un disque de scellage est retiré de la réserve de disques à travers l'embouchure du magasin sur le siège constitué par le revêtement, le plus petit des disques de scellage provenant des trois magasins étant assez grand pour couvrir tous les orifices d'aspiration E8.
Le disque de scellage est donc maintenu fermement sur son siège de caoutchouc mousse et le reste pendant son transfert dans la position active en avant de l'extrémité du rouleau G, le disque de scellage venant balayer un dispositif humidificateur G3 au cours de son passage vers ladite position active. Ce dispositif humidificateur comprend une mèche absorbante faisant saillie à partir d'une fente dans un rouleau G4 contenant de l'eau chaude ou tout autre li- quide mouillant.
Quand le disque de scellage a été amené en position active, le marteau G1 est actionné pour presser le disque contre l'extrémité repliée de la matière d'emballage, le plateau principal du dispositif porteur E et le plateau annulaire E4 se réglant d'eux-mêmes autour du pivot arrondi E3 sur les tiges souples E2, de sorte que le revêtement E5 assure un engagement étroit du disque de scellage humide avec les plis de la matière d'emballage, malgré les différents niveaux que présentent les surfaces exposées de ces plis. L'aspiration cesse quand agit le marteau G1, de sorte que le disque de scellage adhère fermement à la matière d'emballage et scelle l'extrémité du rouleau.
Le marteau pneumatique Gi est alors libéré pour permettre au bras de support F de s'appuyer de lui-même contre sa butée F11, entraînant le dispositif porteur E à distance du rouleau G, et le relâchement du cylindre pneumatique F0 fait tourner le bras de support F en arrière vers sa position normale de repos, prêt pour la prochaine opération.
Afin d'éviter le balayage du revêtement E5 sur le dispositif humidificateur G3 pendant le mouvement de retour, le rouleau humidificateur G est tourné d'un angle droit, par exemple, au moyen d'une manivelle G5 actionnée par un cylindre pneumatique GG quand le marteau G1 est actionné, et il est ramené dans sa position initiale après que le dispositif porteur a été ramené dans sa position normale de repos quand l'aspiration est appliquée pour aspirer le prochain disque hors du magasin.
Les fig. 7, 8 et 9 montrent une variante du dispositif porteur et du magasin.
Dans cette variante, le dispositif porteur comprend un plateau arrière annulaire H fixé à une extrémité du bras de support, une douille cylindrique H1, en bronze par exemple, fixée dans le trou central du plateau H, son extrémité arrière butant contre un épaulement H2 se projetant en arrière du plateau H.
Cet épaulement constitue aussi une butée pour limiter le mouvement vers l'arrière d'un piston
H3 qui glisse dans la douille Ht. Un ressort de compression H4 maintient normalement le piston H3 contre cet épaulement, l'autre extrémité du ressort étant logée dans un évidement ménagé dans la surface arrière d'un plateau frontal H5 qui est espacé du plateau arrière H par un tampon annulaire Ho d'une matière flexible, par exemple du caoutchouc mousse, le mouvement du plateau frontal à distance du plateau arrière étant limité par des vis à tête H7 vissées dans des trous filetés taraudés dans le plateau frontal et passant avec un jeu à travers des trous percés dans le plateau arrière, les têtes de ces vis, ou des rondelles engageant ces têtes,
étant plus grandes que les trous formant ledit jeu et butant contre la surface arrière du plateau arrière.
Une cuvette d'aspiration H8, en caoutchouc par exemple, est logée normalement dans un évidement central ménagé dans la surface frontale du plateau frontal H5 et comporte une tige creuse H9 qui peut glisser dans un trou du plateau frontal et qui est reliée à un tuyau H10 fixé dans le piston H3 et se projetant depuis ce dernier. Ce tuyau H10 communique avec un second tuyau Hîl se projetant intérieurement depuis la partie arrière du piston H3 et relié luimême à un tuyau souple Hí2 conduisant à une source d'aspiration semblable à celle associée au dispositif porteur représenté aux fig. 5 et 6.
