Détecteur d'incendie comprenant au moins un tube à cathode froide
et au moins une chambre d'ionisation
La détection ou la prédétection d'incendie prenant, de nos jours, une importance de plus en plus marquée et, observant les insuffisances graves de certains types de détecteurs connaissant une certaine faveur sur le marché international, tenant compte de la nécessité de produire des appareils répondant, presque dans chaque cas d'utilisation, à des conditions bien spécifiques, il a été jugé opportun d'apporter aux systèmes existants des améliorations et des adjonctions complétant leurs caractéristiques de sécurité opérationnelle, leur sensibilité, et d'étendre, dans certains cas, le nombre de critères sur la base desquels la détection ou la prédétection d'incendie est obtenue.
D'autre part, dans l'ensemble des pays appartenant à la Communauté Européenne de 1'EURATOM, il existe une réglementation très stricte limitant sévèrement les rayonnements radioactifs issus de détecteurs ou prédétecteurs du type ionique, ce qui implique la mise en ceuvre de techniques spéciales visant à réduire l'importance ou l'influence des radiations émises par les sources ionisantes inclues dans certains de ces dispositifs.
La présente invention a pour but la réalisation d'un détecteur d'incendie permettant d'utiliser une charge radioactive, conforme aux normes européennes réglementant l'émission ou la dispersion des radiations, et d'un fonctionnement sûr.
Selon l'invention, le détecteur qui comprend au moins un tube à cathode froide et au moins une chambre d'ionisation, est caractérisée en ce que la chambre d'ionisation est à géométrie variable et est montée en série avec une résistance, leur borne commune étant reliée au starter du tube à cathode froide, l'autre borne de ladite chambre d'ionisation étant reliée à la cathode et l'autre borne de ladite résistance à l'anode dudit tube, le tout étant agencé de telle sorte que le déplacement relatif d'une charge radioactive contenue dans ladite chambre et d'une électrode fixe assure la charge électrique optimale de la chambre d'ionisation et que le montage en série de ladite chambre et de la résistance assure le réglage précis du seuil d'allumage dudit tube, qui, lorsqu'il est allumé, est traversé par un courant continu.
La fig. 1 du dessin représente un détecteur connu, tandis que les fig. 2 à 12 représentent, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Le procédé de détection connu sous le vocable de détection ou prédétection d'incendie et qui repose sur l'ionisation des gaz, vapeurs, fumées, aérosols ou produits généralement quelconques de distillation résultant d'une combustion sporadique ou spontanée, a été amplement décrit dans ses moindres détails, y compris les éléments de signalisation tels que relais, appareils de mesure, témoins au néon. etc.
Une méthode de détection connue est schématisée en fig. 1.
Une enceinte E, appelée chambre d'ionisation, ouverte contient une préparation radioactive Ra et une électrode de collectrice K fortement isolée.
Dans ces conditions, si un champ électrique fourni par la batterie Bt existe entre les parois de E de la chambre d'ionisation et l'électrode K, une résistance R de forte valeur (de 1010 à 1014 ohms par exemple) sera parcourue par un courant qui, partant de + Bt, traversera la chambre, la résistance R une partie de P, dont nous verrons la fonction plus loin et, finalement, retournera à - B1.
T est un tube électronique à vide poussé dont l'élément de commande. en l'occurrence la grille G fortement isolée également, est connectée à la jonction de K et de R.
Le filament du tube T est chauffé par la batterie B2 shuntée par le potentiomètre P dont le curseur est connecté électriquement à R de façon telle que, par déplacement de ce curseur, le potentiel appliqué à G, via R, soit modifié, altérant ainsi le courant anodique de T ali menté par B3 via un galvanomètre à zéro médian choisi ici pour les nécessités de l'exposé.
Ga pourrait naturellement t tre une charge électrique quelconque adaptable à T.
L'expérience montre que la déflexion de l'index de Ga est à la fois fonction de la nature du gaz introduit dans l'enceinte de la chambre et que celle-ci peut tre positive ou négative selon que le gaz ou mélange gazeux introduit est de densité plus petite ou plus grande que l'air et que, pour un mme gaz, cette mme déflexion est proportionnelle à la pression qui lui est impartie. Il est alors normal que le courant lu en 0a prend des valeurs plus petites ou plus grandes que celles qui lui sont imparties par réglage initial.
