La présente invention concerne un dispositif pour supprimer les effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites d'un contact pour piéce d'horlogerie. comprenant un circuit électronique logique temporisateur muni d'au moins une connexion d'entrée de signal de contact pour recevoir un signal établi par ledit contact et d'au moins une connexion d'entrée de fréquence de temporisation pour recevoir une fréquence sous la forme d'un signal binaire, ce circuit logique étant constitué de maniére telle que l'information dudit contact soit restituée sur une sortie du dispositif avec un retard établi sur la base de ladite fréquence, et qu'un changement de niveau de l'information dudit contact ne soit transmis à ladite sortie que s'il s'est maintenu conjointement à un nombre déterminé, au moins égal à 2,
de sauts successifs du signal binaire à ladite fréquence.
Dans les piéces d'horlogerie dont certaines fonctions au moins sont électriques. et en particulier dans les montres-bracelets électroniques. on a usuellement un ou plusieurs contacts, actionnables de l'extérieur, et qui servent à effectuer par exemple une mise à l'heure, une mise à la date, etc. Dans une montre-bracelet, ces contacts sont forcément de trés petites dimensions et comprennent de préférence une trés fine lamelle ou un organe contacteur mince et fragile qui, à moins d'être d'une construction particulièrement coûteuse, ne fournit pas des performances très élevées du point de vue commutation.
Les imperfections de ces contacts se traduisent principalement par une tendance aux < < rebondisse- ments aux instants des commutations, de même que par un risque notable de commutations parasites sous l'effet de chocs ou de fortes accélérations subis par la montre-bracelet; ces commutations parasites consistent souvent en une brève fermeture (quelques millisecondes) alors que le contact devrait être ouvert. mais l'inverse (bréve ouverture alors que le contact devrait être fermé) peut également fort bien se présenter.
Ces rebondissements et commutations parasites, se produisant sur un contact servant à provoquer des modifications temporaires du fonctionnement de la montre, risquent d'avoir des effets perturbateurs fort gênants. d'autant plus néfastes que les déréglages d'états qu'ils peuvent produire la montre prenant par exemple une fraction de seconde d'avance chaque fois qu'elle subit une secousse notable
affectent une pièce d'horlogerie. en particulier une montre à quartz, réputée pour sa haute précision.
Le problème consistant à éliminer ces inconvénients, sinon en évitant les rebondissements et commutations parasites, chose qui serait difficile, du moins en supprimant leurs effets perturbateurs. constitue un probléme spécifique concernant les pièces d'horloge- rie de petites dimensions, vu l'impossibilité d'appliquer à ces piéces des solutions couramment utilisées dans l'électricité et l'électronique générale.
En effet, ces solutions de l'électricité ou électronique générale consistent, d'une part, en des mesures mécaniques pour arrêter l'élément de contact avec une certaine force dans chacune dc ses positions (éléments du genre < (micro- switch ) et. d'autre part. en des mesures électriques ou électroniques consistant à introduire une constante de temps à l'aide d'un condensateur. c'est-à-dire a utiliser un condensateur qui doit avoir alors une assez grande capacité pour bloquer durant un certain temps (retard. temporisation) les effets des commutations du contact.
Ces solutions ne sont pas praticables dans les pièces d'horlogerie de petites dimensions. et notamment dans les montres-bracelets électroniques, étant donné l'encombrement et en certains cas la consommation d'énergie supplémentaire qu'elles impliquent. et étant donné également. pour le cas où un condensateur forcément d'une certaine capacité serait utilisé, l'impossibilité de réaliser les composants nécessaires dans des circuits intégrés, et notamment dans des circuits intégrés C MOS, qui équipent la plupart des montres électroniques et à côté desquels on cherche à avoir le moins d'autres éléments possible.
La nécessite d'avoir un dispositif dc suppression des effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites qui soit compatible avec la technique des circuits intégrés utilisée en horlogerie est d'autant plus grande que c'est dans les montres équipées de tels circuits. c'est-à-dire les montres-bracelets. que l'on risque le plus d'avoir de tels rebondissements et commutations parasites. et que c'est dans ces montres également que ces rebondissements et commutations parasites risquent d'être le plus gênants puisque les écarts qu'ils provoquent seront d'autant plus intempestifs que la précision de la montre est grande.
Une performance qui s'avère également très désirable pour un tel dispositif destiné à une montre concerne la possibilité d'adapter la valeur de durée jusqu'à laquelle des impulsions ou brèves commutations du contact seront traitées en tant que commutations parasites. c'est-à-dire la durée maximum de commutation parasite dont on pourra éliminer I'effet. pour tenir compte de conditions particulières. par exemple du fait qu'une montre. de par l'activité de son porteur, risquera d'être appelée à subir des accélérations prolongées ou des vibrations intenses durant des périodes notables. etc.
