Dispositif d'attache préformé attachant un conducteur à un support La présente invention a pour objet un dispositif d'attache préformé attachant un conducteur à un support.
Comme cela est bien connu des techniciens, de nombreux types de conducteurs de grande longueur sont habituellement soutenus en des points espacés par des supports isolants eux-mêmes montés sur des poteaux ou en des points espacés le long d7immeu- bles ou autres. Les conducteurs qui doivent être sou tenus peuvent être de tous types, comprenant les lignes de transmission électrique, ou de distribution, les lignes de téléphone, ou autres.
Ces lignes peuvent être constituées par de simples fils métalliques ou peuvent être des câbles faits d'un certain nombre de fils métalliques, de brins de conducteurs ou de câbles.
Les fils métalliques peuvent être nus ou isolés, y compris certains types de lignes de puissance connus sous le nom de duplex , triplex quadraplex , câbles de service d'entrée ou de sortie, ces câbles étant habituellement constitués par un ou plusieurs conducteurs sous tension combinés avec un conduc teur de terre qui peut également servir de câble de suspension pour les câbles sous tension, ou bien ils peuvent être inclus sous la forme d'un seul câble.
Il est de pratique courante de fixer ces câbles aux supports isolants au moyen de fils d'attache qui sont enroulés à la main autour de l'isolateur ou du support et autour du conducteur. Ces fils d'attache sont en un matériau mou et non élastique, afin de pouvoir être enroulés autour de l'isolateur et autour du conducteur.
Il a été également proposé d'utiliser certains types de liens préformés dans lesquels une paire d'hélices ou enroulements hélicoïdaux sont reliés entre eux au moyen d'une partie rectiligne recuite agencée de façon à pouvoir être incurvée autour de l'isolateur.
Tous ces dispositifs pour fixer un conducteur à un support présentent plusieurs inconvénients. Le fil métallique, s'il est isolé, a son isolant usé par le con tact de frottement continuel avec l'isolateur ou le support.
Du fait que le fil est fixé à l'isolateur ou au support, la vibration du fil provoque des déplace ments de celui-ci et le plie ou coude au voisinage du point de fixation, et ce mouvement de pliage finit par fatiguer le fil et peut éventuellement provoquer sa rupture en ce point.
La fixation d'un conducteur sur un isolateur au moyen des procédés connus est longue et nécessite une grande habileté. Les caractéristiques de la fixa tion varient avec les capacités des différents ouvriers. Lorsque l'on utilise des liens simples en fil métallique, et que le conducteur est un conducteur isolé, et en particulier lorsque l'isolation est réalisée au moyen de l'une des matières plastiques modernes,
la pression du fil de fixation sur l'isolant provoque un refoule ment à froid de la matière plastique et ce lien peut éventuellement venir en contact avec le conducteur interne conduisant le courant, et l'isolation est détruite en ce point.
Jusqu'à présent, des moyens variés ont été pro posés pour résoudre ces problèmes. Certains des dis positifs proposés comprennent des berceaux métalli ques pour le conducteur et ces berceaux sont à leur tour reliés au support. D'autres prévoient des moyens de sécurité constitués par des tiges métalliques, pré formées en hélices, connues sous le nom de tiges de gainage, et qui sont enroulées autour du conducteur pour l'envelopper.
Le conducteur ainsi enfermé est à son tour soutenu au moyen d'une fixation appro- priée, ou lié directement au support. Les moyens de sécurité aident à empêcher les ruptures dues aux vibrations, mais nécessitent du temps pour leur mise en place du fait qu'ils doivent tout d'abord être appliqués par-dessus le conducteur, et ensuite, le support et le lien doivent encore être fixés par-dessus le dispositif de sécurité. Tous ces dispositifs connus maintiennent le conducteur, ou le conducteur et son gainage étroitement contre l'isolateur.
L'invention se propose de réaliser un dispositif d'attache pour conducteur, sollicité de façon élasti que, en un seul élément qui peut être appliqué sur le support et le conducteur rapidement et facilement, par un ouvrier ayant une habileté moyenne, et avec un minimum, ou pas du tout d'outils.
Le dispositif d'attache selon l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte au moins un fil métallique élastique étiré à froid ou une bande élastique en forme d'hélice ouverte et formant une boucle qui entoure le support et qui se prolonge par deux branches qui se croisent en passant l'une par-dessus et l'autre par-dessous le conducteur et qui s'étendent en sens opposés en s'enroulant autour du conducteur qu'elles maintien nent élastiquement à une certaine distance du support, le pas et le diamètre interne de l'hélice étant tels que, lors de l'enroulement desdites branches autour du conducteur,
elles n'ont pas subi une déformation permanente.
