Appareil <B>de</B> mesure électrique La présente invention concerne un appareil de mesure électrique et, plus particulièrement, un appareil à cadre mobile et constitue un perfectionnement de l'appareil objet du brevet principal.
L'appareil de mesure électrique à cadre mobile à suspension par bandes selon la revendication I du bre vet principal est caractérosé en ce qu'il comprend un aimant central entouré partiellement par deux pièces polaires; une bague extérieure; un cadre mobile se déplaçant dans l'entrefer formé entre l'aimant central- pièces polaires et la bague extérieure; des dispositifs de réglage du flux de l'entrefer; un support d'aiguille associé au cadre mobile; et deux dispositifs de suspen sion et de centrage du cadre mobile;
des moyens étant prévus pour assurer, de façon précise, le centrage et l'équilibrage du cadre mobile et, d'autres moyens, pour associer solidairement l'aimant, les pièces polaires et la bague extérieure, lesdits moyens coopérant de plus avec les dispositifs de réglage du flux de l'entrefer.
Ces appareils sont appelés à fonctionner dans des positions telles que l'axe du cadre mobile soit différent de la verticale et il est nécessaire que l'équipage mobile soit équilibré statiquement par rapport à son axe de rotation, c'est-à-dire que le centre de gravité de l'équipage mobie coïncide avec cet axe, pour éviter tout couple perturbateur qui modifierait la position d'équilibre et donc la précision de l'indication de l'ai ouille.
Cet équilibrage doit répondre, entre autres, aux impératifs suivants: - être stable en fonction du temps, des conditions de température, de chocs et de vibrations que pour rait subir l'appareil; - ne pas être trop délicat à exécuter et faire appel à des pièces simples et peu encombrantes.
Pour ce faire, on utilise des dispositifs d'équilibrage qui sont montés sur une pièce solidaire du cadre mobile. Dans le brevet principal, ces dispositifs se présentent sous la forme de contrepoids qui se vissent respectivement sur des ergots découpés dans ladite pièce.
Cependant, de tels ergots ont des dimensions extrê mement réduites de sorte qu'ils manquent de flexibilité, ce qui rend malaise le vissage lors de la mise en place des contrepoids.
La présente invention a pour but un dispositif d'équilibrage permettant de pallier ces inconvénients. L'appareil de mesure électrique selon la présente invention qui est tel que défini dans la revendication I du brevet principal, est caractérisé en ce que le dispo sitif d'équilibrage de l'ensemble mobile de l'appareil est constitué par un support à plusieurs branches fixé sur l'ensemble mobile, les branches destinées à rece voir les contrepoids d'équilibrage étant découpées par tiellement selon leur axe longitudinal de manière à former respectivement des languettes élastiques, l'ex trémité libre desdites languettes étant recourbée de manière qu'une de ses arêtes puisse s'engager dans une rainure hélicoïdale intérieure desdits contrepoids.
Une forme d'exécution de l'objet de la présente invention sera exposée, à titre d'exemple, dans la des cription suivante en se reportant au dessin annexé qui représente: - à la fia.<B>1,</B> une vue en perspective, à grande échelle, du dispositif d'équilibrage de l'ensemble mobile d'un appareil de mesures électriques; - à la fig.2, urne vue de détail, en coupe, d'un contrepoids monté sur l'une des branches du dispositif d'équilibrage.
On va commencer la description en se reportant tout d'abord à la fig. 1 dans laquelle le support 1 de faible épaisseur, en forme de croix, constitue le dispo sitif d'équilibrage de l'ensemble mobile d'un appareil de mesures tel qu'un galvanomètre. Le support 1 est fixé sur l'ensemble mobile par l'intermédiaire d'un étrier (non représenté). La branche 2 de ce support sert de porte-aiguille, l'aiguille étant emmanchée sur l'extrémité 3; la branche 4 sert à supporter le contre- poids longitudinal, les branches 5 et 6 servent à sup porter les contrepoids latéraux.
Pour équilibrer l'équipage, on dispose des contre poids 8, 9 et 10 qui se montent respectivement sur les branches 4, 5 et 6. Ils peuvent se déplacer le long de ces branches de telle sorte que leur moment par rap port à l'axe 7-T se modifie et permettent ainsi de compenser les déséquilibres de l'ensemble mobile par rapport à son axe de rotation.
Ces contrepoids peuvent être constitués par des cylindres métalliques creux comportant un filetage intérieur; ils peuvent être constitués également par un fil enroulé en hélice à spires jointives - ou boudinette - comme indiqué sur les figures, une telle disposition présentant d'ailleurs l'avantage de pouvoir influer sur plusieurs paramètres des contrepoids - en l'occurrence le diamètre du fil, le diamètre et la longueur de la bou- dinette, la densité du matériau employé - de façon à adapter la masse du contrepoids à la grandeur du déséquilibre à compenser.
On notera toutefois qu'il n'est pas nécessaire que les spires de la boudinette soient jointives, c'est-à-dire que le pas de l'hélice corresponde au diamètre du fil. Ce pas pourrait être de valeur supérieure sans pour autant dépasser certaines limites qui sont uniquement fonction de l'effet de freinage que l'on désire obtenir pour assurer le maintien de la boudinette dans sa posi tion correcte de réglage.
Les boudinettes sont généralement métalliques pour permettre d'obtenir les masses d'équilibrage nécessaires. Si ces masses doivent être relativement im portantes, il est possible d'utiliser un matériau plus dense, d'augmenter la longueur de la boudinette, son diamètre ou le diamètre du fil utilisé. Inversement, les contre poids pourraient être constitués par d'autres matériaux de plus faible densité dans le cas où les masses d'équi librage doivent être faibles.
Les branches 4, 5 et 6 sont découpées selon leur axe longitudinal de manière à former des languettes 11, 12 et 13. L'extrémité libre 14 de ces languettes, comme on le voit plus en détail sur la fia. 2, est légère ment recourbée de manière qu'une de ses arêtes joue le rôle d'un filet de filetage en s'engageant entre deux spires consécutives de la boudinette. De cette façon, lorsque l'on imprime au contrepoids un mouvement de rotation autour de son axe, il se déplace longitudinale ment dans un sens ou dans l'autre selon le sens de rotation, faisant ainsi varier sa position sur la branche 4, 5 ou 6 par rapport à l'axe de rotation 7-7' (fia. 1).
Le support 1 est constitué d'un matériau de qualité élastique et, de plus, on a donné aux languettes 11, 12 et 13 une certaine longueur de telle sorte qu'elles sont à la fois flexibles et élastiques. Cette caractéristique permet une mise en place aisée des boudinettes 8, 9, 10 sur les branches du support par simple déplacement longitudinal. Par exemple, la boudinette 8 peut être montée sur la branche 4 par simple déplacement longi tudinal dans le sens de la flèche 15.
La flexibilité de la languette 11 permet son infléchissement vers l'intérieur de la boudinette 8 à chaque fois que son extrémité 14 (fia. 2) passe sur une spire de la boudinette tandis que son élasticité ramène ladite languette 11 contre la paroi interne à chaque fois que la position de la boudi- nette permet à l'extrémité 14 de venir se loger dans la rainure constituée, dans l'exemple décrit, par deux spires voisines de l'enroulement hélicoïdal. Cette flexi bilité des languettes, telles que 11, permet une mise en place des boudinettes et le dégrossissage de l'équilibre plus rapides.
Le réglage fin de cet équilibrage est ensuite assuré par vissage ou dévissage desdites boudi- nettes.