Procédé et appareil pour conférer des caractéristiques déterminées à des ressorts à boudin de précision On connaît de nombreuses applications dans les quelles il faut qu'un ressort fléchisse exactement jus qu'à une longueur donnée quand une charge de flexion spécifiée est exercée sur lui. A titre d'exemple, on peut citer des petits moteurs à essence du type utilisé sur des tondeuses mécaniques de gazon qui comportent un régulateur d'air à volet, dans lequel se trouve un petit ressort travaillant à la traction qui doit être étiré exac tement à une certaine longueur quand une force de trac tion spécifiée est exercée .sur lui.
Dans la mesure où un tel régulateur à ressort n'a pas la longueur spécifiée sous une force de traction spécifiée, il laisse le moteur dépasser la vitesse maximale pour laquelle il fut conçu, ce qui compromet sa durée de service, ou il empêche le moteur d'atteindre sa pleine vitesse et. par suite, de développer sa puissance de régime.
Les techniciens connaissent de nombreux autres exemples nécessitant des ressorts travaillant à la trac tion et à la compression. qui fléchissent exactement jus qu'à une longueur de flexion spécifiée quand ils sont soumis à une charge de flexion spécifiée, comme le mon tre le fait qu'un certain nombre d'instruments d'exa men différents furent brevetés, chacun d'eux étant des tiné à faciliter la détermination de la longueur de fle xion que possède un ressort sous une charge de flexion donnée ou, ce qui revient exactement au même,
de la force de charge nécessaire pour faire fléchir un res sort jusqu'à une longueur donnée.
Cependant, on ne savait pas jusqu'ici fabriquer un ressort répondant parfaitement à ces exigences. Il était possible de réaliser des ressorts capables de se rappro cher raisonnablement de spécifications prédéterminées relatives à une longueur de flexion sous une charge de flexion, mais on pouvait toujours tenir pour certain que deux ressorts pris dans le même lot de production n'au raient pas nécessairement la même longueur de flexion sous une charge donnée. Ces variations d'un ressort à un autre provenaient de facteurs considérés jusqu'à pré sent comme imprévisibles et incontrôlables, sinon entre des limites très grossières.
Par suite, la pratique habituelle consista à réaliser un ressort à boudin répondant autant que possible à des exigences spécifiées, puis à enrouler et -traiter ther- miquement un nombre de ces ressorts sensiblement plus important que celui qui était réellement nécessaire. Après le traitement thermique, la production entière était examinée ressort par ressort. Les ressorts confor mes aux spécifications étaient acceptés, les autres étaient mis au rebut.
Bien entendu, il fallait ajouter le prix des ressorts au rebut à celui des ressorts ayant pu être acceptés, c'est-à-dire qu'un fabricant de ressorts devait facturer un prix relativement élevé pour des ressorts de préci sion capables de fléchir exactement jusqu'à une lon gueur donnée sous une charge spécifiée. Cependant. même le prix plus élevé de ces ressorts ne garantissait pas au fabricant de réaliser un bénéfice sur ceux-ci parce que le pourcentage des rebuts ne pouvait pas, de par sa nature même, être prévu à un degré de pré cision quelconque. spécialement pour de petits lots de production.
On évite ces inconvénients selon l'invention. avec un procédé et un appareil pour conférer des caracté ristiques déterminées à des ressorts à boudin de préci sion de façon qu'après ce traitement thermique chaque ressort sans exception ait une longueur de flexion don née lorsqu'il est soumis à une charge de flexion déter minée, ce qui supprime immédiatement la nécessité d'une surproduction en vue d'assurer la quantité voulue de ressorts acceptables, ainsi que la nécessité d'un exa men séparé autre qu'une vérification par sondages pour un contrôle de qualité.
Autrement dit, l'invention permet de supprimer les rebuts compris jusqu'ici dans la production de ressorts à boudin de précision auxquels on demande d'avoir une charge de flexion déterminée, elle permet donc d'abaisser le prix de vente de ces ressorts de précision en assurant en même temps un bénéfice raisonnable au fabricant, en lui permettant d'établir un devis précis du prix de revient de ces ressorts.
L'invention a pour objet un procédé pour conférer des caractéristiques déterminées à des ressorts à bou din de précision, caractérisé en ce qu'une charge est appliquée au ressort, ce ressort est soumis à un chauf fage, on mesure continuellement un paramètre du res sort et le chauffage est arrêté quand le ressort est par venu à un état de flexion déterminé.
