Procédé de raccordement de bandes transporteuses
armées de câbles longitudinaux parallèles
On sait raccorder les bandes transporteuses armées longitudinalement de câbles d'acier, lorsque les extrémités à relier sont de mme structure.
Jusqu'à présent on ne savait pas raccorder de façon satisfaisante deux bandes armées de câbles d'acier longitudinaux, lorsque leurs constitutions respectives sont différentes (types et écartements des câbles différents).
Ce problème se pose lorsqu'on a à utiliser sur un mme convoyeur des bandes transportuses provenant de fournisseurs différents qui, mme pour réaliser des bandes de mme résistance ne travaillent pas selon les mmes spécifications. 1 peut également se poser, pour une raison de disponibilité et d'urgence, si un utilisateur ayant à prolonger un convoyeur, ou à remplacer une partie de bande, n'a en stock que des bandes dont la constitution diffère de celle des bandes à remplacer ou à prolonger.
L'une des bandes en question a toujours une armature constituée de câbles de plus fort diamètre, et l'autre, de câbles de diamètre plus petit.
La présente invention a pour objet un procédé de raccordement de deux bandes transporteuses différentes, armées toutes deux d'au moins une nappe longitudinale de câbles parallèles, selon lequel on forme à l'extrémité de chaque nappe à raccorder des dents complémentaires en coupant les câbles à des longueurs différentes, la différence de longueur entre deux câbles voisins, situés dans le flanc d'une dent étant constante, et on emboîte les dents complémentaires les unes dans les autres.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que dans la bande possédant les câbles de plus grand diamètre, on forme le sommet des dents en coupant un câble à une longueur supérieure à celle des deux câbles adjacents et le creux de I'entre-clent en coupant un câble à une longueur inférieure à celle des deux câbles adjacents tandis que pour former les parties correspondantes des dents de la bande possédant les câbles de plus petit diamètre, on coupe plusieurs câbles à a mme longueur.
Un tel procédé assure lorsque les bandes raccordées sont mises en service une homogénéité de tension optimale dans les câbles des deux bandes.
La perte de résistance peut pratiquement tre rendue aussi faible qu'on le veut, en augmentant la longueur du joint.
Un mode de mise en ceuvre du procédé selon l'invention est illustré, à titre d'exemple, au dessin annexé dont l'unique figure représente le schéma de découpe des câbles et d'imbrication des dents dans des éléments de largeur égale à la distance entre deux dents voisines, pris dans les deux parties à raccorder.
Les deux bandes 1 et 2, en matière élastique, sont armées de câbles d'acier longitudinaux respectivement 3 et 4. Le diamètre des câbles (d3) est supérieur à celui des câbles 4 (dj.
Le nombre de câbles, par centimètre de largeur de bande sont respectivement n1 et n2 pour les bandes 1 et 2. n2 est supérieur à n1
Sur une certaine longueur l'extrémité de la bande 1 a été débarrassé de ses revtements, et, éventuellement, des éléments de carcasse autres que les câbles longitudinaux.
Les câbles 3 ont ensuite été découpés avec des étagements constants q, suivant le schéma de la figure.
Un seul câble 3 a été laissé aux sommets et dans les creux des dents ainsi formées.
Le nombre d'étagements 3 constitués sur la longueur
J est Pj. Les valeurs adoptées pour J et e1 sont, ou bien celles que l'on prendrait pour assembler la bande 1 avec une bande de mme structure, ou bien des valeurs supérieures.
L'extrémité de la bande 2 a été également débarrassée des revtements et des éléments de carcasse autres que les câbles, sur une longueur égale, J.
On a ensuite découpé les câbles 4 dans la zone ainsi préparée, de manière à former des dents susceptibles de s'emboîter dans les creux de l'extrémité de la bande 1.
Les dents de l'extrémité de la bande 2 comportent, dans les sommets et dans les creux, plusieurs câbles coupés (au lieu d'un seul pour l'extrémité de la bande 1).
D'autre part, le nombre d'étagements P2 est différent de P.
La forme des dents de l'extrémité de la bande 2 est déterminée par le nombre de câbles N à couper dans les creux, et par le nombre d'étagements P2.
Les câbles de la bande 2 sont coupés avec des éta
P2 tels que il TitlYPOFt P2 n2 gements tels que te rapport P5 n1
I1 a été également trouvé que l'on obtient de bons résultats en laissant dans les sommets et dans les creux de la bande 2 un nombre N de câbles N tel que N soit sensiblement égal au produit du nombre n2 de câbles par cm dans la bande 2 par le diamètre, exprimé en cm, des câbles formant une nappe longitudinale de la bande 2.
Comme le rapport 2 et le produit n2 d4 ne sont pas
ni en général des nombres entiers, on peut, pour N, arron dir à la valeur entière immédiatement supérieure et pour
P2, à la valeur entière immédiatement inférieure.
Ainsi les dents et les creux formés dans les bandes 1 et 2 sont de mmes dimensions générales et s'emboîtent correctement les uns dans les autres. On voit au dessin une dent de la bande 1 et le creux correspondant de la bande 2. Seule une moitié de chacune des deux dents adjacentes de la bande 2 est visible au dessin.
Les épaisseurs des nappes longitudinales 3 et 4 (câbles avec leurs mélanges d'enrobage) sont rendues égales en superposant sur la nappe la plus mince, des couches appropriées de mélange cru.
Les dents des deux extrémités ainsi préparées ayant été imbriquées les unes dans les autres conformément au schéma représenté sur la figure, on peut appliquer sur une face de la zone de jonction, du tissu à fils transversaux en matière appropriée (par exemple, en nylon) et convenablement traité (par exemple, enrobé de mélange cru par calandrage).
On dispose des morceaux de mélange cru 5 découpés en triangle pour combler les vides qui existent entre les dents de 1 et de 2 aux emplacements des étagements.
Ces morceaux de mélange ne se trouvent en fait que dans les étagements de la bande 1 si les câbles de la bande 2 sont suffisamment rapprochés pour que les étagements de cette bande soient sans importance. On applique ensuite de la mme manière sur la deuxième face un tissu semblable.
Ces tissus ne sont pas représentés sur la figure.
Des prévulcanisations de fixation en nombre approprié sont faites sur la carcasse dans la zone de la jonction.
Les couches de mélange de revtement en épaisseur et nombres voulus, sont mises en place.
Enfin, la vulcanisation est opérée, avec le nombre de coups de presse voulu.
La diminution de résistance d'une telle jonction est,
Si la longueur J est suffisante, sensiblement égale au pourcentage maximum des câbles de l'extrémité de bande 2 qui sont coupés selon une ligne transversale.
Ce pourcentage peut donc tre ramené à une valeur aussi réduite qu'on le veut si on diminue le nombre de dents en augmentant la longueur J.
Si n1 est supérieur à ng, la jonction est réalisée de la mme manière, mais en commençant la découpe par l'extrémité de bande à plus faible densité.
Le procédé de raccordement décrit s'applique également aux bandes armées d'au moins une nappe longitudinale de câbles textiles.