Procédé d'usinage par électro-érosion
L'invention a pour objet un procédé d'usinage par électro-érosion, selon lequel on applique une succession d'impulsions de tension dans l'espace d'usinage compris entre une électrode-pièce à usiner et. une électrode-outil amorçant des décharges érosives à travers un fluide d'usinage remplissant cet espace, les décharges étant alimentées par des impulsions de courant contrôlées, et dans lequel on commande automatiquement l'un au moins des paramètres d'usinage suivants: les grandeurs caractéristiques desdites impulsions de tension et/ou de courant, l'état physique ou chimique du fluide d'usinage remplissant ledit espace, l'espacement des électrodes, au moyen de signaux électriques obtenus à partir de mesures de la tension entre les électrodes et/ou du courant parcourant ces dernières et/ou d'une combinaison de ces signaux.
En général, la surveillance des conditions d'usinage est faite par mesure de la tension entre l'électrode et la pièce, et lorsque cette tension tombe à une valeur très basse par suite d'un court-circuit, l'électrode est retirée par un servo-mécanisme pour interrompre le courtcircuit. Toutefois, on a constaté que cette manoeuvre ne suffit pas pour obtenir un bon usinage et pour éviter tout défaut de la pièce à usiner et/ou de l'électrode par suite d'arcs électriques produisant une fusion partielle.
La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. Le procédé selon Invention est caractérisé en ce qu'on détecte les variations brusques de la tension survenant pendant des intervalles de temps compris entre des instants correspondant au début des impulsions de courant et des instants correspondant à leur fin, à l'exclusion de ces instants, et on agit sur l'un au moins des paramètres d'usinage au moyen d'un signal électrique obtenu en réponse à la présence ou à l'absence de ces variations brusques de tension pendant les intervalles de temps.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution d'une machine dans laquelle le procédé selon l'invention est mis en oeuvre.
La fig. 1 est une vue générale très schématique de cette forme d'exécution.
La fig. 1A représente le circuit de la fig. 1 plus en détail.
La fig. 2 illustre le principe de fonctionnement d'un circuit électrique de la machine selon la fig. 1.
La fig. 2A est un schéma-bloc du type général d'une unité de surveillance.
La fig. 3 représente en détail une partie du circuit selon la fig. 2.
La fig. 3A représente un détail du circuit selon la fig. 3.
Les fig. 4 à 9 montrent le schéma des unités de surveillance désignées par IV à IX à la fig. 2.
La fi. 10 illustre un circuit de commande du servomécanisme.
La fig. 11 représente un schéma pour le réglage de la durée de l'intervalle entre deux impulsions successives.
La fig. 12 est un schéma-bloc de circuits permettant d'agir sur le débit du liquide d'usinage.
Les fig. 13 et 14 représentent en détail deux parties du circuit illustré à la fig. 1A.
La fig. 15 montre un schéma permettant une commande automatique de la durée de chaque décharge.
La machine représentée comprend une table 1 formant bac, portant une pièce à usiner 2. Une électrode 3 est susceptible d'être déplacée en direction de la pièce 2 par un servo-mécanisme 4.
Le courant d'usinage est fourni par un générateur d'impulsions 5 qui est essentiellement constitué par une ou plusieurs sources de tension continue 6 et des con joncteurs-disjoncteurs électroniques 7, et qui est reliée à la pièce 2 et à l'électrode 3 par les conducteurs 8 et 9 respectivement.
La machine comprend encore un réservoir 10 contenant le fluide d'usinage qui est généralement diélectrique. Ce fluide est aspiré par une pompe P et est envoyé par une conduite 1 1 commandée par une valve 12 jusqu'à l'électrode 3. Cette dernière présente en général un ou plusieurs passages conduisant le fluide d'usinage jusqu'à son extrémité, de façon que le fluide soit injecté directement dans la zone d'usinage.
La machine comprend encore un dispositif de surveillance 13 agissant sur le générateur d'impulsions 5 par des commandes représentées symboliquement par la liaison 14. Ce dispositif 13 présente également une sortie 15 pour commander le servo-mécanisme 4 assurant les déplacements de l'électrode et une sortie 16 commandant la valve 12 qui règle l'arrivée du fluide d'usinage. Ce dispositif de surveillance 13 comprend également deux entrées 17 et 17a reliées à la pièce à usiner et à l'électrode, et des entrées 18 et 18a reliées à un shunt
S de mesure du courant, de façon à introduire dans le dispositif la tension régnant dans l'espace d'usinage et le courant d'usinage.
La fig. 1A illustre un circuit analogue à celui de la fig. 1, mais complété notamment en ce qui concerne le générateur S et une série de connexions 14a à 14f permettant au dispositif de surveillance 13 d'agir sur le générateur S. Ce dernier est du genre de celui faisant l'objet du brevet suisse No 407362.
Ce générateur comprend un premier multivibrateur
Sa monostable pilotant un second multivibrateur monostable Sb dont la sortie agit sur un pulsateur 36 qui est constitué par un interrupteur électronique commandant le courant de base d'un transistor T1 commandant le passage du courant délivré par une source continue 6a à l'espace d'usinage compris entre l'électrode 3 et la pièce 2. La durée de la période d'instabilité du multivibrateur 5a détermine, à travers le multivibrateur Sb, la durée pendant laquelle le transistor T1 est conducteur. La durée des périodes de non-conduction de ce transistor est déterminée par le multivibrateur monostable Sb. Comme on le voit, la sortie du multivibrateur Sb est reliée par une ligne 19a à un commutateur 19 placé à l'entrée du multivibrateur Sa.
De cette façon, lorsque le multivibrateur Sb bascule à la fin de la période de non-conduction du transistor Tr, une impulsion est appliquée par la ligne 19a et le commutateur 19 à l'entrée du multivibrateur Sa pour l'amener dans sa position instable qui détermine la durée de l'impulsion d'usinage suivante.
Le commutateur 19 permet aussi à volonté de relier l'entrée du multivibrateur Sa à un dispositif Sc de détection de l'établissement d'un courant entre la pièce 2 et l'électrode 3, en détectant que la tension entre 17 et 17a est inférieure à la tension de la source 6a et en diffère d'une valeur dépassant une valeur déterminée, cette différence étant due au passage du courant à travers la résistance R1.
Dans certaines conditions d'usinage, on sait qu'il se produit un temps d'attente entre l'application de la tension d'usinage entre l'électrode et la pièce, et l'établissement du courant de décharge entre ces pièces. Ce temps d'attente est aléatoire et peut varier fortement d'une impulsion à la suivante.