Dans le cas d'un dispositif fonctionnant par temporisation à l'aide d'une constante de temps (condensateur), un changement du paramètre de durée en question impliquerait un changement ou une adjonction de composant: pour doubler cette valeur de durée, on devrait par exemple doubler la capacité et donc le volume d'un condensateur. ce qui ne serait guère praticable dans une montre de petites dimensions.
Cette performance d'adaptabilité de la durée maximum de commutation parasite restant sans effet pertubateur ne saurait être atteinte par application à une montre de solutions connues en électronique générale. En effet. les solutions d'électronique gené- rale qui permettraient une telle adaptabilité ne seraient pas applicables dans une montre déjà pour des raisons d'encombrement et de complication. et les solutions d'électronique générale qui pourraient, en dernier ressort et non sans guinde difficulté, etre appliquées à une montre ne prcsenteraient en tous les cas pas une telle adaptabilité.
L'idée générale d'éliminer les efiets de rebondissements et impulsions parasites dans une montre à l'aide d'un temporisateur, sous forme d'un compteur recevant l'information d'entrée après hachage de celle-ci à une fréquence déterminée, le compteur comptant les impulsions résultant de ce hachage, pourrait oippa- remment être considérée comme divulguée par la demande de brevet française publiée N 9150706. en considènint l'ensemble des éléments groupés dans le cadre IV de la fig. I de cet exposé.
On remarque toutefois que. par son but même qui est d'éliminer l'effet d'un bref passage d'un bras contacteur sur un point de contact. ce dispositif ne fonctionne que dans un sens (brève fermeture alors que le contact devrait être ouvert). Par contre, rien dans cet exposé ne suggère un agencement qui fonctionnerait dans les deux sens. c'est-à-dire permettrait d'éliminer aussi bien les effets d'une brève ouverture alors que le contact devrait être fermé que ceux d'une brève fermeture alors que Ic contact devrait être ouvert. Or. c'est bien cette performallce-là. qui en l'occur- rence serait intéressante à obtenir.
Le principe de l'élimination au moins partielle des effets des rebondissements d'un contact ou d'un quelconque élément délivrant un signal simple. à l'aide d'un temporisateur du type registre à décalage est proposé dans l'exposé de brevet US N 3624618. Dans ce cas. une fréquence appliquée en tant qu' im- pulsion d'horloge fait voyager ) une information binaire 0 ou ' < I le long du registre à décalage et un signal de sortie est fourni seulement lorsque les différents étages du registre se trouvent dans des états coincidents.
Un tel dispositif (comprenant un temporisateur a registre à décalage et non pas un temporisateur à compteur ) présente toutefois l'inconvénient de fonctions ner par échantillonnage > n la fréquence de référence définissant
les instants de prélèvement du signal d'entrée.
Cette particularité.
peu importante pour l'élimination d'unc seule courte impulsion parasite. devient très gênante lorsque se présente une succession d'impulsions parasites (cas d'une vibration) sur le contact façon aléatoire. dépendant de la phase de la vibration. et il considérera en moyenne une fois sur deux un signal d'entrée vibratoire comme un signal de commutation franche et durable, dans un sens ou dans l'autre, ce qui l'amènera à provoquer des commutations de niveau à sa sortie.
Outre le fait qu'il ne s'agit pas là d'un dispositif destiné à une montre, on constate que la divulgation de cet exposé américain ne suggère pas un agencement qui résoul adéquatement le problème pose étant donné qu'un dispositif tel qu'il serait désirable dans une montre devrait. en présence d'une succession d'impulsions parasites (ou vibrations). ne provoquer assurément aucun changement d'état à sa sortie.
Un article paru dans la revue Wireless World > N" 1424 de février 1971 touche le problème de la suppression des rebondissements d'une manière brève et accessoire à la page 56. Il ne fait toutefois rien d'autre que de proposer. comme le faisait du reste également l'exposé US susmentionné. I'utilisation d'un circuit conditionneur d'entrée qui permet i suppression des rebondissements à la condition seulement que le contact soit du type commutateur (avec un point de contact de travail et un point de contact de repos) nettement plus encombrant qu'un simple interrupteur.
Pour résoudre complètement le problème de l'élimination des effets des commutations parasites justement dans le cas d'un simple contact interrupteur. cet article de < 'Wireless World n'est donc d'aucun secours.
On a pu considérer encore le fascicule de divulgation allemand
N" 23:36328 qui présente en fait un agencement de comptage à l'aide duquel un retard est obtenu sur la base d'une fréquence de 32 Hz. A part une tout accidentelle coïncidence de chiffres pour des fréquences qui sont par ailleurs employées très différemment. cet exposé de brevet allemand ne présente rien qui touche au problème précédemment considéré et qui s'apparente à la solution que l'invention va lui fournir. II n'existe. dans cet exposé allemand, aucun passage qui laisserait présumer que l'agencement compteur cn question est proposé comme un élément d'un dispositif pour supprimer des rebondissements et commutations parasites.