L'extrémité arrière du piston H3 présente une face durcie Hl3 constituant un tampon de frappe avec lequel coopère l'un ou l'autre de deux marteaux actionnés pneumatiquement.
L'un de ces marteaux, H14, est monté sur le bâti de support en face du tampon Ht3 quand le dispositif porteur est dans sa position normale de repos, adjacent au magasin, tandis que l'autre marteau non repré- senté est monté en face du tampon Ht3 quand le dispositif porteur est dans sa position active adjacente au corps sur lequel le disque de scellage doit être appliqué. Quand ce corps est constitué par l'extrémité d'un rouleau à emballer, comme dans la construction représentée aux fig. 1 à 6, ce second marteau est monté sur l'axe de l'unité de plissage extrême qui replie les extrémités de la matière d'emballage sur l'extrémité du rouleau.
Ainsi quand le dispositif porteur est dans sa position normale de repos, prêt pour le retrait d'un disque du magasin, le marteau H14 est actionné pour s'engager avec le tampon H'3. Il s'ensuit que le bras de support F se déplace dans la fourche de guidage Fl d'un petit angle autour du pivot F10 à distance de la joue F7, jusqu'à ce que son mouvement soit arrêté par une butée non représentée, après quoi le piston
H3 glisse en avant dans la douille H1 contre l'action du ressort pour forcer la cuvette d'aspiration H8 en avant du plateau frontal H5.
Par ce mouvement, la cuvette d'aspiration, à laquelle l'aspiration a été simultanément appliquée, est pressée contre le disque frontal de la réserve dans le magasin, de sorte qu'en libérant le marteau H14 le mouvement de retour de la coupe d'aspiration assure, de la manière décrite plus loin, le retrait d'un disque de la réserve. Le plateau frontal H5 comporte une joue Ht5 se projetant vers l'extérieur depuis sa surface frontale et disposée à fleur avec le bord de la cuvette d'aspiration dans la position normale de cette cuvette dans l'évidement du plateau frontal, cette joue coopérant avec le bord de la cuvette d'aspiration pour constituer un siège contre lequel le disque retiré est maintenu fermement par la force d'aspiration, son adhésif étant disposé à l'extérieur.
Cette force d'aspiration est maintenue afin de maintenir le disque fermement sur son siège pendant tout le mouvement de transfert subséquent du bras de support, pendant lequel la face adhésive du disque balaye le dispositif humidificateur. Quand le bras de support atteint sa position active, le second marteau est actionné afin que le bras de support F pivote autour du pivot Fln (mais dans ce cas sans l'intervention d'une butée pour limiter le mouvement du bras de support, de sorte que la cuvette d'aspiration H8 se déplace très peu ou ne se déplace pas relativement au plateau frontal H5), pressant ainsi la face adhésive mouillée du disque de scellage contre le corps sur lequel le disque doit être appliqué,
le plateau frontal H5 avec sa joue Ht5 s'alignant luimême avec la surface du corps par suite de son montage souple sur le plateau arrière H, ce qui assure l'engagement de tout le disque avec la surface du corps. En même temps l'aspiration est relâchée, de sorte que le disque de scellage n'est plus maintenu par le dispositif porteur et reste attaché au corps lors du mouvement de retour du bras de support quand le second marteau est libéré. Le bras support est alors ramené dans sa position normale de repos, adjacent au magasin et prêt pour une nouvelle opération constituant à retirer un autre disque et à le fixer sur un autre corps.
Avec la construction simple du magasin décrite précédemment, comme dans la majorité des constructions connues, il existe le risque qu'occasionnellement la force d'aspiration produise le retrait de plus d'un disque de la réserve du magasin. On en a recherché la cause et trouvé que si l'on dispose de moyens pour que la force nécessaire au retrait du disque frontal de la réserve soit supérieure à la force tendant à maintenir les premier et second disques en engagement l'un avec l'autre, il est possible d'assurer de façon certaine le retrait d'un seul disque en toute occasion. Cela présente toutefois des difficultés avec les constructions connues des magasins par suite de la grande variation de la force du ressort et aussi du frottement avec la paroi du magasin quand le disque dans la réserve est saisi.