L'invention s'étend aussi à un appareil pour la mise en oeuvre de ce procédé, caractérisé en ce qu'il com porte des organes pour appliquer une charge à un res sort, un dispositif de chauffage de ce ressort, des élé ments mesurant continuellement un paramètre du res sort et des organes arrêtant le chauffage lorsque le res sort est parvenu à un état de flexion déterminé.
Les dessins représentent. à titre d'exemple. deux formes de réalisation de l'appareil selon l'invention. La fig. 1 est une élévation latérale d'un appareil conforme à l'invention, représenté en cours d'utilisa tion dans le traitement thermique d'un ressort travail lant à la traction.
La fig. 2 est une vue en plan de cet appareil.
La fi-. 3 est une coupe verticale à grande échelle du porte-ressort inférieur et du piston inférieur de cet appareil.
La fia. 4 est une vue généralement similaire à la fig. 1, mais elle montre un appareil cnncu pour un ressort travaillant à la compression et utilisé avec celui-ci.
La fig. 5 est un schéma de circuit électrique du dis positif de commande par lequel le fonctionnement de l'appareil devient automatique, l'appareil étant repré senté dans l'état où il se trouve quand un ressort v a été introduit mais avant le commencement du traite ment thermique.
Le procédé consiste à traiter un res sort qui a été enroulé de facon a exercer. lorsqu'il flé chit jusqu'à une longueur spécifiée. une force de réac tion supérieure à la force de flexion qui devra être excer- cée. après traitement, pour l'amener à cette longueur de flexion.
Si l'on chauffe un ressort alors qu'il est sous flexion. la. force de réaction qu'il exerce sous une charge de flexion donnée diminue constamment à mesure que sa température augmente. Ce relâchement du ressort a lieu à -mesure que ses contraintes créées par la charge sont éliminées progressivement par la chaleur crois sante.
Si l'on arrête brusquement le chauffage à n'im porte quel moment donné du relâchement du ressort et si l'on refroidit celui-ci alors qu'il est maintenu à la longueur de flexion qu'il avait à l'arrêt du chauffage, le ressort exerce ensuite, chaque fois qu'il est fléchi jus qu'à cette longueur. la même force de réaction que celle qu'il exerçait à l'arrêt du chauffage.
On utilise ces phénomènes de relâchement d'un res sort soumis à une flexion au cours du chauffage et de la création de l'élasticité du ressort à la fin du chauf fage et le fait que la force de réaction exercée par un ressort soumis à une flexion est toujours égale à la force nécessaire pour le faire fléchir.
On tient compte de ce qu'il y a deux valeurs qui peuvent varier avec un rapport mutuel lorsqu'un res sort est chauffé, à savoir la longueur du ressort sous flexion et la force de réaction qu'il exerce. Le procédé consiste à commander l'une de ces valeurs de façon à la maintenir constante pendant le chauffage du ressort et à mesurer continuellement l'autre valeur pendant le chauffage de façon que le chauffage puisse être arrêté rapidement quand le ressort, ayant fléchi jusqu'à la longueur de flexion spécifiée,
exerce une force de réac tion qui est exactement égale à la charge de flexion spé cifiée. Le procédé est applicable de deux façons.
Dans l'une, le ressort est soumis pendant son chauf fage à une charge constante ayant la valeur spécifiée et on laisse la longueur du ressort varier à mesure que le ressort se détend à la chaleur. En se détendant, sa longueur de flexion est continuellement mesurée et, bien entendu, le chauffage s'arrête quand le relâche- ment du ressort l'amène à la longueur de flexion spé cifiée.
L'autre façon d'appliquer le procédé dans l'appareil est décrit ci-après; il consiste à exercer sur le ressort non traité ou cru n'importe quelle charge de force n cessaire pour l'amener à la longueur de flexion spé cifiée et à maintenir le ressort sous flexion à cette lon gueur pendant toute la durée du chauffage tout en mesu rant continuellement la force de réaction décroi:ssqnte qu'exerce le ressort. Dans ce processus. le chauffage s'arrête quand la force de réaction devient égale à la valeur de la charge de flexion spécifiée.
Dans l'un ou l'autre des processus, on maintient, bien entendu, le ressort à la longueur de flexion spé cifiée pendant une période de refroidissement qui suit l'arrêt du chauffage.