Le but de la présente Invention est de fournir un dispositif pour supprimer les effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites d'un contact électrique de pièce d'horlogene. tout partlculièrement dans le cas où ce contact est un simple contact interrupteur, l'effet de ce dispositif devant être bidirectionnel. c'est-à-dire concerner aussi bien une brève fermeture alors que le contact devrait être ouvert qu'une brève ouverture alors que le contact devrait être fermé.
ce dispositif devant de plus être particulièrement bien adapté aux conditions d'une pièce d'horlogerie électrique et notamment d'une montre-bracelet électrique, en particulier du type à circuits intégrés CMOS. la structure du dispositif visé devant encore permettre si désiré une adaptation de la valeur de durée de commutations parasites jusqu'à laquellc les effets perturbateurs de ces commutations seront sûrement élimi nets.
Conformément à l'invention, le dispositif pour supprimer les effets perturbateurs des rebondissements et commutations pa sites d'un contact pour pièce d'horlogerie. du type précédemment défini. est caractérisé en ce que ledit circuit électronique logique comprend un premier et un second ensemble qui comprennent chacun une porte de hachage, celle du premier ensemble recevant sur une entrée un signal représentant l'information directe dudit contact et sur une autre entrée ledit signal binaire à ladite fré quence et celle du second ensemble recevant sur deux entrées homologues respectivement les inverses de ces deux signaux, les signaux de sortie de ces portes reproduisant,
mais hachés à ladite fréquence et avec un entrelacement du hachage tel qu'un signal passe chaque fois que l'autre est interrompu et inversement. respectivement ledit signal et l'inverse dudit signal représentant l'information du contact, chaque dit ensemble comprenant encore un agencement compteur ayant une entrée de comptage connectée à la sortie de la porte de hachage de l'ensemble correspondant et une entrée de remise à zéro connectée à la sortie de la porte de hachage de l'autre ensemble, chaque agencement compteur délivrant un signal de sortie seulement après réception. sans remise a zéro intermédiaire, dudit nombre déterminé d'impulsions du signal haché appliqué à son entrée de comptage.
de manière que l'agencement compteur d'un quelconque des deux ensembles ne fournisse son signal de sortie, après réception dudit nombre déterminé d'impulsions. que pour autant qu'aucune impulsion de signal haché n'ait entre temps été appliquée à l'agencement compteur de l'autre ensemble, le signal de sortie de l'agencement compteur dudit premier ensemble faisant passer un mémorisateur de sortie à l'état I , tandis que le signal de sortie de l'agencement compteur dudit second ensemble fait passer ce mémorisateur de sortie à l'état 0 .
Avantageusement ledit nombre déterminé est de 2, de façon que ledit agencement compteur fournisse son signal de sortie après apparition de deux impulsions du signal haché; par ailleurs. ladite fréquence est avantageusement de l'ordre de 30 Hz afin d'éliminer au moins toutes les commutations parasites et tous les rebondissements qui dureraient moins d'environ 15 millisecondes.
Dans une montre électronique. on a sans difficulté à disposition des fréquences intermédiaires dont une se situe le plus souvent à 32 Hz et l'on dispose encore d'autres fréquences, par exemple
16 Hz. ce qui pourrait permettre le cas échéant, par une simple modification de connexions. de doubler la durée d'impulsions parasites restant sans effet perturbateur.
Si on le préfère, on pourra toutefois avec le dispositif selon l'invention avoir malgré tout un contact du type commutateur. la position de repos étant alors du point de vue du dispositif. indifféremment à contact ouvert ou à contact fermé sur le point de contact de repos , ce dernier point de contact étant relié à la masse pour établir sur l'entrée du dispositif une basse impédance court-circuitant d'éventuelles impulsions parasites capacitivement induites depuis l'extérieur.
II est clair que le dispositif selon l'invention, tel que premicre- ment défini ou selon l'une des formes d'exécution avantageuse mentionnées ensuite, sera très avantageusement mais non obligi- toirement établi sous forme de circuit intégré à composants C;MOS, de manière à pouvoir équiper une montre-bracelet électronique.
Le dessin annexé illustre à titre d'exemple. des formes d'exé- cution de l'objet de l'invention précédées d'illustrations explicatives qui ne correspondent pas encore à cet objet. dans ce dessin:
la fig. I représente à titre explicatif préalable, le schéma-bloc d'un dispositif pour supprimer les effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites d'un contact, mais fonctionnant seulement à l'égard des rebondissements filibles et des commutations se produisant dans un sens,
la fig. 2 est un diagramme en fonction du temps représentant l'évolution des niveaux logiques en différents points du dispositif selon la fig. I, au cours du fonctionnement de celui-ci
la fig.
