Dispositif de mesure pliant à ressort
Le brevet principal a. pour objet un dispositif de mesure pliant formé d'éléments rigides articulés bout à bout et gradués dans un ordre croissant de l'extrémité libre du premier élément à l'extrémité libre du dernier élément, l'articulation de deux éléments adjacents comprenant un ressort constitué d'une partie mâle et d'une partie femelle solidaire respectivement de chacune des extrémitésarticulées des éléments, au moins une des parties de ce ressort étant constituée en résine synthéti- que.
L'objet de l'invention est de réduire le plus possible les frottements de deux surfaces métalliques l'une contre l'autre. Avec le dispositif de mesure pliant selon le brevet pri, ncilpal l'u, tillisation de ressorts plats en matière plastique supprime de tels frottements entre les deux parties de ressort ou entre la lame de ressort et l'élé- ment mobile.
Dans le cas où les éléments rigides articulés sont mé talffiiques, par exemple en duraluminium, le corps du rivet de fixation, qui est par exemple en laiton, et la face intérieure de la tte du rivet sont en contact de rotation avec l'élément mobile. Un tel frottement de rotation de deux surfaces métalliques entraîne des usures par arrachement de métal. II en résulte une augmentation du jeu existant entre le rivet et l'élément articulé mobile ; l'usure des éléments métalliques accroît les risques de rupture, en particulier du rivet, et nuit à la longévité de l'instrument de mesure. Le jeu relatif de l'élément articulé, répercuté sur chacune des articulations du dispositif de mesure, introduit des inexactitudes de lecture qui nuisent à la précision de l'instrument.
La présente invention a pour but de pallier les inconvénients ai-dessus mentionnés en supprimant le contact direct du corps du rivet avec l'élément articulé mobile.
La présente invention a pour objet un dispositif tel que défini dans la revendication du brevet principal et caractérisé en outre en ce que l'articulation comprend un rivet autour duquel s'effectue la rotation desdits éléments adjacents et en ce que le ressort présente, au moins sur sa face en contact avec l'un des deux élé- ments adjacents une collerette annulaire entourant le corps du rivet.
Des formes de réalisation particulières du dispositif objet de l'invention sont exposées dans la description suivante, faite à titre d'exemple non Emitatif, en réfé- rence au dessin annexé dans lequel :
La fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'une articulation d'une première forme de réalisation, la coupe passant par l'axe du rivet.
La fig. 2 est une vue analogue à celle de la fig. 1, pour une autre forme de réalisation.
La fig. 3 est une coupe transversale ne passant pas par l'axe du rivet, pour une autre forme de réalisation.
La fig. 4 est analogue à la fig. 3, mais pour une variante.
La fig. 5 est une coupe transversale passant par l'axe de rotation, pour une autre variante.
La fig. 1 représente une première forme de réalisation de l'invention. Un élément rigide 1, par exemple en duralumin, est articulé à rotation sur un élément rigi- de identique 2. Les éléments 1 et 2 sont réunis par un rivet 3, par exemple en laiton. Entre l'élément 1 et l'élément 2 est interposé un ressort 4 en matière plasti- que injectée, surmoulée, ou non, par exemple celle vendue sous le nom de Delrin . Le ressort 4 présente deux orifices 5 et 5'ronds ou de forme générale rec tangulaire, coopérant avec deux bossages 6 et 6', que présente l'élément rigide 1.
Quand le bossage 6 coopère avec l'orifice 5 et le bossage 6'avec l'orifice 5', les deux éléments 1 et 2 sont déployés dans le prolongement l'un de l'autre. Au contraire, lorsque le bossage 6 coopère avec l'orifice 5', et le bossage 6'avec l'orifice 5, les éléments 1 et 2 sont repliés l'un sur l'autre. Le ressort 4 est muni d'une collerette 7, venue de moulage avec le ressort, qui traverse l'élément 2 mobile par rapport à l'élément 1 et au ressort 4, par un alésage 8 de diamètre supérieur au diamètre du corps 9 du nvet 3.
De cette man-ère, lorsque l'élément2 passe de la position d'ouverture à la position de la fermeture, et réciproquement, il n'est pas en contact direct avec le corps 9 du rivet 3, les frottements dus à la rotation s'exerçant alors entre une surface métallique et une surface en matière synthétique, donc dans de bonnes conditions de résistance mécanique et avec un caractère lubrifiant.
II subsistera un frottement intermétallique entre la face inférieure de la tte 10 du rivet 3 et la face supéreure de l'élément 2. Cependant, la surface de contact entre ces deux pièces métalliques est réduite par rapport à l'articulation selon le brevet principal, du fait de la présence de la couronne supérieure de la collerette 7.
En tout cas, une usure possible de la face inférieure de la tte 10 et de la face supérieure de l'élément 2 sera rattrapée par l'action du ressort 4 et, de plus, n'entraînera pas de jeu entre les éléments 1 et 2 ; on aura a'nsi fortement rédui, t la création des inexactitudes par usure et jeu relatif des éléments 1 et 2.
La f. g. 2 représente une variante de réalisation de l'articulation selon la fig. 1. La collerette 7 est prolon gée, symétriquement par rapport au ressort 4, par une collerette 7'qui sépare l'élément 1 du rivet 3. La fabrication d'un ressort 4 présentant deux collerettes 7 et 7', par un procédé d'injection, permet d'obtenir l'avanta- ge, par rapport à la forme de réalisation de la fg. 1, d'une meilleure fixation de l'élément fixe 1 au ressort 4.
La fig. 3 montre la liaison entre l'élément fixe 1 et le ressort 4. Le ressort 4 comprend deux rebords 10 et 10', perpendiculaires au corps du ressort. La fabrication par injection du ressort 4 et des rebords 10 et 10'emprisonne l'élément 1 entre les rebords 10 et 10'et le corps du ressort 4. Cependant, au cas d'un effort perpendiculaire au plan des éléments 1 et 2, les rebords 10 et 10'n'assureraient pas une liaison suffisante entre l'élément 1 et le ressort 4, 1'effort appliqué s'exerçant alors principalement sous forme de contrainte d'arrachement sur la tte du rivet. En conséquence, on prévoit de donner aux rebords 10 et 10'un profil général en queue d'aronde (figure 4) qui assure un encastrement amélioré de l'élément 1 dans le ressort 4.
Le rebord 10 présente ainsi une face 11, tournée vers l'élément 1, qui. fait un angle aigu avec le plan inférieur 12 du rebord 10. L'élément 1 présente évidemment des faces latérales ayant un angle avec le plan inférieur de l'élément 1 supplémentaire de l'angle aigu précédent.
On a représenté à la fig. 5 une autre variante de l'articulation. On a ici supprimé le rivet en laiton et injecté en une seule pièce le ressort 4, avec ses rebords 10 et 10'en queue d'aronde, et une pièce centrale 13 qui assure la liaison entre les éléments 1 et 2, par l'in- termd : a : ; re de deux ttes 14 et 14'. On peut prévoir, dans les éléments 1 et 2, un logement circulaire 15, res pect : aement 15', destiné à recevoir la tte 14, respectvement 14', afin de diminuer la hauteur apparente des ttes.
On peut de plus prévoir, bien qu'on ne l'ait pas représenté, que les rebords latéraux 10 et 10'soient réunis par un rebord transversal qui enveloppe ainsi l'extrémi- té de l'élément fixe 1. Un tel rebord transversal augmentera la rigidité et la résistance des rebords latéraux 10 et 10'.