Presse hydraulique
L'invention a pour objet une presse hydraulique comportant un piston à double effet pourvu d'une tige porteoutil guidée dans un manchon auquel est fixé le cylindre de la presse.
La presse selon la présente invention est caractérisée en ce que la tige de piston présente une rainure parallèle à son axe et dans laquelle est engagée une clavette coulissant radialement dans le manchon, la tige de piston présentant une surface de commande repoussant la clavette vers l'extérieur lorsque le piston arrive au voisinage d'une de ses positions extrêmes, ce mouvement de la clavette provoquant l'interruption de l'arrivée du liquide sous pression dans le cylindre et ainsi l'arrêt du piston.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution particulière de la presse, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue latérale de cette forme d'exécution;
la fig. 2 est une coupe partielle suivant la ligne 2-2 de la fig. 1;
la fig. 3 est une perspective à grande échelle d'une pièce représentée sur la fig. 2;
la fig. 4 est une coupe partielLe, à plus grande échelle suivant la ligne 4-4 de la fig. 1;
la fig. 5 est une coupe partielle, à plus grande échelle, suivant la ligne 5-5 de la fig. 4;
la fig. 6 est une vue perspective de la clavette;
la fig. 7 est une vue perspective de la même clavette, vue de l'extrémité opposée, et
la fig. 8 est un schéma des circuits électrique et hydraulique qui commandent le dispositif moteur hydraulique.
La presse portative représentée est munie d'un cylindre 20 porté par un bâti 13 en forme de C et dans lequel coulisse un piston 26 muni d'une tige 33 portant un poinçon 14 coopérant avec une matrice 15, portée par un bras inférieur 17 du bâti, pour poinçonner les trous dans une tôle 16. La presse est suspendue au crochet 19 (fig. 1) d'un pont roulant et peut être déplacée à volonté dans l'atelier et présentée dans diverses positions sur la même pièce.
Le fond inférieur 23 du cylindre 20 porte une douille filetée 24 (fig. 4) qui est vissée dans un manchon vertical 25 à l'extrémité libre du bras supérieur. Des conduites 27 et 29 communiquent respectivement, avec les extrémités du cylindre 20 et sont alimentées, un liquide sous pression par l'intermédiaire d'une valve de distribution 30 (fig. 8). La tige de piston 33 est guidée dans une bague 31 (fig. 4 et 5) logée à l'intérieur du manchon de guidage 25. Une douille de dégagement 34 (fig. 4) est vissée dans l'extrémité inférieure du manchon 25 pour limiter le soulèvement de la tôle 16 lors de la course de retour du poinçon.
Le poinçon 14 est engagé dans un écrou de raccordement 35 (fig. 2) qui se visse par sa partie supérieure sur un prolongement cylindrique fileté 36 qui termine la tige 33 à son extrémité inférieure. Quand on bloque l'écrou, sa partie conique intérieure vient s'appliquer en 37 sur un cône mâle correspondant du poinçon qui se trouve ainsi fortement serré contre la face terminale du prolongement 36. Le poinçon 14 est empêché de tourner par rapport à la tige 33 par une clavette 39 de section carrée logée dans une rainure 41 du prolongement fileté 36, et dont l'extrémité en saillie s'engage dans une rainure de clavette complémentaire 40 (fig. 2) ménagée dans le poinçon 14. Dans ces conditions, le poinçon 14 ne peut pas tourner à l'intérieur de l'écrou, ce qui assure une orientation correcte des trous rectangulaires dans la tôle 16.
La clavette est traversée par une goupille tubulaire radiale 43 (fig. 2 et 3) introduite à force dans un trou du prolongement fileté 36. La goupille est décalée en direction verticale par rapport au milieu de la longueur de la clavette, en sorte que si l'on retourne cette clavette de 1800, comme on le voit en pointillé sur la fig. 3, son extrémité libre ne dépasse plus à l'extrémité du prolongement fileté 36, mais se trouve dans une position inactive, entièrement noyée dans la rainure 41. En conséquence, le coulisseau peut être adapté rapidement et facilement pour recevoir des outils d'autres types qui ne sont pas munis d'une rainure pour ladite clavette.