La construction du magasin représentée aux fig. 7 à 9 comprend des moyens pour éliminer pratiquement le frottement de la paroi, des moyens pour pousser les disques en avant avec une pression constante, et des moyens offrant une résistance supplémentaire au retrait du disque frontal.
Dans cette construction, le magasin comprend un plateau de support J monté sur le bâti de support, ordinairement verticalement, bien que cet arrangement ne soit pas limité à une direction de montage particulière. Ce plateau de support présente un trou central qui constitue un guide pour une tige de guidage horizontal Jl portant à son extrémité frontale une plate-forme J2 d'une dimension et d'une forme correspondant à la forme circulaire des disques, la plate-forme faisant face à un tampon J3 d'une matière tendre, du caoutchouc mousse par exemple.
Des pièces J4 en forme de boîtes fixées au plateau de support J s'étendent vers l'avant depuis les bords du plateau au-delà des côtés de la plate-forme J2 et servent à porter à leur extrémité frontale un organe d'embouchure annulaire plat J5, dont le trou central est suffisamment grand pour laisser passer le disque. Le nombre de pièces J4 dépend de la dimension du magasin et en pratique il suffit d'avoir de trois à cinq de ces pièces. L'organe d'embouchure annulaire doit être fermement maintenu quand un disque est retiré du magasin, mais dans le but de permettre un rechargement rapide du magasin avec une nouvelle réserve de disques, il est avantageux de monter l'organe d'embouchure de façon qu'il puisse pivoter d'un côté ou être détaché.
Dans ce but, l'organe d'embouchure
J5 porte deux crochets simples JG dans des positions adjacentes à deux des pièces J4, qui se crochent sous le plateau frontal des pièces de bâti, tandis qu'à proximité d'une troisième pièce de bâti éloignée des deux premières pièces, l'organe J5 porte un crochet élastique qui saute sur le plateau frontal de la pièce de bâti adjacente. Un tel arrangement est représenté à la fig. 8 qui montre un crochet 57 qui pivote sur une pièce fixée à l'organe J5 et est sollicité vers l'intérieur par un ressort à lame J8 afin de s'engager en arrière du plateau frontal de la pièce de bâti J1.
Chaque pièce J4 porte deux galets J9, l'un adjacent à l'organe d'embouchure J5 et l'autre en arrière de la plate-forme J-. Une bande souple J10, en tissu par exemple, passe autour des galets Ja et à travers des ouvertures dans la paroi de la pièce J1, ses deux extrémités étant fixées à la plate-forme mobile J2
Ainsi, les parties rectilignes des bandes J entre la plate-forme J2 et le galet frontal J9 constituent un support latéral pour les disques dans le magasin et se déplacent vers l'avant avec les disques, de sorte que le frottement des parois latérales du magasin est pratiquement éliminé.
En même temps, les disques sont sollicités vers l'avant et vers l'embouchure du magasin par une pression constante qui est produite par un cylindre pneumatique J11 alimenté par un réservoir à pression constante et agissant sur la tige de guidage J1. Cette pression pourrait être assurée par un poids connecté au moyen d'une corde ou d'un câble passant sur des poulies à une partie quelconque des pièces mobiles.
Dans une variante représentée à la fig. 10, la pression constante qui pousse le disque vers l'avant peut être produite par des ressorts à force constante.
Un tel ressort comprend un ruban K en métal élastique, qui a reçu préalablement une courbure constante sur toute sa longueur et qui est étroitement enroulé autour d'un galet K1 tournant librement et monté dans la pièce J4 près de l'extrémité frontale de celle-ci, l'extrémité libre de ce ressort K ayant été tirée à distance du galet K1 à travers une fente dans la pièce J4 et fixée au dos de la plate-forme, de sorte que la partie K2 du ressort entre la plate-forme
J2 et cette fente est rectiligne et s'étend le long de la paroi intérieure de la pièce de bâti.
