Procédé de fabrication de noir de carbone La présente invention est relative à un procédé de production de noir de carbone et elle se rapporte spécialement à des modifications et des perfection nements en ce qui concerne le procédé fondamental de formation de noir de carbone au moyen du cra quage ou décomposition thermique de produits hy- drocarburés.
Bien que les noirs de carbone industriels soient tous obtenus par décomposition thermique de pro- diiits contenant du carbone qui sont essentiellement des hydrocarbures par leur nature, on a déjà carac térisé une grande gamme de noirs de carbone et le nombre des types et des qualités différents connus dans l'industrie augmente continuellement.
Les dif férences entre les types et les qualités de noir de carbone sont dues en partie à des différences de traitement au cours des procédés mis en #uvre pour effectuer les réactions de décomposition thermique des matières de départ non traitées constituées par des hydrocarbures, et en partie aux variations des conditions chimiques et physiques dans lesquelles on effectue ces réactions de décomposition.
Quel que soit le procédé qu'on utilise parmi les divers procédés disponibles pour produire du noir de carbone c'est-à-dire, par exemple, que ce soit une décomposition avec flamme nue (projection sur un profilé en U), une décomposition avec flamme directe retenue (procédé au four) une décomposition par chaleur emmagasinée (four thermique cyclique), des procédés utilisant des surfaces chauffées extérieure ment (four thermique continu) ou des procédés utili sant une combustion par détonation ou une combus tion interne (systèmes utilisant un moteur ou une énergie), etc.,
il existe toujours certains facteurs con trôlés avec plus ou moins de précision qui tendent à faire du maintien du contrôle de la qualité et/ou de la normalisation des propriétés dans les divers types de noirs de carbone des problèmes importants dans l'industrie entière. Des variations inévitables et habituellement incontrôlables du caractère des hy drocarbures constituant la charge du procédé ag gravent encore ces problèmes du contrôle de la qua lité et de normalisation des types de noirs.
Ceci est particulièrement vrai quand les hydrocarbures de la charge comprennent des fractions liquides, parce que toutes les fractions d'hydrocarbures liquides éco nomiques et facilement disponibles sont assez com plexes au point de vue chimique et sont constituées par de nombreux types différents de structures molé culaires dont les proportions peuvent varier large ment d'une source à une autre ou même entre des charges différentes provenant d'une source unique.
La présente invention a pour objet un procédé simple de production de noirs de carbone qui sont caractérisés par un abaissement de la valeur du module, qu'on peut granuler et qu'on peut mélanger et introduire dans des compositions et des produits à base de caoutchouc plus facilement que des noirs ordinaires, étant donné qu'il faut une énergie moin dre pour incorporer ces noirs à un caoutchouc donné et qu'ils dégagent moins de chaleur pendant le traite ment aussi bien que dans l'article en caoutchouc fini après la vulcanisation.
Le procédé selon l'invention pour la fabrication de noir de carbone par décomposition thermique d'hydrocarbures est caractérisé en ce qu'on effectue cette décomposition en présence d'une quantité faible d'un métal alcalin à l'état libre ou combiné. Des métaux alcalins de ce genre sont bien entendu des membres du groupe 1A du système périodique de classification des éléments chimiques et ils com prennent le lithium, le sodium, le potassium, le ru bidium, le caésium et le francium.
La quantité exacte des éléments constitués par ces métaux alcalins utilisés conformément à la pré sente invention dépend bien entendu du métal utilisé parmi ceux-ci ainsi que de la nature exacte de la réaction de formation de carbone qui est en jeu et des propriétés exactes du noir obtenu pour lesquelles un contrôle est le plus critique ainsi que du degré de réglage de ces propriétés qui est désiré.
Bien qu'on puisse souvent déceler des effets mesurables pour des concentrations basses, on peut obtenir des effets notables, pour la plupart des applications pra tiques, en introduisant ces éléments dans la zone de réaction de formation de carbone avec un débit égal à une partie, en poids, par million de parties de noir de carbone produit dans cette zone.
4n obtient habi tuellement le meilleur équilibre des propriétés du noir et les résultats les plus intéressants avec celui- ci quand ces éléments sont introduits en des quan tités comprises entre environ 10 et environ 20 000 parties, en poids, par million de parties, en poids, de noir de carbone produit.
