Procédé de préparation d'une aldéhyde par oxydation d'une oléfine par l'oxygène
La présente invention a pour objet un procédé de préparation d'une aldéhyde par oxydation d'une oléfine par l'oxygène.
On connaît des catalyseurs composés d'oxyde d'antimoine seul ou en combinaison avec un oxyde de molybdène, un oxyde de tungstène, un oxyde de tellure, un oxyde de cuivre, un oxyde de titane ou un oxyde de cobalt. Ces catalyseurs sont soit des mélanges de ces oxydes, soit des composés oxygénés de l'antimoine avec l'autre métal, comme le molybdate d'antimoine ou l'antimoniate de molybdène. Ces systèmes catalytiques sont utiles dans la production d'aldéhydes non saturés tels que l'acroléine ou la méthacroléine à partir d'olé- fines, telles que le propylène ou l'isobutène, et d'oxygène.
Le présent procédé met en oeuvre un catalyseur d'oxydation comprenant essentiellement des oxydes d'antimoine et d'uranium. Ce catalyseur répond à la formule empirique SbaUbOe dans laquelle a est compris entre 1 et 99, b est un nombre compris entre 50 et 1 et c un nombre qui correspond aux valences de l'antimoine et de l'uranium satisfaites par l'oxygène dans les états d'oxydation dans lesquels ils se trouvent dans le catalyseur.
La nature des composés chimiques qui constituent le catalyseur n'est pas connue. Le catalyseur peut être un mélange d'oxyde ou d'oxydes d'antimoine et d'oxyde ou d'oxydes d'uranium. I1 est également possible que l'antimoine et l'uranium soient combinés avec l'ogygène sous forme d'un antimoniate ou d'un uranate. Un examen aux rayons X du système catalytique a montré la présence d'une phase de structure commune du type de l'antimoine, composée d'oxyde d'antimoine, et d'une certaine forme d'oxyde d'uranium. On a décelé la présence de tétroxyde d'antimoine. Une activité optimum du catalyseur semble se manifester quand les rapports atomiques Sb : U sont compris entre 1:1 et 25 : 1.
Le catalyseur peut être utilisé sans support et montrer une activité excellente. On peut également le combiner avec un support et, de préférence, on utilise dans ce cas au moins 1OCro et jusqu'à 90 % en poids du composé de support, par rapport au poids de la composition entière. On peut utiliser n'importe quelle matière de support connue, comme par exemple la silice, l'alumine, l'oxyde de zirconium, l'alundum, le carbure de silicium, un mélange silice-alumine, et des phosphates, silicates, aluminates, borates et carbonates minéraux, stables dans les conditions de la réaction qui doivent régner au cours de l'utilisation du catalyseur.
On peut mélanger ensemble l'oxyde d'antimoine et l'oxyde d'uranium, ou bien on peut les former séparément et les mélanger ensuite, ou encore, on peut les former séparément ou ensemble in situ; comme matière de départ pour le constituant formé par l'oxyde d'antimoine, par exemple, on peut utiliser n'importe quel oxyde d'antimoine tel que l'anhydride antimonieux, le tétrooxyde d'antimoine et le pentoxyde d'antimoine, ou leurs mélanges, ou un oxyde d'antimoine hydraté, l'acide méta-antimonique ou l'acide ortho-antimonique ou pyroantimonique, ou encore un sel d'antimoine hydrolysable ou décomposable, tel qu'un halogénure d'antimoine comme par exemple le trichlorure, le trifluorure ou le tribromure d'antimoine, le pentachlorure d'antimoine et le pentafluorure d'antimoine, qui est hydrolysable dans l'eau pour former l'oxyde hydraté.
On peut utiliser de l'antimoine métallique, l'oxyde hydraté étant formé par oxydation du métal avec un acide oxydant comme l'acide nitrique.
Le constituant formé par l'oxyde d'uranium peut être sous la forme d'oxyde d'uranium ou être obtenu par précipitation in situ à partir d'un sel d'uranium soluble tel que le nitrate ou l'acétate, ou d'un halogénure tel que le chlorure. On peut utiliser de l'uranium métallique comme matière de départ et, si l'on utilise également de
I'antimoine métallique, on peut transformer simultanément l'antimoine en oxyde et l'uranium en nitrate par oxydation dans de l'acide nitrique chaud. Une suspension d'oxyde d'antimoine hydraté formé in situ à partir du métal dans de l'acide nitrique peut également être combinée avec une solution d'un sel d'uranium tel que le nitrate d'uranium, qu'on précipite ensuite in situ sous forme d'oxyde d'uranium par addition d'hydroxyde d'ammonium.
