Pièce d'horlogerie à calendrier
La présente invention a pour objet une pièce d'horlogerie à calendrier indiquant les quantièmes et les jours de la semaine, comprenant une plaque plane découpée, fixée au bâti du mouvement et dont la périphérie recouvre partiellement l'organe indicateur de quantième de façon à le maintenir en place.
Dans les pièces d'horlogerie de ce genre connues jusqu'à maintenant, le mécanisme de calendrier, qui est recouvert et maintenu en place axialement par ladite plaque plane, comprend un sautoir des jours coopérant avec l'étoile des jours et soumis à l'action d'un premier ressort de sautoir et un sautoir de quantièmes coopérant avec l'anneau de quantième et sollicité par un second ressort de sautoir. Dans la plupart de ces pièces, les sautoirs pivotent autour de vis engagées dans des ouvertures de la platine, et pourvues d'une tête débordant latéralement au-delà de la portée de pivotement du sautoir.
D'autre part, les ressorts de sautoir sont en général constitués de segments de fil d'acier très fins, pliés en U, que l'on engage dans des creusures de la platine, et qui sont simplement maintenus en place par la plaque plane recouvrant le mécanisme.
Ces agencements comprennent donc un assez grand nombre de pièces différentes (vis, sautoir, ressort, etc.) qui doivent être fabriquées indépendamment les unes des autres et être montées lors de l'assemblage du mouvement. Or, ces opérations compliquent et renchérissent la fabrication des montres-calendrier et spécialement celle des montres-calendrier donnant le quantième et le jour de la semaine.
Le but de la présente invention est de remédier à ces inconvénients en réalisant une pièce d'horlogerie à calendrier dont le mécanisme de calendrier comprend une seule pièce, de fabrication simple, dont le montage est immédiat, et qui assure simultanément les fonctions du sautoir coopérant avec l'étoile des jours, du ressort de sautoir correspondant et de son pivot, ainsi qu'au moins une autre fonction.
Dans ce but, la pièce d'horlogerie à calendrier selon l'invention est caractérisée en ce que cette plaque présente une partie élastique formant le ressort de sautoir de l'étoile des jours, l'extrémité de cette partie étant élargie de façon à constituer le sautoir de l'étoile des jours.
Au dessin annexé:
la fig. 1 est une vue en plan de certains éléments d'un mécanisme de calendrier usuel pour montre indiquant les quantièmes et les jours de la semaine;
la fig. 2 est une vue en coupe partielle à plus grande échelle selon l'axe du mouvement représenté à la fig. 1 et
la fig. 3 est une vue en plan de certains organes d'un mécanisme de calendrier appartenant à une pièce d'horlogerie qui constitue une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La pièce d'horlogerie à calendlrier représentée aux fig. 1 et 2 comprend un disque des jours 3 qui présente sur sa face supérieure les indications des jours de la semaine reportées par exemple par décalque, et un anneau de quantième portant les quantièmes de 1 à 31 également décalqués sur sa face supérieure. Ces deux organes sont entraînés d'un pas de leur denture par 24 h. Pour les maintenir dans des positions fixes où une des indications qu'ils portent apparaît dans un guichet, on utilise un sautoir tel que le sautoir 4 agissant sur l'étoile des jours 2, ce sautoir étant sollicité par un ressort de sautoir 6.
L'anneau de quantième est maintenu lui-même par un sautoir de quantième également sollicité par un ressort. Conque on le voit à la fig. 1, le sautoir des jours 4 est fixé sur la platine par une vis 5 de manière à pouvoir tourner autour de l'axe de cette vis sous l'action du ressort 6. La disposition décrite nécessite donc la fabrication de plusieurs pièces différentes (vis, sautoir, ressort) et exige d'autre part, des opérations de montage spéciales pour la mise en place de ces pièces. En général, vu la finesse des ressorts de sautoir tels que le ressort 6, il n'est pas possible d'assurer leur mise en place par des moyen automatiques. L'utilisation d'une vis pour le pivotement du sautoir entraîne en outre un surcroît de hauteur du mouvement.
La forme d'exécution de l'invention qui est représentée à la fig. 3 se distingue de l'état antérieur de la technique tel qu'il est représenté aux fig. 1 et 2 par le fait qu'elle comprend une pièce 7 dont une partie 10 forme le sautoir des jours et dont une autre partie s'étend au-dessus de l'anneau de quantième 8 et au-dessus du sautoir de quantième 9 de manière à retenir ces deux éléments en place dans le sens axial. Comme on le voit à la fig. 3, la pièce 7 retient en place, non seulement l'anneau de quantième 8 et le sautoir de quantième 9, mais encore la roue des heures 14 ainsi que la roue intermédiaire 15 qui est en prise avec la roue 14 et qui actionne aussi bien l'étoile des jours 13, solidaire du disque 12 portant les indications des jours de la semaine, que l'anneau de quantième 8.
La pièce 7 recouvre également le doigt correcteur de quantième 16 qui peut être actionné depuis l'extérieur de la montre et qui assure la remise à la date du mécanisme de calendrier.
La pièce 7 peut être découpée en une seule opération avec tous les éléments décrits à partir d'une bande de matière présentant la rigidité et les propriétés mécaniques requises. Le découpage est effectué de telle manière que le sautoir 10 soit logé à l'intérieur d'une découpure de la plaque 7 et relié au bord de cette découpure par un segment allongé 11 conférant au sautoir son élasticité. Ainsi, il suffit de mettre en place une seule pièce comprenant le sautoir des jours et son ressort pour assurer les diverses fonctions de ce sautoir et les fonctions de retenue axiale décrites plus haut. Grâce à cette disposition, le nombre de pièces du mécanisme de calendrier est plus faible que dans un mécanisme usuel.
La fabrication nécessite moins d'opérations et il en est de même lors du montage. D'autre part, le sautoir 10 étant découpé d'une pièce avec la plaque 7, toute vis telle que la vis 5, assurant son pivotement est superflue ce qui réduit l'épaisseur totale du mouvement. Enfin, la pièce 7 peut être mise en place par des moyens automatiques, étant donné qu'elle présente une partie périphérique rigide de grandes dimensions, qui peut être manipulée facilement, ce qui n'était pas le cas du ressort 6 de la fig. 1.