Un tel ruban à ressort tend à s'enrouler de lui-même sur son galet K1, et la force s'opposant à tout déroulement du ruban à partir du galet provient presque entièrement de la petite partie K3 du ruban entre la partie rectiligne K2 et la partie étroitement enroulée sur le galet K, quelle que soit la longueur de cette partie rectiligne K2, de sorte que la force exercée sur la plate-forme J2 par ce ressort reste pratiquement constante dans toutes les positions de la plate-forme. En même temps, les parties rectilignes des rubans fournissent un support latéral pour les disques, et comme elles se déplacent avec ces disques, le frottement sur les bords latéraux des disques est supprimé.
L'organe d'embouchure annulaire J5 porte sur sa face frontale des pièces de retenue qui se projettent vers l'intérieur et contre lesquelles la réserve de disques dans le magasin est pressée. La disposition de ces pièces de retenue peut varier selon la dimension et la matière des disques. Dans certains cas, chaque pièce de retenue est constituée par une boucle d'un fil métallique formant ressort, soit fixé à ses deux extrémités à la face frontale de l'organe d'embouchure, soit fixé à une extrémité seulement à cet organe, l'autre extrémité butant élastiquement contre cette face frontale. Dans d'autres cas, chaque pièce de retenue peut être une langue métallique rigide fixée à la face frontale de l'organe d'embouchure et faisant saillie radialement vers l'intérieur de cet organe, son extrémité intérieure étant de préférence légèrement recourbée à distance des disques.
Dans d'autres cas encore, il peut être avantageux d'utiliser les deux types décrits de pièces de retenue. Ces pièces sont de préférence disposées en deux groupes, respectivement sur les côtés opposés d'un diamètre de l'embouchure, de manière que le disque frontal soit d'abord tiré vers l'extérieur au-dessous des pièces de retenue et soulevé en un pli disposé plus ou moins le long de ce diamètre. La formation de ce pli contribue beaucoup à ce que la force nécessaire pour retirer le disque frontal dépasse la force tendant à maintenir le disque frontal et le second disque étroitement engagés, condition nécessaire pour éviter que deux disques soient retirés ensemble de la réserve.
Les deux constructions envisagées des pièces de retenue sont représentées respectivement aux fig. 9 et 11.
Dans la construction représentée à la fig. 9, les pièces de retenue sont disposées en deux groupes sur les côtés opposés d'un diamètre horizontal. Le groupe disposé au-dessous de ce diamètre comprend deux langues métalliques L", L2 faisant saillie radialement vers l'intérieur depuis une zone proche de la partie inférieure de l'organe d'embouchure annu
laire JÏ et légèrement repliées vers le haut à leurs extrémités intérieures, alors que le groupe situé au
dessus de ce diamètre comprend deux boucles L3,
L4 d'un fil formant ressort, plus espacées que les pièces de retenue du premier groupe.
Dans l'arrangement représenté à la fig. 11, les pièces de retenue sont disposées en deux groupes sur les côtés opposés d'un diamètre vertical. Les deux langues métalliques L1, L2 sont disposées comme le montre la fig. 9, sauf qu'elles sont maintenant dans un groupe différent, tandis que l'autre pièce de retenue de chaque groupe est constituée par un fil vertical L5 fixé à sa base sur l'organe d'embouchure J5 au point d'ancrage ou près du point d'ancrage de la langue métallique associée, ce fil s'étendant en direction de la partie supérieure de l'organe d'embouchure et étant replié à angle droit vers un point d'ancrage sur le côté de cet organe.
Dans le cas de disques de grand diamètre, chaque boucle L5 peut comprendre, comme représenté, un point d'ancrage intermédiaire obtenu en pliant le fil à angle droit en un point intermédiaire de sa longueur pour atteindre ce point d'ancrage supplémentaire, après quoi le fil revient à nouveau dans la position proche de ce repli et est à nouveau replié pour reprendre sa direction initiale et atteindre comme précédemment l'ancrage latéral à la partie supérieure.