De ce qui précède, on peut donc conclure que le dispositif schématisé en fig. 1 est celui d'un analyseur de gaz sensible aux variations de la pression et de la nature du gaz ou mélange gazeux introduit dans un élément détecteur qui est une chambre d'ionisation, excitée par une préparation radioactive fournissant à l'électrode de commande d'un amplificateur électronique, une tension apparaissant amplifiée dans le circuit anodique de ce mme amplificateur ou pouvant tre prélevée à basse impédance, elle peut servir éventuellement à toutes fins de contrôle ou de commande électrique souhaitables.
Dans certaines réalisations industrielles, le tube élec- tronique chauffé T, a été remplacé par un tube à déchar ge gazeuse appelé tube à cathode froide .
Ces tubes possèdent sur leur équivalent thermo-ionique, l'avantage de ne pas posséder d'éléments chauffants.
Le fonctionnement de ceux-ci est basé sur une décharge électrique au travers d'une atmosphère gazeuse entre deux électrodes. cathode et anode, initiée par une électrode intenmédiaire généralement appelée d starter 2.
L'avantage de ne pas posséder d'élément chauffant que présente cette catégorie de tube. est contrebalancé par l'inconvénient de signaux à tension élevée, nécessaires à déclencher le passage du courant et qui doivent tre appliqués au starter, par des phénomènes de vieillissement et, lorsque travaillant à toute impédance d'entrée, par des phénomèmes d'allumages intempestifs.
D'autre part, le système est monodirectionnel. c'està-dire. que la décharge peut tre amorcée, ou bien par accroissement du potentiel entre starter et cathode, ou par un décroissement de celui-ci sans situation intermé diaire.
Le système est donc un interrupteur du type tout ou rien réagissant comme les tubes du type thyratron à cathode chauffée.
L'inconvénient des tensions élevées à appliquer aux starters de ce genre d'organe, est partiellement contrebalancé par le fait que les courants nécessaires à leur opération sont extrmement petits et peuvent tre encore réduits par l'insertion d'un condensateur entre starter et cathode comme C1 en fig. 2.
Dans ce schéma, on retrouve la mme chambre d'ionisation qu'en fig. 1 ainsi que la mme résistance de charge R, tandis que le circuit anodique est chargé par un relais Rel dont les contacts sont figurés en Ki, K2 et K3.
On s'arrange de façon telle que le diviseur potentiométrique représenté par la chambre d'ionisation E et la résistance R, fasse apparaître sur le starter S de la triode à cathode froide TF, une différence de potentiel telle que le tube soit à la limite d'allumage.
Si maintenant. on introduit en E un gaz plus lourd que l'air, la tension aux bornes de cette chambre tend à croître par suite de la diminution de courant dans le circuit R-E.
Dès lors, la tension du starter croît, le tube TF s'allume et un courant circule dans le circuit de charge actionnant le relais Rel.
Si maintenant. on introduit en E un gaz plus léger que l'air, le phénomène inverse se produit. c'est-à-dire que la tension entre le starter et la cathode décroît et le tube ne s'allume pas. C'est ce qui explique le non-fonctionnement des soi-disant prédétecteurs d'incendie en présence de feux sans fumée tels que ceux observés en présence de la combustion d'alcool, d'éther. de glycol ou autres produits hautement volatils ou inflammables qui brûlent en ne dégageant que de l'air chaud qui. étant plus léger que l'air à température normale et pénétrant dans la chambre d'ionisation, empche le fonctionnement de ces prédétecteurs.
D'autre part, nous avons expliqué ci-dessus que le déclenchement de la décharge entre cathode et anode d'un tube à cathode froide. ne pouvait tre obtenu que par une variation importante de tension sur le starter.
Ceci implique que la charge radioactive excitant la chambre d'ionisation doit tre importante et que la tension aux bornes de celle-ci doit tre assez élevée.
Toutefois, comme les règlements issus de l'EURA-
TOM obligent à utiliser des sources très faibles d'isotopes à faible rayonnement parasite. on est amené à devoir réaliser des chambres d'ionisation d'un montage très particulier. lesquelles sont un compromis entre une dispersion parasite de rayonnement minimum. une tension optimum sur le starter avec une adaptation électrique aussi proche que possible de l'idéal.
Une telle chambre représentée en fig. 3 permet de se rapprocher des conditions optima reprises ci-dessus. Elle est essentiellement constituée par un cylindre Cy coulissant dans un anneau métallique A via des tiges telles que
H1 et H2.