Lorsque le dispositif de détection Sc est en fonction, le multivibrateur Sa n'est amené dans sa position instable qu'à l'instant où le courant d'usinage s'établit par une décharge entre l'électrode et la pièce à usiner. De cette façon, la durée de passage du courant d'usinage dans chaque impulsion est déterminée par le multivibrateur Sa, de sorte que toutes les impulsions ont sensiblement la même énergie et la même durée indépendamment du temps d'attente qui a pu s'écouler.
Le générateur S comprend encore un transistor T2 faisant partie des disjoncteurs électroniques 7 pour commander le passage du courant d'usinage. Un transistor T3, faisant partie d'un disjoncteur électronique 7a, permet de faciliter l'établissement du courant d'usinage de chaque décharge par l'application d'une impulsion de haute tension à la zone d'usinage. A cet effet, le transistor T5 relie l'électrode 3 à une source de tension 6b par l'intermédiaire d'une résistance R3.
L'application de la haute tension pour faciliter l'établissement des décharges est commandée à partir du dispositif de surveillance 13 par une ligne 14a qui aboutit à une porte ET2 qui est une porte du type ET et qui rend conducteur le transistor T5 lorsqu'elle reçoit simultanément un signal par la ligne 14a et un signal par le pulsateur 36.
Les deux transistors T, et T2 sont reliés chacun à l'électrode 3 par une résistance Ri et R2 respectivement, en série avec une diode D11 et D,2 respectivement. Ces diodes protègent -les transistors T5 et T2 contre les surtensions inverses de la source 6b lors des périodes de conduction du transistor T3.
Le transistor T2 est monté en parallèle avec le transistor T1 et est commandé par un circuit-porte du type ET , désigné par ET,, pour augmenter le courant d'usinage chaque fois que les conditions d'usinage sont bonnes. A cet effet, un signal est délivré par le dispositif de surveillance 13 par la ligne 14b, ce circuit ouvrant la porte ET1 pour laisser passer les impulsions délivrées par le pulsateur 36. De cette façon, les deux transistors T1 et T2 fonctionnent en synchronisme chaque fois que les conditions d'usinage le permettent.
Bien entendu, on pourrait avoir une batterie de plusieurs transistors en lieu et place du transistor T2 pour obtenir une augmentation plus grande du courant lorsque les conditions d'usinage le permettent
Le dispositif 13 présente encore deux entrées reliées aux lignes 19a et 19b pour être piloté respectivement par le début de la fermeture du transistor T1 ou par l'établi s- sement de la décharge dans la zone d'usinage.
Le dispositif 13 présente encore des sorties 14c à 14f. La sortie 14c permet d'agir sur la durée des impulsions du multivibrateur Sa, comme cela sera expliqué plus en détail en référence à la fig. 17.
La sortie 14d permet d'agir sur l'intervalle entre les impulsions successives, comme cela sera expliqué plus en détail à la fig. 11.
La sortie 14e permet d'interrompre momentanément les décharges par action sur le pulsateur 36, comme cela sera décrit en référence à la fig. 3.
La sortie 14f permet d'assurer le déclenchement définitif de la machine par action sur un relais 35 dans le cas où des conditions normales d'usinage ne peuvent pas être maintenues.
Le dispositif de surveillance 13 comprend encore quatre lampes 31 à 34 pour signaler divers défauts pouvant se produire au cours de l'usinage.
Le dispositif de surveillance 13 est illustré plus en détail à la fig. 2. I1 comprend des unités de surveillance
IV à IX pour contrôler différents critères des conditions d'usinage. Les signaux d'entrée de ces unités de surveillance sont amenés par les lignes 17 et 17a pour donner la tension entre l'électrode et la pièce à usiner, par les lignes 18 et 1 8a pour le contrôle du passage de courant d'usinage, et par les lignes 19a, respectivement 19b, pour la synchronisation avec le début de l'application d'une tension d'usinage, respectivement avec le début de l'établissement de chaque décharge d'usinage.
L'unité IV contrôle la présence de variations brusques dans la tension régnant entre l'électrode et la pièce à usiner pendant les décharges.
L'unité V surveille l'existence de variations de la tension régnant entre l'électrode et la pièce à usiner entre une décharge et une autre. L'existence de telles variations est un critère de bon fonctionnement, car cela signifie que les étincelles d'usinage se produisent successivement en différents points de la surface à usiner.
Lorsque, au contraire, plusieurs décharges successives se produisent en un même point géométrique de la surface à usiner, le niveau de tension ne subit pas de variation de tension sensible au cours des diverses décharges, et l'unité V fournit alors un signal de sortie indiquant que les conditions d'usinage sont mauvaises. En effet, lorsque les décharges successives sont localisées en un point précis de la pièce à usiner et de l'électrode, il en résulte un échauffement local qui peut endommager les surfaces à usiner bien avant l'apparition d'un courtcircuit.
L'unité VI est une unité de contrôle de la pollution du liquide d'usinage. Cette unité surveille en fait la vitesse de diminution de la tension régnant entre l'électrode-outil et l'électrode-pièce lors de l'établissement des impulsions de courant. Lorsque la pollution du fluide d'usinage est trop élevée, le liquide diélectrique devient suffisamment conducteur pour empêcher l'éclatement d'étincelles d'usinage. On constate alors simplement le passage d'impulsions de courant entre l'électrode et la pièce dont la durée correspond exactement aux impulsions de tension appliquées à l'électrode, et la vitesse d'établissement du courant est plus faible que lorsque le fluide d'usinage n'est pas pollué.
L'unité VII sert à détecter le court-circuit et peut être réalisée très simplement. Il suffit, en effet, qu'elle réagisse lorsque la tension entre l'électrode et la pièce tombe au-dessous d'une valeur déterminée pendant le passage du courant de décharge.
L'unité VIII a pour but de surveiller la tension entre les électrodes pendant le temps qui s'écoule entre l'application de chaque impulsion de tension entre l'électrode et la pièce à usiner, et l'apparition du courant de l'étincelle jaillissant entre ces pièces.
L'unité IX surveille le bon fonctionnement du dispositif conjoncteur-disjoncteur 7.
Les unités IV à IX sont reliées à un circuit 20 par des lignes 21 à 29 qui introduisent dans ce circuit les informations relatives à la présence ou à l'absence des différentes conditions surveillées par lesdites unités. Une partie logique de ce circuit 20 dirige ces informations, suivant le cas, sur l'une ou l'autre des quatre lampes d'alarme 31 à 34. L'allumage de chacune de ces lampes correspond à l'indication du défaut suivant:
La lampe 31 indique un taux de variations brusques trop faible ou l'absence de variations du niveau.
La lampe 32 s'allume dès que la pollution du liquide est trop élevée.
La lampe 33 indique la présence de courts-circuits.
La lampe 34 signale un défaut de fonctionnement du conjoncteur-disjoncteur 7.