Cette disposition qui convient aussi bien pour les disques de plus petits diamètres que pour les disques de plus grands diamètres, est destinée à être utilisée avec un dispositif porteur dans lequel la force d'aspiration, après qu'elle a d'abord soulevé la partie centrale du disque frontal L en un pli vertical, tire le disque à distance du magasin dans une direction verticale particulière, par exemple en faisant usage de la première partie du mouvement de transfert pour amener le dispositif porteur du magasin vers le corps sur lequel le disque doit être appliqué.
Avec des dispositions des pièces de retenue telles que représentées aux fig. 9 et 11, où le disque frontal L est d'abord soulevé en un pli disposé sensiblement le long d'un diamètre de l'embouchure du magasin, il est souvent préférable d'étaler la force d'aspiration le long de ce diamètre, soit en donnant à la cuvette d'aspiration une forme ovale de manière à l'allonger dans la direction de ce diamètre, soit en utilisant au moins deux cuvettes d'aspiration espacées le long de ce diamètre. La fig. 12 montre une variation du dispositif porteur de la fig. 7 qui comporte deux cuvettes d'aspiration M, M1 dont les tiges sont connectées ensemble par une barre M2 et glissent sur des tuyaux M3, M4 branchés à une tuyauterie d'aspiration M5.
Le plateau arrière H, le plateau frontal H5 avec sa joue H15 et le tampon HO de caoutchouc mousse entre ces plateaux sont disposés en général de la même façon que dans la construction de la fig. 7, mais dans ce cas la tuyauterie d'aspiration M5 sort à travers le tampon H6 vers le tuyau souple extérieur H12 conduisant à la source d'aspiration. Une barre M2 qui relie entre elles les deux cuvettes M, Mt est fixée entre les branches d'une fourche M6 qui glisse dans une douille montée dans le plateau arrière et enjambe la tuyauterie d'aspiration M5.
Cette fourche Mss est pressée par un ressort M7 dans sa position normale de repos dans laquelle les bords des cuvettes d'aspiration M, M1 sont à fleur avec les surfaces frontales du plateau frontal H6 et de sa joue H15. L'extrémité arrière de la pièce présente une face dure M8 constituant un tampon de frappe qui est actionné de la même façon que le tampon de frappe H13 de la construction représentée à la fig. 7.
La construction du magasin représentée aux fig.
7, 9 et 11 comprend aussi un dispositif pour augmenter la résistance au retrait du disque frontal L. Dans ce but, tous les disques de la réserve dans le magasin sont percés d'un petit trou L6 près de leur bord inférieur et une tige L7 est portée de façon réglable par le plateau de support J et passe à travers les trous L6 dans les disques jusqu'en un point proche de l'arrière de l'organe d'embouchure annulaire J5. Un fil de déchirement L8 est fixé à la face frontale de l'organe d'embouchure et il est replié pour passer à travers les trous L6 dans les premiers disques frontaux et dans un évidement L9 ménagé dans l'extrémité frontale de la tige L7.
Ainsi, le disque frontal
L peut être retiré de la réserve seulement quand le fil L8 a déchiré la petite partie marginale du disque entre le trou L6 et le bord du disque, et les dimensions de cette partie marginale sont choisies en relation avec la matière constituant le disque de manière que la force nécessaire pour ce déchirement soit supérieure à la force tendant à maintenir le premier et le second disque étroitement engagés l'un avec l'autre. Les trous L6 sont un peu allongés en direction radiale, afin de s'adapter sur la tige L7 malgré les variations dans la largeur de la partie marginale des disques entre le trou et le bord, pour s'adapter à différentes matières constituant le disque.
Bien qu'un fil se soit révélé suffisant en pratique pour déchirer les disques ordinairement utilisés dans de tels magasins, on peut aussi utiliser une lame tranchante, par exemple, cette lame étant montée dans une fente à l'extrémité de la tige L7 et fixée à l'organe d'embouchure annulaire.