Toutefois, dans certains cas, on n'obtient pas les effets maxima sur certaines propriétés tant qu'on n'introduit pas des concentra tions encore plus élevées de ces éléments et, en tout cas, on peut généralement obtenir des résultats encore plus avantageux en utilisant ces éléments en des quantités supérieures, bien qu'on obtienne gé néralement un effet maximum en introduisant des quantités de ces éléments inférieures à 100 000 par ties par million. Par conséquent, la quantité maxi mum de ces éléments chimiques qu'on peut utiliser avantageusement dans la réaction de formation du carbone dépend habituellement de la quantité de matière étrangère qu'on peut tolérer dans le noir de carbone fini.
En tout cas, les quantités des éléments consti tués par des métaux alcalins introduites comme spé cifié ci-dessus peuvent être constituées entièrement par un élément unique ou par deux de ces éléments ou davantage ou encore par une combinaison quel conque de ces éléments.
De même, ces éléments constitués par des métaux alcalins sont efficaces quelle que soit la forme sous laquelle ils sont ajoutés à la réaction de formation du carbone, c'est-à-dire que ce soit sous la forme élémentaire ou d'une combinaison chimique, sous forme solide, liquide ou de vapeurs, et qu'ils soient en dissolution ou en sus pension dans un véhicule ou support tel que de l'eau, un milieu aqueux, un milieu organique y compris les hydrocarbures bruts à partir desquels on fabrique le noir,
ou en suspension dans des vapeurs ou des gaz tels que l'air de combustion ou les gaz combustibles qui sont souvent brûlés au contact de l'hydrocarbure de fabrication pour fournir la chaleur nécessaire pour la décomposition thermique de cet hydrocarbure en vue de former du noir de carbone.
D'une manière générale, on peut manipuler ces éléments plus fa- cilement et plus commodément sous la forme de leurs composés chimiques car ceux-ci sont facile ment disponibles et simplifient le problème posé par l'introduction des éléments eux-mêmes à une concentration uniforme. Par exemple, des composés appropriés contenant ces éléments peuvent être mi néraux comme leurs chlorures, leurs sulfates, leurs carbonates, etc, ou organo-métalliques comme leurs sels avec des acides organiques, comprenant les acides gras, leurs alkyles métalliques, etc.
Etant donné les concentrations relativement bas ses auxquelles ces éléments sont efficaces, il est habituellement extrêmement avantageux de les in troduire sous forme fortement diluée ou allongée, étant donné que le maintien d'un taux d'addition et d'un niveau de concentration uniformes s'en trouve grandement facilité. Ainsi, il est souvent désirable de les introduire sous la forme d'une solution aqueuse très diluée de leurs composés solubles dans l'eau ou sous forme d'une solution organique diluée ana logue d'émulsions aqueuses. Il n'est pas non plus nécessaire, quand on forme ces solutions, d'utiliser au départ un composé ou un élément pur ou chi miquement raffiné.
<I>Exemple 1</I> Dans une unité de production de noir de car bone à trois fours, qui fonctionne avec un courant d'hydrocarbure liquide de fabrication injecté axiale- ment et un mélange combustible de gaz naturel et d'air qui est injecté tangentiellement dans la zone de réaction cylindrique de chaque four, le noir ob tenu à partir d'un produit obtenu par extraction au furfural d'un produit de recyclage résiduel d'une unité de craquage d'une raffinerie de pétrole est caractérisé par des valeurs du module, après son mélange dans un caoutchouc, qui dépassent de fa çon constante la gamme spécifiée pour la qualité en question.
Les valeurs obtenues sont égales à 115 à 12% de l'échantillon témoin standard alors qu'on désire obtenir une gamme de valeurs com- prise entre 95 et 105 % de l'échantillon témoin stan- dard.
Sans rien modifier dans l'équipement ou d'autres conditions de fonctionnement, l'introduction dans la zone de réaction du four d'une solution aqueuse diluée de chlorure de potassium, en une quantité suffisante pour que le potassium soit envoyé dans la réaction de production de noir de carbone à rai son de 22,5 parties par million de parties, en poids, de noir formé, réduit immédiatement les valeurs du module du noir résultant jusqu'à une valeur entrant parfaitement dans les spécifications sans que les autres propriétés du noir s'écartent d'un niveau satisfaisant ou sans modifier de façon appréciable les rendements en noir.