Le nitrate d'ammonium et n'importe quels autres sels solubles sont récupérés par filtration de la suspension résultante.
Il résulte de ce qui précède que le tribromure d'uranium, le tétrabromure d'uranium, le trichlorure d'uranium, le tétrachlorure d'uranium, le pentachlorure d'uranium, l'hexafluorure d'uranium, le tétra-iodure d'uranium, le nitrate d'uranyle, le chlorure d'uranyle, le sulfate d'uranyle, le bromure d'uranyle, le trioxyde d'uranium et le peroxyde d'uranium peuvent constituer la source du constituant formé par l'oxyde d'uranium.
On augmente l'activité catalytique du système en le chauffant à une température élevée. De préférence, on sèche le mélange catalytique et on le chauffe à une température comprise entre environ 260 et 6210 C, de préférence entre envi on 371 et 4820 C, pendant 2 à 24 heures. Si son activité n'est alors pas suffisante, on peut encore chauffer le catalyseur à une température supérieure à environ 5380 C, mais inférieure à celles qui auraient un effet nuisible sur le catalyseur et auxquelles il fondrait ou se décomposerait, c'est-à-dire à une température comprise de préférence entre environ 760 et 10380 C, pendant 1 à 48 heures, en présence d'air ou d'oxygène. Habituellement, cette limite n'est pas atteinte avant 10930 C et dans certains cas, cette tempéraure peut être dépassée.
En général, plus la température d'activation est élevée, moins cette activation demande de temps. On peut déterminer si l'activation est suffisante, dans un ensemble donné quelconque de conditions, grâce à un essai par emplacements d'un échantillon du produit en ce qui concerne l'activité catalytique. L'activation est avantageusement conduite dans une chambre ouverte, permettant la circulation de l'air ou de l'oxygène, de manière que l'oxygène consommé puisse êre remplacé.
L'oléfine soumise à l'oxydation est de préférence une oléfine ne comportant que trois atomes de carbone dans une chaîne droite comme le propylène ou l'isobutylène, ou leurs mélanges.
Les oléfines peuvent être mélangées avec des hydrocarbures paraffiniques comme l'éthane, le propane, le butane et le pentane; par exemple, un mélange de propylène et de propane peut constituer la charge initiale.
De cette manière, il est possible d'utiliser les courants ordinaires de raffinerie sans préparation spéciale.
La température à laquelle on conduit l'oxydation peut varier considérablement selon le catalyseur, l'oléfine particulière qui est soumise à l'oxydation et les conditions associées du débit ou du temps de contact et du rapport entre l'oléfine et l'oxygène. En général, quand on opère à des pressions voisines de la pression atmosphérique, c'est-à-dire comprise entre 0,7 et 7 kg/cm2, (pressions relatives), on peut avantageusement utiliser des températures comprises entre 260 et 5930 C. Toutefois, on peut exécuter le procédé sous d'autres pressions et, dans le cas de pressions supérieures à la pression atmosphérique, par exemple dépassant 7 kg/cm2, des températures un peu plus basses sont permises.
Dans le cas où l'on met en oeuvre le présent procédé pour convertir du propylène en acroléine, une température comprise entre 399 et 5100 C constitue une condition optimum à la pression atmosphérique.
Bien qu'on puisse utiliser des pressions autres que la pression atmosphérique, on préfère ordinairement opérer à la pression atmosphérique ou au voisinage de celle-ci, étant donné que la réaction progresse de façon satisfaisante à ces pressions et qu'il n'est alors pas nécessaire d'utiliser une installation coûteuse supportant les pressions élevées.
Le temps de contact apparent utilisé dans le procédé n'est pas critique et on peut le choisir dans une gamme étendue qui peut varier entre 0,1 et 50 secondes. Le temps de contact apparent peut être défini comme étant la longueur de temps, en secondes, pendant laquelle le volume unitaire de gaz, mesuré dans les conditions de la réaction, est en contact avec le volume unitaire apparent du catalyseur. On peut le calculer, par exemple, d'après le volume apparent du lit de catalyseur, la température et la pression moyennes du réacteur, et les débits des divers constituants du mélange de réaction.
