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Procédé de fabrication d'un cadran. de pièce d'horlogerie L'objet de la présente invention est un procédé de fabrication d'un cadran de pièce d'horlogerie à signes en relief, caractérisé en ce qu'on donne à une plaque brute la forme de la plaque du cadran et en termine l'avers, et en ce qu'on découpe ensuite des éléments de ladite plaque depuis l'avers pour former lesdits signes.
L'idée de former des signes horaires en relief sur une plaque de cadran à l'aide d'éléments découpés de cette plaque depuis l'avers a .déjà été exploitée dans la fabrication des cadrans. On connaît en effet des procédés d'après lesquels on commence par découper partiellement des éléments de la plaque du cadran depuis l'avers, puis repousse ensuite ces éléments à travers ladite plaque, jusqu'à ce qu'ils en fassent saillie à l'avers. Dans les procédés connus ces deux opérations ne se suivent toutefois pas immédiatement. Le découpage est d'abord suivi de diverses opérations, telles que terminaison de la surface constituant le fond du cadran, mise en couleur de la face supérieure des éléments découpés, avant que les éléments découpés ne soient repoussés à travers la plaque du cadran.
Vu par ailleurs que le découpage en question n'est pas entrepris sur la plaque brute du cadran dans les procédés connus, mais sur une plaque qui a déjà été préparée, il s'ensuit que ces procédés connus impliquent .une suite complexe d'opérations. Par rapport à ces procédés connus, celui selon l'invention permet d'effectuer toutes les opérations usuelles de terminaison de la surface du cadran comme dans le cas de cadrans sans signes en relief.
Le dessin annexé illustre un exemple de mise en aeuvre du procédé selon l'invention. La fig. 1 est une vue en coupe à l'issue d'une première étape, et la fig. 2 est une coupe semblable à l'issue d'une étape suivante. Dans l'exemple de mise en oeuvre considéré, on fabrique un cadran à signes en relief en découpant tout d'abord une plaque brute d'une feuille ou d'une bande de matière et en lui donnant ainsi la forme de la plaque du cadran à fabriquer. Au cours de la même opération ou d'une opération subséquente, on découpe également l'ouverture centrale du cadran, qui livre passage aux axes et tubes portant les aiguilles.
L'avers de la plaque obtenue est ensuite soumis aux opérations de terminaison usuelles, en vue de lui donner son aspect définitif. Cette face ainsi terminée de la plaque de cadran est alors enduite d'une couche de protection constituée par exemple par un vernis ou une laque tendre, telle que le zapon préserval , ayant une épaisseur comprise entre un et deux dixièmes de celle de la plaque de cadran.
Après avoir préparé cette plaque de la façon décrite, on la place sur la table fixe d'une presse pour découper l'un après l'autre des éléments de la plaque de cadran, en vue de former des signes apparaissant en relief à l'avers de celui-ci.
A cet effet, la plaque de cadran 1, enduite de la couche de protection 2, est posée sur la table de la presse de façon que le revers de la plaque 1 repose sur la matrice 3, qui présente une ouverture de découpage 4, dont .la forme correspond au contour du signe à faire apparaître en relief à l'avers de la plaque 1. Lorsque la plaque 1 a été posée sur la table fixe de
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la presse et que la zone de cette plaque dans laquelle un signe doit apparaître en relief a été amenée au-dessus de l'ouverture 4, la presse est actionnée. Au cours de son opération, la presse fait descendre sur la plaque 1 un bloc mobile portant un poin- çon 5 et un extracteur 6. Normalement, la face extrême inférieure du poinçon 5 se trouve en retrait de la face inférieure de l'extracteur 6.
Comme ces deux organes descendent tout d'abord simultanément avec le bloc mobile de la presse, il s'ensuit que l'extracteur 6 arrive en contact le premier avec l'avers de la plaque 1. Il applique par conséquent cette plaque fermement sur la table fixe de la presse et par conséquent sur la matrice 3, sans toutefois exercer sur celle-ci une pression de nature à imprimer une empreinte sur cette face .de la plaque. Lorsque le bloc mobile de la presse continue à descendre, le poin- çon 5 se déplace alors seul avec ce bloc et s'engage dans la plaque 1, qu'il traverse, de façon à amener l'élément 7 découpé de cette plaque entièrement à l'intérieur de l'ouverture 4 de la matrice 3.
