CH423004A - Ensemble détecteur de particules nucléaires - Google Patents

Ensemble détecteur de particules nucléaires

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CH423004A
CH423004A CH755364A CH755364A CH423004A CH 423004 A CH423004 A CH 423004A CH 755364 A CH755364 A CH 755364A CH 755364 A CH755364 A CH 755364A CH 423004 A CH423004 A CH 423004A
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cathode
grid
anode
detector
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CH755364A
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Inventor
Lansiart Alain
Leloup Jean
Lequais Jean
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Commissariat Energie Atomique
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    • G01MEASURING; TESTING
    • G01TMEASUREMENT OF NUCLEAR OR X-RADIATION
    • G01T5/00Recording of movements or tracks of particles; Processing or analysis of such tracks
    • HELECTRICITY
    • H01ELECTRIC ELEMENTS
    • H01JELECTRIC DISCHARGE TUBES OR DISCHARGE LAMPS
    • H01J47/00Tubes for determining the presence, intensity, density or energy of radiation or particles
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Description


      Ensemble        détecteur    de     particules    nucléaires    La présente     invention    a     pour    objet un ensemble  détecteur de particules nucléaires.  



  L'ionisation d'un gaz, sous     l'influence    de parti  cules ionisantes, est un phénomène     connu    permettant  de détecter ces particules. Un     dispositif    connu per  mettant la     visualisation    de rayonnements nucléaires  comporte une chambre à étincelles à grilles paral  lèles, associée à un télescope de     détecteurs    à scin  tillations dont la coïncidence de fonctionnement cor  respondant à une traversée de la chambre par une  particule, provoque l'application d'une impulsion de  haute tension sur les électrodes et l'éclatement d'une  étincelle le long du parcours     ionisé    par le passage  de la particule.  



  La présente invention vise à la     conception    d'un  ensemble détecteur de     particules    nucléaires     utilisable     pour la localisation de particules     (3    et de photons  gamma ou X, caractérisé en ce qu'il comprend une  chambre à étincelles présentant une enceinte occupée  par un gaz et dans laquelle sont disposées une anode  et une cathode entre lesquelles est interposée une  grille, ces trois électrodes étant     parallèles,

      des moyens  pour établir entre l'anode et la grille une différence  de potentiel légèrement inférieure à la tension     dis-          ruptive    et entre la cathode et la grille une tension  de collection des électrons vers l'espace     grille-anode.     



  L'invention a aussi pour objet un procédé de  mise en action de cet ensemble détecteur, caractérisé  en ce qu'on choisit l'intervalle séparant la     grille    de  la cathode selon le rayonnement incident et le gaz  de remplissage, mais     suffisamment    grand pour qu'une  proportion élevée du rayonnement constituant     les     particules incidentes ou du rayonnement induit par  celles-ci sur la cathode et dans cet intervalle y perde  la plus grande partie de son énergie par l'ionisation    provoquant la     libération        d'électrons    et en     ce    qu'on  choisit la tension anodique suffisamment faible et la  maille de la grille suffisamment grande,

   pour que  seule une proportion     négligeable    desdits électrons  soit recueillie par la grille à la traversée de celle-ci.  



  L'ensemble détecteur de particules     ainsi    équipé  comprend de préférence, un     dispositif    de déclenche  ment de la chambre à étincelle     permettant    la     visuali-          sation    de l'impact de particules     chargées,    caractérisé  en ce que l'impulsion qui apparaît à l'anode de la  chambre,

   sans éclatement d'étincelles lors du pas  sage d'une particule chargée est appliquée à un am  plificateur rapide à grand gain     et    que les signaux  produits par cet amplificateur sont transmis d'une  part à un circuit qui bloque     l'amplificateur    pendant  une durée égale au temps mort du détecteur ainsi  que d'autre part à l'organe de     déclenchement    d'un  générateur d'impulsions dont la borne de sortie est  réunie à la cathode dudit détecteur.  



  Suivant une autre forme de     réalisation,    l'ensemble  détecteur comprend un amplificateur, réuni au circuit  de blocage par un     discriminateur        supprimant    une  forte proportion des impulsions indésirables produites  par le détecteur, la pression du gaz dans     celui-ci     étant comprise entre 104 et 105 pascals.  



  Suivant une autre forme de     réalisation,    l'en  semble détecteur de     particules    nucléaires     comprend     un amplificateur,     réuni    au     dispositif    de blocage et au  générateur d'impulsions, par un     discriminateur    éli  minant une partie des impulsions produites par le  détecteur et un dispositif à retard réglable est placé  entre le     discriminateur    et le générateur d'impulsions.  