Au centre de cet anneau est monté un suprior en matériel à haut pouvoir diélectrique. tel que le Téflon ou le polystyrène. dans l'axe duquel est percé un trou pour y recevoir une électrode sphérique B.
Le cylindre Cy porte en outre un pont P pouvant coulisser en hauteur selon deux de ses génératrices diamétralement opposées. Ce pont. à sont tour. porte un cylindre S dans lequel est sertie la charge radioactive Ra. Il est donc possible de déplacer Cy ainsi que la source Ra, par rapport à B, en faisant coulisser Cy en A et P le long de Cy.
Cy et le porte-source S sont connectés au négatif de la batterie B5 de la fig. 2. tandis que l'électrode sphérique est connectée au positif de la mme batterie via la résistance R dont le point Q est connecté au starter de TF.
Dans ces conditions, en agissant sur la géométrie doublement variable de la chambre d'ionisation et observant que Cy est à un potentiel négatif par rapport à B, on peut influencer le parcours, en distance dans l'air, des particules alpha issues de Ra et concentrer ces particules en B en augmentant la différence de potentiel aux bornes de B5 puisque B est positif par rapport à Cy.
Dans ces conditions, il existe un réglage pour lequel le champ électrique en Cy est maximum et la densité de particules reçues en B également.
Il en résulte que par rapport aux chambres d'ionisation à tiges centrales, on obtient pour une mme charge
Ra une sensibilité beaucoup plus grande ou avec une charge réduite, une sensibilité égale à celle des chambres ordinaires.
Toutefois, s'il est possible d'obtenir un maximum très poussé de rendement d'une telle chambre, il n'en reste pas moins vrai que le starter de S doit tre préalablement porté à un potentiel bien déterminé, par construction, au travers d'une résistance R de valeur très élevée.
L'emploi de valeurs fixes de telles résistances se heurte à deux objections fondamentales. en premier lieu. leur coût et. en second lieu. le fait que la valeur ohmique fixe ne peut tre idéalement adaptée aux conditions d'opération de TF.
On sait, en effet, que si l'on considère la chambre d'ionisation comme un générateur, l'adaptation idéale veut que la résistance de charge en série avec ce générateur soit égale à la résistance interne de celui-ci.
Des lors. si l'on veut adapter une chambre d'ionisation à paramètre variable à TF, il faut rendre R variable également.
Ceci est fait en réalisant R sous la forme d'une seconde charge radioactive de très faible valeur disposée en face d'un plateau fixe tandis que le support de la seconde charge Ra2, peut tre déplacé par rapport à ce mme tableau.
L'ensemble est schématisé en fig. 4.
Le diviseur potentiométrique formé par R sous la forme d'un élément variable et la chambre d'ionisation, est relié via une résistance Ro à un ensemble diviseur de tension R1 - P1, de façon telle que si les valeurs ohmiques de R et de la chambre d'ionisation sont égales, on puisse faire varier le potentiel appliqué en S en agissant sur le curseur de P1.
Dans ces conditions. on réalise une adaptation idéale de la chambre d'ionisation par rapport à sa charge et on amène à volonté le potentiel de S aussi près que possible de l'allumage au moyen de P.
Toutefois. on observe que, si le réglage de P1 est poussé à la limite d'amorçage de TF, celui-ci s'allume à la moindre variation de la valeur nominale de la source de tension BF ; et que. mme cette source demeurant sta- ble, des variations thermiques ambiantes sont susceptibles de déclencher intempestivement le tube TF.
C'est la raison pour laquelle il y a intért à s'écarter, dans une certaine mesure. des tensions trop proches à l'amorçage de TF et c'est ce qui justifie l'intért. tant d'obtenir une chambre d'ionisation à haute sensibilité, convenablement adaptée à sa résistance de charge. car dans ce cas, les variations de tension présentes en S atteignent une très grande valeur pour de très faibles variations des concentrations gazeuses ou de fumées dans la chambre d'ionisation et, dès lors, le système présente une très grande marge de sécurité alliée à une sensibilité très élevée.
Lorsqu'un montage comme celui indiqué en fig. 4 est utilisé, il peut y avoir intért à ce que sa réponse puisse tre retardée de façon à éliminer les alarmes intempestives. qui pourraient tre provoquées soit par des bouffées de fumée, soit par l'acheminement vers le détecteur de gaz extérieurs sollicitant l'appareillage par à-coups.