La partie logique du circuit 20 présente encore les deux sorties 14e et 14f aboutissant aux dispositifs de coupure 36 et 35 respectivement. Le dispositif 35 commande le déclenchement définitif de la machine, tandis que le dispositif 36 produit un déclenchement temporaire du conjoncteur-disjoncteur 7 pour interrompre les décharges entre l'électrode et la pièce à usiner. Lorsqu'une telle interruption se produit, l'annulation de la tension entre les bornes d'entrée 17 et 17a provoque le retrait de l'électrode 3 en même temps qu'une circulation accélérée du liquide d'usinage. A la fin de l'arrêt temporaire des impulsions, une tension d'usinage élevée apparaît de nouveau aux bornes d'entrée 17 et 17a, et le dispositif 4 commande l'avance de l'électrode 3 jus qu'à ce que l'usinage reprenne dans des conditions normales.
La fig. 2A illustre le schéma général d'une unité de surveillance complète, mais chacune des unités de surveillance IV à IX sera décrite en détail en référence aux fig. 4 à 9 respectivement.
Une unité typique de surveillance comprend un circuit d'adaptation 200 qui, par l'intermédiaire d'un commutateur 201, peut être branché soit à la pièce et à l'électrode par les lignes 17 et 17a, soit au shunt S de mesure par les lignes 18 et 18a. Ce circuit d'adaptation met le signal d'entrée sous une forme telle qu'il puisse être traité électroniquement par les autres circuits qu'il alimente.
Le signal fourni par le circuit d'adaptation 200 peut être examiné par un ou plusieurs circuits d'inspection à un instant ou pendant une période de temps bien déterminée par rapport à l'application de la tension d'usinage ou par rapport à l'établissement du courant d'usinage. A cet effet, l'unité de surveillance comprend plusieurs circuits multiplicateurs 202, 202', 202" alimentés chacun par le signal de sortie du circuit d'adaptation 200. Chaque multiplicateur laisse passer le signal reçu pendant une période de temps déterminée au moyen d'un minuteur 203 constitué, par exemple, par un multivibrateur monostable dont la période d'instabilité est déclenchée par un circuit de retard 204 relié à volonté par un inverseur 205 à l'une des lignes 19a ou 19b. Le signal sortant du multiplicateur 202 est alors mis sous une forme utile par un circuit de traitement 206, 206', 206".
On obtient de la sorte sur les sorties 207, 207', 207" des signaux représentatifs de celles des conditions d'usinage que l'on désire connaître.
La fig. 3 illustre la partie logique du circuit 20 dont il a été question en référence à la fig. 2. Ce circuit comprend de nombreux circuits-portes qui sont tous du type NON ET . Comme on le sait, les circuits-portes de ce type ne donnent aucun signal de sortie, seulement dans le cas où un signal est appliqué à chacune des entrées de ce circuit. Dès qu'un ou plusieurs des signaux d'entrée font défaut, les portes NON ET fournissent un signal de sortie.
Les signaux des lignes 21 et 22 sont tout d'abord inversés par des portes 40 et 41 pour être appliqués à une porte 42 dont le signal de sortie est inversé par une porte 43 avant d'être appliqué à l'entrée d'une porte 44 présentant quatre entrées qui sont reliées aux lignes 23, 25 et 28.
La sortie de la porte 44 aboutit, d'une part, à un circuit à retard 45 et, d'autre part, à une porte 46 com mandant un transistor 47 pour l'allumage de la lampe 31.
La sortie du circuit à retard, qui donne un retard de 3 ms aux impulsions reçues, est connecté à un circuit de comptage 48, lui-même connecté à un circuit de maintien formé de façon classique par deux portes NON
ET 49, 50 branchées en série et dont la sortie de la deuxième porte est reliée à une entrée de la première porte. Ce circuit de maintien attaque une porte 51 suivie d'une porte inverseuse 52 commandant un transistor 53 dont le collecteur est relié, par la ligne 14f, au relais du dispositif de coupure 35 déjà mentionné à la fig. 1A, puis à une borne d'alimentation a. L'excitation de l'enroulement de ce relais provoque l'ouverture de son contact 35a commandant le déclenchement définitif de la machine.
Les lignes 23, 25 et 28, qui sont connectées à trois entrées de la porte 44, sont également reliées à trois entrées d'une porte 56 à quatre entrées. La quatrième entrée de cette porte est formée par le signal de sortie de la porte 44. Lorsque toutes les conditions d'usinage sont bonnes, chacune des entrées de la porte 56 reçoit un signal, de sorte que la sortie de cette porte est sans signal. L'absence de signal sur cette sortie bloque un générateur d'impulsions 57 dont la sortie est reliée au compteur 48. Les impulsions fournies par le générateur 57 ont pour effet de remettre le compteur 48 à zéro.
Les lignes 24, 25 et 28 sont reliées aux entrées d'une porte 58 dont la sortie est reliée, de façon analogue à la porte 44, à un circuit d'affichage de défaut de la pollution qui est formé par une porte et un transistor pour produire l'allumage de la lampe 32. La porte 58 est également reliée à un circuit de retard 59 dont le retard est réglé à environ 30 ms.
De même, la ligne 26 est connectée à une porte 60 dont la seconde entrée est reliée à la ligne 28. Le signal de sortie de cette porte 60 est appliqué, comme pour la porte 58, d'une part à un circuit de signalisation comprenant la lampe 33, et d'autre part à un circuit de retard 61.
Les sorties des circuits de retard 45, 59 et 61 sont appliquées à trois entrées d'une porte 62 à quatre entrées.
La quatrième entrée est alimentée par la sortie d'une porte 63 dont une entrée est elle-même connectée à la sortie de la porte 62 pour constituer un ensemble de maintien. La sortie de la porte 62 est reliée à un transistor 64 commandant, par la ligne 14e, un relais 65 dont le contact 66 est normalement fermé lorsque l'usinage s'effectue dans de bonnes conditions. Ce relais 65 fait partie du pulsateur 36 qui constitue en fait un dispositif de coupure. Le contact 66 permet d'interrompre le courant de base appliqué au transistor T1.
La sortie de la porte 63 est appliquée à un générateur d'impulsions 67 dont les impulsions de sortie attaquent une porte 68 dont la sortie est connectée à l'entrée de la porte 63.
Les lignes 27, 28 et 29 sont connectées aux entrées d'une porte 69 qui commande un circuit de maintien formé par deux portes 70 et 71 coopérant avec un dispositif d'affichage analogue aux précédents et commandant, le cas échéant, l'allumage de la lampe 34. La sortie de la porte 70 est reliée à l'une des entrées de la porte 71, la seconde entrée de cette dernière recevant un signal dès que l'usinage est enclenché.