  Dans ce cas     particulier,    1a valeur du retard peut  être déterminée pour que l'impulsion     soit    appliquée  à la cathode, quand les ions, crées lors de la multi-           plication    électronique, atteignent cette     cathode,    la  valeur de la pression du gaz dans le détecteur étant  alors comprise entre 10 et 103     pascals.     



  Dans un mode de mise en     aeuvre    préféré du pro  cédé que     comprend    l'invention, on     utilise    une     grille     de pas 75     microns    constituée de     fils    de 30     microns     de diamètre, la tension de     collection    présente une  valeur telle que le     champ    électrique     dans        l'espace     entre la cathode et la grille soit compris     entre    10  et 100     volts/cm,    le gaz occupant l'enceinte étant à la  pression atmosphérique.  



  Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple,  diverses formes de réalisation de l'appareil selon  l'invention.  



  La     fig.    1 représente une forme de réalisation  d'un     ensemble    détecteur équipé d'une chambre à  étincelles et d'un circuit déclencheur.  



  La     fig.    2 .est un     graphique        représentant    les va  riations de l'amplitude d'une impulsion électrique  (ordonnées) produite par une     chambre    à étincelles  de la     fig.    1, en fonction du temps     (abscisses).     



  La     fig.    3 représente une variante possible de la  chambre à étincelles représentée sur la     fig.    1.  



  La     fig.    4 montre une variante du détecteur re  présenté schématiquement en coupe suivant un plan  passant par son axe,     ainsi    que les circuits électriques  qui lui sont associés.  



  Le dispositif représenté     (fig.    1) comprend une  chambre à étincelles 1 dont l'anode 2 est     reliée    d'une       part    à une source 3 de potentiel continu constant,  d'autre part à l'entrée d'un     amplificateur    rapide de  grand gain 4 par     l'intermédiaire    d'une     capacité    de  liaison 5.

   La valeur de la tension produite par la       source    3 est choisie telle qu'une particule nucléaire  traversant la cathode 6 et     pénétrant    dans la     chambre     1 provoque une     multiplication    des électrons dans le  gaz de ladite chambre et par suite l'apparition d'une  impulsion électronique sur l'anode 2. Cependant l'in  tensité du champ     élecrique    entre anode 2 et cathode 5  est     insuffisante    pour     permettre    l'amorçage d'une     étin-          celle    entre ces électrodes.  



  La     fig.    2     représente    l'amplitude de l'impulsion  électronique 7 en fonction du temps. Cette impulsion  7 très brève,     est    suivie d'un     palier    8 de durée notable  ment supérieure (de l'ordre d'une     dizaine    de micro  secondes).

   Lors de l'ionisation du gaz contenu dans  la chambre 1, sur le trajet d'une     particule        (3    et d'un  photon X ou y ayant pénétré     dans    la chambre, le  déplacement des     électrons,    beaucoup plus rapide que  celui des ions,     explique    la brièveté de l'impulsion 7  comparée à la durée du palier 8 lequel est dû au  mouvement lent des ions. Un générateur de tension  9 déclenché par impulsion électronique sur l'anode 2,  applique à la     cathode    de la chambre une impulsion  de tension négative.

   Un     discri_minateur        d'amplitude     11,     relié    à la     sortie    de l'amplificateur,     délivre    en sa  sortie 12 une impulsion électrique qu'il transmet  simultanément au générateur 9 et à un     circuit    de  blocage 13 si la valeur maximale de     l'amplitude    des  impulsions reçues par ce     discriminateur    est com-    prise entre deux seuils réglables séparément.

   Le     choix     de la valeur correspondant à     chaque    seuil permet  au     discriminateur    1     d'éliminer    une     partie    des impul  sions électroniques délivrées par la chambre 1.

   Le  circuit de blocage 13 recevant une impulsion de ce       discriminateur    11 délivre, par exemple, une impul  sion paralysant     l'amplificateur    4 pendant une durée  égale au     temps    mort de la chambre 1, soit de  l'ordre de quelques     millisecondes.    Pour que le retard  de l'impulsion appliquée à la cathode, par rapport  à l'impulsion apparaissant à l'anode soit     compris     entre 200 et 1000     nanosecondes,    il n'y a pas lieu  d'utiliser un dispositif à retard spécial les organes 4  et 11 créant un retard suffisant,

   mais si l'on désire  que l'impulsion de haute tension délivrée par le gé  nérateur 9 soit     appliquée    sur la cathode 6 avec un  retard supérieur, en simultanéité par exemple avec       l'arrivée    sur     cette    dernière des ions créés lors de la  multiplication électronique, on     dispose    un dispositif  à retard 10     entre    le point commun 12 au     discrimi.-          nateur    11 et au dispositif de blocage et le généra  teur 9.