En outre, le noir obtenu quand on ajoute KCl est beaucoup plus facilement transformé en granules au moyen du procédé de gra nulation à sec dans un tambour rotatif que celui qu'on obtient sans addition de KCI. Les propriétés de l'huile hydrocarburée non trai tée et les conditions de fonctionnement utilisées dans les opérations ci-dessus sont mentionnées ci-après <I>Propriétés de l'huile</I>
EMI0003.0003
Poids <SEP> spécifique
<tb> à15,6 <SEP> C/15,6 <SEP> C <SEP> _ <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1,091
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> environ <SEP> 54 <SEP> C,
<tb> centistokes <SEP> ..........
<SEP> 49,791
<tb> Viscosité <SEP> à <SEP> environ <SEP> 99 <SEP> C,
<tb> centistokes <SEP> ............ <SEP> 8,002
<tb> Rapport <SEP> H/C <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 1,804
<tb> Poids <SEP> moléculaire <SEP> moyen <SEP> 245
<tb> Point <SEP> d'ébullition <SEP> initial
<tb> (méthode <SEP> ASTM) <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 248,9 <SEP> C
<tb> 50 <SEP> % <SEP> de <SEP> produit <SEP> distillé <SEP> <B>....</B> <SEP> 378,3 <SEP> C
<tb> <I>Conditions <SEP> de <SEP> mise <SEP> en <SEP> ceuvre <SEP> du <SEP> four</I>
<tb> Débit <SEP> d'introduction <SEP> de <SEP> l'huile <SEP> 965,280 <SEP> 1/h
<tb> Température <SEP> de <SEP> l'huile <SEP> <B>...</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> .
<SEP> 121o <SEP> C
<tb> Débit <SEP> d'introduction <SEP> du <SEP> gaz
<tb> naturel <SEP> <B>...</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> .. <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 274,675 <SEP> m3/h
<tb> Débit <SEP> d'introduction <SEP> de <SEP> l'air
<tb> de <SEP> combustion <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> 4530 <SEP> m3/h
<tb> Débit <SEP> d'introduction <SEP> de <SEP> l'air
<tb> axial
<tb> (pour <SEP> l'atomisation, <SEP> etc.) <SEP> . <SEP> .
<SEP> 396,435 <SEP> m3/h
<tb> Production <SEP> du <SEP> noir <SEP> de <SEP> carbone <SEP> 124,730 <SEP> kg/h On obtient les mêmes résultats de façon cons tante que la solution de KCl soit injectée dans la zone de réaction séparément ou dans le courant d'huile de fabrication résiduel, dans la charge de gaz naturel introduite dans le four ou dans le cou rant d'air de combustion.
On obtient des résultats sensiblement équivalents à ceux de l'ensemble précédent si, au lieu d'envoyer des sels de potassium dans la zone de réaction de l'unité de production, on introduit une solution di luée de sels de caésium, de rubidium ou de sodium dans une zone de réaction quelconque en quantité suffisante pour fournir environ 10 parties de rubi dium, environ 20 parties de caésium ou environ 200 parties de sodium par million de parties, en poids, de noir de carbone en cours de production dans les zones de réaction combinées de l'unité en tière.
<I>Exemple 2</I> On fait fonctionner un four de production de noir de carbone en utilisant environ 227,1201/h de goudron résiduel provenant d'un produit de recyclage d'une opération de craquage effectuée dans une raf finerie de pétrole. On préchauffe ce liquide de fa brication à 2600 C et on l'introduit axialement dans la zone de réaction cylindrique du four par un aju- tage d'atomisation à air disposé au centre de l'extré mité amont de ce four.
Le liquide de fabrication atomisé est décomposé thermiquement à l'aide d'une réaction de combustion turbulente entretenue par six gicleurs de gaz naturel disposés à des distances égales autour de l'ajutage d'atomisation et un cou rant d'air pénétrant dans l'espace annulaire entou rant les gicleurs de gaz en suivant une volute en spirale, à la même extrémité du four.
En opérant de cette manière dans ce four qui comporte une courte section cylindrique d'environ 45,70 cm de diamètre et de 22,85 cm de long suivie d'une seconde section cylindrique étranglée et plus courte d'environ 22,85 cm de diamètre et 22,85 cm de longueur, et en utilisant au total environ 84,950 m3/h de gaz naturel et 1520,930 m3/h d'air, on produit environ 99,790 kg/h d'un noir de four du type à résistance élevée.