Bien entendu, le temps de contact optimum varie selon l'oléfine traitée mais, dans le cas du propylène, le temps de contact apparent préféré est compris entre 0,5 et 15 secondes.
Un rapport moléculaire entre l'oxygène et l'oléfine comprise entre environ 0,5 :1 et 5 : 1 donne généralement les résultats les plus satisfaisants. Pour la conversion de propylène en acroléine, le rapport entre l'oxygène et l'oléfine est de préférence compris entre environ 1:1 et 2 : 1. L'oxygène utilisé dans le procédé peut provenir d'une source quelconque; toutefois, l'air constitue la source d'oxygène la moins coûteuse et est préféré pour cette raison.
On a également constaté que l'addition d'eau au mélange de réaction exerce une influence bénéfique prononcée sur la progression de la réaction, car elle améliore la conversion et le rendement en produit désiré. La manière dont l'eau modifie la réaction n'est pas complètement comprise, mais la théorie de ce phénomène ne semble pas importante en raison des résultats expérimentaux obtenus par la titulaire. Par suite, la titulaire préfère que le mélange de réaction contienne de l'eau.
Généralement, un rapport entre l'oléfine et l'eau compris entre 1: 0,5 et 1:10 dans le mélange de réaction, donne des résultats très satisfaisants, et on a constaté qu'un rapport compris entre 1:1 et 1 : 6 est optimum quand on transforme du propylène en acroléine. Bien entendu l'eau est en phase vapeur pendant la réaction.
Le mélange de réaction peut contenir des diluants inertes tels que l'azote et l'anhydride carbonique.
En général, on peut utiliser n'importe quel appareil convenant pour la mise en oeuvre des réactions d'oxydation en phase vapeur, en vue de l'exécution du procédé.
Le procédé peut être continu ou discontinu et peut utiliser un lit fixe avec un catalyseur en grosses particules ou en granules, ou ce qu'on appelle un lit fluidifié de catalyseur. Le lit fluidifié permet de contrôler plus étroitement les températures de la réaction, comme le savent les techniciens, et un lit fixe assure un contrôle plus étroit du temps de contact.
On peut porter le réacteur à la température de réaction avant ou après l'introduction des réactifs vaporisés.
Dans une opération à grande échelle, on préfère que le procédé soit continu et, dans ce système, on prévoit la remise en circulation de l'oléfine et/ou de l'oxygène n'ayant pas réagi. On envisage également de régénérer ou de réactiver périodiquement le catalyseur. A cet effet, on peut par exemple le mettre en contact avec de l'air à une température élevée.
La ou les aldéhydes non saturées peuvent être isolées des gaz sortant de la zone de réaction de toute manière appropriée, le processus exact dans un cas donné quelconque étant déterminé par la nature et la quantité des produits de la réaction. Par exemple, on peut purifier le gaz en excès avec de l'eau froide ou un solvant approprié pour chasser l'aldéhyde. Lorsque les aldéhydes sont récupérées de cette manière, on peut procéder à la récupération finale dans le solvant de toute façon appropriée, par exemple par distillation. On peut améliorer l'efficacité de la purification quand l'eau constitue l'agent de purification en ajoutant un agent mouillant approprié à l'eau.
Si on le désire, la purification des gaz de la réaction peut être précédée d'un refroidissement brusque des gaz par l'eau froide, refroidissement qui, par lui-même, a pour effet de séparer une quantité notable des composés désirés. Quand on utilise de l'oxygène moléculaire comme agent oxydant, le mélange de produits résultant, qui subsiste après l'élimination de l'aldéhyde peut être traité en vue de l'élimination de l'anhydride carbonique, le reste du mélange comprenant l'oléfine n'ayant éventuellement pas réagi étant recyclé dans le réacteur. Dans le cas où l'air constitue l'agent oxydant au lieu de l'oxygène moléculaire, le produit résiduel laissé après la séparation de l'aldéhyde peut être purifié avec un solvant non polaire, par exemple une fraction d'hydrocarbure, en vue de récupérer l'oléfine n'ayant pas réagi et, dans ce cas, les gaz restants peuvent être renvoyés au rebut.
Bien entendu, comme on le sait dans la technique, un inhibiteur servant à empêcher la polymérisation des aldéhydes non saturées peut être ajouté à n'importe quel moment.
Les exemples 1 à 5 qui suivent concernant la préparation du catalyseur utilisé dans le présent procédé.