Grâce à son élasticité, la goupille 43 maintient sûrement la clavette, en position active comme en position inactive.
La tige 33 présente une rainure de clavette longitudinale 44 (fig. 4) dans laquelle est engagée une clavette 45 coulissant radialement dans le manchon 25. Cette clavette 45 empêche la rotation de la tige et du piston, tout en permettant le mouvement de va-et-vient de l'ensemble pour avancer et reculer le poinçon.
La clavette 45 comprend un corps de clavette cylindrique 46 coulissant radialement dans un manchon 47 (fig. 4) fixé dans un trou qui traverse à la fois le manchon 25 et la bague 31. A son extrémité intérieure, le corps de clavette se termine par un tenon 49 coulissant dans la rainure de clavette 44 de la tige du piston 33.
L'extrémité supérieure de la paroi du fond de la rainure de clavette forme une rampe inclinée 50 (fig. 4) qui rencontre le sommet du tenon 49 lorsque le piston 26 se rapproche du fond inférieur 23 du cylindre 20 et repousse alors progressivement la clavette vers l'extérieur par rapport au manchon 25 à mesure que le piston se rapproche du fond inférieur du cylindre.
Un contact de fin de course 51 (fig. 4, 5 et 8) est logé dans un boîtier fermé 53 fixé sur la face extérieure du manchon 25 et est actionné par une tige 54. Lorsque la rampe a repoussé la clavette vers l'extérieur, d'une distance déterminée, l'extrémité extérieure de ladite clavette bute sur la tige pour fermer le contact. La fermeture du contact a pour résultat d'amener la valve de distribution 30 dans une position qui interrompt l'arrivée de fluide sous pression dans le compartiment supérieur du cylindre. Dans ces conditions, la course de descente du piston se trouve interrompue automatiquement avant qu'il ne vienne rencontrer le fond inférieur 23 du cylindre.
La longueur de la course de descente du piston 26 peut être réglée en réglant la longueur effective de la clavette 45.
A cet effet, cette clavette comprend le corps 46 et une broche 55 (fig. 4 et 7), dont une extrémité est filetée et se visse dans un trou taraudé du corps 46 tandis que l'autre extrémité dépasse à l'extérieur du manchon 25 en regard de la tige 54 du contact 51. En vissant à la main la broche plus ou moins profondément dans le corps de la clavette, on peut respectivement diminuer ou augmenter sa longueur effective.
Pour empêcher la broche 55 de tourner accidentellement par rapport au corps 46 de la clavette, son extrémité extérieure 57 a une section carrée comme on le voit sur la fig. 7 et elle traverse un trou carré 59 (fig. 5) ménagé dans une plaque de recouvrement 60 intercalée entre le boîtier 53 et le manchon 25, et fixée amoviblement sur ledit manchon 25 par des vis 61. Quand on désire modifier la longueur effective de la clavette 45, on peut enlever la plaque de recouvrement 60 pour permettre de faire tourner la broche 55, après avoir préalablement démonté le boîtier tenu par des vis 63 sur le manchon, afin de pouvoir accéder à ladite plaque 60 et à la broche.
Un ressort hélicoïdal 64 (fig. 5) est enfilé autour de la broche 55 dans un trou à l'intérieur du corps 46 de la clavette et prend appui à l'une de ses extrémités sur la plaque 60 et à l'autre extrémité au fond du trou dans le corps 46 pour maintenir le tenon 49 constamment en appui sur la rampe 50 de la rainure de clavette 44.