   L'impulsion de haute tension     appliquée    sur la       cathode    6     accroft        l'intensité    du     champ    électrique  existant préalablement entre cette     cathode    et l'anode  2 jusqu'à une valeur     telle    qu'une étincelle, localisée  au point     d'impact    de la     particule        nucléaire    sur la       cathode,    éclate alors entre     cathode    et     anode,

      selon  le trajet préférentiel ionisé lors de la traversée de la  chambre à étincelles 1 par ladite     particule.    Après un  intervalle de temps égal au temps mort du dispositif  1, le circuit de blocage 13     cesse    son     action    sur     l'am-          plificateur    4 qui devient     alors    de nouveau sensible  aux impulsions électroniques délivrées par l'anode 2  de la chambre à étincelles 1.

   La     présence    de     ce    cir  cuit de blocage et du     discriminateur    11 garantit     que     l'éclatement d'une étincelle dans la chambre 1 cor  respond uniquement à la réception d'une impulsion  électronique     d'amplitude    convenable par l'amplifi  cateur 4.         La.        fig.    3 représente une variant de la chambre  à étincelles de la     fig.    1.

           Cette        chambre    à étincelles est de     révolution    au  tour d'un axe     vertical.    Elle comporte une     enceinte          métallique    14 rendue étanche à sa     partie    supérieure  par un disque de     verre    15     transparent    et pressé sur  les bords de     l'enceinte    14, avec     interposition    d'un  joint toroïdal     élastique    16, par un anneau métallique  17.

   La partie inférieure de l'enceinte 14 est fermée  par une     cathode        métallique    mince 18, en forme de  disque, coaxiale à ladite enceinte, et isolée électrique  ment de celle-ci par un anneau 19. Une anode 20,  ou grille,     constituée    de     fils    métalliques tendus dans  un plan selon deux     directions    perpendiculaires, est       disposée    en regard de la cathode 18,à une     distance     de l'ordre de trois à dix     millimètres.    La cathode 18  et     l'anode    20 ont     des    diamètres égaux,

   de l'ordre de  quinze à     vingt        centimètres.    Un support 21, isolé  électriquement de l'enceinte 14 et s'appuyant sur un  manchon 22 en matière isolante, maintient l'anode 20.      Le rendement de détection des     particules    nuclé  aires traversant la chambre 1 est le rapport entre  le nombre de particules détectées et le nombre de  particules réellement reçues par le détecteur.

   Ce ren  dement est augmenté si on remplace la cathode mé  tallique 18 par l'association d'une part d'une photo  cathode 23 à laquelle est accolé un     scintillateur,    no  tamment un cristal d'iodure de     sodium        activé    au  thallium de     forme    analogue à la cathode 18, et  d'autre part d'une     grille    de commande 24, analogue  à la     grille    d'anode 20, et disposée en regard de la       photocathode    23.

       Cette    grille 24 est     portée    à un  potentiel continu positif dont la valeur est supérieure  de quelques volts à     celle    du     potentiel    de même na  ture auquel est portée la     photocathode    23.

   L'anode  20 est portée à un potentiel continu     positif    inférieur  de 50 à 100 V au     potentiel        disrnptif.        Le    champ  continu existant entre la     photocathode    23 et la grille  24 est inférieur au     potentiel    d'ionisation du gaz con  tenu dans la chambre à étincelles mais     permet    la  canalisation des électrons émis par la     photocathode     dans le champ multiplicateur existant     entre    la     grille     24 et l'anode 20.

   La grille 24 permet en     outre    le  blocage des     électrons    émis par la     photocathode,    l'im  pulsion de haute tension délivrée par le générateur 9  étant alors     appliquée    sur l'anode 20.  



  L'atmosphère de l'enceinte 14 est     constituée    par  un gaz rare, ou un mélange de gaz rares, sous une  pression     comprise        soit    entre 104 et 105 Pa si le dé  clenchement du détecteur 1 s'effectue avec un retard  minimal, soit entre 10 et 103 Pa si le     déclenchement     dudit détecteur s'effectue au contraire avec un cer  tain retard. La     cathode    ou le scintillateur 18     reçoit     le rayonnement nucléaire par sa     partie    inférieure et  le disque de verre 15 permet l'observation optique ou  la photographie des étincelles.  



