Dispositif de classement de fiches L'invention a pour objet un dispositif de classement de fiches permettant le contrôle systématique de données déterminées indiquées sur les fiches, comprenant un support, des moyens de fixation par lesquels les fiches sont fixées amoviblement sur le support et des moyens d'espacement pour maintenir les fiches décalées l'une par rapport à l'autre de manière à laisser lisible une bande marginale d'une fiche recouverte par une fiche voisine.
On connaît de nombreux dispositifs de ce genre. Les plus connus utilisent des feuilles de carton fixées à une barre rigide dont les extrémités sont pivotées dans des plots quadrangulaires assurant l'espacement des feuilles sur lesquelles on fixe les fiches par pincement. Les feuil les de carton reposent sur une plaque rectangulaire bor dée par un cadre. Ce dispositif, ainsi que tous les dis positifs proposés, ne permettent d'utiliser qu'un seul côté de la fiche et qu'une seule bande marginale de celle- ci.
Le dispositif selon l'invention est caractérisé par le fait que le support est constitué par un cadre rectangu laire sur lequel chaque fiche est suspendue par une barre fixée amoviblement et de façon coulissante par ses extré mités à deux côtés opposés du cadre, de telle manière que lorsqu'on dispose le cadre verticalement, les barres de suspension étant horizontales, dans ses quatre posi tions possibles dans un plan déterminé, chacune des deux faces de la fiche laisse voir successivement quatre bandes marginales parallèles aux barres de suspension, autour desquelles pivotent les fiches lorsqu'on renverse le cadre.
Un seul fichier remplace ainsi quatre fichiers du type actuel.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. Les fig. 1, 2, 3 et 4 représentent le dispositif de clas sement de fiches dans chacune de ses quatre positions d'utilisation.
La fig. 5 montre une vue de détail du dispositif. La fig. 5a montre une vue en coupe à plus grande échelle d'une butée réglable retenant les supports de fiche.
La fig. 6 représente une variante de la butée réglable. Le dispositif de classement de fiches représenté au dessin comprend essentiellement un cadre rectangulaire 1 composé de deux montants verticaux 3 et 4 et de deux barres transversales 5 et 6. Dans chacun des montants 3 et 4 est pratiquée une rainure 7, respectivement 8, de section rectangulaire dans lesquelles peuvent être intro duits et coulisser des coulisseaux 9 constitués par des petits plots métalliques et quadrangulaires. Ces plots sont fixés aux extrémités d'un fil d'acier 10 dont la flexibilité permet d'enlever les plots par une simple flexion du fil.
Sur chaque fil est enfilé une fourre transparente 11 dans laquelle on introduit la fiche de surveillance 12. La lon gueur des coulisseaux 9 détermine le décalage des four res transparentes, et par là des fiches superposées, de manière à laisser lisible une bande marginale 13 de cha que fiche, lorsque le cadre est suspendu contre une paroi ou posé sur une table. Les coulisseaux de chaque tige sont maintenus les uns contre les autres entre le bord du cadre et une butée réglable 15 maintenue par frottement dans la rainure et constituée à cet effet de deux parties 15a et 15b reliées par une paroi mince et déformable 15c, entre lesquelles est disposé un élément élastique 16 (fig. 5a).
L'intérieur du cadre 1 étant libre et les fourres 11 pouvant tourner autour des fils de suspension, il est pos sible d'une part de voir le recto et le verso des fiches et d'autre part, de renverser le cadre de manière que les fiches effectuent une rotation de 1800 autour de leurs fils de suspension, de telle manière que les fiches laissent voir dans chacune de ces quatre positions une bande marginale différente. Il est donc possible d'utiliser ces quatre bandes marginales pour porter des indications permettant un contrôle systématique de données diffé rentes.
Chacune de ces quatre positions est représentée res pectivement aux fig. 1, 2, 3 et 4.
Dans une première position verticale (fig. 1) la fiche supérieure 12a est entièrement visible et les bandes mar ginales 13a lisibles sont situées en dessous de la première fiche qui peut être évidemment précédée par une feuille portant des indications générales concernant l'interpré tation du code généralement utilisé par l'inscription des données sur les fiches.
En retournant le cadre 1, mais sans le renverser, l'autre côté des fiches laisse voir une bande marginale 13b dans la partie supérieure du cadre (fig. 2), la fiche inférieure 12i recouvrant dans cette position les autres fiches.
En renversant ensuite le cadre autour d'un axe hori zontal, on passe à la position représentée à la fig. 3, dans laquelle apparaissent les bandes marginales<B>13e</B> situées sur la même face de la fiche que les bandes margi nales 13a visibles à la fi-. 1, mais sur le bord opposé de ces fiches.
Pour passer de la fig. 3 à la fig. 4 on fait basculer le cadre autour d'un axe vertical. Dans cette position appa raissent les quatrièmes bandes marginales 13d des fiches.
En disposant de quatre bandes marginales, il est pos sible de séparer les genres de contrôle et d'éviter ainsi un mélange des données pouvant entraîner un risque de confusion. Par exemple, dans le cas d'une fabrique de machines, il est possible de porter sur une première bande marginale le nombre de machines commandées et les différents types, sur une deuxième bande le nombre de machines en fabrication, sur une troisième bande le nombre de machines vendues, et sur une quatrième ban de, les délais de livraisons et les indications d'achemine ment.
En outre, la flexibilité des barres de suspension per met d'enlever une fourre quelconque avec sa fiche sans déplacer les butées, les fiches situées au-dessus de la fiche enlevée descendant automatiquement lorsque le cadre est suspendu, rétablissant ainsi le bon arrangement des fiches.
Il convient encore de relever que les échancrures 16 et 17 pratiquées sur les deux parties de la fourre trans parente, à chaque extrémité de celle-ci, sont décalées l'une par rapport à l'autre. Grâce à cette disposition, il est plus facile d'écarter les deux parties de la fourre pour introduire la fiche 12. La partie 18 est cependant com mune aux deux échancrures de manière à permettre de saisir la fiche entre deux doigts pour la retirer de sa fourre.
Au lieu d'une butée mobile 15 telle que représentée à la fig. 5a, on peut également utiliser une butée à res sort du type représenté à la fig. 6. Cette butée 20 (fig. 6b) coulisse dans une rainure 18 pratiquée dans le bord du cadre 4 (fi-. 6a) et de largeur égale à la rainure 7 de la fig. 5. Cette rainure présente un fond en queue d'aigle, contre les flancs obliques de laquelle viennent buter les flancs correspondants 21 de la butée 20.
Cette butée présente un trou borgne cylindrique 24 dans lequel est logé un ressort hélicoïdal 22 agissant sur un cham pignon métallique ou plastique 23 dont la tige s'intro- duit dans le ressort. La fig. 6c montre une vue de face de la butée. Lorsque cette butée est introduite dans la rainure 18, elle s'appuie contre le fond de la rainure par le champignon 23 et par ses saillies 21 contre les flancs 19. La butée peut être déplacée par simple pres sion oblique sur la partie de la butée dépassant la rai nure.
En ce qui concerne la fixation des fiches sur le dis positif, on peut prévoir une solution simplifiée qui con siste à utiliser une feuille repliée sur elle-même, le fil d'acier de suspension étant introduit dans le pli. De cette façon, il est possible de se passer des fourres transparen tes.