Lorsque le bloc mobile de la presse est parvenu à fin de course, à l'issue de cette première phase d'opérations (fig. 1), il est ramené vers le haut, jusque dans sa position initiale. Au début de son mouvement ascendant, le poinçon 5 se déplace d'abord seul et se retire entièrement de l'ouverture 8 pratiquée dans la plaque 1 au cours du mouvement -descendant. Pendant ce premier mouvement de retrait du poin- çon 5, un extracteur 9, s'étendant à l'intérieur de l'ouverture 4, est également actionné vers le haut, de façon que l'élément 7, découpé de la plaque 1, reste pincé entre le poinçon 5 et l'extracteur 9 jusqu'à ce qu'il soit parvenu dans sa position définitive représentée à la fig. 2.
Cet élément 7 est donc repoussé par l'extracteur 9 à travers l'ouverture 8 découpée précédemment ,dans la plaque 1. Lorsque cet élément 7 est parvenu dans la position de la fig. 2, l'extracteur 6 quitte la plaque 1 et remonte alors avec le poinçon 5 jusque dans sa position initiale. L'extracteur 9 de son côté est ensuite retiré à l'intérieur de la matrice 3, ce qui a pour effet de libérer la plaque 1, qui peut alors être retirée de la presse ou tournée d'une fraction de tour autour d'un pivot engagé dans son ouverture centrale, en vue de procéder à une opération de découpage suivante.
Pour que les signes en relief ainsi obtenus s'étendent à une hauteur bien déterminée au-dessus de la plaque 1, il faut naturellement régler la position normale de l'extracteur 6 par rapport au poinçon 5, ainsi que la course de l'extracteur 9, de façon que ce dernier pousse les éléments découpés 7 jusque dans cette position déterminée, avant que l'extracteur 6 ne quitte la plaque 1.
Le procédé décrit permet d'obtenir des résultats particulièrement intéressants dans la fabrication de cadrans de pendulettes, de réveils ou d'autres pièces d'horlogerie de même calibre ou de dimensions plus grandes, dans lesquelles la plaque de cadran a une épaisseur de 1 mm ou plus.
Des essais ont montré que la sollicitation de la plaque 1 pendant l'opération de découpage décrite était si faible, même avec une plaque de cadran en laiton, que cette opération ne laisse absolument aucune empreinte sur l'avers du cadran. Le procédé décrit a même l'avantage de produire une découpure plus nette de .la plaque 1 autour des signes.
En effet, lorsque le poinçon 5 pénètre dans la plaque 1 et commence à découper l'élément 7, la matière de la plaque 1 située à l'entrée de l'ouverture découpée 8 est légèrement déformée vers l'intérieur de cette ouverture, comme on le voit en 10, cette déformation étant parfaitement régulière. Etant donné que le bord inférieur 11 de l'élément 7 subit une déformation semblable, lorsqu'il commence à entrer dans l'ouverture 4 de la matrice 3, il convient cependant de tenir compte des déformations 10 et 11 lorsqu'on repousse l'élément 7 à travers la plaque 1, afin que cet élément 7 reste solidement attaché à la plaque du cadran.
Des essais ont montré que les signes ainsi obtenus tenaient convenablement si on laissait le signe engagé dans l'ouverture 8 de la plaque 1 sur une hauteur d'environ trois dixièmes de millimètre. Lorsque les signes sont formés dans ces conditions, on peut même les soumettre à des opérations ultérieures de polissage ou de facettage. Au cours de telles opérations le métal des éléments 7 est mis à nu, tandis que l'avers de la plaque 1 reste protégé par la couche 2. Après ce traitement des signes, on peut soumettre le cadran à un bain, en vue d'obtenir une mise en couleur des signes en relief, conférant à ceux-ci une apparence différente de celle de l'avers de la plaque 1.
Après la mise en couleur des signes, la couche 2 est enlevée de la plaque 1 et remplacée par une couche définitive mince et dure de protection.
Les signes en relief peuvent avoir la forme de bâtonnets, de cabochons circulaires, de chiffres ou de lettres. Si ces signes comprennent des tracés linéaires fermés, il convient de monter à l'intérieur du poinçon de découpage un extracteur fonctionnant dans les mêmes conditions que l'extracteur 6, afin de maintenir les éléments de la plaque 1 situés à l'intérieur des tracés linéaires fermés au niveau du reste de la plaque 1.
Des moyens de fixation du cadran au boîtier ou au mouvement de la pièce d'horlogerie peuvent être fabriqués au cours des opérations décrites ci-dessus.