  Le présent ensemble détecteur, associé à un col  limateur, soit     sténopéique    soit percé de nombreux  trous, permet la restitution d'une image traduisant  la répartition d'un émetteur radioactif in     vivo.    Son  emploi     concerne    notamment les     applications    de la       gammascintigraphie    à usage médical.  



  La chambre à étincelles comprend une     enceinte     étanche constituée par un     manchon        cylindrique    en  verre 32 dont l'extrémité supérieure est fermée par  une     glace    transparente 34 et dont     l'extrémité    infé  rieure est fermée par une cathode métallique     mince     36.

   Lorsque le     détecteur    est     destiné    à l'étude du  rayonnement gamma mou d'un échantillon     placé    sous  la cathode,     celle-ci    peut être constituée par une  lame       mylar      de 0,5 mm d'épaisseur revêtue in  térieurement par une feuille     d'aluminium    de 10 à  20 microns d'épaisseur constituant     source    d'élec  trons. La lame de       mylar      38 est     supportée    par une  plaque 42 située à l'extérieur de l'enceinte     percée     d'orifices parallèles     rapprochés    tels que 44.

   Cette  plaque peut jouer le rôle de     collimateur,    comme on  le verra plus loin.  



  L'étanchéité des jonctions entre le manchon 32  d'une part, la lame de       mylar      38 et la glace 34    d'autre     part,    est assurée par des joints toriques en  indium 46 et 48. La rigidité de l'assemblage est  assurée par deux rondelles de laiton 50 et 52 reliées  par des boulons de serrage répartis     autour    de la  chambre à     étincelles    et dont un seul 54 est re  présenté.  



  L'enceinte est     occupée    par un gaz     ionisable    par  le passage de particules.     On    peut notamment     utiliser     pour la détection des photons mous un mélange à       90        %        d'argon        et        10        %        de        méthane        sous        pression          atmosphérique.    Un orifice 56     permet    éventuellement  de     modifier    l'atmosphère de l'enceinte.

    



  A l'intérieur de     l'enceinte    sont disposées,     au-          dessus    de la cathode 36 et parallèlement à elle, une  grille 58 et une anode 60. Ces deux électrodes sont  par exemple constituées l'une et     l'autre    par une  grille en fil de bronze phosphoreux de 36 microns  de diamètre     délimitant    un réseau     carré    présentant  un pas de 75     microns.    La grille 58     délimite    avec la  cathode 36 un     espace    de collection     tandis    que la  grille et l'anode     définissent    un     espace     <RTI  

   ID="0003.0091">   d'étincelle.     L'écartement et la parallélisme des     électrons    sont  assurés par des rondelles en     matériau    isolant, en       polyméthacrylate    de méthyle connu sous le nom de        Plexiglas      (marque déposée) par exemple.  



  La grille étant reliée à la masse, l'anode est reliée  à une     source    de haute tension positive par un con  ducteur 62 comportant une résistance élevée, à tra  vers un joint d'araldite 64. La cathode est portée par  un conducteur 66, qui traverse le     manchon    à travers  un autre joint d'araldite 68 à un potentiel continu       négatif    de polarisation. La haute tension est légère  ment inférieure (de 100 à 150 V) à la tension     dis-          ruptive.     



  La dispersion décrite jusqu'ici est comparable à  celle de la chambre à     étincelles    1 de la     fig.    1. Mais  d'une part, aucun     circuit    de création d'impulsions  de haute tension n'est prévu entre la grille et l'anode  et, d'autre part, la     tension    de polarisation de la  grille par rapport à la     cathode    présente une valeur  plus faible.

   Les inventeurs ont en .effet     constaté    que  pour une valeur optimum du champ     électrique    dans  l'espace de collection, on favorise le     passage    des  électrons dans l'espace     d'étincelles    et celles-ci     jail-          lissent    spontanément sans     qu'il    soit nécessaire d'ap  pliquer une impulsion.  



  Le     fonctionnement    de la chambre exige que l'in  tensité du champ électrique dans l'espace de     collec-          tion    soit     compris    dans un domaine restreint: si en  effet la     tension    négative de polarisation est trop éle  vée, les électrons formés dans l'espace d'accéléra  tion sont absorbés par la grille et le rendement en  étincelles sera faible ou même     celles-ci        cesseront    de  se produire, si au contraire     cette    tension est trop  faible,

   il n'y aura pas     d'accélération    des     électrons     apparus lors de l'impact d'une particule à détecter.  