La sortie de la porte 71 est connectée à une entrée de la porte 51 pour permettre le déclenchement définitif de la machine lorsque la ligne 29 émet un signal dénon çant le mauvais fonctionnement du conjoncteur-disjoncteur 7.
Le fonctionnement du circuit logique selon la fig. 3 est illustré par le tableau qui suit, dans lequel l'absence de signal est indiquée par 0 et la présence d'un signal par 1 . Les cases du tableau qui sont tracées signifient que l'information de la case considérée peut avoir une valeur ou l'autre, mais que cette valeur n'est pas prise en considération en raison d'un signal particulier donné par l'une des unités de surveillance:
:
EMI4.1
<tb> <SEP> Bon <SEP> usinage
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<tb> <SEP> VI, <SEP> 24 <SEP> y/ <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0
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<tb> <SEP> VII, <SEP> 26 <SEP> y/ <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0
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EMI5.1
<tb> <SEP> Bon <SEP> usinage
<tb> Unité <SEP> ligne <SEP> Attente <SEP> ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ <SEP> ,
<SEP> ¯ <SEP> Court-circuitCourt-circuit <SEP> Pollution <SEP> Arc
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<tb> <SEP> VII, <SEP> 27 <SEP> y/ <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0
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<tb> <SEP> Porte <SEP> 44 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0
<tb> <SEP> Porte <SEP> 58 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1
<tb> <SEP> Porte <SEP> 60 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1
<tb> <SEP> Porte <SEP> 56 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> i <SEP> i <SEP> i
<tb>
La fig. 3A représente un schéma pouvant être utilisé pour réaliser les circuits de retard 45, 59, 61 et les générateurs 57 et 67.
Un tel circuit comprend un transistor d'entrée T'1 sur la base duquel le signal d'entrée est appliqué par 1'intermédiaire d'une résistance R'. Le collecteur et l'émetteur de ce transistor pontent en série avec une résistance R'2 un condensateur C1 de façon à limiter la charge de ce dernier due à une résistance R'3.
Le potentiel du condensateur est appliqué au agate d'un transistor à unijonction T'2 dont le circuit de sortie comprend une résistance R4.
Dès que le signal d'entrée du transistor T'1 est supprimé, ce transistor devient non conducteur et permet la charge du condensateur Cl. Dès que le potentiel de ce dernier atteint la tension critique de déclenchement du transistor T'2, ce dernier devient conducteur et permet la décharge du condensateur C1 dans la résistance R4 produisant de cette façon une impulsion de tension de sortie. Le signal de sortie est inversé par une porte 54.
La fig. 4 illustre l'unité IV de surveillance de la présence de variations brusques de la tension d'usinage, c'est-à-dire de la tension prélevée entre l'électrode 3 et la pièce à usiner 2 survenant pendant des intervalles de temps compris entre des instants correspondant au début des impulsions de courant et des instants correspondant à leur fin, à l'exclusion de ces instants. Cette unité comprend deux bornes d'entrée qui sont reliées aux entrées 17 et 17a, illustrées à la fig. 1. Le circuit comprend encore la borne d'entrée 19b destinée à recevoir un signal en synchronisme avec le début de l'établissement du courant d'usinage au cours de chaque impulsion de tension appliquée entre l'électrode et la pièce à usiner.
La tension d'usinage des entrées 17 et 17a est amenée par une résistance R5, un condensateur C2 et une diode Dt à un condensateur C3 qui se charge donc à un potentiel qui est fonction uniquement du taux de composantes alternatives dans la tension d'usinage. En effet, la composante continue ne peut pas traverser le condensateur C2. Pour éviter que la tension du condensateur C3 tienne compte des composantes de haute fréquence qui sont liées à l'application de la tension d'usinage entre l'électrode et la pièce à usiner, ainsi qu'à la chute brusque de cette tension au moment de l'établissement de la décharge, un transistor T'3 est branché de façon à courtcircuiter les composantes de haute fréquence traversant le condensateur C3 tant que la décharge n'est pas établie.
A cet effet, la base de ce transistor est reliée à la borne 19b par l'intermédiaire d'une porte 73 constituant un inverseur de signal. De cette façon, les composantes de haute fréquence ne parviennent à la diode Dt et au condensateur C3 que pendant la durée de chaque décharge. Le condensateur C5 est shunté par une résistance de décharges R6 donnant, avec ce condensateur, une constante de temps grande par rapport à la durée des décharges. Le potentiel du condensateur C8 est appliqué à l'entrée d'un comparateur 74 dont la seconde entrée reçoit un potentiel de référence obtenu par un diviseur de tension, formé par deux résistances R7 et R8.
Tant que la tension du condensateur C8 est inférieure à la tension de référence, le comparateur 74 donne un signal continu à sa sortie. Ce signal est interrompu dès que la tension du condensateur Ca est plus élevée que la tension de référence. Le signal de sortie du comparateur 74 est inversé par une porte 75 dont la sortie est connectée à une entrée d'une porte 76 et à une entrée D d'une mémoire à retard 77 ou delay flip-flop . L'autre entrée CP de ce flip-flop 77 reçoit les impulsions sortant de la porte 73. A la sortie Q du flip-flop 77, on obtient un signal correspondant au signal qui était appliqué à la borne d'entrée D lors du passage du dernier front positif des impulsions appliquées à la borne CP.
Ce signal de sortie du flip-flop 77 est appliqué à une entrée d'une porte 78 dont l'autre entrée reçoit le signal de sortie de la porte 73. La sortie de la porte 78 est connectée à une entrée de la porte 79 dont l'autre entrée est connectée à la sortie de la porte 76. Cette dernière présente encore une seconde entrée connectée à la borne l9b.
Tant que les décharges d'usinage présentent un taux de variations brusques suffisant, la sortie Q du flip-flop 77 donne un signal continu, de sorte que, à la sortie de la porte 78, c'est-à-dire à une entrée de la porte 79, on obtient une impulsion pendant chaque décharge comprenant de la haute fréquence, ces impulsions étant espacées en synchronisme avec l'espacement entre les décharges.
L'autre entrée de la porte 79 ne reçoit de signal que lorsque les deux entrées de la porte 76 reçoivent en même temps un signal, c'est-à-dire pendant la durée de la décharge donnée par la tension à la borne l9b et pendant le signal de la porte 75 qui signale avec un léger retard la présence de variations brusques dans cette même décharge. La porte 79 fournit un signal pendant toute la durée d'une décharge et l'intervalle entre la fin de cette'décharge et l'impulsion de courant suivante. Le signal de sortie de la porte 79 est transmis par la ligne 21 au circuit logique 20, comme représenté à la fig. 2.
