Clef de raquette
L'objet de la présente invention est une clef de raquette comprenant une languette qui est venue de fabrication en une pièce avec une plaquette de fixation et qui est destinée à s'étendre depuis cette plaquette en direction du spiral, de façon à passer entre les deux derniers tours de celui-ci, l'extrémité de cette languette étant repliée à 1800, de façon à emprisonner le dernier tour du spiral.
Les clefs de raquette connues de ce genre, dont la plaquette est fixée sous la tête de la raquette par un simple rivet, ont l'avantage d'être de fabrication simple.
Plaquette et languette sont découpées d'une tôle ou d'un ruban, puis la pièce découpée est soumise à un premier pliage situé à la base de la languette, qui a pour effet de placer celle-ci et la plaquette de fixation à angle droit.
Un second pliage de l'extrémité de la languette à environ 1800 délimite Fespace dans lequel la spire externe du spiral est destinée à être emprisonnée.
Lors du contrôle des fonctions de l'échappement, ces clefs de raquette peuvent être aisément adaptées au spiral correspondant. Selon que le dernier tour de celui-ci a été plus ou moins ouvert, la languette repliée de la clef de raquette est déplacée par rapport à la plaquette de fixation de façon que le spiral batte normalement entre le corps de la languette et sa partie repliée.
Ces clefs de raquette connues ont toutefois un inconvénient. Etant donné leurs faibles dimensions, il arrive parfois qu'un choc déforme le spiral au point d'en faire passer le second tour à l'extérieur de la clef où il peut rester accroché.
Prolonger la languette de cette clef au-dessous du plan du spiral pour écarter ce danger, n'est malheureusement pas possible à cause du balancier; l'extrémité inférieure de la clef de raquette ne peut pas être placée à une distance du balancier inférieure à la largeur de la lame du spiral.
On connaît, il est vrai, des clefs de raquette qui évitent un accrochement du spiral, sans pour autant être usinées dans un plot massif. Ainsi, l'une de ces clefs connues est constituée par un fil coudé trois folios, de façon à former quatre segments rectilignes. Le premier de ces segments descend de la raquette en direction du spiral; il passe à travers celui-ci, entre ses deux derniers tours. Le second segment remonte obliquement vers la raquette, en passant largement en dehors du spiral. Le troisième segment est parallèle à la raquette. Partant de l'extrémité du second, il revient vers le premier. Il s'étend bien audessus du spiral. Enfin, le quatrième segment redescend de l'extrémité du troisième en direction du spiral. Ce quatrième segment est parallèle au premier; conjointement avec lui, il emprisonne le dernier tour du spiral.
Dans cette clef connue, c est le second isegment qui, grâce à ça position oblique, empêche le spiral de rester accroché à la clef de raquette à la suite d'un choc.
Outre la complexité des moyens à mettre en oeuvre pour procéder aux trois coudages du fil constituant cette clef de raquette connue et le fait qu'il est plus malaisé de fixer un fil qu'une plaquette à la raquette, il est difficile de fabriquer cette clef en séries de façon que les premier et quatrième segments du fil qui la composte soient, pour chaque pièce, toujours parallèles entre eux et à la distance voulue l'un de l'autre. De plus, pour corriger les imprécisions de fabrication, l'intervention d'une main très habile est indispensable.
Une autre de ces clefs connues présente les mêmes premier, deuxième et quatrième segments que la préoédente. Ils sont toutefois répartis sur deux fils séparés.
Cette clef connue paraît plus simple que la précédente, puisqu'un seul des deux fils qui la composent est coudé et ne l'est qu'une fois.
Le montage de cette clef est cependant plus laborieux que celui de la précédente, car les deux fils fabriqués séparément doivent non seulement être manipulés indivi duellement, mais encore fixés chacun pour soi à la raquette, en repérant soigneusement l'endroit où cette fixation doit être effeotuée.
Le but de l'invention est de créer une clef de raquette du genre indiqué au début, à laquelle le spiral ne risque pas de rester accroché après un choc, mais qui ne présente pas les inconvénients des clefs connues, évitant ce risque.
La def selon l'invention est caractérisée par une seconde languette, également venue de fabrication en une pièce avec ladite plaquette, semblable à la première languette et disposée à côté d'elle, de façon à passer, comme elle, entre les deux derniers tours du spiral, l'extrémité de cette seconde languette étant aussi repliée vers l?exté- rieur du spiral, mais seulement à environ 900.
Une forme d'exécution de la clef de raquette selon l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin dont la figure unique en est une vue en perspective.
Comme les clefs de raquette connues, celle qui est représentée au dessin comprend une plaquette de fixation 1 venue de fabrication en une pièce avec une languette 2.
La plaquette 1 présente une ouverture centrale 3 qui permet de la fixer à la raquette par un rivet. Comme cela est bien connu des hommes du métier, la raquette comprend à cet effet un bras radial qui en forme la tête et qui présente une ouverture correspondant à l'ouverture 3 pour le rivet de fixation de la clef de raquette.
La languette 2 comprend un corps 2a, perpendiculaire à la plaquette 1. L'extrémité 2b de cette languette est repliée approximativement à 1800 de façon à former, entre cette extrémité 2b et le corps 2a, un espace un peu plus large que l'épaisseur de la lame du spiral 4. Pour que ce dernier batte normalement dans la clef de raquette, il suffit, lors des retouches de réglage, d'accentuer ou de diminuer quelque peu l'angle du pliage de la languette 2 par rapport à la plaquette 1 le long de l'arête 5, en formant ainsi un angle légèrement aigu ou légèrement obtus selon que le dernier tour du spiral 4 a été plus ou moins ouvert.
La clef de raquette représentée au dessin comprend une seconde languette 6, identique à la première. La languette 6 a également un corps 6a formant approxima- tivement un angle droit avec la plaquette 1. Le corps 6a est parallèle au corps 2a et passe donc aussi entre les deux tours extérieurs du spiral, de préférence entre le corps 2a et le piton (non représenté). Comme l'extré- mité 2b de la languette 2, l'extrémité 6b de la languette 6 est aussi repliée approximativement à la même distance de la plaquette 1. L'extrémité 6b de la languette 6 n'est toutefois repliée qu'à approximativement 900 du corps 6a de cette languette. L'extrémité 6b s'étend ainsi audessous du plan du spiral 4, mais au-dessus du balancier.
Lors d'un choc, le spiral 4 peut se déformer au point que son second tour 4a passe à l'extérieur de l'extrémité 2b de la languette 2. L'extrémité 6b de la languette 6 constitue toutefois une garde qui empêche les tours intérieurs du spiral et, en particulier, l'avant-dernier 4a de rester accroché à la clef de raquette. L'extrémité 6b de la languette 6 est évidemment assez longue pour que le tour 4a du spiral ne passe pas par-dessus cette extré- mité.
La fabrication de la clef de raquette représentée au dessin est aussi simple que celle des clefs de raquette connues du même genre. Elle peut être découpée d'une bande ou d'une plaque en une pièce qu'il suffit de soumettre ensuite à de simples opérations de pliage. Après le découpage, les deux languettes 2 et 6, qui sont dans le plan de la plaquette 1, ont les mêmes dimensions et sont parallèles.