Sans apporter de modifications quelles qu'elles soient à la structure du four, à ses organes, au sys tème collecteur, etc. ou au type de l'hydrocarbure liquide de fabrication, du carburant, etc. et sans apporter de modifications aux conditions opératoires autres que celle qui consiste à introduire dans le courant d'hydrocarbure de fabrication, après le pré- chauffeur et avant son introduction dans l'ajutage d'atomisation d'air, 5,6801/h d'une solution aqueuse diluée de KCl contenant 0,003 kg de KCl par litre et, dans un autre essai, 7,5701/h d'une solution aqueuse diluée de soude caustique contenant 0,06 kg de NaOH par litre,
on change énormément la nature du noir produit comme le montre une comparaison entre ses propriétés analytiques et les propriétés du caoutchouc données sur le tableau ci-dessous, bien que le taux de production de noir de carbone reste sensiblement inchangé et reste à 99,790 kg/h. Dans ces essais, le taux d'addition de K est de 104 parties et celui de Na est de 2670 parties, en poids, par million de parties de noir formées.
EMI0003.0034
<I>Comparaison <SEP> des <SEP> noirs</I>
<tb> Propriétés <SEP> analytiques <SEP> .' <SEP> Propriétés <SEP> du <SEP> caoutchouc
<tb> Echantillon <SEP> Indice <SEP> de <SEP> Pouvoir <SEP> Surface <SEP> Absorption <SEP> Résistance <SEP> Module <SEP> Rebondis de <SEP> noir <SEP> noirceur <SEP> colorant <SEP> de <SEP> contact <SEP> d'huile <SEP> à <SEP> la <SEP> traction <SEP> à <SEP> 300 <SEP> % <SEP> sement
<tb> m2/g <SEP> cm3/g <SEP> du <SEP> témoin <SEP> /o <SEP> du <SEP> témoin <SEP> o/o <SEP> du <SEP> témoin
<tb> Témoin <SEP> 87,0 <SEP> 228 <SEP> 114 <SEP> 1,68 <SEP> 96 <SEP> 118 <SEP> 99,1
<tb> Avec <SEP> KCl <SEP> 86,6 <SEP> 243 <SEP> 97 <SEP> 0,98 <SEP> 98 <SEP> 71 <SEP> 96,6
<tb> Avec <SEP> NaOH <SEP> 87,2 <SEP> 260 <SEP> 100 <SEP> 1,10 <SEP> 107 <SEP> 79 <SEP> 96,
3
<tb> Essayées <SEP> pour <SEP> une <SEP> charge <SEP> de <SEP> 50 <SEP> parties <SEP> dans <SEP> un <SEP> caoutchouc <SEP> synthétique <SEP> de <SEP> polymère <SEP> <SEP> SBR-1000 <SEP> Il est clair que le noir de carbone fabriqué en présence de métaux alcalins est tout à fait différent de celui qu'on obtient dans les mêmes conditions opé ratoires sans utiliser l'additif. On a constaté que ce nouveau type de noir à module extrêmement bas est très utile dans beaucoup d'applications.
Par exem ple, quand on l'utilise en une qantité donnée dans un polymère donné, il donne un produit beaucoup plus mou et plus élastique, ou, dans une variante, utilisé en des quantités très supérieures à la normale en vue de fabriquer un produit d'une dureté donnée à partir d'un élastomère donné, il confère les qualités désirées à un produit contenant une proportion plus faible d'élastomère et possédant plusieurs autres avantages concomitants.
On obtient les mêmes résultats que dans l'exem ple ci-dessus quand on utilise une solution diluée de potasse caustique contenant une concentration équivalente de potassium par litre à la place de la solution de KCl utilisée ci-dessus et quand une solution de chlorure de sodium de concentration similaire en sodium remplace la solution de NaOH.
On obtient également les mêmes résultats que dans l'exemple ci-dessus quand les solutions d'addi tifs en question sont introduites dans la zone de réaction sous forme de suspension dans l'un des réactifs gazeux et non dans l'hydrocarbure liquide de fabrication.
On peut obtenir des résultats sensiblement équi valents à ceux de l'exemple ci-dessus en utilisant, à la place des additifs contenant du potassium, une solution diluée d'un sel de caésium en quantité suffi sante pour fournir 100 parties en poids de Cs par million de parties de noir formé, ou une solution diluée d'un sel de rubidium en quantité suffisante pour donner 50 parties en poids de Rb par million de parties de noir formé,
ou encore une solution diluée d'un sel de lithium en quantité suffisante pour donner 5000 parties en poids de Li par million de parties de noir formé.
