Installation de contrôle d'un métier à tisser Dans les métiers à tisser ayant une navette libre tra versant la foule, il est essentiel de pouvoir immobiliser le métier avant qu'une navette trop retardée ne puisse faire des dégâts, par exemple casser des fils de chaine ou encore, lorsque les boîtes à navette sont fixes, casser guidage et navette lorsque cette dernière est partielle ment engagée dans le guidage fixe de la boîte à navette au moment du déplacement du guidage du battant.
En outre, les parties mobiles d'un métier à tisser pos sèdent une masse qui l'empêche de s'arrêter instantané ment. Les métiers les plus modernes prennent encore plus de 1/20 de tour ce qui correspond à une perte cor respondante dans le temps à disposition pour le passage de la navette. Un freinage plus rapide pour diminuer ces pertes donne des chocs très brusques et néfastes.
Dans les métiers où la navette est arrêtée dans la boîte de réception, la navette est présente à partir d'un certain moment déterminé dans sa boîte. Le contrôle peut alors être effectué par un tâteur oui ou non agissant à ce moment.
Dans les métiers où la navette circule sans arrêt, cette navette doit passer entre des limites temporaires bien déterminées. Il serait difficile, spécialement pour les métiers à griffes ayant des petites navettes allant à grande vitesse, de faire agir la navette pendant tout le temps compris entre ces limites pour neutraliser le sys tème de contrôle. Pour prendre un exemple concret, une navette de 10 cm de long se déplaçant à 25 m/sec pourra agir sur un organe de contrôle ponctuel pendant 0,1/25 sec soit 0,004 sec. Or, le temps compris entre les limites possibles est environ 10 fois plus grand, ce qui étendrait le contrôle sur une distance d'environ 1 mètre.
Spécialement lorsque l'organe de contrôle tâte le pas sage de la navette dans la foule, il serait désavantageux d'étendre ce contrôle dans de telles mesures.
L'installation de contrôle selon l'invention destinée à un métier à tisser à navettes à griffes et dont le contrôle s'effectue sur la navette en mouvement, est caractérisée par un circuit mis sous tension à partir du moment où la navette peut passer par un organe de contrôle et inter rompu par le passage de cette navette.
Si le courant n'a pas été interrompu pendant le temps prévu, ce courant déclenche, dans une forme d'exécution préférée, par un contact temporaire, le mé canisme d'arrêt du métier.
Dans un métier à tisser dont les boîtes à navettes sont fixes et le guidage de la navette dans la foule fixe égale ment pendant le passage de la navette, le mouvement de la navette est de préférence contrôlé à une distance de la sortie de la foule que la navette parcourt en un temps plus petit que celui nécessaire à l'arrêt du métier. Le contrôle du passage de la navette pourra être effectué au moyen d'un organe de contrôle en forme d'aiguille péné trant entre les fils de chaîne jusque dans le trajet par couru par la navette et agissant sur le mécanisme d'arrêt du métier. Le contrôle du passage de la navette peut aussi être effectué au moyen d'un organe de contrôle constitué par un détecteur situé hors de la foule et in fluencé par le passage de la navette.
Le guidage de la boîte à navette peut être formé, sur la longueur d'une navette, d'au moins un élément élastique permettant à une navette tardive de s'écarter du guidage de la boîte à navette sous l'influence du mouvement du guidage de navette du battant. Pour arrêter le métier dans ce der nier cas, un tâteur peut être monté dans la boîte à navette à une distance telle qu'il déclenche le mécanisme d'arrêt du métier lorsque la navette n'a pas quitté entièrement le guidage mobile au moment où celui-ci se met en mou vement.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'installation selon l'invention.
Les fig. 1, 2 et 4 montrent des détails de cette forme d'exécution, et la fig. 3 un schéma des connexions électriques permet tant d'obtenir le but recherché.
Soit dans la fig. 1 les boîtes à navette 1 et 2, et dans la fig. 2 un guidage de navette 3 solidaire du battant 31 portant également le peigne 4 dans lequel passent les nappes de fils de chaîne 5 se réunissant au tissu 6 pour former la foule 7 dans laquelle est lancée la navette libre 8. A une distance < c a , de la boîte à navette, est placé un organe tâteur 9 en forme d'aiguille, relié à un contact 10, cet organe pénétrant entre les fils de chaîne jusque dans le trajet parcouru par la navette.