Grâce à ce dispositif, la nécessité d'utiliser les gaines intermédiaires utilisées jusqu'à présent entre le lien et le conducteur pour réaliser une protection contre l'usure par frottement du lien contre le conducteur, et/ou du conducteur contre le support, est supprimée. On remarque que les supports, tels que les isolateurs que l'on utilise dans l'industrie, ont été standardisés en ce qui concerne leur forme et leurs dimensions et, par conséquent, permettent de concevoir de façon pratique un dispositif d'attache préformé.
Ce dispositif peut être utilisé sur des con ducteurs métalliques nus ou isolés et remplir de multiples fonctions en ce qu'il peut être utilisé comme un lien pour lier un conducteur sur un isolateur, comme dispositif de sécurité pour maintenir le con ducteur contre tout pliage ou courbure se produisant au point de soutien, et comme dispositif pour amor tir les vibrations dans le conducteur lui-même.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif d'attache selon l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de face d'un support isolant et d'un conducteur attaché à celui-ci au moyen du dispositif ; la fig. 2 est une vue en élévation mais de la face arrière correspondante ; la fig. 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la fig. 1 ; la fig. 4 est une vue en coupe suivant la ligne 4-4 de la fig.. 2 ; la fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la fig. 3 ;
la fig. 6 est une vue en coupe suivant la ligne 6-6 de la fig. 3 ; la fig. 7 est une vue en plan du dispositif avant son application.
Le dispositif d'attache représenté sur le dessin est constitué par quatre fils métalliques adjacents formant une hélice ouverte, c'est-à-dire une hélice dont les spires successives ne se touchent pas. Cette configuration peut aussi être désignée par couche hélicoïdale partielle ou - plus brièvement - par torsade partielle . Les fils métalliques sont étirés à froid et par conséquent élastiques, sont préformés de façon à former une boucle 10 qui se prolonge par deux branches 10L et 10R formant entre elles un angle aigu, comme on le voit sur la fig. 7.
Avant l'usage, ces branches peuvent éventuellement être enveloppées par un ruban, non représenté, que l'ouvrier doit enlever, et qui ne constitue qu'un moyen d'emballage. L'ouvrier engage alors la boucle 10 du dispositif autour du support, qui est représenté au dessin sous la forme d'un isolateur 12 du type connu en forme de bobine, ayant un trou axial 13 à travers lequel peut passer un axe fixé à un poteau, un bâti ment ou autre.
Les branches sont tirées fortement afin d'obliger la boucle à venir en contact étroit avec une gorge 12a de l'isolateur, l'une des branches pas sant au-dessous du conducteur L et l'autre sur celui- ci. Cette opération est facilitée par le préformage de la boucle et en raison du fait que les branches s'étendent vers l'extérieur d'une distance appréciable avant la mise en place et, lorsqu'on les saisit avec les mains, agissent comme des leviers.
Comme représenté au dessin, notamment à la fig. 3, le côté gauche de la boucle et sa branche<B>101.</B> passe par-dessus le conducteur L et entoure celui-ci en l'enveloppant, vers la droite de l'isolateur. La branche IOR provenant de la droite de la boucle est alors tirée sous le conducteur et enroulée autour de celui-ci pour l'envelopper, vers la gauche de l'isola teur. Il est évident que les deux branches peuvent être, et sont, de préférence, prises à la main pour être enroulées autour du conducteur, en sens opposés.
Le pas et la longueur de l'hélice sont prédéter minés de telle sorte que lors de cet enroulement autour du conducteur les branches ne subissent pas de déformation permanente. Les spires de l'hélice peuvent enserrer le conducteur ou coulisser sur celui-ci. Lors de l'application sur le support, la bou cle 10 peut être serrée si étroitement qu'elle est déformée dans une zone s'étendant de part et d'autre de son sommet, de façon à être étroitement torsadée, comme représenté en 10a à la fig. 4.
De part et d'autre de cette zone, les fils reprennent leur formation en torsade partielle telle qu'en 5-5 et 6-6, ils sont disposés de façon contiguë les uns à côté des autres, dans leur formation initiale, non déformée, qui est de forme semi-circulaire, comme représenté en 10b à la fig. 5. La forme des fils est telle qu'ils s'étendent vers l'extérieur et en s'écartant de l'isolateur en 10c (fig. 3) et le conducteur est en contact avec la surface in terne de l'hélice dans chacune des branches.