Ainsi, dans la construction représentée et y compris les modifications, visibles aux fig. 7 à 12, lorsque le bras de support est en position pour que le dispositif porteur reçoive un disque du magasin (ou du magasin choisi s'il existe plus d'un magasin), le marteau H14 est actionné pour heurter le tampon de frappe Hl3 ou M8, et en même temps l'aspiration est appliquée à la cuvette H8 ou aux cuvettes M, M1.
La force avec laquelle la cuvette ou les cuvettes d'aspiration heurte le disque frontal L de la réserve dans le magasin est agencée pour être supérieure à la force constante relativement faible qui maintient la réserve de disques contre les pièces de retenue, de façon que la cuvette soit portée légèrement en avant sous l'action de sa propre quantité de mouvement après avoir heurté le disque frontal L et abaisse momentanément la réserve de disques dans le magasin.
Cela produit une secousse sur la réserve de disques
et favorise la séparation des disques les uns des
autres. La cuvette d'aspiration adhère à la partie centrale du disque frontal L, et lors de son mouvement de retour quand le marteau H14 est libéré, elle soulève cette partie centrale du disque sensiblement le long du diamètre choisi, après que la force d'aspiration devra surmonter la résistance pour déchirer la partie marginale du disque par le fil L8. Le soulèvement de la partie centrale du disque frontal en un pli et le déchirement de la partie marginale du disque constituent des moyens qui se sont montrés amplement suffisants en pratique pour réduire à une valeur négligeable le risque du retrait de plus d'un disque en même temps.
Dans le cas de la variante représentée à la fig.
11, le mouvement de retrait final se fait nécessairement principalement dans la direction d'éloignement du fil de déchirement le long du diamètre sur lequel le pli s'est formé. Si le bras de support est disposé horizontalement quand il est dans sa position normale de repos, comme dans la construction représentée aux fig. 1 à 6 et si le magasin porte le fil de déchire ment à sa partie inférieure, la première petite partie du mouvement de transfert à partir de cette position vers la position d'application du disque peut être utilisée pour compléter le retrait du disque du magasin. Alternativement, l'orientation du magasin peut être telle que le diamètre passant par le fil de déchirement est généralement aligné avec le bras de support, le fil étant rapproché du pivot de ce bras.
Dans ce cas, le bras de support peut être agencé pour pivoter d'un plus grand angle pour amener la cuvette d'aspiration en engagement avec le disque frontal, de sorte que lors du mouvement de retour, la cuvette se déplace d'abord plus ou moins dans la direction désirée pour tirer le disque frontal à distance des pièces de retenue.
Un tel pivotement du bras de support sur un grand angle signifie que la face frontale du dispositif de support est inclinée sur la partie frontale du magasin, la monture à auto-alignement du plateau frontal H5 est adéquate pour obtenir ce résultat, et s'il n'y a qu'une cuvette d'aspiration, la flexibilité de la cuvette elle-même assure ce résultat. Si on utilise toutefois plus d'une cuvette d'aspiration, il est pré érable que le bras de support ait la forme d'une articulation parallèle N, N1 comme représenté à la fig. 13, de manière que le dispositif de support N" soit d'équerre en avant du magasin quand il est amené en engagement avec ce dernier.
La fig. 14 montre schématiquement une variante comprenant trois magasins 0, 01, 02 contenant des disques de différentes dimensions, montés sur un bloc 03 qui peut glisser sur des rails de guidage 0t sous la commande de deux cylindres pneumatiques o5, OG, le premier cylindre O5 étant porté par le bloc 03 et le second OF étant monté fixe sur le bâti, la pression dans chaque cylindre agissant à la manière d'une butée pendant le fonctionnement de l'autre cylindre.
