Postiche La présente invention est relative à un postiche com posé d'une tresse de cheveux, fixé sur un support ou coiffe et destiné à emboîter la tête ou une partie de celle-ci, en tenant lieu en quelque sorte de cuir chevelu.
Elle est notamment applicable aux postiches du type dénommé dessus. de tête dont les cheveux tombent tout autour du bord pour former une frange de front, à moins qu'ils soient relevés pour tomber du front vers l'arrière.
Jusqu'à présent, et plus particulièrement dans l'exé cution des postiches montés sur un support plus ou moins arrondi pour faire, comme indiqué ci-dessus ce que l'on appelle communément un dessus de tête la dimension de ce support ou coiffe se rapprochait autant que possible de celle de la surface crânienne à recouvrir, ce qui facilitait la fixation du postiche.
Ce mode de fabrication nécessite toutefois l'emploi d'un assez grand métrage de tresse, la finesse de cette tresse étant fonction du rapprochement des rangs; plus on veut des rangs rapprochés, plus la tresse doit être fine. Il en résulte un coût de fabrication élevé. En outre même avec une tresse fine, les rangs ne peuvent pas être très rapprochés les uns des autres. Le décoiffage du pos tiche ou un coup de peigne maladroit révèle la présence du support.
Or, il se révèle que l'utilisation d'une tresse épaisse disposée en spirale formant des rangs très serrés sur un support de petite dimension permet l'exécution d'un véritable dessus de tête qui présente les avantages sui vants - invisibilité de ce petit support recouvert de rangs rapprochés, - bonne épaisseur de cheveux au centre du postiche autour de son épi central, ce qui est essentiel, - économie importante dans la fabrication du postiche et économie de temps pour la fabrication de la tresse puisqu'il en faut un moindre métrage.
Economie de temps également pour la fixation de cette tresse sur son support.
Cependant la très petite dimension du support lors qu'il s'agit d'un postiche type K dessus de tête présente l'inconvénient d'être plus difficile à fixer par les moyens habituels et c'est sans doute la raison pour laquelle les très petits supports n'ont pas été jusqu'à présent utilisés pour les postiches du type dessus de tête mais seule ment pour les petits postiches tels que chignon de bou cles, queues de cheval, guiches, rallonges, et d'une façon plus générale, pour tous les postiches à support de forme arrondie.
En général, la fixation de ces postiches est assurée par l'adjonction d'un peigne, ou de petites barrettes ou de petites brides ou ganses, etc. La femme qui utilise un tel postiche en renforce souvent la fixation au moyen d'épingles qu'elle passe dans le tulle de la coiffe ou de petites pinces-guiches à l'aide desquelles elle maintient les bords de la coiffe de son postiche bien fixés à ses propres cheveux.
La présente invention a pour but de remédier à cette difficulté par l'artifice suivant Il consiste, à cet effet, partant d'un support com portant, comme indiqué ci-dessus, une tresse épaisse dis posée en spirale pour former des rangs très serrés, à faire comporter à ce support ou coiffe au moins deux pattes qui, s'étendant latéralement dans le prolongement l'une de l'autre, permettent au moyen de pinces-guiches, d'épingles ou autres, d'assurer la fixation du postiche dans la chevelure, en autant de points latéraux assez éloignés les uns des autres.
Le postiche est ainsi tenu dans la chevelure, sans possibilité de changement d'orientation, et sa coiffe est fermement maintenue appliquée contre le cuir chevelu.
Les pattes latérales précitées peuvent être simples, mais elles sont, plus avantageusement, doubles pour for- mer des boucles au travers desquelles sont librement passés les organes de fixation, ces dernières n'ayant ainsi plus tendance à être détériorées par des piquages répétés.
Ces pattes, qu'elles soient simples ou doubles, peu vent venir de découpage avec le support ou être rappor tées sur lui par couture, soit avant, soit après, soit au cours de l'exécution du travail de montage proprement dit du postiche.
Dans le cas de pattes doubles formant boucles la longueur de ces dernières est avantageusement telle que l'ouverture qu'elles présentent soit suffisante pour qu'un doigt de la main puisse aisément y être introduit en vue d'aider à la pose du postiche. En effet, après arrimage dans la chevelure<B>dé</B> la première boucle, on peut alors exercer, par l'autre boucle au travers de laquelle a été introduit un doigt de la main, un mouvement de trac tion pour bien raidir et appliquer le support contre le cuir chevelu, donc pour bien dissimuler ce support dans la chevelure.
Ces pattes peuvent être de longueur. égale ; elles peuvent être situées radialement par rapport au -centre du support ou bien, au contraire, être déportées sur un des côtés.
Le dessin représente, à titre d'exemple, un mode d'exécution ainsi qu'une variante du postiche, objet de l'invention La fig. 1 représente la coiffe munie de ses deux pattes latérales ; la fig. 2 en est une variante ; la fig. 3 est une vue en perspective arrière du pos tiche terminé.
Le support ou coiffe 2 en tulle apprêté, est équipé d'un ruban, formant deux pattes 3a, 3b s'étendant laté ralement dans le prolongement l'une de l'autre.
Ces pattes peuvent être disposées radialement par rapport au centre de la coiffe 2 (fig. 1 et 3) ou être dé portées sur un côté (fig. 2). Elles sont avantageusement doubles pour former chacune une boucle 4 (fig. 1 et 3) mais elles peuvent aussi être simples (fig. 2).
Une épaisse tresse de cheveux est piquée sur cette coiffe de petite dimension (4 à 6 cm de diamètre) en commençant par une partie centrale ou épi 5a, et en continuant par la partie proprement-dite d'entourage 5b. Le montage s'effectue avantageusement comme suit on commence par poser en spirale l'épi central 5a en empiquant la tresse, sur le milieu du disque en tulle 2, en partant du centre de la spirale, dans le sens des aiguilles d'une montre. Après avoir retiré le travail de la machine, on pose le ruban de tulle, préalablement ourlé, en empiquant l'une des extrémités au pied de l'épi 5a. On fait alors passer ce ruban par en dessous.
cest-à-dire sur l'envers du travail, et on en replie l'ex trémité libre, au pied de l'épi du côté opposé, en main tenant éventuellement cette extrémité de façon provi soire par une piqûre. On pique ensuite la tresse du tour 5b, en commençant par le bord périphérique externe du disque 2, puis en spirale jusqu'à ce qu'on rejoigne le pied de l'épi en chevauchant légèrement sur lui. La pièce est alors terminée et prête à donner au coffrage.