Le contact de fin de course 51 non seulement arrête le piston 26 à la fin de sa course de descente, mais commande de plus automatiquement la remontée de ce piston sans qu'il y ait besoin d'une intervention quelconque de l'opérateur. En supposant le piston 26 initialement à sa position haute dans le cylindre 20, l'opérateur peut commander la course de descente en appuyant du côté descente 65 (fig. 1 et 8) d'une touche de commande basculante 66 montée sur une paroi du boîtier 53 (fig. 8).
Cette touche 67 revient en position médiane quand on la relâche, et elle commande l'un ou l'autre sens de marche suivant qu'on l'appuie du côté montée ou descente .
En appuyant sur le côté descente 65 de la touche 66, on ferme un contact de descente normalement ouvert 69 (fig. 8) qui met sous tension un électro-aimant de descente 70 alimenté par les conducteurs L1 et L2 en passant par le contact à relais 71 normalement fermé. L'électro-aimant 70 étant excité fait passer la valve de distribution 30 d'une position neutre à une position de descente dans laquelle le liquide sous pression est envoyé à la partie supérieure du cylindre 20 en passant par la conduite 27.
Le liquide sous pression arrivant dans la chambre haute du cylindre agit sur la face supérieure du piston 26 qui se met à descendre. Quand la rampe 50 repousse la clavette 45 et l'amène contre la tige de commande 54 du contact de fin de course 51, celui-ci se ferme pour exciter un relais 73 qui coupe le contact 71, ferme un contact 74 et ferme en même temps un contact 75 pour établir un circuit de verrouillage du relais qui le maintiendra excité. La coupure du contact 71 supprime l'excitation de l'électrowaimant 70, tandis que la fermeture du contact 74 excite un électro-aimant de montée 76 qui fait passer la valve de distribution 30 à une position de montée dans laquelle le liquide sous pression est envoyé à la partie inférieure du cylindre par la conduite 29.
Le piston 26 repart alors immédiatement vers le haut sans que l'opérateur ait besoin de relâcher le côté descente 65 de la touche de commande 66. fl ne se produit ainsi auoun retard dans le fonctionnement de la presse, comme ce pourrait être le cas si l'opérateur ne renversait pas promptement la marche du piston.
Quand le piston repart pour sa course ascendante, la came 50 dégage la clavette 45, permettant ainsi au ressort 64 de l'écarter de la tige de commande 54 pour laisser ouvrir le contact de fin de course 51. Le relais 73 reste cependant excité par le circuit de verrouillage établi par le contact 75 et il maintient l'électro-aimant de montée 76 excité par l'intermédiaire du contact 74 jusqu'à ce que le piston 26 approche de l'extrémité supérieure du cylindre 20. A ce moment, l'opérateur peut lâcher la touche 66 pour laisser ouvrir le contact 69 et couper ainsi le circuit de verrouillage du relais 73 : celuici n'étant plus excité, le contact 74 s'ouvre et coupe l'excitation du solénoïde de montée 76 qui ramène alors la valve de distribution 30 à sa position neutre.
L'opérateur peut arrêter la course ascendante du piston 26 en n'importe quel point en lâchant tout simplement la touche 66 au moment voulu; de la sorte, le piston n'est pas obligé d'effectuer toute sa course de mon tée. I1 en résulte qu'on peut faire accomplir à volonté au piston et au poinçon 14 des courses aller et retour relativement courtes et réaliser ainsi une économie de temps quand on travaille des pièces de faible épaisseur. Si l'opérateur, après avoir d'abord arrêté le piston avant qu'il n'ait terminé sa course ascendante en lâchant la touche 66, éprouvait alors le besoin de faire remonter ledit piston jusqu'à fin de course vers le haut, il lui suffirait d'appuyer sur le côté montée 67 de la touche 66 pour réexciter ainsi l'électro-aimant 76 pour achever la course ascendante du piston.
Le contact de montée 80 permet ainsi de ramener immédiatement le piston à l'extrémité supérieure de sa course sans avoir à lui faire accomplir préalablement un cycle complet de descente et montée, comme il le faudrait sinon en l'absence du contact de montée 80.