Le procédé de l'invention est tout aussi applicable aux ressorts travaillant à la traction qu'aux ressorts travaillant à la compression et on peut le mettre en oeuvre non seulement pour donner une élasticité à des ressorts jusqu'à une longueur spécifiée, mais aussi, dans d'autres applications pour donner de l'élasticité à un ressort à boudin de façon qu'il fléchisse jusqu'à un dia- mètre spécifié sous une charge de torsion spécifiée.
Les dessins représentent l'appareil qui permet la mise en aeuvre du procédé de l'invention et qui est cons titué d'une manière générale par un bâti 4 comprenant une plaque d'embase 5. des montants 6 supportant l'em base et une colonne fixe 7 qui s'étend vers le haut à partir de la partie centrale de l'embase. Cette colonne supporte un levier d'équilibrage 8 articulé en son milieu et pouvant pivoter autour d'un axe géométrique hori zontal espacé au-dessus de l'embase.
A son extrémité avant, le levier d'équilibrage supporte un porte-ressort supérieur électro-conducteur 9, qui est disposé direc tement au-dessus d'un porte-ressort inférieur électro- conducteur 10, qui est monté sur l'embase de façon à pouvoir être déplacé verticalement entre des posi tions chargée et déchargée définies.
Comme le montre la fig. 1, les porte-ressort 9 et 10 comprennent des cro chets qui coopèrent avec les crochets classiques 11 ménagés aux extrémités opposées d'un ressort travail lant à la traction 12, mais ils pourraient également être constitués par des plaques ou analogues, pouvant coo pérer avec les extrémités d'un ressort travaillant à la compression 12' emprisonné entre ces plaques, comme le montre la fig. 4.
Pour faciliter l'adaptation de l'appa reil à différents types de ressorts, les porte-ressort 9 et 10 sont montés de façon à pouvoir être facilement enlevés et, bien entendu, on peut garder à portée une série de porte-ressort différents pour les utiliser avec des ressorts ayant divers types d'extrémités.
La position inférieure définie du porte-ressort infé rieur 10 est sa position chargée quand on utilise l'appa reil avec des ressorts travaillant à la traction et sa posi tion limite supérieure est alors sa position déchargée. Inversement, quand on traite sur l'appareil des ressorts travaillant à la compression, la position chargée du porte-ressort inférieur 10 est sa position limite supé rieure de déplacement et sa position déchargée est sa limite inférieure de déplacement.
Pour pouvoir être déplacé verticalement, le porte- ressort inférieur 10 est supporté sur un piston 13 cou lissant axialement dans un coussinet 14 qui s'étend à travers l'embase 5 du bâti. Ce piston est déplacé ver ticalement par un cylindre pneumatique 15 qui y est relié par un levier d'actionnement 19 articulé en sen milieu et qui s'étend sous l'embase. Le cylindre pneu matique est monté dans une ouverture de l'embase, qui est espacée d'un côté du levier d'équilibrage 8, son axe étant sensiblement vertical et sa tige de piston 16 s'éten dant sous l'embase.
Une colonne rigide 18. s'étendant vers le bas à partir de l'embase, supporte l'articulation du levier d'actionnement 19, dont l'extrémité avant est articulée à l'extrémité inférieure du piston 13 et dont l'extrémité arrière est articulée de façon similaire à la tige de piston 16 du cylindre pneumatique.
Près de l'extrémité arrière du levier d'équilibrage 8, une colonne fixe 20 portant des bornes s'étend vers le haut à partir de l'embase et elle supporte des con tacts ou butées électro-conductrices fixes supérieurs 21 et inférieurs 21'.
Ces contacts sont respectivement atta- qués par des contacts mobiles orientés vers le haut 22 et orientés vers le bas 22, montés sur l'extrémité arrière du levier d'équilibrage, ce qui fait que les contacts mobi les coopérant avec les interrupteurs constituent à la fois un dispositif de commutation et deux butées. le pivotement du levier d'équilibrage étant, de ce fait, limité entre des limites de déplacement très rappro chées.
On souligne le fait que les contacts fixes 21 et 21' sont électriquement isolés les uns des autres. A n'im porte quel moment donné, une seule paire de ces con tacts est branchée dans le circuit électrique décrit par la suite, les contacts de l'autre paire agissant seulement comme une butée pour limiter le pivotement du levier d'équilibrage dans un sens. Toutefois, le porte-ressort électro-conducteur supérieur 9 est constamment relié électriquement aux deux contacts mobiles 22 et 22' supportés par ce levier, par exemple au moyen d'un conducteur 23.
