Peigne Le peigne faisant l'objet du brevet principal est carac térisé en ce qu'il comprend une série d'aiguilles dont les parties extrêmes pointues se projettent depuis un corps formé par moulage autour des têtes des aiguilles, et une armature métallique noyée dans le corps pour le renfor cer, les aiguilles étant supportées seulement par le corps moulé.
Dans certaines machines textiles à peigne, les parties extrêmes des peignes doivent être relativement minces pour coopérer avec diverses parties de la machine, et il est avantageux par conséquent que ces extrémités soient faites d'un matériau plus résistant que celui utilisé pour la partie principale du corps. La présente invention a pour but de fournir un peigne dont les parties extrêmes du corps sont faites d'un matériau plus résistant que celui de la partie principale du corps.
L'invention a pour objet un peigne selon la revendi cation du brevet principal, caractérisé en ce qu'il com prend un corps en résine synthétique ou en matière plas tique synthétique, au moins une pièce de renforcement s'étendant longitudinalement et noyée dans le corps, et des plaques métalliques se projetant au-delà des extrémi tés du corps et destinées à coopérer avec des parties de la machine avec laquelle le peigne est utilisé. Les pla ques métalliques peuvent être entièrement séparées de la pièce de renforcement, et dans ce cas l'extrémité for mant racine de chacune des plaques métalliques peut être constituée par deux pièces de montage parallèles qui délimitent une fente entre elles.
Un ou plusieurs trous peuvent être percés dans ces pièces de montage pour que la matière dont le corps est moulé s'étende en travers de ces pièces afin que les plaques soient solidement fixées aux extrémités du corps, et les extrémités de la pièce de renforcement pouvant s'étendre entre les pièces de mon tage.
En variante, les plaques métalliques peuvent être connectées à des segments séparables les uns des autres de la pièce de renforcement ou être formées d'une seule pièce avec ces segments, ou les plaques peuvent être connectées à chacune de plusieurs pièces de renforce ment séparables les unes des autres ou formées d'une pièce avec celles-ci.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du peigne objet de l'invention et qua tre variantes la fig. 1 est une vue partiellement en coupe de cette forme d'exécution ; la fig. 2 est une vue de bout correspondant à la fig. 1 ; la fig. 3 est une coupe selon 3-3 de la fig. 1 ; la fig. 4 est une coupe selon 4-4 de la fig. 1 ; la fig. 5 est une coupe de la première variante; la fig. 6 est une coupe selon 6-6 de la fig. 5 ;
la fig. 7 est une coupe de la seconde variante ; la fig. 8 est une coupe selon 8-8 de la fig. 7 ; la fig. 9 est une vue de la troisième variante ; la fig. 10 est une coupe selon 10-10 de la fig. 9 ; la fig. 11 est une coupe selon 11-11 de la fig. 9, et la fig. 12 est une vue en perspective de la quatrième variante.
Le peigne représenté aux fig. 1 à 4, destiné à être utilisé dans une machine textile, comprend un corps 10 moulé autour des têtes d'une série d'aiguilles 12 dont la partie principale se projette depuis la surface supérieure du corps 10, de la manière habituelle. Une pièce de ren forcement métallique 14 s'étend longitudinalement dans le corps 10, noyée dans ce dernier, cette pièce 14 pré sentant une section droite en U dont la partie ouverte est tournée vers le haut. Les têtes noyées des aiguilles sont disposées entre les deux parois latérales de la pièce de renforcement. Les parties extrêmes de la pièce 14 sont aplaties et s'étendent dans des parties extrêmes 16 du corps plus hautes que la partie principale.
Des plaques métalliques 18 se projettent au-delà des extrémités du corps afin de coopérer avec des parties correspondantes de la machine textile. Ces plaques for ment un léger angle avec le corps et les aiguilles (fig. 2) afin que le peigne puisse être correctement disposé dans la machine. L'extrémité formant racine de chaque plaque est constituée par deux pièces de montage parallèles 20 qui forment une fente 22 entre elles. L'extrémité adja cente de la pièce de renforcement 14, qui présente une légère assiette comme le montre la fi-. 1, s'étend dans cette fente, pratiquement à mi-distance de ses extrémités.