3 représente le schéma-bloc d'une firme d'exécution d'un dispositif conforme à l'invention, pour supprimer dans les deux sens les effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites d'un contact pour pièce d'horlogerie.
la fig. 3a représente. sous forme de schéma-bloc, une variante d'une partie du dispositif représenté à la fig. 3. et
ia fig. 4 est un diagramme en fonction du temps oeprèsentant l'évolution des niveaux logiques en différents points du dispositif selon la fig. 3, au cours du fonctionnement de celui-ci.
La fig. I représente un dispositif relativement simple et ne constituant pas encore une forme d'exécution de la conception proposée, destiné à fonctionner avec un contact S du type commutateur (ou permutateur). Ce contact S fournit une information en deux états logiques concrets. I'un où ii applique une tension positive (niveau ligique 1 ) à un point de contact de repos relié à une connexion d'entrée Kb, et l'autre où il applique ce niveau logique I (tension positive) à un point dc contact de travail d'entrée. Dans ce cas, le dispositif à registre à décalage réagira de relié à une autre connexion d'entrée Ka du dispositif.
Ce dernier comprend un étage conditionneur d'entrée formé de deux portes OU INVERSE 6 et 7. la sortie de la porte 6 fournissant un signal Cl qui représente l'état du contact S. Cet étage conditionneur d'entrée 6 et 7. équivaut à un flip-nop du type RS, suppnme l'indétermination qui se produit lorsque le contact S, au cours d'une commutation ou lors de rebondissements. se trouve en une position intermédiaire où il ne touche ni son point de contact de repos ni son point de contact de travail.
Cet étage conditionneur d'entrée ne change l'état de sa sortie que lorsque le contact S atteint effectivement sa position de travail (niveau ' < 1 appliqué à la connexion d'entrée Ka) à partir de sa position de repos, ou lorsque ce contact, à partir de sa position de travail, atteint effectivement sa position de repos (niveau 1 1 sur la connexion d'entrée Kb).
La fig. 2 montre par les courbes Fa et Cl que l'information Cl de sortie de la porte 6 est toujours l'inverse de l'information fournie par le contact S (information ou signal d'entrée E4 sur la connexion d'entrée Ka) à ceci prés que lorsque le contact S, situé en position de travail, subit de petits rebondissements RB' qui ne l'amènent toutefois pas jusqu'à rétablir le niveau 1 sur la connexion d'entrée Kb. le signal Cl de sortie de l'étage conditionneur d'entrée ne subit pas de changements de niveau.
Si. par contre. le contact S est sujet à une commutation parasite, ou à un rebondissement de grande amplitude. qui le fait commuter entièrement. c'est-à-dire le fait passer d'une de ses positions concrètes à l'autre, le signal Cl reproduira cette commutation parasite. comme le montre par exemple la partie droite de la fig. 2 où l'on voit que des commutations parasites positives (brefs passages accidentels en position de travail au cours d'une période où le contact est normalement en position de repos)
CP sont retransmises. avec inversion, sur le signal CI. dénommé également signal S.
Le dispositif représenté à la fig. 1 est agencé pour reproduire sur une sortie QQ le signal d'entrée E; du contact, ou plus exactement l'inverse du signal CI délivre par le conditionneur d'entrée 6 7, mais en éliminant les commutations parasites telles que les commutations CP représentées sur la courbe Ed de la fig. 2. Notons que si des commutations parasites négatives (brefs passages accidentels du contact en position de repos durant une période où il est normalement en position de travail) se produsent le dispositif selon la fig. I n'est pas agencé pour en éliminer les effets: il en ira differemment du dispositif selon la fig. 3 qui sera examiné plus loin. Le dispositif de la fig.
I est donc conçu pour le cas où le danger de telles commutations parasites négatives est pratiquement inexistant.
Dans le dispositif selon la tig. 1 la protection contre les rebondissements sculement jusqu'en position intermèdiaire du contact est est obtenue par l'étage conditionneur d'entrée 6. 7: cette protection est encore complétée par un autre agencement pour la protection contre les commutations parasites Cette dernière est réalisée dans le dispositif selon la fig. 1 par un agencement temporisateur qui comprend un ensemble Z4 incluant une porte OU IN
VERSE 1. ct un compteur formé de deux flip-flops 2 et 3 (sur la figure du type D ) monté en bascule binaire). et qui comprend encore un mémorisateur de sortie formé de deux portes OU IN
VERSE 5 et 5'
La porte I de l'ensemble Z4 reçoit d'une part le signal Cl de l'étage conditionneur d'entrée 6, 7.
et d'autre part un signal binaire Er de fréquence i'. appliqué sur une connexion d'entrée K
Cette fréquence. d'environ 30 Hz ou typiquement 32 Hz est prélevée sur un des stages diviseurs de la montre électronique, pour autant que ceile-cl soit du type qui drive une fréquence élevée jusqu'à une fréquence de I Hz ou quelques Hz; le cas échéant. si la montre nc fournit par exemple qu'une fréquence de l'ordre de quelques centaincs de Herz un diviseur auxiliaire à circuit intégré pourvu être utilisé.