Pour ce faire, il suffit d'introduire entre S et la cathode de TF, un condensateur ajustable par exemple qui permette de délayer l'action de S.
Toutefois, si l'on veut introduire un tel condensateur dans le montage, on se heurte à une très grosse difficulté qui réside dans l'isolement électrique d'un tel condensateur.
La difficulté peut tre tournée en associant en série au condensateur variable, un condensateur fixe très soigneusement isolé, au polystyrène par exemple, en série avec le condensateur variable.
Une telle association de condensateurs est indiquée en fig. 4 où q est le condensateur fixe et CI le condensateur variable.
Un raffinement très intéressant à la chambre d'ionisation de la fig. 4, consiste à introduire entre la source ionisante Ra et l'électrode collectrice B, une ou plusieurs électrodes de contrôle (grilles) permettant un réglage électrique du champ à l'intérieur de la chambre et de l'intensité du bombardement de particules atteignant B.
Ces éléments de contrôle ou grilles peuvent prendre la forme d'anneaux, de plaques de déflexion ou de lentilles électroniques convenablement polarisées et placées sur le chemin des particules issues de la source radioactive Ra.
Une telle disposition est utilisée dans le schéma de la fig. 5 dont il sera question dans la suite du présent exposé.
En effet, ainsi qu'il a été expliqué plus haut, par suite du fonctionnement unilatéral des tubes à cathode froide, il est impossible de réaliser, avec un montage à tube unique. un détecteur ou un prédétecteur d'incendie intégral.
Par le qualificatif intégral, nous entendons un détecteur opérant aussi bien sous l'influence de produits de combustion plus légers ou plus lourds que l'air.
Un circuit réalisant la condition de détection intégrale, est schématisé en fig. 5 avec l'utilisation de chambres d'ionisation à grilles.
Dans ce schéma, deux triodes à cathode froide, TFj et TF2, sont montées de façon telle qu'elles débitent, dans leur circuit de cathode, dans un relais commun Rel. shunté par une diode D amortissant les extratensions de rupture comme dans les schémas précédents.
Dans les circuits de starter de chacun des tubes considérés, on retrouve les condensateurs fixe et variable C1 et C2, comme précédemment décrits.
Toutefois, I'attaque des starters par les chambres d'ionisation est faite d'une façon inversée pour chacun des tubes.
Ainsi, alors que TFr est monté comme dans les précédents circuits, c'est-à-dire, que ce tube s'allumera lorsque la chambre d'ionisation E sera influencée par un gaz plus lourd que l'air, la chambre D', identique à E, est montée dans le bras opposé du potentiomètre formé par E' et R', de façon telle que, si un gaz plus léger que l'air pénètre en E', la résistance apparente de cette chambre diminue, dès lors, la tension sur le starter S' augmente et le relais Rel. opère.
Le montage de ce relais dans les circuits cathodiques des tubes à cathode froide, en général, est préférable à celui indiqué dans les schémas précédents parce qu'il évite la présence permanente de la tension d'alimentation sur l'excitation du relais.
Les tubes TFa et TF2 pourraient tre remplacés uti lement par un tube à deux starters tels que TF3 de la fig. 6. Dans ce cas, le starter Si placé au voisinage immé- diat de l'anode A de TF3, déclenche l'allumage du tube pour un signal de polarité négative par rapport à sa cathode K, tandis que le starter S; déclenche l'allumage du mme tube pour un signal de polarité positive par rapport à la cathode.
Une ou plusieurs anodes auxiliaires telles que A de la fig. 6 peuvent tre prévues pour en faciliter l'allumage et réduire le temps de désionisation.
Il est évident que toute charge électrique convenablement adaptée, soit au circuit anodique, soit au circuit cathodique, comme montré en fig. 5, peut tre utilisée en lieu et place du relais Rel.
La fig. 7 montre un cas particulier d'utilisation d'une résistance Rk commune à TFt et TFo. Dans ce circuit, lorsque l'un des tubes s'allume, une tension apparaît aux bornes de la résistance Rk, et une impulsion traverse le condensateur C5 relié à un troisième tube à cathode froide TF.
Le starter de ce tube est polarisé par un diviseur potentiométrique constitué par les résistances R5, R7 et R". de façon à ce qu'une tension permanente existe sur le starter par rapport à la terre. Sous l'influence de l'impulsion de Rk et traversant C5, le tube TF4 alimenté par la ligne PQ s'allume et transmet au condensateur C4 une impulsion transmise à son tour à la résistance Rq et la diode D. qui, à son tour, transmet cette impulsion à la ligne MN.
