Remorque pour l'emmagasinage et le transport de dispositifs de signalisation temporaire
On sait qu'il est d'usage de baliser les voies routières (routes, autoroutes, etc.) lorsque des travaux de réfection, de transformation ou de rénovation sont entrepris sur celles-ci.
Cette précaution vise en premier lieu à assurer la sécurité des automobilistes et des autres usagers de telles voies routières et, en second lieu, à garantir celle des ouvriers travaillant sur le chantier routier.
Un tel balisage peut être réalisé par la disposition, le long des bords du chantier, de balises de signalisation coniques à embase plate, colorées alternativement en blanc et en rouge. Ces balises sont réparties à intervalles réguliers et peuvent être dotées de moyens catadioptriques ou lumineux, permanents ou à clignotement, qui en signalent la présence, de nuit ou par mauvaise visibilité.
De façon à interdire l'accès au chantier, on a recours à des barrières dont certaines, particulièrement pratiques, possèdent plusieurs pieds qui peuvent, à volonté, être écartés ou rapprochés et qui portent au moins un réseau de baguettes bicolores, moitié blanches, moitié rouges, articulées bout à bout, selon deux zigzags croisés.
Ces barrières, de longueur réglable, peuvent être repliées en accordéon et, leurs pieds étant repliés, ne présentent plus qu'un encombrement réduit.
Dans le but de prévenir les automobilistes du danger que présente, pour eux, la présence du chantier, la loi prescrit de disposer sur la voie routière et à une certaine distance du chantier, des panneaux signalisateurs.
Ces panneaux réglementaires ont, par exemple, la forme d'un triangle pour l'indication DANGER et celle d'un disque circulaire pour l'indication d'un STOP .
Leur pose aux abords du chantier doit être rapide et aisée. Aussi a-t-on conçu des agencements spécialement adaptés à cet effet. Il s'agit, pour chaque panneau, d'une monture repliable formée d'une embase rectangulaire, réalisée par assemblage de cornières métalliques, au centre de laquelle est articulé un mât porteur, rabattable sur l'embase et sur lequel est fixé, par exemple au moyen de vis, le panneau. L'empattement de cette embase est suffisant pour assurer la parfaite stabilité du panneau même en cas de vent violent. En outre, lorsque le mât est replié sur cette embase, I'ensemble ne présente, en épaisseur, qu'un encombrement réduit qui permet d'empiler de tels panneaux en utilisant un espace de stockage minimum.
Il n'en reste pas moins que les balises, les barrières et les panneaux de signalisation qui viennent d'être décrits et qui forment le lot type pour la sécurité de chantier routier, constituent un ensemble hétérogène dont le transport, effectué jusqu'ici en vrac dans un camion de chantier, est irrationnel, entraîne du désordre et une perte de temps notable lors du chargement ou du déchargement.
La présente invention obvie à cet inconvénient.
La remorque selon l'invention pour l'emmagasinage et le transport de dispositifs de signalisation temporaire, notamment de dispositifs de signalisation pour chantiers routiers, constituée par une ossature rigide montée sur essieu, dont au moins une partie forme une cage, caracté risée par le fait que le volume intérieur de la cage est divisé en plusieurs logements dont l'un, central, comporte des montants latéraux supportant des glissières longitudinales étagées équipées de moyens de verrouillage, et en ce que la partie de l'ossature rigide extérieure à la cage est équipée de moyens de stockage par empilement.
Une forme de réalisation de la remorque objet de l'invention sera décrite, à titre d'exemple, en se référant au dessin annexé dans lequel:
La fig. 1 est une vue en perspective de la remorque sur laquelle sont seules montées des balises de signalisation.
La fig. 2 montre, vue de dos, cette remorque dans laquelle sont seuls chargés une barrière repliée et deux panneaux de signalisation de dimensions différentes.
La fig. 3 est une vue de côté de cette même remorque dans laquelle sont seuls chargés une barrière repliée et deux panneaux de signalisation disposés dans leur logement.
La fig. 4 est une vue en perspective d'un organe assurant le verrouillage des embases des panneaux de signalisation dans leur logement.
La fig. 5 est une vue en perspective d'un panneau de signalisation, tel que chargé dans la remorque, en position d'utilisation.
La fig. 6 est une vue en perspective d'une barrière extensible, telle que chargée dans la remorque, en position d'utilisation.
En se référant tout d'abord aux fig. 1 et 2, la remorque 1 est constituée d'une ossature rigide 2, métallique, montée sur un essieu, non représenté, pourvu de deux roues 3, 4. Un jeu de ressorts-lames 5 assure la suspension de cette ossature.
Un bras de traction 6 permet d'accrocher la remorque 1 à un véhicule tracteur non représenté. Un garde-boue 7, 8 est fixé latéralement sur la remorque, au-dessus de chaque roue 3 et 4 respectivement.
Cette ossature 2 est réalisée par soudage de poutres métalliques creuses 9 de section carrée. Elle se présente sous la forme d'une cage parallélépipédique limitant un volume intérieur divisé en plusieurs logements.