Deux trous 24 s'étendent à travers les deux pièces de montage 20 et sont espacés l'un de l'autre de façon à être disposés à l'extérieur de l'extrémité de la pièce de renfor cement. Les parties extrêmes 16 du corps présentent des fentes de guidage 26 qui sont formées pendant le mou lage du corps et qui dénudent de courtes longueurs de la pièce de renforcement près de ses extrémités. Les extré mités dénudées de la pièce de renforcement sont desti nées à venir en contact avec une partie métallique de la machine textile afin que l'électricité statique soit déchar gée par ce contact.
La matière dont le corps est moulé s'étend tout au tour de la pièce de renforcement et tout autour des piè ces de montage 20 des plaques 18 et entre ces pièces de montage. Elle s'étend aussi à travers les trous 24, de sorte que les plaques 18 sont fixées solidement aux extrémités du corps.
Toutefois, comme il n'existe pas d'autre connexion entre les extrémités de la pièce de renforce ment et les plaques métalliques 18 que la masse de ma tière synthétique dans laquelle elles sont noyées (il existe un jeu entre ces pièces), on comprend qu'aux extrémités de la pièce de renforcement il existe des zones dans les quelles le peigne est relativement faible, sa résistance à la flexion, mais non au cisaillement, étant déterminée par la matière synthétique seule.
C'est là une caractéristique avantageuse du peigne car, dans le cas d'une surcharge de la machine ou de l'introduction accidentelle d'une ma tière étrangère, le peigne se rompt en évitant la rupture d'une partie plus coûteuse de la machine.
Les matières résineuses synthétiques se sont révélées avantageuses pour le moulage du corps du peigne, en particulier le nylon rempli de verre, mélangé avec du graphite est mélangé et renforcé par des fibres de verre. On peut utiliser d'autres matières, notamment des ma tières plastiques synthétiques telles qu'un polythène de haute qualité.
Le peigne décrit ci-dessus est donc formé largement d'une résine synthétique ou d'une matière plastique syn thétique et comporte des parties d'extrémité qui sont relativement minces et destinées à coopérer avec la ma chine, c'est-à-dire plus minces que si elles étaient for mées d'une résine ou d'une matière plastique synthéti que d'une même résistance.
Dans la variante représentée aux fi-. 5 et 6, les extré mités de la pièce de renforcement métallique sont en forme de fourche (fi g. 5), c'est-à-dire qu'à chacune de ses extrémités l'une des deux parois latérales est conser vée rectiligne sur presque toute l'extrémité du corps alors que l'autre paroi latérale a été pliée vers le bas, de ma nière que les extrémités opposées de la pièce de renfor cement divergent. En outre, les plaques 18, qui dans la forme d'exécution décrite (fig. 1 à 4) sont formées de blocs métalliques pleins, sont ici étampées ou découpées à partir d'une plaque pleine.
Les parties extrêmes visibles des plaques 18 forment un angle avec leurs racines qui sont noyées dans la matière synthétique du corps, de sorte que le peigne terminé peut être disposé correcte ment dans la machine. L'arrangement est tel que les extrémités divergentes de la pièce de renforcement che vauchent les extrémités des racines des plaques 18. Dans ce cas aussi, par conséquent, la résistance du peigne à ses extrémités opposées, à la flexion sinon au cisaille ment, dépend de la résistance de la matière plastique synthétique seule.
Dans la variante représentée aux fig. 7 et 8, la pièce de renforcement métallique est rectiligne mais ses extré mités ont été coupées de sorte qu'elles s'étendent seule ment en travers des fentes 26. En d'autres mots, elles ne s'étendent pas dans les fentes 22 entre les pièces de mon tage 20 des plaques 18. En plus, un trou 24 est percé à travers chaque paire de pièces de montage 20 pour amé liorer le clavetage entre les plaques 18 et le corps. Dans ce cas, on voit que la résistance du peigne à chaque extrémité, à la fois à la flexion et au cisaillement, dépend de la résistance de la matière synthétique seule.