Dans le montage représenté à la fig. 1, les contacts fixes supérieurs 21 sont branchés dans un circuit de mise sous tension comprenant une source de courant (non représentée) et le porte-ressort inférieur 10. Par suite, quand le levier d'équilibrage 8 pivote jusqu'à sa position dans laquelle les contacts mobiles 22 attaquent les contacts 21, le porte-ressort supérieur 9 se trouve branché dans ce circuit, ce qui permet au courant de passer par un ressort engagé entre les porte-ressort, afin de chauffer le ressort par résistance.
On voit que les contacts supérieurs 21 sont branchés dans le cir cuit pour servir d'interrupteur quand des ressorts tra vaillant à la traction sont traités sur l'appareil, tandis que le traitement des ressorts travaillant à la compres sion nécessite (voir fig. 4) que les contacts inférieurs 21' soient branchés dans le circuit, les contacts supé rieurs 21 servant alors de butée qui n'est pas sous ten sion électrique.
Pour traiter des ressorts suivant l'invention, il faut que les ressorts soient maintenus à la longueur de fle xion spécifiée pendant le traitement et l'on a prévu à cet effet des éléments réglables pour fixer les limites supérieure et inférieure du déplacement du piston 13. Pour ce faire, le piston est fileté sur sa longueur, et il est muni de bagues taraudées supérieure 24 et inférieure 25 qui peuvent attaquer le sommet et la base du cous sinet fixe 14 dans lequel coulisse le piston, afin de fixer respectivement les limites supérieure et inférieure du déplacement du piston.
Quand on doit utiliser l'appareil avec des ressorts travaillant à la traction, on règle la bague inférieure 25 de façon à fixer la limite supérieure de la position non chargée du piston, à laquelle le porte-ressort inférieur 10 est espacé du porte-ressort supérieur 9 d'une distance qui est à peu près égale à la longueur sans traction des ressorts à traiter, ce qui fait que ces ressorts peuvent être facilement engagés dans les porte-ressort et dégagés de ces derniers quand le piston est dans sa position non chargée.
II faut régler soigneusement la bague supé rieure 24 pour que la distance, mesurée lorsque le levier d'équilibrage 8 est dans une position à laquelle ses con tacts mobiles 22 et 22' sont équidistants des contacts 21 et 21', soit égale à la longueur spécifiée sous flexion. à laquelle l'élasticité des ressorts doit être fixée.
Bien entendu, quand on doit traiter des ressorts travaillant à la compression, on règle la bague supé rieure 24 de façon à fixer au piston une position limite inférieure non chargée à laquelle la distance entre les porte-ressort est sensiblement égale à la longueur, en l'absence de flexion, des ressorts à traiter, et l'on règle la bague inférieure 25 de façon à fixer au piston une position chargée dans laquelle la distance entre les porte- ressort, mesurée lorsque le levier d'équilibrage 8 est dans sa position qu'on vient juste de mentionner, est égale à la longueur spécifiée sous flexion des ressorts.
On voit que, lorsque le piston est actionné pour passer de sa position non chargée à sa position chargée, un ressort engagé entre les porte-ressort est fléchi jus qu'à sensiblement sa longueur fléchie spécifiée. Du fait que le ressort cru , tel qu'il vient d'être introduit dans l'appareil, est plus fort qu'il ne le faut après traitement thermique, le cylindre pneumatique doit exercer sur le porte-ressort inférieur une force d'application de charge ayant une valeur sensiblement supérieure à celle de la charge de flexion spécifiée.
De plus, étant donné que la force de réaction du ressort non traité, lorsqu'il est amené à sa longueur de flexion spécifiée, est sen siblement supérieure à la valeur de la charge de flexion spécifiée, il est évident que le ressort exerce sur le levier d'équilibrage 8 une force de sollicitation qui fait pivo ter ce dernier jusqu'à une position d'interrupteur fermé à laquelle il est arrêté soit par les contacts fixes 21, soit par les contacts fixes 21',
sélectivement branchés dans le circuit électrique par l'attaque des contacts mobiles 22 ou 22' supportés par ce levier. En même temps que le ressort exerce sa force de réaction sur le porte-ressort supérieur 9 pour amener le levier d'équilibrage à sa position d'interrupteur fer mé, il s'exerce sur ce porte-ressort une force de solli citation opposée qui tend à écarter le levier d'équili brage de sa position d'interrupteur fermé et dont la valeur est égale à la charge de flexion spécifiée.