Selon la fig. 5, l'unité de surveillance V comprend un diviseur de tension formé par des résistances R9 et Rto, alimenté par la tension électrode-pièce qui apparaît aux entrées 17 et 17a. La tension aux bornes de la résistance Rto est appliquée à un condensateur C4 par l'intermédiaire d'un transistor T4 à effet de champ.
Comme on désire obtenir aux bornes du condensateur C4 une tension illustrant la tension entre l'électrode et la pièce pour chacune des décharges successives, afin de pouvoir mesurer les variations de cette tension au cours des différentes décharges, il est nécessaire que le transistor T4 soit conducteur uniquement pendant la décharge et devienne non conducteur avant la fin de chaque décharge pour éviter que le potentiel du condensateur C4 ne soit affecté par la disparition de la tension entre l'électrode et la pièce. En effet,-les variations de tension que cette unité de surveillance doit détecter sont très faibles par rapport à la tension qui est appliquée entre l'électrode et la pièce par le conjoncteur-disjoncteur 7.
La commande du transistor T4 est réalisée à partir d'un signal appliqué à une borne d'entrée 19b qui est la même que dans l'unité IV et qui reçoit des impulsions dont la durée correspond exactement à la durée de chaque décharge. Ce signal est appliqué à un élément RC formant un circuit différenciateur 80. Après différenciation, ce signal est inversé par un circuit-porte 81, puis est appliqué à un transistor T5 qui commande la polarisation de la base du transistor T4. De cette façon, on obtient la conduction de ce dernier pendant chaque décharge, chaque période de conduction débutant légèrement après le début de la décharge et finissant avant la fin de la décharge.
La tension du condensateur C4 est appliquée à la base d'un transistor T6 à effet de champ. Comme on le sait, les transistors de ce type ont une impédance d'en- trée pratiquement infinie, de sorte que le condensateur
C4 conserve sans se décharger le potentiel qui lui est appliqué par le transistor T4.
Le transistor T6 contrôle le passage du courant dans une résistance R11 et il apparaît donc aux bornes de cette résistance une tension représentative de la tension régnant entre la pièce à usiner et l'électrode pendant les décharges. La tension aux bornes de la résistance peut être prélevée par une borne Va pour être appliquée à un autre circuit qui sera décrit plus loin. Si la tension électrode-pièce atteint des valeurs légèrement différentes pour chaque décharge d'usinage, la tension aux bornes de la résistance R11 varie au même rythme, de sorte que les composantes alternatives de cette tension sont transmises par un condensateur C5 à un circuit redresseur comprenant une diode D2 et un condensateur C6.
Ce dernier est donc chargé à une tension qui est fonction des écarts entre les valeurs successives de la tension électrode-pièce. Ce condensateur est branché à une entrée d'un comparateur 82 qui donne un signal de sortie tant que la tension du condensateur C6 n'atteint pas la tension de référence appliquée à l'autre borne d'entrée du comparateur 82 et produite par le courant passant dans une résistance Rl2. Pour les besoins du circuit 20, le signal de sortie du comparateur 82 est inversé, par une porte 83, de sorte que l'on obtient sur la ligne de sortie 22 un signal (ou état logique 1) lorsque la tension électrode-pièce change légèrement de valeur à chaque décharge, ce qui signifie que les décharges se produisent successivement en des points différents de la surface à usiner.
L'unité de surveillance VI a pour but de détecter la pollution du fluide d'usinage et d'émettre un signal d'alarme lorsque la pollution atteint un point tel que les décharges électriques par étincelles ne se produisent plus entre l'électrode et la pièce à usiner, mais sont remplacées par des impulsions de courant dues à l'état conducteur du fluide d'usinage.
La fig. 6 illustre un détecteur de pollution qui est sensible à la vitesse de diminution de la tension qui est observée entre l'électrode et la pièce à usiner au moment de l'établissement des impulsions de courant après l'application de l'impulsion de tension d'usinage. L'unité IV est reliée aux bornes 17 et 17a. Lors des variations brusques de la tension entre ces bornes, les composantes alternatives passent par le condensateur C7 et traversent la diode D8 lorsque leur front est négatif et viennent charger un condensateur Co lorsque leur front est posi tif, c'est-à-dire lorsque la tension entre l'électrode et la pièce diminue.
Comme dans les montages précédents, la tension du condensateur C8 est comparée à une tension de référence au moyen d'un comparateur 84. La sortie de ce comparateur 84 est appliquée à une mémoire à retard 85 qui reçoit des impulsions d'horloge du dispositif de détection Sc. Ainsi, le flip-flop 85 mémorise le signal de sortie du comparateur 84 à chaque début de décharge.
La constante RC du condensateur C8 se déchargeant dans une résistance R18 est suffisamment faible pour que le condensateur soit pratiquement entièrement déchargé entre la fin d'une impulsion et le début de la suivante.
Le flip-flop 85 présente deux sorties aboutissant aux lignes 23 et 24. Lorsque l'unité constate la présence de pollution, la ligne 23 ne reçoit pas de signal, tandis que la ligne 24 en reçoit un. En l'absence de pollution, c'est la ligne 23 qui est sous tension et la ligne 24 qui est sans signal.
L'unité de surveillance VII est destinée à détecter le niveau de la tension pendant les impulsions de courant et à mémoriser l'information y relative. Le schéma de cette unité est représenté à la fig. 7 et comprend un diviseur de tension formé par deux résistances R14 et R15 reliées aux bornes d'entrée 17 et 17a. Un deuxième diviseur de tension donne une tension de référence appliquée à l'entrée d'un comparateur 86. Ce comparateur 86 donne un signal lorsque la tension de référence est supérieure à la tension d'usinage, tandis que le rapport inverse entre ces tensions est indiqué par l'absence de signal à la sortie du comparateur. Cette sortie est reliée, d'une part, à la ligne 27 et, d'autre part, à un flip-flop 87.
Ce flip-flop reçoit les impulsions de la borne l9b, afin de mémoriser le signal de sortie du comparateur 86 à l'instant correspondant au début de chaque décharge. Le flip-flop présente deux sorties reliées aux lignes 25 et 26.
La sortie 25 reçoit un signal quand la tension est plus grande, et aucun signal quand la tension est plus petite que la tension de référence. La ligne 26, au contraire, indique par un signal le fait que la tension est plus faible que la tension de référence.
L'unité de surveillance VIII est illustrée à la fig. 8 et comprend, comme dans le cas de la fig. 7, deux diviseurs de tension fournissant, d'une part, une tension proportionnelle à la tension d'usinage, relevée entre les bornes 17 et 17a, et une tension de référence. Ces deux tensions sont appliquées à l'entrée d'un comparateur 88 qui donne un signal de sortie chaque fois que la tension entre l'électrode et la pièce présente une valeur plus élevée que la tension de référence.