Dans la variante représentée aux fig. 9 à 11, le pei gne comprend des parties extrêmes 28 de forme diffé rente par rapport aux peignes décrits plus haut. Toute fois, le peigne présentant cette dernière variante est très semblable à ceux décrits et comprend un corps 10 moulé autour des extrémités d'une série d'aiguilles 12, avec une pièce de renforcement métallique 14 noyée dans le corps et des plaques métalliques 18 se projetant au-delà des extrémités du corps. Dans ce cas cependant, chaque par tie extrême 28 comprend une rainure 30 en forme de coin sur un côté à la place de la fente 26.
Les parties extrêmes aplaties de la pièce de renforcement sont incli nées latéralement (fig. 10) et se fraient un passage à tra vers ces rainures (fig. 11), toujours pour permettre la décharge de l'électricité statique. Les pièces de montage 32 des plaques métalliques 18, qui se fraient également un passage à travers les surfaces de ces rainures, sont disposées parallèlement aux parties extrêmes de la pièce de renforcement, mais sont séparées de celle-ci par la matière synthétique.
Le clavetage entre les plaques 18 et le corps est à nouveau amélioré par des trous 34 qui s'étendent à travers les pièces de montage, mais on voit que la résistance du peigne à chaque extrémité dé pend, au moins pour le cisaillement, de la résistance de la matière synthétique seule.
On peut désirer (fig. 10) que les plaques 18 et leurs pièces de montage soient d'une seule pièce et usinées dans des pièces de métal pleines. De cette façon, les raci nes des plaques à l'extrémité ultime du corps peuvent être relativement épaisses et sont formées de préférence avec des dentures peu profondes, non représentées, pour améliorer encore le clavetage entre les plaques et le corps. Cependant, en variante, les plaques 18 peuvent être étampées d'une seule pièce avec les pièces de mon tage 32 à partir d'une plaque mince.
Ensuite, les plaques 18 sont placées sous un certain angle relativement aux pièces de montage (fig. 12) avant d'être placées dans le moule, avec les aiguilles 12 serrées entre les parois laté rales de la pièce de renforcement 14, pour que la ma tière synthétique forme une liaison autour des parties métalliques et les fixe dans les positions relatives cor rectes. On peut noter que l'étampage représenté à la fig. 12 comprend trois trous 34 à travers lesquels la ma tière synthétique peut s'écouler pendant le moulage.
On comprend d'après ce qui précède que le peigne décrit est largement composé d'une matière synthétique qui assure sa légèreté et une fabrication économique. Ce peigne comporte toutefois une pièce de renforcement métallique et des pièces extrêmes métalliques, l'arrange ment étant tel que le peigne se rompt lors d'une sur charge pour protéger la machine dans laquelle il est monté. Ce rôle est assuré dans le peigne décrit par la rupture du corps à la racine des pièces métalliques extrê mes qui ne sont pas connectées de façon ferme aux extré mités de la pièce de renforcement.
Cependant, il est évi dent que les pièces extrêmes métalliques pourraient être fermement fixées à la pièce de renforcement ou ne for mer qu'une pièce avec elle pourvu que cette dernière pré sente au moins un point d'affaiblissement ou soit faite en plusieurs pièces afin que le corps puisse se rompre en un point au moins de sa longueur sous une surcharge donnée. Un tel point d'affaiblissement peut être consti tué par une encoche formée dans la pièce de renforce ment.
Par ailleurs, si la pièce de renforcement est faite de plus d'une pièce, les extrémités adjacentes des pièces séparables peuvent être légèrement espacées de façon qu'entre ces extrémités adjacentes la résistance de la barre dépende de la résistance de la matière plastique synthétique seule.
Il est certain que les parties extrêmes 16 du corps peuvent avoir toute forme spéciale s'adaptant à une ma chine textile particulière. Bien que la pièce de renforce ment 14 dans la forme d'exécution et les variantes décri tes présente une section droite en U, il est évident qu'elle pourrait présenter une autre section droite ou, par exem ple, être formée de rubans métalliques pleins. Par exem ple, deux tels rubans peuvent s'étendre sur toute la lon gueur du peigne. La pièce de renforcement peut présen ter une surface rainurée pour améliorer son clavetage dans la matière synthétique du corps.
Il est évident que le peigne décrit peut être l'un quel conque des nombreux types de peignes ou de pièces semblables utilisés dans les machines textiles.