La fig. 2 montre bien comment fonctionne le dispositif de la fig, t, elle sera également utile pour mieux comprendre le fonctionnement du dispositif plus perfectionné qui sera décrit en liaison avec les fig. 3 et 4. Concernant le fonctionnement du dispositif selon la fig. 1. la fig. 2 montre que la fréquence f hache. dans la porte 1. I'inverse du signal CI. c'est-à-dire le signal S du contact, chaque fois que celui-ci a le niveau I comme le montre la courbe C2.
Ce signal haché C2 est ensuite compté par l'agence- ment compteur formé des deux flip-flops 2 et 3, comme le montrent les courbes C3 et C4 de la fig. 1. Enfin. le mémorisateur de sortie 5,5' passe au niveau 1 dès que le signal de sortie C4 du flip-flop 3 a passé une fois au moins au niveau 1 . ce mémorisateur revenant à zéro, en même temps que les deux flip-flops 2 et 3, dès que le signal Cl revient au niveau 1 . c'est-à-dire dès que le signal du contact revient au niveau zéro correspondant à la position de repos de ce contact.
Comme le montre la partie droite de la fig. 2, pour que le signal C4 à la sortie du flip-flop 3 puisse passer au niveau 1 , if faut que le signal d'entrée ait été en au moins deux impulsions successives. ce qui ne peut se produire que si le signal d'entrée Ea (S) est resté au niveau "I . . alors que se produisaient successivement un saut de montée Stl et un saut de descente St2 du signal binaire 1 à la fréquence f.
On voit par exemple que les deux commutations parasites CP représentées à la fig. 2 sont trop courtes et ne fournissent chacune qu'unc impulsion de signal haché C2. de sorte qu'elles ne provoquent pas de changement du signal C4 et ne font donc pas passer la sortie du mémorisateur 5, 5' au niveau 1 . 1 1 . II en irait autrement dans le cas. représenté en traits pointillés tout à droite de la fig. 2, ou une commutation parasite durerait suffisamment longtemps pour qu'un saut de montée stl. suivi d'un saut de descente St2 du signal de fréquence E se présente durant l'état I de cette commutation parasite.
On aurait alors deux impulsions de signal haché C2. donc un double basculement du nip-nop f2, et au moins un passage du nip-nop ff3 au niveau 1 . 1 . ce dont résulterait une impulsion sur la sortie QQ du mémorisateur de sortie 5.
5'. La partie droite de la fig. 2 représente donc le cas d'une commutation parasite dont la durée sentit si longue que le dispositif ne parviendrait plus à en éliminer les effets. En fait, la pratique démontré que des commutations parnsites ne durent pratiquement jamais plus de dix millisecondes. et avec une fréquence fd'environ 30 Hz, c'est-à-dire une période d'au moins 30 millisecondes. toute commutation parasite jusqu 15 millisecondes est certainement éliminée.
S l'on désirait éliminer des commutations parasites. par exemple jusqu'à une durée double, il suffirait de connecter à l'entrée Ks un signal binaire de fréquence deux fois moins élevée.
Ceci serait possible sans aucune complication ni encombrement supplémentaire.
On remarque encore que le passage du niveau 0 au niveau I au signal qq sur la sortie QQ du dispositif est retardé d'un temps Tr qui. selon les conditions. peut varier entre 0,5 et 1.5 fois la période Tf de la fréquence appliquée, période qui vaut en l'occurrence environ 30 millisecondes, le retard variant donc entre les limites d'environ 15 et environ 45 millisecondes. Ceci ne joue absolument aucun rôle pour les fonctions que l'on tient à foire accomplir au signal établi à partir du contact S. c'est-à-dire le signal qq.
On remarque que tous les éléments du dispositif peuvent être réalisés sous fonne de circuit intégré C MOS et qu'ils peuvent facilement être intégrés dans un circuit comprenant par ailleurs tous les éléments voulus pour un mouvement électronique de montre à quartz.
La fig. 3 représente à titre de forme d'exécution de la conception particulière spécifiquement proposée. un dispositif de suppression des effets perturbateurs des rebondissements et commutations parasites notablement plus évolué que celui de lt fig. I. Ce dispositif de lt fie. 3 est apte à fonctionner avec un contact S du type d'un simple interrupteur, l'information qu'il fournit étant a niveau " I lorsque ce contact est fermé et délivre une tension positive et au niveau 0 lorsque ce contact est ouvert ou lorsque, comme cela est représenté en traits pointillés à la fig.