Si l'on considère maintenant que le starter de TFN, polarisé identiquement à celui de TF, TF5 étant contenu en fig. 8, est raccordé à la résistance Rkt de TF4, du fait que ce dernier tube s'allume il déclenche l'allumage de TF; qui, à son tour. fournit une impulsion à la ligne
MN et ainsi de suite. le phénomène se reproduira en chaîne et la ligne MN recevra autant d'impulsions qu'il y a de tubes TF s'allumant successivement par suite de l'excitation initiale d'un de ceux-ci.
Un tel système permet donc d'obtenir autant d'impulsions qu'il y a de détecteurs à la suite d'un appareil excité et de localiser, par comptage du nombre d'impulsions; I'appareil ayant initialement opéré.
Revenant au montage de la fig. 5, mme utilisant un tube comme celui schématisé en fig. 6. celui-ci présente l'inconvénient d'tre très onéreux au point de vue industriel et l'obligation d'utiliser deux chambres d'ionisation et deux résistances R et R' qui font que l'on fait croître indûment le rayonnement parasite émis par le détecteur.
Si l'on considère que. dans le cas de combustion sans fumée. il y a touiours présence d'air chaud. on peut penser à remplacer TF. et ses éléments connexes par un montage thermostatique-thermovélocimétrique moins onéreux et plus simple.
Un tel montage est schématisé en fig. 8.
Dans ce circuit. le potentiomètre Po et la résistance RX alimentant la chambre d'ionisation via la résistance de protection Re. est remplacé par la chaîne potentiométrique de la fig. 8, R1, P1 et R2 appartenant au cir- cuit de la fig. 4.
La chaîne potentiométrique de la fig. 8 est essentiellement composée de deux résistances fixes R12 et R14 et de deux potentiomètres Rto et R13.
Trois résistances à constante thermique négative, R11, R13 et R, sont également utilisées dans ce circuit, dont l'opération est essentiellement la suivante:
Supposant momentanément R11 inexistante. le potentiel appliqué à la chambre d'ionisation E est défini par la tension existant entre la jonction de R16 et R12 et la position du curseur de R13.
Ces deux points sont shuntés par les thermistances R11 et R16. Si R16est soustrait à l'action des variations thermiques extérieures, et qu'au contraire, R15 soit exposé à ces variations, la valeur absolue de R15 diminuera et, en conséquence, la tension au point 0 de jonction de R15 et Rîb croîtra par rapport à la terre et, étant transmise au starter S de TF via la chambre d'ionisation
E, provoquera l'allumage du tube.
Si R1 et R16 sont choisis rigoureusement égales en valeur ohmique à une température déterminée et qu'il soit admis que le rapport des valeurs absolues de ces résistances reste égal à l'unité pour des variations très lentes de température les affectant, les variations de R16 représenteront les valeurs de la différentielle thermique de l'endroit où elles se situent. Cette mesure est donc une mesure différentielle thermique ou encore la mesure vélocimétrique de température.
Revenons maintenant à la résistance R11 réintroduite dans le circuit. Cette résistance, diminuant en valeur absolue avec la température du lieu, en choisissant convenablement la position du curseur de R10, le courant dans la chaîne potentiométrique, pour une valeur bien déterminée de R1j, peut tre ajusté de façon telle que la tension au point 0 atteigne la valeur critique d'allumage de TF et on obtient ainsi la mesure thermométrique de l'endroit considéré.
Le circuit de la fig. 8 réalise donc dans le seul tube à cathode froide TF, la détection ionique des gaz, vapeurs ou mélanges gazeux plus lourds que l'air, simultanément à la détection thermovélocimétrique et thermostatique des conditions ambiantes.
On notera que ce dispositif peut tre complété par le système d'impulsions d'identification réalisé ici par l'adjonction d'une tétrode à cathode froide TF5 comme précédemment exposé.
Dans certains cas de détection, il y a intért à ce que, dans le cas de feux sans fumée, le système détecteur soit rendu très sensible. Dans ce cas, on adjoint entre les éléments de détection thermovélocimétrique tels que R15 et R16, un transistor Tr comme montré en fig. 9.
