Dispositif de régularisation du déplacement d'un organe mécanique La présente invention se rapporte à un dispositif de régularisation du déplacement d'un organe mécanique, comprenant au moins deux pièces subissant un déplace ment relatif entre elles.
On connaît déjà toutes sortes de dispositifs de régu larisation d'fun mouvement, mais ces dispositifs sont de construction relativement compliquée. Ils peuvent être, par exemple, du type mécanique, dans lequel le déplacement d'une pièce est transmis à un régulateur centrifuge. Cer tains dispositifs de régularisation sont basés sur la résis tance variable offerte par l'écoulement d'un fluide ou d'un gaz.
L'invention a pour objet un dispositif de régularisa tion d'une simplicité extrême. Ce dispositif est caractérisé en ce qu'une desdites pièces est constituée par une ma tière élastique à pouvoir amortisseur dans le domaine de sa déformation élastique, l'autre pièce étant conformée de façon à produire sur la première pièce une zone de déformation dont l'emplacement varie en fonction de la position relative entre les deux pièces.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, trois formes d'exécution du dispositif objet de l'invention.
La fig. 1 représente en coupe la première de ces for mes d'exécution.
La fig. 2 est une vue latérale du dispositif selon la fig. 1.
La fig. 3 représente en coupe la deuxième forme d'exécution.
La fig. 4 est une coupe selon IV-IV de la fig. 3.
La fig. 5 se rapporte à la troisième forme d'exécution. En référence aux fig. 1 et 2, une paroi 1 est traversée par un arbre 2 portant une manette 3. Cette manette 3 pourrait, par exemple, être utilisée pour commander, par l'intermédiaire de l'arbre 2, le mécanisme de réglage d'un appareil, par exemple dans un appareil de prise de vues cinématographique, le mécanisme de commande d'un obturateur variable, ou encore de la variation de la distance focale de l'objectif.
La paroi 1 présente une rainure arquée 4 dans laquelle est noyée une bande de matière élastique 5 à pouvoir amortisseur dans le domaine de sa déformation élastique. Cette bande peut notamment être réalisée en néoprène, butyle, ou encore en caoutchouc au silicone, connu dans le commerce sous le nom Rodorsil .
La manette 3 présente un alésage fileté 6 dans lequel est introduite une vis 7 à tête moletée et dont l'extrémité est en forme de calotte sphérique. Cette extrémité est dis posée en regard de la bande de matière élastique 5 et peut se déplacer le long de cette bande dont le centre de courbure coïncide sensiblement avec l'axe de l'arbre 2.
En vissant plus ou moins la vis 7, on fait pénétrer son extrémité sphérique dans la bande de matière 5 en pro duisant une zone de déformation plus ou moins forte suivant le degré de vissage de la vis<B>-7.</B> Lorsqu'on actionne la manette 3, le déplacement de la zone défor mée sur la bande de matière élastique 5 produit une résistance à l'avancement de la manette 3, résistance qui augmente très vite en fonction de la vitesse imprimée à cette manette. On obtient ainsi un effet de régularisation du mouvement, et le déplacement de la manette 3 est facilement obtenu à une vitesse pratiquement constante lorsque la force exercée sur cette manette ne subit pas de variation brusque.
Dans le cas où cette manette est utilisée sur une caméra cinématographique pour commander un obtu rateur variable, on constate qu'il devient très facile, même pour un opérateur inexpérimenté, de réaliser des fondus d'ouverture ou de fermeture d'une grande régu larité.
Les fig. 3 et 4 se rapportent à une deuxième forme d'exécution, dans laquelle l'une des pièces est constituée par un galet 8 monté tournant à l'extrémité d'un bras 9 à un arbre 10 portant une tête moletée 11. Le galet 8 vient écraser quelque peu un boudin 12 en matière élastique qui est retenu par ses extrémités dans deux pièces 13 et 14. Ce boudin 12 repose sur une nervure arquée 15 fai sant saillie d'une paroi 16. Ce dispositif de régularisation présente sensiblement les mêmes particularités que celui représenté aux fig. 1 et 2, mais la valeur de la déforma tion de la matière élastique n'est pas réglable.