3, il est fermé contre la masse afin de fournir, par une basse impédance à la masse, une protection contre des tensions parasites qui pourraient s'y trouver capacitivement induites depuis l'extérieur (dans ce cas le contact S est en fait un contact commutateur, mais seule sa partie interrupeur fermé en position de travail joue un rôle pour le fonctionnement logique du dispositif). Ce contact amène sur une connexion d'entrée Ks soit un niveau 1 1 (contact fermé contre une tension positive) soit un niveau 0 (contact non fermé contre une tension positive).
Ce dispositif comprend deux parties qui travaillent sur des signaux inverses, une partie recevant le signal direct E, du contact et le signal direct Ef de la fréquence (de préférence 32 Hz) délivrée sur sa connexion d'entrée Kf. et l'autre partie recevant, par l'intermédiaire d'inverseurs respectivement 25 et 29, les signaux inverses Es et et Ef. Chacune de ces parties comprend un ensemble, respectivement Z14 et Z24, pratiquement identiques à l'ensemble Z4 du dispositif selon la fig. I. Par contre, le conditionneur d'entrée est, dans le cas de la fig. 3, remplacé par une porte préliminaire. respectivement 16 et 26 qui est couplée à la manière d'un flip-flop RS d'automaintien avec la porte, respectivement 11 et 21, comportée par ledit ensemble, respectivement Z14 et Z24.
Les sorties des deux parties, c'est-à-dire la sortie de l'ensemble Z14 et la sortie de l'ensemble Z24. sont connectées à un mémorisateur de sortie 15, 15', de telle manière que ce dernier fasse passer sa sortie QQ à l'état 1 lorsque le signal de sortie du premier ensemble, Z14, passe à l'état 1 1 et fasse passer la sortie QQ à l'état 0 lorsque la sortie du second ensemble, T24. passe à l'état I .
La fig. 4 illustre bien le fonctionnement du dispositif selon la fig. 3. la courbe Es (signal sur l'entrée Ks) étant tracée de manière à représenter pratiquement tous les cas possibles de commutations parasites. franches ou rebondissantes du contact S et de commutations volontaires rebondissantes de ce contact, compte tenu du niveau où se trouve le signal Er de fréquence f au début et à la fin de la commutation parasite et, ou de la durée des rebondissements.
Les portes 11 et 21 des ensembles Z14 et Z24 sont de nouveau des portes de hachage. et, vu l'interconnexion de ces portes avec une des portes préliminaires 16 et 26 recevant respectivement ie signal ES et le signal E,. elles délivrent à leur sortie des signaux. respectivement A2 et B2 qui sont définis de la manière suivante:
Lc signal A2 est toujours au niveau 0 lorsque le signal Ef est au niveau 1 , lorsque ce dernier est au niveau 0 , le signal A2 peut passer du niveau 0 au niveau 1 I )) à la condition que le signal E, soit au niveau 1 ;
par contre, une fois qu'il a atteint le niveau 1 , le signal A2 y reste indépendamment du niveau du signal E, tant que le signal Ef est au niveau 0 , et, conformément à la première condition susmentionnée. il retourne naturellement au niveau 0 lorsque le signal Ef revient au niveau 1)).
Pour le signal B2, les choses se passent d'une manière identique, à part le fait que le signal E, est remplacé par le signal E, et que le signal Ex est remplacé par le signal Ef. La fig. 4 montre que les deux signaux A2 et B2 ne peuvent Jamais être simultanément à l'état I ))1 1 et que, en fonction de l'état du signal E, (et E0. I'un de ces deux signaux A2 et B2 est toujours à l'état 0 tandis que l'autre effectue des basculements successifs de l'état 0 à l'état 1 et de l'état 1 à l'état 0 en correspondance avec l'évolution du signal Er pour le signal A2 et du signal E pour le signal B2. On voit que les rebondissements RB du signal B, ne sont jamais reportés en tant que tels sur les signaux A2 et B2.
Par contre. les commutations parasites CP. dans un sens ou dans l'autre. de même que des rebondissements se produisant conjointement à une commutation parasite ou conjointement à une commutation volontaire peuvent affecter les signaux A2 et
B2. mais, pour autant que ces commutations parasites CP ou ces
périodes de rebondissement RB ne s'étendent pas sur deux sauts
successifs Stl et St2 du signal de fréquence E (ou Et). ces différents rebondissements et commutations parasites se traduisent au maximum par une seule impulsion sur les signaux A2 et B2.