L'utilisation d'un transistor dans un tel circuit est extrmement intéressante. En effet, disposant d'une tension élevée pour l'alimentation de l'ensemble, ce transistor peut tre chargé par une résistance telle que R19 (fig. 9) de valeur très élevée. et l'on obtient ainsi une amplification en tension de plusieurs centaines de fois.
C'est précisément ce qu'il faut pour attaquer le starter S de TF via R2 et la chambre d'ionisation.
On obtient ainsi un ensemble extrmement sensible qui, dans la fig. 9, a sa sortie d'utilisation entre le point
U et la terre, c'est-à-dire, aux bornes de la résistance Rk qui représente le système d'utilisation pouvant tre généralement quelconque dans ce cas.
Cependant, un tel circuit n'a qu'une sortie en U et il y a parfois intért à savoir si c'est le détecteur ionique ou le circuit thermostatique-thermovélocimétrique qui a opéré.
Pour obtenir ce résultat, on introduit dans le montage (voir fig. 10) une petite tétrode à cathode froide TF6 qui est attaquée par le transistor thermostatique, thermovélocimétrique et l'on obtient ainsi entre U1 et la terre une sortie qui sera sous tension lorsque le détecteur thermique aura fonctionné, tandis que sur la triode à cathode froide TF7 chargée dans sa cathode par Rk6, on trouve lors de l'opération de TF7 une seconde tension entre U2 et la terre.
Disposant dès lors de deux lignes d'information, on peut désirer, pour des raisons d'identification, une troisième sortie en régime d'impulsions ou en régime direct, comme indiqué en fig. 8 pour le tube TF5.
A cet effet, le starter d'un troisième tube à cathode froide TF8 (voir fig. 11) est connecté capacitivement via un condensateur C4, à TF7 galvaniquement via la résistance R2r, à ce mme starter prépolarisée par le diviseur potentiométrique constitué par les résistances
R22 et R28.
Lorsque l'un ou l'autre des détecteurs opérant TF6 déclenche, on retrouve en U3 une impulsion indépendante du type de détecteur ayant fonctionné tandis qu'entre la diode D et la terre, on retrouve une impulsion qui peut tre utilisée à des fins d'identification comme décrit plus haut.
Pour la détection immédiate des arcs électriques de court-circuit par exemple, qui sont des phénomènes transitoires pouvant tre à l'origine d'incendies, l'ensemble de détection ionique et thermovélocimétrique précédemment décrit est inefficace. On peut lui adjoindre un détecteur de rayonnement infrarouge, constitué par exemple (fig. 12) d'une cellule photo-électrique IR, choisie pour sa sensibilité dans l'infrarouge, qui attaque la base d'un transistor TR3 dont le collecteur est relié au starter d'une triode à cathode froide TF1.
Lorsque la cellule IR est excitée, le transistor TR3 devient conducteur, la chute de tension qui apparaît dans la résistance R5 provoque l'allumage de la triode à cathode froide TF1.
Le schéma de la fig. 12 est celui d'un détecteur tétravalent avec circuit d'identification comme expliqué précédemment.
On y reconnaît le détecteur ionique dont l'organe essentiel est le tube à cathode froide TF, le détecteur d'infrarouge et son amplificateur TRS et enfin. le détecteur thermostatique-thermovélocimétrique dont l'élément amplificateur est le transistor TR4.
La liaison entre les éléments est réalisée au moyen de trois triodes à cathode froide TFt, TF2 et TF8, de la façon suivante:
La résistance de charge Rkt de TF est couplée capacitivement via le condensateur C1 au starter de TFj, tandis que la sortie, côté collecteur de TF3 est couplée galvaniquement via Rlss au mme starter.
I1 résulte de ce couplage que si le détecteur ionique ou le détecteur infrarouge est sollicité, la résistance Rk de TF1 est mise sous tension. Ceci se traduit par une impulsion traversant le condensateur C2 et excitant, à son tour, le starter de TF2, lequel est couplé galvaniquement via R17 au collecteur du transistor Tr4.
En conséquence, si l'un des trois détecteurs est sollicité, on retrouve en Rk3 une impulsion résultant de cette sollicitation, quel que soit le détecteur ayant opéré.
L'impulsion apparaissant en Rkg est transmise à son tour au tube à cathode froide TF5 qui est le tube d'identification alimenté séparément, comme indiqué sur le schéma par la source Bi. Le collecteur de TF3 est, en outre, retourné à un diviseur potentiométrique constit