Pendant la décharge entre l'électrode et la pièce, la tension d'usinage présente une valeur de l'ordre de 20 V, tandis que la tension appliquée à l'électrode par le conjoncteur-disjoncteur est beaucoup plus élevée, par exemple de l'ordre de 80V. Par un choix correct des diviseurs de tension, il est facile d'obtenir un signal chaque fois que la tension électrode-pièce est inférieure à 30 V, par exemple.
Le signal de sortie du comparateur 88 est inversé deux fois successivement par des portes 89 et 90, ceci dans le but d'obtenir une impédance de sortie appropriée au circuit 20.
L'unité de surveillance IX est représentée à la fig. 9.
Son signal d'entrée est de nouveau constitué par la tension électrode-pièce prélevée entre les bornes 17 et 17a.
Cette tension passe tout d'abord dans un circuit différenciateur formé par un condensateur C9 et une résistance Rt6. La constante de temps de C9 et R16 est donc plus petite que la durée d'une impulsion, de sorte que ce circuit différenciateur fournit des pointes de tension positives, respectivement négatives, pour chaque front de tension positif ou négatif de la tension d'usinage.
Les fronts positifs sont amenés par une résistance R17 à la base d'un transistor T7 qui pilote lui-même un second transistor T8 destiné à shunter un condensateur C10 chargé à travers une résistance RX8. Une résistance de faible valeur R19 limite le courant de décharge dans le transistor T8, ainsi que dans un transistor T9 qui est branché en parallèle sur le transistor T8, mais qui est commandé par la tension de sortie du différenciateur, de façon à devenir conducteur pour chaque impulsion négative du différenciateur.
Il résulte de cette disposition que le condensateur q0 est chargé à travers la résistance Rt8, mais est déchargé périodiquement par l'un ou l'autre des transistors T8 et Tg.
Le potentiel du condensateur C19 est appliqué à un transistor unijonction T,,.
Lorsqu'un défaut apparaît dans le conjoncteur-disjoncteur et que celui-ci ne délivre plus d'impulsions successives, aucune tension n'apparaît à la sortie du différenciateur, et les transistors T8 et T9 restent non conducteurs. La charge du condensateur Ci0 se poursuit et dès que son potentiel atteint la tension critique du transistor unijonction T18, ce dernier devient conducteur et le condensateur se décharge dans une résistance R20 fournissant ainsi une impulsion sur la ligne de sortie 29.
Cette impulsion est appliquée au circuit 20 et provoque, par l'intermédiaire de ce dernier, le déclenchement définitif de la machine, afin d'éviter toute détérioration de l'électrode, de la pièce à usiner, ou encore d'autres parties constituantes de la machine.
La fig. 10 illustre un circuit de commande automatique du servo-mécanisme 4 commandant les déplacements de l'électrode 3. Comme on le sait, ce servo-mécanisme a pour rôle principal de maintenir entre l'électrode et la pièce une distance précise pour laquelle les conditions d'usinage sont optimales.
Ce circuit présente une borne d'entrée 17a reliée à la pièce 2, et une borne d'entrée Va qui est reliée à la borne désignée de la même façon dans l'unité de surveillance V (fig. 5). Comme il l'a déjà été dit précédemment, il apparaît à cette borne Va une tension représentative de la tension régnant entre la pièce à usiner et l'électrode pendant les décharges seulement. Cette tension est continue, mais variable, et elle est appliquée par l'intermédiaire d'une résistance R21 à l'entrée d'un amplificateur 91 dont la sortie constitue la sortie 15 de la fig. 1 pour l'application du signal de commande du servo-mécanisme 4. Cette sortie est d'ailleurs reliée à la borne d'entrée 92 de cet amplificateur 91 par une résistance variable R22 qui permet de déterminer le gain de l'amplificateur 91.
L'amplificateur 91 reçoit encore sur sa borne 92 et par l'intermédiaire de résistances R23 et R24 deux signaux qui sont fonction respectivement du temps d'attente et de la présence de courts-circuits.
Le signal qui est fonction du temps d'attente est obtenu par un amplificateur 93 dont la borne d'entrée 94 est reliée par une résistance R25 à la borne 28 qui constitue la borne de sortie de l'unité de surveillance VIII (fig. 8). Cette borne 28 reçoit un signal chaque fois que la tension électrode-pièce est supérieure, par exemple, à 30 volts, c'est-à-dire pendant toute la durée de chaque temps d'attente. La sortie de l'amplificateur 93 est reliée à son entrée 94 par une résistance R26 en parallèle avec un condensateur C. Ce circuit de contre-réaction fixe, d'une part, le gain de l'amplificateur et assure, d'autre part, l'intégration du signal d'entrée.
On obtient ainsi à la sortie de l'amplificateur 93 une tension proportionnelle au taux de temps d'attente, c'est-à-dire à la durée moyenne des temps d'attente par rapport aux temps d'usinage. Une augmentation du signal de sortie de l'amplificateur 93 entraîne donc une augmentation du signal appliqué à l'amplificateur 91, et en définitive un signal commandant un rapprochement entre l'électrode et la pièce.
Le circuit de la fig. 10 comprend encore un amplificateur 95 dont l'entrée 96 est reliée à la borne 25 de sortie de l'unité de surveillance VII illustrée à la fig. 7.
Cette borne 25 est le siège d'un signal en l'absence de court-circuit, et au contraire ne reçoit aucun signal dès qu'il y a un court-circuit entre l'électrode et la pièce.
Ce signal d'entrée est amplifié et intégré par l'amplificateur 95 qui présente, comme l'amplificateur 93, un circuit de contre-réaction formé par une résistance R27 et un condensateur q2.
Le rapport des résistances R21, R23, R24 et le gain choisi pour les amplificateurs 93 et 95 permet de choisir l'effet que l'on désire obtenir sur le servo-mécanisme en réponse au signal de sortie des différentes unités de surveillance.
La fig. 1 1 illustre une unité de commande automatique du temps d'intervalle. Cette unité a pour fonction de modifier le temps d'intervalle entre deux impulsions proportionnellement au taux de mauvaises impulsions d'une part (action 1) et après chaque impulsion d'autre part (action 2). Un taux élevé de mauvaises impulsions a pour effet d'augmenter le temps d'intervalle entre les impulsions.
Cette unité comprend un diviseur de tension formé par deux résistances R28 et R29 reliées d'un côté à un potentiel fixe de -12 volts, et de l'autre côté à la borne d'entrée du courant reliée à la sortie de la porte 43 de la fig. 3. Le signal d'entrée est logique. Un niveau de 0 volt représente les bonnes impulsions, tandis qu'un niveau de + 5 volts indique les mauvaises impulsions.