Les fig. 15 et 16 concernent une variante relative d'une machine à étiqueter ou toute machine semblable et comportant une unité de scellage extrême pour appliquer un disque de scellage afin de fixer les extrémités plissées de la matière d'emballage entourant le paquet. Il faut noter qu'avant que l'unité de scellage puisse être mise en fonctionnement, les plateaux de pliage de l'unité de plissage, qui plient et plissent les extrémités de la matière d'emballage con tre l'extrémité du rouleau, doivent être retirés. Avec certains types de matières d'emballage, on a trouvé
que les plis tendent à s'ouvrir à nouveau dans une certaine mesure lors du retrait des plateaux de pliage et peuvent gêner le mouvement du dispositif porteur dans la position de scellage.
Les fig. 15 et 16 montrent l'emploi d'un déflecteur courbe P qui chevauche les plis et les empêche de gêner le dispositif porteur.
Le déflecteur P est monté pour pivoter autour du
même axe que le bras de support pl. La fig. 15 montre en pointillé la position normale de repos, le
dispositif porteur P2 étant en place pour recevoir un disque de scellage adhésif du magasin. Dans cette position, le déflecteur est arrêté par une butée fixe
P3 de manière à rester à distance du dispositif porteur. Pendant le mouvement de transfert après que le dispositif porteur a retiré un disque du magasin et immédiatement après que le disque a balayé le dispositif humidificateur p4, le dispositif porteur P2 s'engage avec un prolongement P5 du déflecteur P et emporte ce dernier avec lui pour le reste de mouvement de transport.
Le déflecteur P est formé de façon que pendant cette partie du mouvement il enferme une partie du dispositif porteur, et chevauche et presse vers l'arrière les plis ouverts à l'extrémité du rouleau, les empêchant d'abîmer le disque sur le dispositif porteur.
Quand ce dernier vient finalement au repos dans la position active, le déflecteur continue à se déplacer en avant jusqu'à ce qu'il vienne au repos par engagement d'une butée PO, qu'il porte, avec le bras de support pl. A ce stade, le déflecteur est entièrement en dehors du dispositif porteur. I1 est indifférent que les plis tendent à s'ouvrir à nouveau après avoir été relâchés par le déflecteur, car à ce moment le dispositif porteur est déjà en place pour effectuer le scellage désiré et presser à nouveau les plis pendant l'opération normale du scellage d'extrémité.
Les fig. 17 et 18 montrent une autre variante dans laquelle, en réduisant la profondeur du dispositif porteur, il est possible de faire un plein usage des jeux disponibles pour éviter la complication due à la présence d'un déflecteur, au moins dans la plupart des cas. Dans cette variante, qui comprend en outre d'autres caractères utiles, le bras de support est constitué par deux barres parallèles Q entre lesquelles est monté un bloc Ql portant un pivot Q2 pour le bras de support. Le bloc Ql est porté par un bâti Qi pouvant tourner autour d'un arbre horizontal
Q4.
Ce bâti porte aussi des butées réglables Q5 limitant le mouvement de pivotement du bras de support autour du pivot Q, un ressort de compression Q6 poussant le bras de support contre ces butées. Les barres Q constituant le bras de support s'étendent bien au-delà du pivot et de l'arbre et portent à leurs extrémités un tampon de frappe durci Q7 avec lequel peut s'engager un marteau pneumatique Q8 quand le bras de support est dans la position active de scellage. Les deux barres Q du bras de support divergent l'une de l'autre dans le voisinage du dispositif porteur et leurs extrémités sont connectées les unes
aux autres par un travers Q9.
Trois cuvettes d'aspiration R, R1, R2 sont ali
gnées le long d'un diamètre du dispositif porteur.
Les deux premières sont disposées proches l'une de l'autre, de chaque côté de l'axe du dispositif porteur et sont connectées à une tuyauterie d'aspiration R3 dans une tête d'aspiration R4, tandis que la troisième cuvette R2 est destinée à être utilisée seulement pour les disques de grandes dimensions et comporte son propre tuyau d'aspiration R5 se projetant à partir
de la tête d'aspiration R4 et s'étendant à côté du tuyau d'aspiration R6 connecté à la tuyauterie R3.