On peut régler la valeur de la force tendant à ouvrir l'inter rupteur, au moyen d'un contrepoids 27 qui est monté sur le levier d'équilibrage 8 de façon à être réglé par coulissement sur sa longueur. On dispose le contrepoids en un point le long du bras arrière du levier, comme le montre la fig. 1, quand l'appareil est utilisé pour trai ter des ressorts travaillant à la traction et en un point le long du bras avant de ce levier. comme le montre la fig. 4, quand des ressorts travaillant à la compres sion doivent être traités.
Sur un prolongement longi tudinal fileté 28 du bras arrière du levier est vissé un écrou réglable 28' servant à un réglage fin de la valeur de la charge de flexion.
On fixe, bien entendu, la valeur de la charge de fle xion dans l'appareil en reliant une balance appropriée au porte-ressort supérieur 9 .ou bien. quand le montage est exécuté en vue de ressorts travaillant à la traction, en suspendant à ce porte-ressort une masse dont le poids est égal à la force de la charge spécifiée. Bien entendu, on peut, dans une variante, porter des marques d'étalonnage sur les bras du levier d'équilibrage.
On procède aux réglages de la même façon qu'avec une balance classique à fléau. Il faut noter qu'on exécute le réglage de la valeur de la charge de flexion en l'ab sence de ressort dans l'appareil, ce qui fait que les résila- ges de force et de longueur ont lieu d'une façon entiè rement indépendante l'un de l'autre, ce qui facilite le montage en vue du traitement.
On voit maintenant qu'il suffit à un opérateur d'in troduire un ressort non traité dans l'appareil et d'ac tionner ensuite le cylindre pneumatique pour amener le piston 13 à sa position chargée, après quoi le trai tement est exécuté d'une façon entièrement automatique jusqu'à ce que le ressort ait été refroidi et qu'il soit prêt à être déchargé de l'appareil.
La flexion du ressort, lorsque le piston passe à sa position d'application de charge, ferme le dispositif d'interrupteur constitué par les contacts coopérants 21 et 22 ou 21' et 22', ce qui fait passer le courant dans le ressort. A mesure que la température du ressort augmente, il se détend, mais, dès que sa force de réaction dépasse la valeur de la charge de flexion spécifiée, le ressort domine la force d'opposition de la charge à laquelle il est soumis- en maintenant l'interrupteur fermé pour que le chauffage du ressort par résistance continue.
Toutefois, quand le ressort s'est détendu au point où sa force de réaction est exactement égale à la valeur de la charge de fle xion spécifiée, les forces d'opposition exercées sur le porte-ressort supérieur 9 s'équilibrent et le levier d'éQui- librage 8 pivote dans la direction d'ouverture de l'in terrupteur, ce qui coupe rapidement le courant pas sant par le ressort.
Celui des deux contacts fixes 21 et 21' qui est mort empêche le levier d'équilibrage de pivoter au-delà d'une très faible distance en l'écartant de sa position d'interrupteur fermé, et, de ce fait, il empêche, au cours de la période de refroidissement qui suit la coupure du courant, la force d'application de charge, que le porte-ressort supérieur exerce sur le ressort, de faire fléchir le ressort sensiblement au- delà de sa longueur de flexion spécifiée. Pendant le traitement thermique, un ressort en acier au carbone s'enroule un peu en se .détendant, tandis qu'un ressort en acier inoxydable se déroule.
Pour tenir compte de cet enroulement ou de ce -déroulement du ressort, le porte-ressort inférieur 10 est monté de façon à pouvoir tourner librement autour d'un axe aligné avec celui du ressort, par exemple au moyen d'un roulement à billes 29 monté dans l'extrémité supérieure du piston et il est prévu des éléments pour brancher le porte- ressort dans le circuit électrique sans gêner sa rotation.
Comme le montre la fig. 3, le porte-ressort inférieur comporte une partie 30 en forme de tige, qui traverse la bague intérieure du roulement 29 et qu'un écrou 31 empêche de se déplacer longitudinalement par rapport à celle-ci. Bien entendu, la bague extérieure du roule ment 29 est montée de façon à ne pas pouvoir se dépla cer axialement par rapport au piston.