Un premier logement central 10, qui s'ouvre sur l'arrière de la remorque, est destiné au logement des panneaux de signalisation 11 dont les uns, 1 la, présentant une largeur réduite, sont logés dans la partie inférieure 1 0a du logement central 10 et dont d'autres, 1 lb, présentant une largeur plus grande, sont logés dans la partie supérieure 1 0b de ce même logement central 10.
Tandis que la partie 10b occupe la totalité de la largeur intérieure de la remorque, la partie 10a n'en occupe qu'une partie centrale et est flanquée de deux logements latéraux 12 et 13 dans chacun desquels peut être logée une barrière repliée 14.
Des réglettes postérieures 15. 16 et antérieures 17, 18 limitent longitudinalement les logements 12, 13, dans lesquels la barrière repliée 14 est introduite ou d'où elle est extraite latéralement au-dessus des roues 3, 4, selon la direction indiquée par la flèche 19 et 20 respectivement à travers une fenêtre 21 et 22 respectivement.
Une tôle 23 complète latéralement la protection contre les éclaboussures qu'offre déjà partiellement les garde-boues 7, 8. Cette tôle peut cependant être enlevée si cela s'avère nécessaire.
Une cornière 24 formant butée permet de caler longitudinalement la barrière repliée 14 dans son logement.
Cette barirère prend en outre appui, frontalement, sur la réglette 17, 18.
Deux pieds 25 et 26 permettent, lorsque la remorque n'est plus attelée à son véhicule tracteur, de l'incliner vers l'arrière pour assurer de façon stable le chargement ou le déchargement des moyens de signalisation.
Le plancher de la remorque est pourvu d'une tôle 27 de protection.
Entre les poutres verticales 91 et 93, d'une part, et 94 et 92, d'autre part, sont tendues des lattes métalliques 28 sur lesquelles sont fixées des cornières métalliques en U, 29, dans lesquelles coulissent longitudinalement les extrémités latérales 30 de l'embase des panneaux de signalisation (fig. 5), ceux-ci étant repliés.
Des pièces de verrouillage 31 sont soudées sur les extrémités postérieures de ces cornières en U, 29. Ces pièces (fig. 4) comportent une anse 31a pour leur fixation sur ces cornières 29 et une languette 31b pivotant dans cette anse autour d'un axe 31c.
Après l'introduction, pendant le chargement, des panneaux dans leur logement, ces languettes 31b se rabattent par simple gravité et interdisent tout déplacement longitudinal vers l'arrière des panneaux de signalisation par ailleurs bloqués, vers l'avant, par la présence des poutres 93 et 94.
Les lattes métalliques 28 sont remplacées par des cornières en U 29a et 29b pour la glissière inférieure, tandis que de telles cornières en U sont tendues directement entre les poutres extérieures 95, 96 et 97, 98 respectivement, dans la partie supérieure 10b du logement central 10.
Ces lattes sont supprimées dans la glissière dont les cornières en U 29c et 29d sont fixées directement sur les poutrelles arrière 99 et 100. Ces poutrelles 99 et 100 marquent la séparation entre la partie 1 0a et la partie 1 0b du logement central 10 de la remorque.
L'arrière de la partie supérieure 1 0b du logement central est fermé par basculement d'un panneau rectangulaire 32 dont l'avers porte la mention SERVICE et apparaît lorsque l'on regarde la remorque par der rière, le panneau étant en position rabattue et dont l'envers porte la mention TRAVAUX et apparaît lorsque, la remorque étant à l'arrêt, ce panneau est relevé pendant le chargement ou le déchargement des moyens de signalisation. Ces deux positions du panneau 32 sont représentées respectivement aux fig. 1 et 2.
Deux manettes à ailes de mouche 33, 34 permettent, lors du déplacement de la remorque, de maintenir le panneau 32 rabattu.
La remorque est surmontée par une galerie 35 à usage multiple et dont le plancher, non représenté et non obligatoire, sert de toit à la remorque. Cette galerie porte à ses quatre angles des rembardes verticales de garde 36, 37, 38 et 39.
Comme le montre la fig. 3, la partie frontale de la remorque est pourvue de trépieds 40 (au nombre de trois), dont la base est fixée sur un prolongement métallique 41.
Sur ces trépieds sont placées, empilées les unes sur les autres, les balises de signalisation montrées partiellement à la fig. 1.
Il est prévu de loger dans la remorque décrite une douzaine de panneaux de signalisation, les uns ayant une largeur supérieure à celle des autres; deux barrières et vingt-quatre balises en trois colonnes de 8 balises chacune.
I1 est clair, cependant, qu'on peut prévoir, en fonction des dimensions données à la remorque, d'y loger un nombre différent de moyens de signalisation.
Bien entendu, la remorque est pourvue d'une plaque de signalisation 50.
Des moyens, non représentés et facultatifs, peuvent être prévus, telles une ou plusieurs tiges métalliques soudées à la base du panneau 32 pour assurer un verrouillage supplémentaire des panneaux dans leur logement.
On notera que lors de la mise en action des moyens de signalisation contenus dans la remorque en question,
I'usager peut, d'emblée, extraire l'un des panneaux DANGER de la remorque pour le placer immédiatement et avant tout autre à déchargement, sur la voie routière, à plusieurs mètres en arrière de la remorque qui, ainsi que le reste du convoi, se trouve alors protégée de la circulation sur la voie routière.