  Par exemple, un     détecteur    rempli d'un mélange       de        90        %        d'argon        et        10        %        de        méthane    à     la        pression     normale, a fonctionné avec une haute tension de  6000 V, une polarisation de cathode de -30 V, un      espace     d'étincelle        (entre        grille    et     anode)

      de 5 mm et  un espace     d'accélération    (entre     cathode    et grille) de  10 mm ; à titre de comparaison, la tension de polari  sation pour le     régime    de fonctionnement suivant la       fig.    1 est de     l'ordre    de -300 V.  



  Le     fonctionnement    de la chambre à     étincelles     lors de la réalisation d'une     gammascintigraphie    d'un  échantillon déposé sous le bloc sera décrit     maintenant.     Des     photons    émis par     l'échantillon    suivant une     direc-          tion    sensiblement     normale    à la plaque 42 traversent  les     orifices    44 de     celle-ci    et viennent     frapper    la ca  thode 36 et l'atmosphère de l'espace de     détection    et       d'accélération.   

   L'absorption de ces     photons    provoque  l'apparition de rayons     beta        ionisant    le gaz. Les élec  trons ainsi     libérés    sont     accélérés    vers la     grille    58 et  passent dans     l'espace    d'étincelle en provoquant un  amorçage, s'ils sont en nombre     suffisant.    Les étin  celles sont enregistrées par un     appareil    photogra  phique 70, représenté en traits     mixtes        sur    la     figure,     fonctionnant en pause pendant un temps     suffisant.     



  Le rendement de la chambre à     étincelles    dépend  de nombreux paramètres, notamment du rendement  des photons en rayonnement     beta    et du temps mort  de la chambre. Ce     dernier    variant avec la valeur de  la     résistance    de charge     interposée    sur le conducteur  <B>32:</B> Une résistance de 20     MQ    conduit à un temps       mort    de l'ordre de 50 ms, donc à un débit     maximal          d'étincelles    de 20 par seconde<B>:

  </B>     ce    taux est en général       suffisant,    les     échantillons    mesurés     constituant    en gé  néral des sources peu actives.  



  La     limite    inférieure de     1a    résistance de charge  est fixée par la chambre,     celle-ci    pouvant     redéclen-          cher    une étincelle au même endroit si la tension est  rétablie trop tôt sur les électrodes. La nature des  électrodes et celle du gaz     influencent    nettement cette  valeur.  



  A titre d'exemple, on a     utilisé    une chambre à  étincelle pour     réaliser    une     gammascintigraphie    de  fantômes     d'organes        chargés    en iode 125 dont l'émis  sion X     s'effectue    sur 27,3     KeV    :

   :les rendements     théo-          riques        d'absorption        sont        alors        de        l'ordre        de        0,64        %     dans     l'espace    de détection et     d'accélération        (atmos-          phère        argonméthane),        de        0,

  2        %        dans        la        cathode          d'aluminium        et        de        0,2        %        dans        l'espace        d'étincelle     le rendement     théorique    total s'établit à     environ    1 Vo.  



  Avec un fantôme présentant     une    radioactivité de  100     #tC        placé    à 3 cm du     collimateur    et une chambre  utilisant une résistance de 20     MQ    (conduisant à cinq  étincelles par seconde au maximum) on a obtenu  pour quelques     minutes    de pause des     photographies          parfaitement    lisibles et comparables à celles obtenues  précédemment avec des échantillons présentant une  radioactivité plusieurs fois plus élevée.  



  La     constitution    de la     cathode    et de l'atmosphère  de la chambre à étincelles seront avantageusement  adaptées au rayonnement à détecter. L'emploi du  xénon à la place du     méthane    permet d'augmenter le  rendement de     détection-    du gaz. Ce rendement est  amélioré si la pression est accrue. Un revêtement d'or  sur la cathode permet également d'augmenter le    rendement de détection des photons X ou y     grâce    à  l'effet de paroi.  