Concernant la fig. 4 il faut remarquer que les différents cas de commutations parasites ou rebondissements possibles ont été introduits sur la courbe Es conformément à la légende figurant au bas de la figure. Les périodes de rebondissement RB se produisant lors de commutations volontaires se distinguent des périodes de rebondissements RB se produisant lors de commutations parasites par le fait qu'avec une commutation parasite l'état du signal E, est le même avant et après la période de rebondissement tandis qu'avec les commutations volontaires l'état du signal E, est différent avant et après la période de rebondissement.
Sur la moitié gauche de la fig. 4, jusqu'à la quatrième période de rebondissement RB se produisant lors d'une commutation volontaire, toutes les commutations et périodes de rebondissements sont représentées une fois dans un sens, puis une fois dans l'autre sens, c'est-à-dire une fois en faisant réagir le signal A2 d'une première manière et le signal B2 d'une autre manière et une fois en faisant réagir le signal A2 de ladite autre manière et le signal 112 de ladite première manière.
Pour le reste de la fig. 4. partie droite, on a pris en considération les possibilités qui restaient seulement dans un sens, c'est-à-dire que toutes les possibilités de réaction ne sont pas illustrées pour chacun des deux signaux A2 et B2. mais que toutes le sont pour l'un ou pour l'autre de ces deux signaux, soit A2. soit
B2.
II reste à voir comment les signaux A2 et B2 agissent sur les agencements compteurs respectivement 12, 13 et 22. 23 compris dans les ensembles Z14 et Z24. On voit que le signal A2, chaque fois qu'il saute de l'état 0 à l'état 1 , fait basculer le flip nop 12 comme le montre la courbe du signal A3 sur la fig. 4, ce flip-flop 12 faisant à son tour, chaque fois qu'il saute de l'état I 1 à l'état 0 , basculer le flip-flop 13. comme le montre la courbe du signal A4 sur la fig. 4. Par ailleurs. chaque fois qu'il est à l'état 1 le signal A2 remet (et si ceia était nécessaire maintiendrait) à 0 les flip-flops compteurs 22 et 23 de l'autre ensemble.
Z24. Réciproquement, Ic signal B2 fait basculer les flip-flops 22 et 23 de l'ensemble Z24 et remet à 0 les flip-flop 12 et 13 de l'ensemble Z14. Pour que le signal de sortie A4 du flip-op 13 ou le signal de sortie B4 du flip-flop 23 puisse passer au niveau 1 . il faut, comme ie montrent le schéma de la fig. 3 et le diagramme de la fig. 4.. que Ic signal homologue qui le commande (A2 pour A4 et B2 pour B4) ait été sujet à deux impulsions successives sans que l'autre signal de commande ait été sujet entre-temps à une impulsion.
II en résulte que l'unique impulsion qu'une commutation parasite CP ou un rebondissement RB peut provoquer sur un des signaux A2 et B2 ne peut jamais faire passer à l'état 1 le signal correspondant A4 ou B4, de sorte que ces signaux ne peuvent en aucun cas être affectés par des commutations parasites ou des rebondissements. Seul le résultat d'une communication volontaire. qui, par suite du hachage dans une porte Il ou 21 permet d'avoir plusieurs impulsions successives sur un signal A2 ou B2. peut amener un des signaux A4 ou B4 au niveau I ' 1 . ce par quoi le mémorisateur de sortie 15, 15' est amené à prendre l'état correspondant.
La a dernière courbe de la fig. 4, qui représente le signal sur la sortie QQ du mémorisateur 15, 15' montre bien que l'on obtient sur la sortie QQ, avec un retard variable mais jamais important. I'image de l'évolution des niveaux du signal d'entrée
Es. mais d'une manière exempte de tout rebondissement et de toute commutation parasite.
Si les commutations volontaires sont exemptes de rebondissements. le retard en question pourra varier comme dans le cas du dispositif selon la fig. 1. entre 0.5 et 1.5 fois la période de la fréquence f; si les commutations volontaires sont accompagnées de rebondissements. ce retard se situera dans les mêmes limites mais à partir du moment où les rebondissements auront cessé. quelle que soit la durée de ces rebondissements (tant qu'ils ont lieu le dispositif ne peut pas savoir s'il s'agit effectivement ou non d'une commutation volontaire).
La fig. 3a illustre une variante possible pour les éléments d'entrée du dispositif selon la fig. 3. Ce dispositif comprend un étage conditionneur d'entrée formé de deux portes OU
INVERSE 18 et 28, de constitution identique au conditionneur d'entrée du dispositif de la fig. 1, formé des portes OU IN
VERSE 6 et 7.
Le contact S fournit son information en signalant sa position de travail par une tension positive (niveau 1 ) appliquée à une connexion d'entrée Ka' (signal E3) tandis qu'il signale sa position de repos par une tension positive appliquée à une connexion d'entrée Kb' (signal d'entrée Eb). Les deux portes 18 et 28 du conditionneur d'entrée de la fig. 3a délivrent respectivement des signaux Al' et 111' qui sont conditionnés de la même manière que le signal Cl de l'agencement de la fig. I (avec simplement une inversion relative à la position du contact pour le signal B1').