Exemple I
On prépare comme suit un système catalytique composé d'oxyde d'antimoine et d'oxyde d'uranium, dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 8:1. On dissout 90 g d'antimoine dans 375 cm3 d'acide nitrique (densité: 1,42) et on chauffe le mélange jusqu'à ce que le dégagement des oxydes d'azote cesse. On ajoute ensuite à cette solution, une solution de 40,1 g d'acétate d'uranyle, de formule UO(C2H8O2 2 2H2O dans 400 cm3 d'eau. On ajoute 300 cm3 d'une solution d'hydrooxyde d'ammonium et on lave la suspension de réaction filtrée avec 600 cm3 d'eau (en trois portions de 200 cm3 chacune).
On sèche le gâteau de filtre à 1200 C pendant la nuit, on le calcine à 4270 C pendant 12 heures et on l'active par chauffage à 7600 C pendant 12 heures dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
On soumet ensuite ce système catalytique à un essai pour déterminer son activité catalytique dans l'oxydation du propylène en acroléine. On utilise une unité d'oxydation ayant une capacité d'environ 100 cm3 pour le catalyseur. On dose les gaz de la charge au moyen d'un appareil Rotameter et on introduit l'eau au moyen d'une pompe à moteur a Sigma y à travers des tubes en cuivre de dimensions capillaires.
Lors de la conversion de propylène en acroléine, le rapport propylène/airlazote/eau dans la charge est de 1/10/10/0,8. Le temps de contact apparent est de 3 secondes et la température de la réaction est de 4494600 C. Le taux de conversion total est de 70,2 %, par passe, 35,5 % de la charge de propylène étant convertis en acroléine et 4,7 % en acétaldéhyde.
Exemple 2
On prépare comme suit un catalyseur oxydes d'antimoine-oxydes d'uranium dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 6:1. On dissout 45 g d'antimoine métallique (d'une granulométrie de 0,100 mm) dans 186 cm3 d'acide nitrique (densité: 1,42) par ébullition jusqu'à ce que le dégagement des oxydes d'azote cesse.
On ajoute ensuite 26,7 g de nitrate d'uranyle dissous dans 200 cm3 d'eau. On ajoute au mélange 150 cm3 d'une solution à 28 % d'hydroxyde d'ammonium. On filtre ensuite la suspension formée au cours de la réaction et on la lave avec trois portions de 100 cm3 chacune d'une eau de lavage contenant une petite quantité d'ammoniac. On sèche le catalyseur à 1200 C pendant la nuit on le calcine à 4270 C pendant la nuit et on l'active en le chauffant à 7600 C pendant 12 heures dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
On utilise également ce système catalytique pour convertir du propylène en acroléine. Dans ce cas, le rapport propylène/air/azote/eau dans la charge est de 1/10/7/1. Le temps de contact apparent est de 3 secondes et la température de réaction est maintenue entre 493-5040 C. Le taux de conversion total est de 65 to par passe, 36,8 % du propylène étant transformés en acroléine et 3 en acétaldéhyde.
Exemple 3
On prépare un catalyseur supporté sur de la silice en mélangeant 60,6 g du catalyseur activé préparé conformément au procédé de l'exemple 2, avec 198 g d'un sol de silice aqueux contenant 30,6 % de SiO2. On sèche le catalyseur résultant dans une étuve chauffée à 1200 C, tout en agitant de temps à autre, pendant 3 heures, puis on le calcine à 4270 C pendant la nuit.
On utilise ensuite ce catalyseur dans la conversion de propylène en acroléine, en utilisant le réacteur décrit dans l'exemple 1. Le rapport propylène/air/azote/eau dans la charge est de 1/10/7/1. Le temps de contact apparent est de 3 secondes et on maintient la température de réaction entre 471-4770 C. Le taux de conversion total est de 59,9 %, 34,7 % de la charge de propylène étant transformés en acroléine. I1 ne se forme pas d'acétaldéhyde ou d'autres sous-produits.
Exemple 4
On prépare comme suit un système catalytique composé d'oxyde d'antimoine et d'oxyde d'uranium, dans lequel le rapport Sb : U est de 6:1 et qui est supporté sur 13 de son poids de silice. On dissout 90g d'antimoine (granulométrie de 0,177 mm) dans 360 cm8 d'acide nitrique concentré chaud (densité: 1,42), et on chauffe le mélange jusqu'à ce que les oxydes d'azote cessent de se dégager, puis on évapore le mélange jusqu'à siccité presque complète. On ajoute ensuite 53,4 g d'acétate d'uranyle, de formuleUO8(CH8Q )2H8O, tout en agitant.