<I>Exemple 3</I> Dans un four de fabrication de noir de carbone du type thermique à double générateurs, dans lequel l'hydrocarbure de fabrication est soumis à des températures de craquage grâce aux surfaces réfrac taires chaudes dans l'un des générateurs tandis que l'autre générateur est chauffé, jusqu'à des tempéra tures de craquage par la combustion des gaz rési duels qui y sont contenus, on utilise un gaz naturel dilué avec un gaz reformé (principalement de l'hydro gène) comme courant d'hydrocarbure de fabrication.
Le fonctionnement de l'unité avec une concentration de gaz naturel et avec les débits nécessaires pour maintenir la surface de contact et le pouvoir colo rant spécifiés pour le noir de carbone de qualité thermique fine tend à produire un noir dont le module dans du caoutchouc est supérieur à celui qui est désiré. Par exemple, le module de 400 0/0 conféré au caoutchouc naturel par une charge de 50 parties de ce noir dans une formule courante après un durcissement de 45 minutes atteint en moyenne 114,10 kg/cm!'.
Sans rien modifier dans l'équipement ou d'autres conditions de travail de l'unité, l'injection, dans le courant de 36,585 m3/minute de gaz naturel péné trant dans le générateur, d'une solution de KOH en quantité suffisante pour fournir dans la zone de réac tion 0,0043 kg/heure de potassium (environ 8 par ties de K par million de parties de noir) et, dans une variante, de 0,475 kg/heure de NaOH (environ 530 parties de Na par million de parties de noir),
réduit immédiatement le module à 4001% du noir résultant dans la formule mentionnée ci-dessus à en viron 105-107 kg/cm2 sans amener les autres pro priétés du noir à tomber en dessous de valeurs satis faisantes. En fait, le noir produit pendant l'addition de ces solutions de métaux alcalins possède un pou voir colorant et une surface de contact un peu supé rieurs et correspond à une légère augmentation du rendement.
On donne dans le tableau ci-dessous des données et des résultats plus complets obtenus au cours des opérations qu'on vient de décrire.
EMI0004.0045
Débits <SEP> du <SEP> cycle <SEP> Additif <SEP> de <SEP> Noir <SEP> produit <SEP> Propriétés <SEP> du <SEP> noir <SEP> Propriétés <SEP> du
<tb> de <SEP> fabrication <SEP> contrôle <SEP> caoutchouc <SEP> naturel*
<tb> Gaz <SEP> naturel <SEP> Gaz <SEP> de <SEP> Débit <SEP> Rendement <SEP> Pouvoir <SEP> Surface <SEP> de <SEP> Module <SEP> Charge <SEP> de
<tb> m3 <SEP> raffinage <SEP> kg/mn <SEP> <B>kg/ <SEP> 1000</B> <SEP> ms <SEP> colorant <SEP> contact <SEP> à <SEP> 400 <SEP> /u <SEP> rupture
<tb> m3 <SEP> de <SEP> gaz <SEP> m2/g <SEP> kg/cm2 <SEP> kg/cm2
<tb> naturel
<tb> 36,585 <SEP> 60,315 <SEP> néant <SEP> 8,482 <SEP> 14,5 <SEP> 57 <SEP> 10,1 <SEP> 114,1 <SEP> 234,50
<tb> 36,585 <SEP> 60,
315 <SEP> KOH <SEP> 9,255 <SEP> 15,8 <SEP> 65 <SEP> 10,6 <SEP> 107,10 <SEP> 230,30
<tb> '\ <SEP> Mesurées <SEP> avec <SEP> un <SEP> durcissement <SEP> de <SEP> 45 <SEP> mn <SEP> d'un <SEP> mélange <SEP> contenant <SEP> 50 <SEP> parties <SEP> en <SEP> poids <SEP> de <SEP> noir <SEP> pour <SEP> 100 <SEP> parties <SEP> de
<tb> caoutchouc Dans d'autres essais,
on augmente de deux à trente-deux fois les quantités de solution de métal alcalin en réduisant encore le module à 4001% de la formule standard de caoutchouc naturel jusqu'à des valeurs comprises entre<B>100,10</B> et 86,10 kg/cm2 tout en conservant toujours des résistances à la trac tion dans les mêmes mélanges d'au moins environ 224 kg/em2. Les rendements sont en outre générale- ment également maintenus à un niveau d'environ 8,
620 kg de noir de carbone par 28 m3 de gaz naturel même si les débits de gaz naturel sont aug mentés et si les débits du gaz reformé sont réduits en vue d'éviter une augmentation excessive du pou voir colorant et de la surface de contact du noir produit. Ces augmentations des débits de gaz naturel sans perte de rendement (et avec, dans la plupart des cas, une certaine augmentation du rendement) ont abouti a des augmentations très notables du taux de production d'une unité donnée, ce qui constitue un avantage économique extrêmement important par rapport aux avantages mentionnés précédem ment et concernant l'amélioration de la qualité.