La fig. 5 se rapporte à une autre forme d'exécution qui peut également être utilisée avantageusement dans le domaine des appareils cinématographiques. Dans cette forme d'exécution, la pièce en matière élastique est réali sée sous la forme d'un manchon 17 fixé dans un support tubulaire 18. La pièce mobile est constituée par une tige coulissante 19 se terminant par une extrémité sphérique 20 engagée dans le manchon 17 et exerçant une déforma tion élastique de sa paroi.
La tige 19 présente une patte latérale 21 permettant l'accouplement de cette tige aux moyens mécaniques dont il s'agit de rendre le mouvement régulier.
La tige 19 est montée coulissante dans un tube 22 qui présente deux fentes 23 longitudinales diamétrale ment opposées, permettant le passage d'une cheville transversale 24 fixée sur la tige 19. Les extrémités de la cheville 24 sont serrées entre deux rondelles 25 et 26 entourant le tube 22 et disposées entre deux ressorts à boudin 27 et 28, dont les extrémités extérieures sont rete nues par des rondelles 29 retenues chacune par un clip 30.
Le tube 22 présente encore deux trous 31 et 32 per mettant le blocage du tube dans deux positions détermi nées par introduction dans l'un ou l'autre de ces trous de l'extrémité d'un bras 33 soumis à l'action d'un ressort 34. Ce bras 33 peut être retenu contre l'action de son ressort par une patte 35 portée par une tige pivotante 36 et permettant d'empêcher l'introduction du bras 33 dans les trous 31 ou 32 lorsqu'on le désire.
La tige 19 présente encore une portion dentée en forme de crémaillère 37 permettant le blocage en posi tion de la tige par l'intermédiaire d'un cliquet 38 dont une encoche 39 coopère avec une pièce d'arrêt 40. Ce cliquet est soumis à l'action d'un ressort 41 tendant à l'appliquer contre la pièce d'arrêt 40 et en même temps à l'éloigner de la denture 37.
Le dispositif de la fig. 5 est destiné à l'actionnement de l'obturateur variable d'un appareil cinématographi que. Lorsque le bras 33 et le cliquet 38 sont éloignés respectivement du tube 22 et de la denture 37, la tige 19 peut être déplacée sur toute sa course, et la défbrma- tion exercée dans la paroi du manchon 17 par l'extré mité sphérique 20 rend régulier le déplacement de cette tige 19.
Si l'usager désire effectuer une fermeture ou une ouverture automatique de l'obturateur variable, il libère tout d'abord le bras 33, puis amène la tige 19 dans la position finale qu'elle devra occuper après la fonction réalisée automatiquement. Suivant cette dernière, le bras 33 pénètre alors dans le trou 31 ou, au contraire, dans le trou 32. L'usager amène ensuite la tige 19 dans la position qu'elle doit occuper avant l'exécution de la fonction automatique et il bloque cette tige en position en poussant le cliquet 38. Ce déplacement de la tige 19 s'accompagne de la compression d'un des ressorts 27 ou 28 suivant le genre de déplacement, puisque le tube 22 est bloqué en position par le bras 33.
Au moment où la fonction automatique doit être réalisée, l'usager libère la tige 19 en agissant sur le cliquet 38, de sorte que celui des ressorts 27 et 28 qui est comprimé déplace - la tige 19 contre l'action de freinage exercée par le manchon 17, jusqu'à ce que cette tige occupe à nouveau sa position initiale par rapport au tube 22.
On peut, bien entendu, prévoir de nombreuses variantes, et il serait sans autre possible de régulariser le mouvement de rotation d'un arbre en le faisant passer dans un manchon en matière élastique du genre précité, la portion de cet arbre située dans le manchon présen tant une ou plusieurs saillies venant provoquer des déformations dans la paroi du manchon. Ainsi, l'arbre pourrait, par exemple, avoir une section polygonale ou encore présenter des cannelures ou des bossages.
Le nombre ou la grandeur de ces bossages, ou de façon générale des saillies prévues sur l'arbre, pourraient varier en se déplaçant le long de l'arbre, de sorte que par un déplacement axial du manchon, on pourrait obtenir des efforts de freinage et de régularisation plus ou moins marqués.
Suivant une forme de réalisation très simple, la pièce en matière élastique pourrait être constituée sous la forme d'un disque solidaire en rotation d'un arbre, ce disque étant serré entre deux pinces fixes produisant la déformation désirée.