Si N est la distance de l'organe tâteur 9 à l'arrière de la navette 8, au moment où le contact réagit, la distance a est choisie de telle sorte que
EMI0002.0004
formule dans laquelle V représente la vitesse de la na vette à sa sortie de la foule et t le temps nécessaire à l'arrêt du métier.
Prenons un exemple concret de métier dans lequel le battant est tranquille entre 120 et 360 tandis qu'il se déplace pour serrer le fil de trame introduit dans la foule de 0 à 60o et revient dans sa position initiale de 60 à 120û. En outre, le métier possède un embrayage per mettant de libérer la masse volant du métier et un frein puissant freinant ce métier. Dans ce cas on peut admet tre que le métier peut être bloqué dans l'intervalle de 300.
Une installation contrôlant le mouvement de la na vette dans sa boîte fixe comme connu jusqu'ici dispose pour le passage de la navette de 24011-30o =210 . Après ce temps la navette doit avoir dépassé le point de contrôle situé après le point dangereux pour pouvoir arrêter le métier à temps au cas où la navette serait restée accrochée en route.
D'après la disposition décrite, on dis posera de 2400 - 30 = 2101, pour traverser la foule jus qu'à l'organe tâteur de contrôle 9 et de 25 à 30o pour traverser le reste de la foule, soit au total 235 à 2400, soit plus de 12 % de temps en plus pour insérer du fil, en d'autres termes, 12 % de plus de production pour la même vitesse moyenne de la navette.
La fig. 3 représente le schéma de couplage de l'ins tallation.
Soit un thyratron 11 amorcé par une étincelle déclen chée par une came en un temps bien déterminé, par exemple 270o du cycle du métier, dans l'organe 12. Le courant continu ainsi libéré venant d'une source 13 passe par un contact 14 normalement fermé et ouvert par le passage de la navette. Une résistance 15 limite l'intensité de ce courant nécessaire au maintien en charge du thyra- tron 11.
De 14 le courant passe dans un contact 16 fermé également en un temps déterminé par une came non dessinée, par exemple entre 330 et 3601). Si la na vette n'a pas passé par l'organe de contrôle 9 entre 2700 et 330 , le courant déclenchera un thyratron 17 ; une bobine 18 ayant fonction d'agir sur l'arrêt du métier sera alors alimentée. Par contre, si la navette a passé par son organe de contrôle 9 entre 2700 et .320 , le cou rant du thyratron 11 sera désamorcé par l'ouverture du contact 14 et ne pourra agir sur le déclenchement du métier.
A ce circuit peuvent être ajoutés d'autres contrôles du métier, par exemple le contrôle de l'entrée de la navette dans la foule qui doit se faire entre les limites de 120 à 140 , par un tâteur 19 et un contact 20 commandé par came. Il peut servir également pour l'arrêt du métier au moyen d'un bouton 21. ' . D'autres variantes sont naturellement possibles : les thyratrons pourront être remplacés par des relais. Il est important, pour éviter des pertes de temps dues à l'in fluence de la self-induction, d'alimenter l'électro-aimant agissant sur l'arrêt ainsi que les relais avec un courant à basse tension et fort ampérage.
Il reste encore une petite insécurité pendant la course de la navette depuis l'organe de contrôle 9 jusqu'à la sortie du guidage mobile 3 de la navette, pour le cas où un freinage anormal retarderait la navette pendant ce chemin. La première partie du guidage fixe est alors constituée de faces fixées dans leur position normale par des ressorts permettant à ces faces du guidage de s'écar ter si une navette tardive est située partiellement dans le guidage fixe lorsque le guidage mobile se déplace. La fig. 4 montre une telle construction. Le canal 22 de la navette est limité en haut et en bas par deux faces 23 et 24 serrées sur la partie fixe 25 par des ressorts 26 et 27.
Si la navette est poussée de côté par le mouvement du guidage mobile, elle écartera les deux faces 23 et 24 et pourra suivre le mouvement du guidage mobile. Un dé placement des faces 23 et 24 aura pour effet, selon des méthodes connues, de déclencher le blocage du métier. On pourra aussi prévoir un tâteur monté à une distance telle dans la boîte à navette, qu'il déclenche le blocage du métier si la navette n'a pas quitté entièrement le gui dage mobile à 360 . Un tâteur 28 interrompant le cou rant d'un thyratron 30 accouplé avec un contact 29 fer mant à 360,) déclenche le système d'arrêt de la même manière que le circuit 11 à 16.