Les noirs obtenus par le procédé de fabrication perfectionné conforme à l'invention sont par eux- mêmes plus faciles à granuler, ce qui permet de pro duire des granules de qualité améliorée à des vitesses accrues dans une partie donnée de l'équipement de granulage. En outre, la vitesse à laquelle un hydro carbure brut donné peut être décomposé pour for mer les particules de noir de carbone dans un réac teur de type et de dimensions donnés peut également être augmentée dans beaucoup de cas, ce qui permet une augmentation globale du rendement d'une instal lation donnée.
On peut également mettre la présente inven tion en aeuvre pour régler des propriétés critiques ainsi que pour contrôler des qualités importantes de divers types de noir de carbone. Par exemple, on peut utiliser ces noirs de carbone pour contrôler des 1)ropriétés du caoutchouc comme le taux de vulcani- sation, le module, la dureté, etc.
En fait, on peut produire des noirs, comme le montre l'exemple 2 ci-dessus, dont les propriétés dans le caoutchouc sont si fortement modifiées qu'on peut produire des caoutchoucs beaucoup plus mous et plus résilients à partir d'un élastomère donné avec une charge de noir donnée, ou, alternativement, on peut utiliser des charges beaucoup plus importantes de ce noir avec un élastomère donné pour produire des caoutchoucs ayant un ensemble particulier des propriétés dyna miques désirées. Ces caractéristiques sont parti culièrement désirables dans certains des élastomères récents comme le butyl-caoutchouc, dont l'élasticité inhérente est inférieure à celle du caoutchouc natu rel.
Du fait qu'ils confèrent ces caractéristiques, non seulement les noirs de la présente invention amé liorent le comportement en cours d'utilisation de ces caoutchoucs mais encore ils assurent une résistance à l'abrasion améliorée de ces caoutchoucs, ce qui les rend plus intéressants pour des utilisations telles que les pneumatiques d'automobiles lorsque l'usure sur route est une condition critique.
Le procédé selon la présente invention permet aussi d'obtenir des noirs dont les propriétés sont aussi très fortement améliorées pour beaucoup d'au tres applications. Par exemple, dans des systèmes fluides tels que les encres et les peintures, l'utilisation des noirs de la présente invention permet d'obtenir les combinaisons uniques des caractéristiques d'écoulement et d'intensité de coloration à un prix réduit.
Ceci est dû au fait que ces noirs tendent à présenter un pouvoir colorant plus élevé et une échelle plus faible (on entend par là une absorption plus grande de la lumière et, par conséquence, un aspect noir de jais) que les noirs classiques ayant la même dimension de particules et, en même temps, ils tendent à absorber moins de liquide, de sorte qu'on peut utiliser des charges plus élevées dans un véhicule liquide donné pour obtenir un produit ayant une viscosité et un caractère d'écoulement don nés. Il en est de même pour la pigmentation des matières plastiques et des divers systèmes d'enduits protecteurs. En outre, dans beaucoup de ces sys tèmes, la tendance plus faible de ces noirs à l'ab sorption de l'humidité constitue un avantage supplé mentaire très important.
La titulaire a constaté que les additifs qu'elle utilise doivent être présents au moment initial de la formation des particules de noir de carbone. Par exemple, si on les ajoute, même immédiatement, après la zone de réaction de formation du noir de carbone, leur effet est sensiblement nul.
Mais il ne suffit pas d'introduire simplement une molécule, un élément ou un autre noyau étranger quelconque dans la zone de réaction de formation de carbone, comme en témoigne le nombre énorme d'autres produits chimiques et additifs, tels que des composés du plomb, le cuivre, le fer, le baryum, le magnésium et beaucoup d'autres, qui ont été essayés d'une manière similaire sans effet significatif.