Le corps du pis ton est tubulaire et il est emmanché à la presse .dans un porte-balai 32 en matière isolante dans laquelle sont ménagés un alésage débouchant vers le bas 33 et un chambrage débouchant vers le haut 34.
Un balai 35, pouvant coulisser dans le chambrage 34, est poussé vers le haut contre la base de la partie de tige 30 par un petit ressort 36 travaillant à la compression, qui prend appui contre l'épaulement formé par la jonction de l'alésage et du chambrage et un conducteur 37, qui est relié au balai et s'étend vers le bas à travers le ressort 36 et l'alésaRe 33, branche le balai 35 et, par suite, le porte-ressort infé rieur dans le circuit de chauffage à résistance.
Pour assurer le déplacement du piston 13 vers le haut et vers le bas, le cylindre pneumatique 15 est à double effet, en comportant une lumière inférieure à air 39 et une lumière supérieure à air 40.
Une soupape 41 à solénoïde (représentée schématiquement) commande le débit d'air comprimé provenant d'une source d'air (non représentée) envoyé aux lumières du cylindre et les raccordements entre la soupape à solénoïde et le cvlin- dresont prévus de façon à pouvoir être facilement inter vertis. pour pouvoir procéder aux raccordements appro priés des lumières selon qu'il s'agit de traiter des ressorts travaillant à la traction ou des ressorts travaillant à la compression.
Le dispositif représenté schématiquement à la fig. 5 assure un fonctionnement entièrement automatique de l'appareil, en exigeant seulement qu'un opérateur intro duise les ressorts dans l'appareil.
ferme un interrupteur 43 à contacts momentanés (actionné de préférence par une pédale) quand un ressort 12 est engagé entre les porte-ressort 9 et 10, et dégage le ressort des porte-res- sort quand le porte-ressort inférieur 10 revient à sa posi tion de déchargement à la fin du cycle. après quoi a lieu une période de refroidissement qui est déterminée par un mécanisme :de minuterie 44 à retour automatique, de type connu.
Plus particulièrement, la fermeture de l'interrupteur 43 met sous tension un relais normalement ouvert 45 alimenté par une source de courant comwrenqnt des conducteurs L, et L5, du secteur électrique. Un interrup teur général 46, des fusibles 47 et une lampe témoin 48 sont montés dans le circuit principal d'une façon classi que.
Le relais 45 est bobiné de facon à se mettre en garde de lui-même et son circuit de bobine est établi par un conducteur 49 qui est relié à un dispositif d'interrup teur normalement fermé 50 du mécanisme de minuterie 44, ce qui fait que le relais 45 reste sous tension (fermé) jusqu'à ce que le mécanisme de minuterie ait fonctionné à expiration du temps auquel il a été réglé.
En se fer mant, le relais 45 met sous tension le solénoïde de la soupape 41 qui commande le cylindre pneumatique, ce qui a pour effet d'envoyer de l'air sous pression dans la, lumière appropriée 39 ou 40 de ce cylindre pour amener le piston 13 à sa position chargée. La mise sous charge ultérieure du ressort a pour effet de fermer le dispositif d'interrupteur qui comprend les contacts coopérants 21 et 22 ou 21' et 22'.
En se fermant, le relais 45 relie également le primaire d'un transformateur dévolteur Tl au circuit du secteur. L'une des bornes (la borne 52) du secondaire est à la masse. A partir de l'autre borne 53 du secondaire, le courant parvient par un conducteur 54 au porte-ressort inférieur 10, il passe par le ressort 12 jusqu'au porte- ressort supérieur 9 et, de là, il parvient, par les contacts fermés 21-22 (ou 21'-22' si le ressort est du type travail lant à la compression) et par un autre conducteur 55,
à la bobine d'un relais à basse tension normalement fermé 56 à la sortie duquel il est mis à la masse. Si on le désire, on peut monter un ampèremètre 55 dans le circuit qu'on vient de décrire servant à chauffer le ressort et l'on peut brancher un voltmètre 59 entre la borne 53 non mise à la masse du secondaire du transformateur et le porte- ressort supérieur 9 pour indiquer la tension passant par le ressort.