Ces deux tuyaux d'aspiration R5, R6 constituent euxmêmes le support pour la tête d'aspiration R4 et passent à travers un bloc R7 qui peut tourner autour
d'un pivot R8 entre les deux barres Q du bras de support. Des ressorts à lame R9 portés par la traverse Q9 s'engagent avec les côtés opposés de la tête d'aspiration R4 et tendent ainsi à maintenir les cuvettes d'aspiration dans une position normale dans laquelle leurs bords sont à fleur avec une joue Q formant siège qui est portée par un bloc Q" pivotant sur les extrémités élargies des barres Q, l'axe de pivotement étant aligné avec les trois cuvettes.
Un des ressorts à lame R9 se prolonge en R19 et porte un goujon engageant la face arrière de la joue Q90, les barres Q du bras de support portant des butées R'1 qui s'engagent aussi avec la face arrière de la joue QlO. La tête d'aspiration R4 présente une face arrière durcie constituant un tampon de frappe avec lequel coopère un marteau quand le bras de support a été déplacé dans la position où le dispositif porteur coopère avec le magasin.
Les fig. 19 et 20 montrent une autre variante d'un dispositif permettant d'assurer le retrait d'un seul disque du magasin, au moyen d'une pièce de retenue S sous forme d'une lèvre présentant une entaille en V, grâce à laquelle un pli en forme d'ondulation en V est formé dans le disque frontal du magasin. Pour constituer une sécurité supplémentaire, une cheville pointue S1 est montée de façon à s'engager avec la partie marginale exposée du disque frontal sur la bissectrice de l'entaille en V. Le magasin s2 comprend lui-même un cylindre formé d'une feuille métallique et dans lequel une plate-forme S3 portant la réserve de disques peut glisser à la manière d'un piston.
Cette plate-forme comporte une tige de guidage S4 passant à travers le plateau arrière du magasin, et un cylindre pneumatique S5 peut être mis en fonction pour exercer une pression sur la plate-forme pendant le premier stade du processus de captage du disque. Cette pression est toutefois relâchée dès que les cuvettes d'aspiration du dispositif porteur se sont engagées avec le disque frontal, et la plate-forme S3 porte des ressorts à lame S6 qui maintiennent par frottement la plate-forme en place dans le magasin. Ce dernier est de préférence monté de façon que son axe fasse un faible angle avec l'horizontale.
Les cuvettes d'aspiration T, T1 sont portées par une tuyauterie d'aspiration T2 qui pivote sur la joue principale T3 du dispositif porteur. Quand on veut retirer un disque du magasin, un marteau pneumatique T4 engage le dos de la tuyauterie d'aspiration T2 et la fait basculer en avant autour de son pivot contre l'action d'un ressort T5. Les deux cuvettes T,
T1 sont obligées ainsi de s'engager avec le disque frontal le long de la bissectrice de l'entaille en V.
Dès que les cuvettes d'aspiration ont adhéré au disque frontal, la pression est relâchée non seulement sur le marteau pneumatique T4 mais aussi dans le cylindre 55, de sorte que les disques ne sont plus pressés contre la pièce de retenue S. Pendant le mouvement de retour de la tuyauterie d'aspiration T2, les cuvettes T, T1 tirent le disque frontal à travers l'entaille en V, formant ainsi dans le disque un pli en
V. Ce soulèvement du disque entraîne la pénétration de la cheville pointue 9 à travers la partie marginale du disque et impose une nouvelle résistance au retrait du disque jusqu'à ce que la partie marginale du disque ait été déchirée par la cheville.
La formation du pli dans le disque frontal est en elle-même une garantie presque certaine du retrait d'un seul disque, et tout risque s'évanouit complètement grâce à l'action de la cheville pointue.
I1 est évident qu'à la place des dispositifs pneumatiques décrits, on pourrait utiliser des dispositifs hydrauliques, magnétiques, électroniques ou mécaniques.