  Mais dans tous les cas la     simplicité    du     dispositif     reste remarquable puisqu'il     suffit    d'une seule haute  tension.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Ensemble détecteur de particules nucléaires utilisable pour la localisation de particules beta et de photons gamma ou X, caractérisé en ce qu'il com prend une chambre à étincelles présentant une en ceinte occupée par un gaz et dans laquelle sont dis posées une anode et une cathode entre lesquelles est interposée une grille,
    ces trois électrodes étant paral lèles, des moyens pour établir entre l'anode et la grille une différence de potentiel légèrement infé rieure à la tension disruptive et entre la cathode et la grille une tension de collection des électrons vers l'espace grille-anode. II.
    Procédé de mise en action de l'ensemble sui vant la revendication I, caractérisé en ce qu'on choisit l'intervalle séparant la grille de la cathode, selon le rayonnement incident et le gaz de remplissage, mais suffisamment grand pour qu'une proportion élevée du rayonnement constituant les particules incidentes ou du rayonnement induit par celles-ci sur la cathode et dans cet intervalle y perde la plus.
    grande partie de son énergie par l'ionisation provoquant la libéra tion d'électrons et en ce qu'on choisit la tension anodique suffisamment faible et la maille de la grille suffisamment grande, pour que seule une proportion négligeable desdits électrons soit recueillie par la grille à la traversée de celle-ci. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Ensemble suivant la revendication I, com prenant un dispositif de déclenchement de la chambre à étincelles permettant la visualisation de l'impact de particules nucléaires, caractérisé en ce que l'impul sion qui apparaît à l'anode de la chambre,
    sans éclatement d'étincelles lors du passage d'une parti cule chargée est appliquée à un amplificateur rapide à grand gain et que les signaux produits par cet am- plificateur sont transmis d'une part à un circuit qui bloque l'amplificateur pendant une durée égale au temps mort du détecteur ainsi que d'autre part à l'organe de déclenchement d'un générateur Mmpul- sions dont la borne de sortie est réunie à la cathode dudit détecteur.
    2. Ensemble suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que l'amplificateur est réuni au circuit de blocage par un discriminateur éliminant une partie des impulsions produites par le détecteur, la pression du gaz dans celui-ci étant comprise entre 104 et 105 Pa. 3.
    Ensemble suivant la revendication I et la sous- revendication 1, caractérisé en ce que l'amplificateur est réuni au dispositif de blocage et au générateur d'impulsions par un discriminateur éliminant une partie des impulsions produites par le détecteur et en ce qu'un dispositif à retard réglable est placé entre le discriminateur et le générateur d'impulsions. 4.
    Ensemble suivant la revendication I, carac- t6ris6 en ce que sa chambre à étincelles a une cathode constituée par l'association d'une photocathode et d'un scintillateur qui est accolé à cette dernière, ce scintillateur étant un cristal d'iodure de sodium activé au thallium, et qu'une grille de commande est disposée parallèlement à la cathode et à une petite distance de celle-ci. 5.
    Ensemble suivant la revendication I, carac térisé en ce que la cathode de la chambre à étincelles est constituée par une couche mince d'un métal four nissant une émission beta lors de l'absorption des photons.
    6. Ensemble suivant la revendication I, carac térisé en ce que la cathode de la chambre à étin celles est séparée par une plaque épaisse, située à l'extérieur de l'enceinte, percée de trous parallèles et constituant collimateur pour le rayonnement émis par un échantillon placé à l'opposé de la cathode par rapport à la plaque. 7.
    Procédé selon la revendication II, pour la mise en action de l'ensemble selon la sous-revendi- cation 3, caractérisé en ce que la valeur du retard est déterminée pour que l'impulsion soit appliquée à la cathode quand les ions créés lors de la multi plication électronique atteignent cette cathode, la va leur de la pression du gaz dans le détecteur étant alors comprise entre 10 et 103 Pa. 8.
    Procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que la tension de collection appliquée entre 11a cathode et les grilles de la chambre à étincelles pré sente une valeur telle que le champ électrique dans l'espace entre la cathode et la grille soit compris entre 10 et 100 volts/cm et soit avantageusement de l'ordre de 30 volts/cm, le gaz occupant l'enceinte étant l'argon-méthane à la pression atmosphérique,
    le pas de la grille étant de l'ordre du .dixième de milli mètre et le diamètre des fils étant de l'ordre du tiers ou de la moitié de ce pas. 9. Procédé suivant la revendication II, caractérisé en ce que le gaz de remplissage de la chambre à étin- celles est choisi pour absorber les photons X ou gamma incidents en fournissant un rayonnement beta.
CH755364A 1963-06-11 1964-06-10 Ensemble détecteur de particules nucléaires CH423004A (fr)

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