On fait passer le mélange dans un broyeur à boulets pendant 4 heures. Pour retirer la masse du broyeur, on utilise 200 cm3 d'eau et on ajoute ensuite 194 g d'un sol de silice aqueux (30,6 % de SiO2). Tout en agitant constamment, on ajoute 200 cm3 d'une solution à 28 % d'hydroxyde d'ammonium, on filtre la suspension et on lave le précipité avec 300 cm3 d'eau par portions de 100 cm3. On sèche le gâteau de filtre à 120-1300 C pendant la nuit, on le calcine à 4270 C pendant 20 heures et on l'active en le chauffant à 9820 C pendant 8 heures, dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
On soumet ensuite ce système catalytique à des essais pour déterminer son activité catalytique dans 1' oxyda- tion du propylène en vue de former de l'acroléine. On utilise une unité d'oxydation d'une capacité d'environ 100 cm3 pour le catalyseur. On dose les gaz de la charge au moyen d'un appareil Rotameter) > et on introduit l'eau au moyen d'une pompe à moteur Sigma à travers des tubes en cuivre de dimensions capillaires.
Lors de la conversion de propylène en acroléine, le rapport moléculaire propylène/air/azote/eau dans la charge est de 1/10/7/4. Le temps de contact apparent est de 3 secondes et la température de réaction est de 449 454O C. Le taux de conversion total est de 96 %, par passe, 60,8 % de la charge de propylène étant convertis en acroléine et 5,2 % en acétaldéhyde.
Exemple 5
On prépare comme suit un système catalytique composé d'oxyde d'antimoine et d'oxyde d'uranium, dans lequel le rapport Sb : U est de 4,9:1 et qui est déposé sur la moitié de son poids d'un support constitué par de la silice: on dissout 75 g d'antimoine (d'une granulométrie de 0,177 mm) dans 275 cm3 d'acide nitrique concentré chaud (densité: 1,42), puis on chauffe le mélange jusqu'à ce que les oxydes d'azote cessent de se dégager, et on évapore le mélange jusqu'à siccité presque com plète. On ajoute ensuite 53,4 g d'acétate d'uranyle, de formule UO2(C2H0O2) 2H8O, tout en agitant. On fait passer le mélange dans un broyeur à boulets pendant 4 heures. Pour retirer la masse du broyeur, on ajoute 200 cm3 d'eau puis 226 g d'un sol de silice aqueux (30,6 % de SiO2).
Tout en agitant constamment, on ajoute ensuite 150 cm3 d'une solution d'hydroxyde d'ammonium à 28 O/o, on filtre la suspension, et on lave le précipité avec 300cm3 d'eau, par portions de 100cm3. On sèche le gâteau de filtre à 120-1300 C, pendant la nuit, on le calcine à 427OC pendant 20 heures et on l'active par chauffage dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère, à 9800 C et pendant 8 heures.
Exemple 6
On prépare de la manière suivante un système catalytique comprenant des oxydes d'antimoine et des oxydes d'uranium dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 11,7 : 1. On chauffe 200 g d'antimoine métallique (granulométrie inférieure à 0,053mi) dans 826, 7 cm3 d'acide nitrique concentré, jusqu'à ce que la totalité des oxydes rouges de l'azote ait été chassée. On ajoute une solution aqueuse contenant 62,9 g d'acétate d'uranyle, de formule UO8(QH8O2)2 2H2O. On dilue la suspension avec environ 400 cm3 d'eau, et on ajoute 500 cm3 d'hydrooxyde d'ammonium à 28 % ce qui élève le pH jusqu'à 8.
On filtre la suspension, on la lave avec trois portions de 1350 cm3 chacune d'une solution d'hydroxyde d'ammonium à 2,5 %. On fait passer de l'air par aspiration à travers le gâteau de filtre, pendant 15 minutes, après le dernier lavage. On fait sécher le catalyseur pendant la nuit dans une étuve chauffée à 1300 C, on le calcine à 4270 C pendant la nuit et ensuite on l'active en le chauffant pendant la nuit à 7600 C dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
Exemple 7
On prépare un système catalytique composé d'oxydes d'antimoine et d'oxydes d'uranium dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 6:1 par le procédé suivant: on dissout 45 g d'antimoine métallique (d'une granulométrie de 0,100 mm) dans 186 cm3 d'acide nitrique (densité: 1,42) par ébullition jusqu'à ce que les oxydes d'azote cessent de se dégager. On ajoute à ce mélange de réaction 26, 7 g d'acétate d'uranyle dissous dans 200 cm8 d'eau. On ajoute 150 cm3 d'hydroxyde d'ammo nium m à 28 % au mélange, puis on filtre la suspension résultant de la réaction, et on la lave avec trois portions de 100 cm3 chacune, d'une eau de lavage contenant une petite quantité d'hydroxyde d'ammonium.