Le signal d'entrée agit sur deux circuits distincts. Le premier (action 1) comprend un circuit inverseur formé d'un transistor T11 et d'une résistance R30. Le collecteur de T11 est relié, par l'intermédiaire d'une résistance R81, à une borne d'entrée 97 d'un amplificateur 98, l'autre borne d'entrée étant à un potentiel fixe obtenu par un diviseur de tension formé des résistances R31 et R32. La borne de sortie de l'amplificateur 98 est reliée, d'une part, à la borne d'entrée 97 par un circuit de contreréaction formé d'une résistance R84 fixant le gain de l'amplificateur et d'une capacité C13 intégrant le signal d'entrée et, d'autre part,
à la base d'un transistor T12 par l'intermédiaire d'un diviseur de tension formé des résistances R85 et R3G. Le potentiel à la sortie de l'amplificateur 98 est d'autant plus positif que le taux de mauvaises impulsions est élevé, ce qui a pour effet de diminuer l'intensité du courant émetteur-collecteur du transistor T12.
Le second circuit (action 2) est un circuit inverseur.
Le signal d'entrée est appliqué à la base d'un transistor T18 par l'intermédiaire d'une résistance R87. Le collecteur de ce transistor est relié à l'émetteur du transistor T12 par l'intermédiaire d'un diviseur de tension formé des résistances R98 et R89. Si l'on a une bonne impulsion, ce circuit n'a pas d'effet sur le transistor T12; par contre, si l'impulsion est mauvaise, cela a pour effet d'abaisser le potentiel de l'émetteur du transistor T12, c'està-dire de diminuer l'intensité du courant émetteur-collecteur de ce transistor.
Le collecteur du transistor T12 est relié, par la ligne 14d, à la capacité C14 d'un circuit mono stable. Ce circuit est commandé par un signal appliqué à la borne 19b dont la durée correspond au temps de décharge des impulsions d'usinage. Ce signal est appliqué à la base du transistor de sortie T14 du monostable par l'intermédiaire d'un circuit intégrateur, formé d'une capacité C15 et d'une résistance R40, et d'une diode D4 qui ne laisse passer que les pointes négatives. La fin des impulsions appliquées à la borne 19c a donc pour effet de bloquer le transistor Tel4, ce qui représente le front du signal de sortie qui se prolongera jusqu'à ce que la capacité C14 se charge à un potentiel suffisant pour débloquer le transistor T14.
La durée du signal de sortie est donc proportionnelle à la vitesse de charge de la capacité C14 qui dépend de l'intensité du courant fourni par le transistor Tl2.
Comme il l'a été démontré plus haut, un taux élevé de mauvaises impulsions, ou une mauvaise impulsion, a pour effet de diminuer le courant de collecteur du transistor T12 et par conséquent de charger la capacité C14 plus lentement, augmentant ainsi la durée du signal de sortie du monostable. Ce signal de sortie est appliqué à l'amplificateur de commande des unités de puissance qui fixe, entre autres, le temps d'intervalle proportionnellement à la durée du signal de sortie.
On obtient ainsi une adaptation automatique du courant moyen d'usinage par variation de l'intervalle entre les impulsions successives en fonction des conditions momentanées d'usinage dans l'espace électrode-pièce.
La fig. 12 représente un schéma-bloc d'un circuit d'action sur l'arrosage. Ce circuit est commandé par des signaux provenant de la sortie 24 de l'unité de surveillance de la pollution VI. En effet, le circuit d'action sur l'arrosage a pour but de régler l'alimentation du fluide d'usinage en fonction du degré de pollution du fluide d'usinage dans la zone d'usinage. Lorsque le fluide d'usinage a atteint un certain degré de pollution, les décharges électriques par étincelles entre l'électrode et la pièce à usiner ne se produisent plus. lI faut donc, si le taux de mauvaises impulsions est élevé, renouveler plus rapidement le fluide d'usinage.
Le circuit de la fig. 12 comprend une unité de réglage du taux de pollution. Cette unité comprend un comparateur 100 et un circuit intégrateur formé d'une résistance R41 et d'une capacité C16. Le signal d'entrée, provenant de la sortie 24 de l'unité de surveillance de pollution VI, est donc appliqué, après intégration, à une entrée du comparateur 100, l'autre entrée de ce comparateur étant à un potentiel de référence fixe. On obtient ainsi à la sortie de ce comparateur un signal logique dépendant du taux de pollution. Ce signal est appliqué à un monostable 101, dont le signal de sortie est d'une durée déterminée par son circuit RC. Le signal est ensuite amplifié et appliqué à l'enroulement 102 d'une électrovalve 103 qui règle l'alimentation en liquide diélectrique 104.
Ainsi, lorsque le taux de pollution du liquide diélectrique est trop élevé, le circuit de réglage du taux produit un signal logique qui commande le monostable 101. Ce dernier produit une impulsion d'une durée déterminée qui est amplifiée pour commander l'ouverture de l'éleo tro-vanne 103 durant un temps égal à la durée de l'impulsion, permettant ainsi un renouvellement forcé du liquide diélectrique 104 dans la zone d'usinage.
La fig. 13 illustre le circuit ET, de la fig. 1A. Ce circuit comprend deux transistors T, et T24 dont les collecteurs sont reliés chacun, d'une part, à la borne positive de l'alimentation par une résistance et, d'autre part, à la base d'un transistor T25 par une diode D3 et D6. La base du transistor T28 est reliée, par la ligne 14b, à la sortie de la porte 44 du schéma selon la fig. 3. La base du transistor T24 est reliée à la sortie du pulsateur 36 de la fig. 1A.
Lorsque les conditions d'usinage sont bonnes, la sortie de la porte 24 donne un signal 1 . De même, la sortie du pulsateur 36 donne un signal 1 lorsque le transistor T1 du conjoncteur-disjoncteur 7 est conducteur, c'est-à-dire pendant l'application d'une impulsion à l'électrode 3. Lorsque les bases des deux transistors T29 et T24 sont soumises à un signal positif, ces transistors sont conducteurs, de sorte que la base du transistor T28 se trouve sensiblement au potentiel de l'émetteur de ce transistor. Ce dernier est donc non conducteur, de sorte que le potentiel positif est appliqué à sa sortie 55 par la résistance R64.
Dès que l'un ou l'autre des transistors T25 et T24 ne reçoit plus un signal positif sur sa base, il devient non conducteur et son collecteur prend le potentiel de l'alimentation positive. Ce potentiel est alors appliqué par l'une des diodes Dû ou D6 à la base du transistor T25 qui devient conducteur et dont le collecteur tombe alors sensiblement au potentiel 0 .
