Filtre pour fumée de tabac
L'invention a pour objet un filtre pour fumée de tabac fait en partie de laine de verre et en partie de coton naturel.
La laine de verre est destinée à constituer la partie du filtre du côté du tabac, et le coton naturel la partie du filtre du côté des lèvres du fumeur.
La haute faculté de rétention du goudron, vérifiée par les expériences des inventeurs, de la laine de verre et du coton naturel, assure un moyen efficace de débarrasser presque complètement la fumée aspirée du goudron et des autres substances nocives, alors que la plus grande partie de la nicotine est également retenue avec le goudron et la vapeur d'eau.
Dans une forme d'exécution du filtre, tant la laine de verre (constituée de filaments aussi fins que possible) que le coton naturel (préparé de façon à ne pas adhérer à la langue) subissent, dans le tube entourant le filtre, le maximum de compression n'entravant pas l'aspiration aisée de la fumée.
Pour protéger les lèvres du fumeur contre tout danger provenant de la laine de verre, le tube entourant le filtre doit être fait d'un papier résistant, ou d'une matière plastique mince.
Sous sa forme d'exécution la plus simple, le filtre comporte deux éléments séparés par un espace vide de 2 millimètres. Le premier élément, du côté du tabac, est rempli de laine de verre. Le second élément, du côté des lèvres du fumeur, est divisé en deux, la partie interne étant remplie de laine de verre, et la partie externe (bout de sortie de la fumée) étant remplie de coton naturel.
A titre indicatif, les proportions suivantes peuvent être données aux longueurs des deux éléments constituant le filtre: a) filtre attaché à la cigarette: pour un filtre d'une longueur totale de 20 millimètres, premier élément 12 millimètres, deuxième élément: laine de verre 3 millimètres, coton 3 millimètres; pour un filtre d'une longueur totale de 26 millimètres, ler élément 16 millimètres, 2e élément: laine de verre 4 millimètres, coton 4 millimètres: b) filtre incorporé dans un fume-cigarettes: pour une longueur totale de 35 millimètres, ler élément 25 millimètres, 2e élément: laine de verre 4 millimètres, coton 4 millimètres, I'espace vide étant porté à 3 millimètres.
Dans une forme d'exécution perfectionnée, le filtre de 17 millimètres de long est constitué de deux éléments,
A-B d'une longueur de 9 millimètres, et C-D d'une longueur de 6 millimètres, entre lesquels s'interpose un espace vide B-C d'une longueur de 2 millimètres (voir fig. 1 du dessin).
Le premier élément A-B, du côté de la cigarette, long de 9 millimètres, est divisé en trois tronçons égaux par l'interposition de deux grilles aux points marqués respectivement a et b sur le dessin, alors qu'une troisième grille au point B sépare l'élément entier de l'espace vide B-C. Chaque grille est constituée par un disque très mince (de 0,1 millimètre d'épaisseur) portant sur l'ensemble de sa surface - à titre indicatif - 21 trous de 0,8 millimètre de diamètre (fig. 2 du dessin).
Chacun des trois tronçons A-a, a-b et b-B est rempli de laine de verre très fine uniformément comprimée.
Le second élément C-D, du côté de la bouche, long de 6 millimètres, est divisé en deux tronçons égaux par l'interposition, au point marqué c sur le dessin, d'une grille semblable à celles décrites plus haut pour les pointes a, b et B. Le premier tronçon C-c est rempli de fine laine de verre, et est donc semblable à chacun des trois tronçons de l'élément A-B. Le tronçon de sortie c-D est rempli de coton naturel.
Un filtre semblable à celui décrit peut être soit adjoint à une cigarette, soit destiné aux fume-cigarettes, pipes et fume-cigares, la longueur de chacun des cinq tronçons ainsi que de l'espace vide entre les deux éléments étant augmentée en proportion.
Selon une deuxième forme d'exécution du filtre, entre les deux éléments du filtre est interposée une chambre dans laquelle, grâce à un système de faisceaux de tubes fins disposés en sens contraire, un changement de direction de la fumée aspirée est provoqué par la percussion de la fumée contre un obstacle interposé sur son parcours à sa sortie du premier faisceau de tubes fins.
Dans cette forme d'exécution on constate que la fumée qui bute et se réfléchit contre un obstacle interposé sur son cours direct, abandonne sur cet obstacle, et particulièrement au point de percussion, la plus grande partie du goudron qu'elle contient.
Ainsi la fumée aspirée, qui par son passage à travers la laine de verre du premier élément a été débarrassée de la plus grande partie de son goudron et simultanément refroidie, pénètre dans la chambre par les tubes fins qui partent de la cloison de celle-ci faisant face au premier élément, et dont le faisceau se termine à une minime distance devant la cloison opposée de la chambre, faisant face au deuxième élément. Projetée, par la force de l'aspiration, contre cette dernière cloison, la fumée qui, par son passage forcé à travers les tubes fins, en sort sous pression, est débarrassée de la presque totalité du goudron restant, qui se dépose en petites masses rondes en face de la sortie des tubes.
La fumée aspirée fait ensuite retour vers la cloison faisant face au premier élément (première rétrogression), envahissant tout l'espace libre autour des tubes fins et abandonnant encore des restes de goudron sur l'ensemble des parois à rintérieur de la chambre, après quoi, se répercutant à nouveau (deuxième rétrogression), elle pénètre dans le faisceau de tubes fins disposés en sens inverse qui, par leurs orifices sur la cloison faisant face au deuxième élément, chassent hors de la chambre la fumée sous pression. Passant ensuite à travers le deuxième élément en laine de verre et coton naturel, la fumée abandonne à la surface de celui-ci les derniers restes de goudron et de vapeur d'eau, et panaient aux lèvres du fumeur complètement débarrassée de ceux-ci et des autres substances nocives.
Quant à la nicotine, une proportion importante en est retenue avec le goudron et la vapeur d'eau à chacune des trois étapes de la filtration, de telle sorte que la contenance en nicotine de la fumée aspirée en est rendue finalement insignifiante, mais encore suffisante pour conserver au tabac son arome caractéristique.
La fig. 3 du dessin explique la disposition et le détail des éléments composant un filtre de 22 millimètres de longueur totale attaché à une cigarette.
Le premier élément A-B et le dernier élément C-D sont respectivement semblables aux éléments A-B et
C-D de la forme d'exécution précédemment décrite, à laquelle se réfère la fig. 1, et les grilles (disques perforés) sont également semblables dans les deux formes d'exé- cution (fig. 2).
La chambre de rétrogression M-N a une longueur externe de 5 millimètres. La coupe longitudinale de la fig. 3 au point M et la coupe transversale de la fig. 4 montrent la disposition, sur la cloison M, des trois petits tubes d'entrée de la fumée dans la chambre ainsi que leurs dimensions, ces tubes ayant un millimètre de diamètre et se terminant à une distance d'un millimètre devant la cloison N. La coupe longitudinale de la fig. 3 au point N et la coupe transversale de la fig. 5 montrent la disposition, sur la cloison N, des trois petits tubes de sortie de la fumée de la chambre ainsi que leurs dimensions, ces tubes ayant un millimètre de diamètre et se terminant à une distance d'un millimètre et demi devant la cloison M.
Un espace vide d'un millimètre est laissé entre rélé- ment A-B et la cloison M de la chambre, et entre la cloison N et l'élément C-D. Chacun de ces deux espaces vides pourrait être porté à 1 1/2 millimètre, la longueur totale du filtre à cigarette se trouvant en ce cas accrue à 23 millimètres.