On sèche ensuite le catalyseur à 1200 C pendant la nuit, dans une étuve, on le calcine à 4270 C pendant la nuit et on l'active en le chauffant à 7600 C pendant 12 heures dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
Exemple 8
On prépare un système catalytique composé d'oxydes d'antimoine et d'oxydes d'uranium, dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 6:1, en utilisant un poids égal de silice comme support, par le procédé suivant. On ajoute 60,6 g du catalyseur activé de l'exemple 6, tout en agitant et en chauffant, à 198 g d'un sol de silice aqueux contenant 30 % en poids de SiO2. On sèche ensuite le catalyseur dans l'étuve chauffée à 1300 C en agitant de temps à autre, pendant 3 heures, puis on le calcine à 427OC pendant la nuit, et on l'active en le chauffant à 7600 C pendant 12 heures dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
Exemple 9
On prépare un système catalytique composé d'oxydes d'antimoine et d'oxydes d'uranium, dans lequel le rapport atomique Sb:U est de 6 :1, en utilisant 1/3 de son poids de silice comme support de la manière qu'on va décrire. On dissout 90 g d'antimoine métallique (d'une granulométrie de 0,177 mm) dans 360 cm8 d'acide nitrique concentré chaud (densité: 1,42) en chauffant jusqu'à ce que les oxydes d'azote cessent de se dégager, et on fait évaporer le mélange jusqu'à siccité presque complète. A ce mélange de réaction, on ajoute ensuite 53,4 g d'acétate d'uranyle, tout en agitant. On fait passer ce mélange dans un broyeur à boulets pendant 4 heures.
Quand on enlève la masse du broyeur, on ajoute 200 cm5 d'eau, puis 194 g de sol de silice aqueux (30,6 % de Sas2). Tout en agitant constamment, on ajoute 200 cm3 d'hydroxyde d'ammonium à 28 % au mélange, en une seule fois, puis on filtre la suspension et on la lave avec trois portions d'eau de lavage de 100 cm3 chacune. On sèche ensuite le catalyseur pendant la nuit à 120-1300 C, dans une étuve, on le calcine à 4270 C pendant 20 heures et on l'active en le chauffant à 9820 C pendant 8 heures dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.
Exemple 10
On prépare un catalyseur supporté par du carbure de silicium en mélangeant 60g du catalyseur activé des exemples 1 1 à 13 avec 60 g de carbure de silicium, ces deux constituants ayant une granulométrie de 0,177 mm.
On agite le mélange avec 400cm3 d'eau et on sèche ensuite le mélange aqueux homogène dans l'étuve, en agitant de temps à autre, à 1300 C et pendant la nuit. puis on le calcine en le chauffant à 4270C pendant 18 heures.
Exemple il
On prépare comme suit un catalyseur oxyde d'antimoine/oxyde d'uranium dans lequel le rapport atomique Sb : U est de 6:1. On chauffe 90g d'antimoine métallique (d'une granulométrie inférieure à 0,177 mm) dans 372cm3 d'acide nitrique concentré jusqu'à ce que les oxydes d'azote cessent de se dégager. On ajoute 53, 4 g d'acétate d'uranyle partiellement dissous dans l'eau. On ajoute de l'eau pour diluer le mélange et on introduit ensuite 300cm3 d'hydroxyde d'ammonium à 28 %. On filtre la suspension, et on lave le gâteau de filtre avec trois portions de 300 cms chacune d'une solution à 0, 1 % d'hydroxyde d'ammonium. Après le dernier lavage, on fait passer de l'air à travers le gâteau de filtre, par aspiration, pendant 10 minutes.
On sèche le catalyseur à 1300 C, on le calcine à 4270 C et on l'active en le chauffant à 7600 C dans un four à moufle communiquant avec l'atmosphère.