Ainsi, lorsque le transistor T1 est conducteur et qu'en même temps le signal de sortie de la porte 44 correspond à un usinage sans défaut, la sortie 55 reçoit un signal qui rend conducteur le transistor T2, ou éventuellement plusieurs transistors en parallèle, pour fournir un courant instantané d'usinage maximum.
La fig. 14 représente le schéma de la porte ET2 de
la fig. 1A. Cette porte présente une entrée reliée à la ligne 14a, laquelle reçoit d'ailleurs directement le signal de la ligne 28 (fig. 2 et 8). Cette ligne est caractérisée par l'absence de signal lorsque l'unité de surveillance
VIII constate une attente entre l'application de la tension d'usinage et l'établissement de la décharge, tandis qu'elle est au potentiel 0 dans le cas contraire.
Le signal de la ligne 14a sert à charger un condensateur q1 par une résistance R6t,. Dans le cas d'un usinage sans attente, ce condensateur permet l'application d'un potentiel positif à un amplificateur différentiel 130 dont la sortie donne alors un signal 0 . Lorsqu'un taux d'attente suffisant se manifeste, le condensateur q1 se décharge, et lorsque son potentiel tombe en dessous du potentiel de référence donné par un diviseur formé par des résistances R66 et R67, la sortie de l'amplificateur différentiel 130 donne un signal 1 . Ce signal est appliqué à un transistor T, tandis qu'un autre transistor T reçoit sur sa base un signal 1 lorsque le transistor T1 est conducteur.
Cette base est reliée au pulsateur 36.
Les transistors T26 et T, contrôlent, comme dans le cas de la fig. 13, un transistor T28 dont le collecteur commande par son potentiel la base du transistor T8 (fig. 1A) qui commande l'application d'une tension élevée à l'électrode pour faciliter l'établissement des décharges de courant. De cette façon, la sortie de la porte ET2 fournit un signal commandant l'application de la tension élevée uniquement pendant les périodes où le transistor
T1 est conducteur et pendant lesquelles l'unité de surveillance VIII indique un délai d'attente.
La fig. 15 illustre un circuit qui permet de diminuer la durée des décharges en cas d'usinage accompagne d'un taux d'arcs trop élevé. Ce circuit reçoit à son entrée le signal provenant de la sortie de la porte 43 de la fig. 3.
Ce signal agit sur un transistor T29 par l'intermédiaire de deux portes inverseuses 131 et 132. Ce transistor T29 commande un transistor T09 qui devient conducteur, respectivement non conducteur en même temps que lui.
Le transistor T96 permet de brancher une résistance
R68 en parallèle sur une résistance R69 pour augmenter le courant de charge d'un condensateur q2 du monostable 5a.
Si l'usinage n'est pas de bonne qualité par suite d'absence de haute fréquence ou d'absence de variations de la tension d'étincelage entre l'électrode et la pièce, la porte 43 (fig. 3) fournit à sa sortie un signal 1 , ce qui rend conducteur le transistor T29, ainsi que le transistor T30. Le courant de charge passant par la ligne 14c augmente alors et diminue le temps d'instabilité du multivibrateur monostable 5a, et donc la durée de chaque impulsion.
REVENDICATION I
Procédé d'usinage par électro-érosion selon lequel on applique une succession d'impulsions de tension dans l'espace d'usinage compris entre une électrode-pièce à usiner et une électrode-outil amorçant des décharges érosives à travers un fluide d'usinage remplissant cet espace, les décharges étant alimentées par des impulsions de courant contrôlées, et dans lequel on commande automatiquement l'un au moins des paramètres d'usinage suivants:
les grandeurs caractéristiques desdites impulsions de tension et/ou de courant, l'état physique ou chimique du fluide d'usinage remplissant ledit espace, l'espacement des électrodes, au moyen de signaux électriques obtenus à partir de mesures de la tension entre les électrodes et/ou du courant parcourant ces dernières et/ou d'une combinaison de ces signaux, caractérisé en ce qu'on détecte les variations brusques de la tension survenant pendant les intervalles de temps compris entre des instants correspondant au début des impulsions de courant et des instants correspondant à leur fin, à l'exclusion de ces instants, et on agit sur l'un au moins des paramètres d'usinage au moyen d'un signal électrique obtenu en réponse à la présence ou à l'absence de ces variations brusques de tension pendant les intervalles de temps.
SOUS -REVENDICATIONS
1. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on détecte les variations brusques de tension qui ont lieu dans un sens détermine.
2. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on détecte les variations brusques de tension positives et négatives.
3. Procédé selon la revendication I et l'une des sousrevendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on donne au signal électrique une valeur déterminée lorsqu'on détecte une variation brusque de tension au cours de l'un des intervalles de temps.
4. Procédé selon la revendication I et l'une des sousrevendications 1 et 2, caractérisé en ce qu'on fixe à des instants successifs la valeur qu'on donne au signal électrique pendant l'intervalle de temps compris entre l'un de ces instants et l'instant qui lui fait immédiatement suite, et on donne au signal des valeurs distinctes selon qu'on a détecté, ou pas détecté, une variation brusque de tension pendant le passage des portions d'impulsions de courant comprises entre cet instant et l'instant qui le précède immédiatement, à l'exclusion du début et de la fin des impulsions de courant.
5. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 4, caractérisé en ce qu'on donne au signal deux valeurs distinctes déterminées selon qu'on a détecté, ou pas détecté, une variation brusque de tension pendant le passage des portions d'impulsions de courant.
6. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 4, caractérisé en ce que les instants successifs sont répétés au même rythme que les impulsions de courant.
7. Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 4 et 6, caractérisé en ce que les instants successifs coïncident sensiblement avec les instants de la fin de chaque impulsion de courant.
8. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on agit sur l'un au moins des paramètres d'usinage au moyen d'une combinaison du signal, obtenu en réponse aux variations brusques de tension, avec au moins un autre signal qu'on élabore en effectuant des mesures répétées du niveau moyen de la tension entre les électrodes pendant des intervalles de temps compris entre les instants correspondant au début des impulsions de courant et les instants correspondant à leur fin, en mémorisant le résultat des mesures et en comparant entre eux les résultats des mesures d'une impulsion de courant à une autre, I'autre signal étant élaboré à partir des écarts entre ces résultats.
9. Procédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'on agit sur l'un au moins des paramètres d'usinage au moyen d'une combinaison du signal, obtenu en réponse aux variations brusques de la tension, avec au moins un autre signal qu'on élabore à partir de la comparaison, avec une valeur de référence, du résultat de mesures répétées du niveau moyen de la tension entre les électrodes effectuées pendant des intervalles de temps
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