Ceci se produit en un point espacé de l'isolateur, les demi- torsades agissant comme un manchon en contact avec le conducteur. Le conducteur ne peut se déplacer pour venir en contact avec l'isolateur en raison du fait que les côtés convexes des branches de la torsade partielle sont disposés en 10b contre la gorge 12a de l'isolateur 12, comme décrit précédemment, et le contact tangentiel, sur une certaine distance, com mence avant, et se termine après une ligne médiane qui traverse l'isolateur et est parallèle au conducteur.
On voit à la fig. 1 que les branches, lorsqu'elles se croisent par-dessus le conducteur en provenant de directions opposées, ont leurs bords marginaux adjacents en contact mutuel en 14. Ceci empêche les branches de dévier l'une par rapport à l'autre après la fixation sur le conducteur et empêche la boucle de se refermer d'une façon telle que le conduc teur soit tiré en contact avec l'isolateur.
Il se produit ainsi des forces qui agissent sur les branches, à savoir une force qui s'exerce au point où les parties de la boucle qui sont situées avant le point de croisement et qui s'étendent depuis le point de tangence de la torsade partielle avec l'isolateur et le point où les branches s'enroulent par-dessus le conducteur et sont en prise avec celui-ci, cette force tendant à forcer les branches vers une position d'ouverture, et une résis tance s'opposant à cette force, qui comprend le ser rage du conducteur par la torsade partielle aussi bien que le contact des branches de la torsade l'une avec l'autre, en un point diamétralement opposé au centre de l'isolateur en 14, ce quia pour effet que les branches sont tirées l'une vers l'autre en 10c,
et que le conducteur est suspendu de façon élastique, et en même temps maintenu écarté de l'isolateur. En plus de ce qui précède, l'enroulement des branches autour du conducteur fournit une protection de celui-ci contre l'incurvation aux points de support.
Ainsi qu'on l'a déjà précisé, les fils, au point 10b, sont en contact avec l'isolateur. Ils peuvent prendre la formation représentée à la fig. 5, dans laquelle ils sont serrés ensemble de façon normale, ou ils peu vent prendre la position représentée à la fig. 6, dans laquelle les branches ont été légèrement serrées par traction. On remarque également qu'une matière abrasive renforçant l'accrochage peut être appliquée seulement sur les branches, et omise sur la boucle.
On voit que la torsade partielle en contact avec le conducteur permet de répartir la pression d'accro chage exercée sur le conducteur sur une grande sur face, et ainsi, une détérioration moindre est produite sur le conducteur ou sur son isolation. On remarque également que le dispositif d'attache peut aussi com porter un revêtement en matière plastique qui pro tège de plus, non seulement les branches elles-mêmes mais également l'isolant et le conducteur, à la fois du point de vue électrique et du point de vue mécanique.
Le diamètre de la boucle et le pas des torsades sont choisis de manière à maintenir le conducteur écarté du support. La longueur des branches peut varier, des branches plus longues soutenant le con ducteur sur une plus grande longueur à partir des côtés opposés de l'isolateur. Le diamètre des hélices est également déterminé par la dimension du conduc teur qui doit être fixé.
Par exemple, dans des conduc teurs comportant deux ou plus de deux éléments séparés, tels que les conducteurs duplex , tripler, ou autres, le diamètre de l'hélice peut être :
tel que tous les éléments sont entourés @et, si une gaine de protection à fente connue est disposée sur le conduc teur, cette gaine est également entourée. On voit également que le dispositif peut aussi être utilisé pour attacher des conducteurs à des supports montés sur des dispositifs séparateurs de câbles, qui sont em ployés pour maintenir des conducteurs dans une posi tion dans laquelle ils sont espacés l'un de l'autre.
Lorsqu'un seul fil métallique est utilisé, il est évident que chaque spire de l'hélice ouverte dans la boucle est en contact avec le support en des points où il est tangent à celui-ci, et que les parties des hélices situées entre les points de contact fournissent une élasticité de ressort, aussi bien que pour les branches qui s'étendent autour du conducteur. Ainsi, le conducteur est maintenu élastiquement écarté du support, et la contrainte dans les branches est trans- mise aux parties de la boucle qui s'étendent depuis l'isolateur pour réaliser une sollicitation élastique de la boucle sur l'isolateur aussi bien que sur les branches.
On remarque également que le dispositif d'atta che peut être constitué par une hélice ouverte ayant la même configuration générale que la torsade par tielle, mais formée par une simple bande élastique en matière plastique, en métal, ou en une matière plastique renforcée ayant une section transversale à peu près rectangulaire, qui fonctionne à peu près de la même façon que la torsade partielle.