La connexion entre le voltmètre et le porte- ressort supérieur se fait au moyen d'un conducteur 60 qui est relié à une borne placée à l'articulation du levier d'équilibrage 8. ce qui fait que ce conducteur n'exerce aucune force de sollicitation sur le levier ou ne gêne pas son action de pivotement.
Le relais à basse tension 56 sert à empêcher la minu terie 44 de démarrer tant que le chauffage du ressort n'est pas arrêté. afin que l'intervalle de temps établi par la minuterie soit seulement celui qui est prévu pour le refroidissement et qu'il soit indépendant de la période de chauffage. A cet effet. l'une des bornes de commutation du relais à basse tension 56 est montée par un conduc teur 62 en parallèle aux circuits mettant sous tension le primaire du transformateur et le solénoïde de la soupape,
tandis que son autre borne de commutation est reliée par un conducteur 63 à la borne non à la masse du mo teur M du mécanisme de minuterie. Par suite. la. bobine du relais à basse tension reçoit du courant pour couper le circuit du moteur de la minuterie dès que le courant passe par le dispositif d'interrupteur actionné par le levier d'équilibrage.
On voit maintenant que le relais normalement ouvert 45 reste fermé pendant la totalité de son cycle de fonc tionnement jusqu'à ce que le mécanisme de m;nuterie fonctionne à la fin de son intervalle de refroidissement préétabli. et que, par suite. le solénoïde 41 de la soupape à air et le primaire du transformateur restent sous ten sion pendant la totalité du cycle de fonctionnement.
Tant que le dispositif d'interrupteur actionné par le levier d'équilibrage reste fermé, le courant de chauffage passe par le ressort et la bobine du relais à basse tension 56 et ce dernier empêche le moteur M :de la minuterie de fonctionner.
Quand le ressort 12 s'est relâché au point que les contacts 21 et 22 (ou 21' et 22') se séparent, le courant passant par la bobine du relais à basse tension 56 se trouve coupé, ce qui laisse le relais se fermer et établir le circuit mettant sous tension le moteur de la minuterie, ce qui fait fonctionner la minuterie pendant toute sa pé- riode de refroidissement préétablie.
Quand le mécanisme de la minuterie atteint la fin de sa période temporisée, il coupe le circuit d'excitation de la bobine du relais de maintien 45 qui s'ouvre alors rapidement, ce qui arrête l'excitation du solénoïde de la soupape 41 et fait com muniquer de ce fait la source d'air comprimé avec la lumière opposée du cylindre pneumatique pour amener le piston 13 à sa position déchargée. En s'ouvrant, le relais de maintien 45 coupe également l'alimentation du primaire du transformateur par le secteur,
ce qui empê che un envoi inopiné du courant de chauffage au ressort et de même empêche une mise sous tension du moteur M de la minuterie. Etant donné que le mécanisme de la minuterie revient de lui-même à sa position initiale dès que le relais 45 s'ouvre, l'appareil est automatiquement mis en état pour démarrer un autre :cycle quand on ferme l'interrupteur 43.
Le procédé et l'appareil décrits sont simples, précis et efficaces pour conférer à des ressorts à boudin de pré cision une élasticité telle qu'ils fléchissent jusqu'à une longueur exactement spécifiée quand ils sont soumis à une charge de flexion spécifiée. La mise en oeuvre de ce procédé supprime les rebuts et ramène les exigences d'examen à une simple vérification par sondage en vue d'un contrôle de qualité,
et l'appareil permettant la mise en oeuvre du procédé peut être automatique et capable d'être desservi par une main-d'#uvre non qualifiée.
Un avantage qui ne ressort pas de la description, mais qui s'est révélé très important, réside en ce qu'un ressort avant été étalonné ou auquel on a donné une élasticité particulière par le procédé et l'appareil décrits ici est insensible à n'importe quelle température am biante inférieure à celle à laquelle il reçut son élasticité.
Autrement dit. un tel ressort est stable à des tempéra tures ambiantes élevées. et jusqu'à une température am biante égale à la température atteinte par le ressort au moment de l'arrêt du chauffage pendant le processus lui conférant son élasticité. Etant donné que les tempéra tures terminales de ces ressorts pendant le processus leur conférant cette élasticité sont relativement élevées.
du fait qu'elles atteignent dans certains cas 4820 C, un fa bricant de ressorts qui utilise le procédé et l'appareil de l'invention est à même de livrer des ressorts ne perd'int pas leur charge aux limites de températures ambiantes spécifiées.