Débitmètre L'industrie moderne utilise de jour en jour plus d'eau, notamment pour le refroidissement de machi nes diverses, l'eau devient donc de plus en plus rare et son prix augmente .en conséquence. Jusqu'ici les constructeurs de machines se sont contentés de re commander un débit d'eau de refroidissement mini mum et l'utilisateur, de peur d'endommager sa ma chine par insuffisance de refroidissement, ouvre le robinet d'alimentation au maximum. Il résulte de cette pratique un gaspillage d'eau tout à fait inutile.
Il existe déjà sur le marché des compteurs d'eau indiquant directement le débit (m3/h ou litres/mn) mais ce sont plutôt des instruments de laboratoires chers et fragiles. L'invention vise à fournir un débit- mètre industriel d'un prix de revient très bas, et dont la robustesse et la simplicité permettent d'équiper chaque machine de ce dispositif, et ainsi de réaliser sur la consommation d'eau de très sérieuses écono mies en réglant le débit exactement à la valeur dési rée, sans gaspillage.
La présente invention a pour objet un débitmètre qui est caractérisé par deux chambres contiguës, pourvues la première d'une arrivée à son intérieur du liquide dont il s'agit de mesurer le débit, et la seconde de moyens pour assurer le départ de ce liquide hors de l'appareil, sans contre-pression sensi ble, et caractérisé en outre par une paroi séparant ces deux chambres, prévue pour s'étendre sensiblement verticalement et présentant à son travers au moins un orifice calibré pour assurer le passage du liquide de la première à la seconde chambre et destiné à former déversoir pour le liquide lors de ce passage,
des moyens .indicateurs comprenant une graduation en unités de débits, étant prévus pour indiquer le niveau du liquide dans la première chambre, le débit étant fonction de ce niveau et de la géométrie du déversoir.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du débitmètre selon l'inven tion.
Fig. 1 en est une vue en coupe verticale axiale. Fig. 2 en est une vue en élévation, à plus petite échelle. Le débitmètre représenté comprend un corps 1 auquel est fixée de façon étanche la partie inférieure d'une pièce tubulaire 2 formant la paroi extérieure d'une chambre 3. Un conduit 4 d'arrivée du liquide dont il s'agit de mesurer le débit est fixé de façon étanche au corps 1 et présente une partie 5 s'éten dant à l'intérieur de ce corps, au-dessous de la pièce 2. Cette partie 5 est engagée à l'intérieur d'une cu vette 6 soudée sur cette partie 5. Cette cuvette forme, avec une pièce cylindrique 7 fixée sur elle, une cham bre 8.
Cette pièce 7 s'étend vers le haut, à l'intérieur de la pièce tubulaire 2 et concentriquement avec celle-ci. La partie 5 du conduit d'arrivée 4 présente, dans sa moitié inférieure, une entaille 9 formant ouverture pour le passage du liquide du conduit 4 dans la partie inférieure de la chambre intérieure 8.
Un flotteur 10 est disposé dans la chambre 8. Il est constitué par un tube fermé à ses deux extrémités, évasé à sa base pour glisser, à son extrémité infé rieure, avec un jeu négligeable dans la pièce 7. L'ex trémité supérieure du flotteur 10 est prévue pour glis ser avec un jeu négligeable dans une ouverture 11 prévue à la partie supérieure de l'appareil.
Une série d'ouvertures calibrées 12 établissent une communication entre les deux chambres conti guës 8 et 3. Lorsque l'appareil est au repos, le flotteur 10 repose sur la partie 5 du conduit 4 et son extrémité supérieure est à fleur avec l'ouverture 11.
A la base du corps 1 il est prévu un trou fileté 13 pour raccorder la partie inférieure de la chambre 3 à un conduit de départ 14 pour le liquide sortant du débitmètre. Cette ouverture et ce conduit sont dimen- sionnés assez largement pour ne provoquer aucune contre-pression notable à la sortie du débitmètre. Le fonctionnement de ce dernier est alors le suivant Le liquide dont il s'agit de mesurer le débit arri vant par le conduit 4, la cuvette 8 se remplit puis le niveau commence à monter dans la chambre 8, en provoquant le soulèvement du flotteur 10.
Au fur et à mesure de la montée du niveau dans la chambre 8, le liquide atteint successivement plusieurs des orifi- ces-déversoirs 12 et finalement se stabilise lorsque le débit par ces orifices est égal au débit d'entrée en 4. Une graduation 15 prévue sur le flotteur permet de lire, à l'endroit où ce flotteur émerge de l'orifice 11, la valeur du débit. Ce dernier est en effet fonction de la hauteur du niveau de liquide dans la chambre 8, qui est elle-même fonction de la géométrie du dé versoir formé par les orifices 12. On voit que l'on peut, en choisissant convenablement cette géométrie, obtenir une graduation fixée d'avance, par exemple linéare ou plus étalée à l'une de ses extrémités qu'à l'autre.
Les orifices 12 pourraient être remplacés, no tamment, par une fente longitudinale du tube 7, fente dont la forme serait choisie selon la graduation dési rée.
On a représenté en traits mixtes la position du flotteur-indicateur correspondant au débit maximum (30 sur la graduation). Dans cette position, la partie évasée, conique, 16, de la base du flotteur est pressée contre un joint torique 17 disposé à la partie supé rieure de la chambre 8, ce qui assure alors une fer meture étanche de la partie supérieure de cette cham bre. Ainsi, tout débordement de liquide se trouve empêché.
On remarquera que le zéro de la graduation ne correspond pas à la position de repos du flotteur. Entre cette dernière position et celle du zéro (qui elle, est atteinte lorsque le liquide arrive à la hauteur du premier orifice déversoir), il y a une certaine course initiale, pour laquelle le flotteur fait déjà sail lie hors de l'ouverture 11, sans que le zéro apparaisse déjà. Cette course initiale correspond donc à la mon tée du niveau jusqu'au premier orifice 12.
L'avantage de cette disposition est que si, malgré la fermeture de l'organe commandant le débit d'eau de refroidis sement, un certain débit résiduel de fuite passe en core, le flotteur viendra en position zéro, ce qui sera immédiatement visible puisqu'il fait alors saillie hors de l'ouverture 11.
Un très petit orifice d'échappement 18 est prévu à la base de la cuvette 6, pour permettre le retour du flotteur en position de repos lorsque le débit est ri aoureusement nul. Dans une variante, on pourrait prévoir que le liquide arrive dans une chambre dont la paroi exté rieure serait au moins en partie transparente et visi ble. Dans ce cas, le niveau du liquide dans la cham bre d'arrivée serait directement visible à travers la. partie transparente et il suffirait de prévoir la gra duation en unités de débit sur la paroi elle-même de cette chambre. Il n'y aurait donc plus de flotteur et par conséquent plus aucun organe mobile.
Il n'est pas nécessaire que les deux chambres con tiguës soient l'une à l'intérieur de l'autre; elles peu vent être côte à côte.