Ces signaux conditionnées Al' et Bl'évitent donc de reproduire les rebondissements du contact S pour autant que ceux-ci ne soient que partiels, c'est-à-dire que le contact ayant quitté un point de contact par rebondissement n'arrive toutefois pas à l'autre point de contact. Ces signaux de sortie Al' et Bl' sont appliqués respectivement à des portes 17 et 27 analogues aux portes Il et 21 du dispositif de la fig. 3 et alimentées par ailleurs comme elles par le signal Ef et Eç. respectivement. Les sorties des portes 17 et 27 fournissent des signaux A2' et B2' qui peuvent être appliqués dans le dispositif de la fig. 3 en lieu et place de leurs homologues A2 et B2.
Cette variante de la fig. 3a a l'avantage d'être légèrement plus simple que l'agencement correspondant de la fig. 3. mais par contre elle ne fournit pas une sécurité aussi absolue à l'égard des rebondissements. pour le cas où ces derniers seraient complets. c'est-à-dire d'une amplitude telle qu'ils viendraient jusqu'à fermer le circuit ontre le point de contact opposé après avoir ouvert le circuit contre le point de contact censé être fermé. De plus. le dispositif selon la fig. 3a nécessite un contact S du type commutateur (ou permutateur) et ne peut pas se satisfaire. comme le dispositif selon la fig. 3. d'un simple contact interrupteur.
II faut noter encore que. si l'on tient à accroître la durée maximum que peut avoir une commutation parasite pour rester certainement sans effets perturbateurs. on a, comme déjà mentionné, la possibilité d'augmenter, par exemple de doubler. la période de la fréquence fde hachage. En augmentant cette période on augmente bien sûr le retard de la reaction du signal de sortie qq par rapport au signal d'entrée fourni par le contact. ceci pour tous les dispositifs et variantes de dispositifs considérés jusqu'à maintenant.
Toutefois. on augmente en même temps la plage dans laquelle ce retard peut varier (0.5 à 1.5 x T1); ii existerait une autre manière d'augmenter la durée maximale de commutations parasites restant sans effets perturbateurs et en même temps le retard du signal de sortie par rapport au signal d'entrée. mais sans augmenter du même coup la largeur de la plage de variations possibles pour ce retard. Cette manière de faire consisterait. dans les agencements compteurs des ensembles Z14, Z24. à prévoir un plus grand nombre de flip-flops. de manière telle que le mèmorisateur de sortie ne puisse être amené à basculer que si le signal A2, B2, A2'. B2'. sortant de la porte de hachage 21,17,27,
I dudit ensemble Z14.
Z24, a déjà fourni plus de deux impulsions. par exemple quatre impulsions. huit impulsions. selon le nombre de nip-nops. ou même, en utilisant d'autres moyens compteurs.
un nombre quelconque d'impulsions non forcément puissance de 2.
II faut noter également que dans les agencements compteurs des ensembles Zl4. Z24, le second llip-flop 13. 23 n'est présent que parce que l'on ne veut pas prévoir un fonctionnement à transmission d'impulsions capacitives. comme cela était le cas dans les flip-flops anciennement connus. attaqués par l'intermé- diaire de condensateurs. Si l'on voulait utiliser un tel flip-flop ancien style pour réaliser le mèmorisateur de sortie, on pourrait lui appliquer sur deux entrées capacitives. dans le cas de la fig. 3. directement les signaux que l'on applique aux entrées Cl des flip-flops 13 et 23.
Dans ce cas seuls les sauts niveau 0 niveau I devraient être aptes à faire commuter le flip-flop constituant le mémorisateur de sortie.
Cette manière de faire, quoique permettant d'économiser un flip-fIop, aurait toutefois le désavantage de ne pas permettre la réalisation complète du dispositif sous forme de circuit intégré et notamment de circuit intégré C/MOS tandis que toutes les formes d'exécution représentées au dessin permettent une telle réalisation en circuit intégré C MOU ce qui est un grand avantage pour une réalisation dans une montre-bracelet électronique. Les quelques éléments intégrés nécessaires à la réalisation des dispositifs représentés aux fig. 3 et 3a pourront du reste avantageusement être intégrés en adjonction aux déjà très nombreux éléments intégrés du circuit général de la montre, au sein de la même ou des mêmes plaquettes intégrées.
Bien que les dispositifs ci-décrits développent avant tout leurs avantages dans le cas de montres-bracelets électroniques à oscillateur à haute fréquence. ils pourraient toutefois s'avérer d'un emploi également fort intéressant dans d'autres montres ou pièces d'horlogerie au moins en partie électriques ou électroniques.