Pièce d'horlogerie à affichage digital lumineux
La présente invention concerne une pièce d'horlogerie à affichage digital lumineux.
Lorsque l'on veut utiliser une pièce d'horlogerie classique de ce type pour effectuer un chronométrage ou pour effectuer la remise à l'heure d'une autre pièce d'horlogerie, on éprouve des difficultés, du fait que chaque information horaire est affichée fixement durant une seconde, ensuite de quoi il se produit un changement brusque d'au moins un chiffre affiché, sans que rien ne prévienne l'opérateur de ce changement juste avant qu'il se produise.
Le but de la présente invention est de fournir une pièce d'horlogerie à affichage digital qui permette d'effectuer un chronométrage ou une remise à l'heure d'une autre montre, sans que l'inconvénient susmentionné ne se présente.
La pièce d'horlogerie à affichage digital lumineux selon la présente invention est caractérisée en ce qu'elle comporte des organes de commutation d'affichage agencés pour pouvoir provoquer, lors de chaque changement du chiffre affichant l'information d'unités de secondes, une interruption d'affichage affectant au moins l'affichage des secondes et se présentant durant une fraction déterminée de seconde.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, des formes d'exécution des organes de commutation d'affichage susceptibles d'équiper la pièce d'horlogerie en question; dans ce dessin:
La fig. 1 est un diagramme représentant, en fonction du temps, la succession des périodes d'affichage et d'in terruption de l'affichage.
La fig. 2 est un schéma représentant une première forme d'exécution des organes de commutation d'affichage de la pièce d'horlogerie.
La fig. 3 est un schéma représentant une deuxième forme d'exécution des organes de commutation d'affichage de la pièce d'horlogerie.
La fig. 4 est une vue schérnatique en plan d'un commutateur représenté sous forme de bloc à la fig. 3, et
la fig. 5 est un diagramme représentant, par rapport au temps, le cycle de fonctionnement d'éléments bistables, faisant partie du schéma de la fig. 3.
Sur le diagramme de la fig. 1, le temps est porté en abscisse, et l'illumination de l'affichage est portée en ordonnée. On a pris l'exemple où la pièce d'horlogerie fournit premièrement l'indication horaire 1 1 h 25' 32", cette information changeant ensuite successivement en 11 h 25' 33", 1 1 h 25' 34", etc. On voit que l'affichage (par exemple 1 1 h 25' 32") est fourni par une illumination de chiffres durant 4/5 de seconde, ensuite de quoi, durant Vs de seconde, il n'y a plus d'illumination de l'affichage, c'est-à-dire que la pièce d'horlogerie ne fournit pas d'information horaire.
Exactement une seconde après l'instant où l'information 1 1 h 25' 32" est apparue, c'est-à-dire après qu'une interruption d'affichage (ou temps mort) de t/5 de seconde s'est écoulée à la suite de la disparition de cette information 1 1 h 25' 32", l'information suivante, 11 h 25' 33", apparaît par illumina- tion des chiffres correspondants. Le même cycle se reproduit après que l'information 1 1 h 25' 33" a duré 4/5 de seconde, c'est-à-dire qu'un nouveau temps mort de 115 de seconde se produit, à la suite duquel apparaît l'information horaire 1 1 h 25' 34".
On comprend tout de suite que la disparition d'une information affichée, par exemple (comme représentée à la fig. 1) durant 1/5 de seconde, se produisant avant que n'apparaisse la prochaine information affichée, annonce de manière adéquate l'imminence de l'apparition de cette prochaine information aux yeux d'un observateur, chargé de repérer exactement l'instant de cette apparition (par exemple, dans le but de mettre une autre montre exactement à l'heure).
Pour des raisons de précision, il n'est pas possible de donner au temps mort une valeur quel conque et susceptible de varier de manière aléatoire (par exemple, en fonction de la température ou de la tension d'alimentation), il pourrait, par contre, être indiqué de pouvoir donner à ce temps mort une durée bien déterminée et constante, mais que l'on pourrait choisir pour qu'elle convienne le mieux possible à l'observateur. On a constaté que différents observateurs peuvent avoir des temps de réaction très différents, et il serait, par exemple, intéressant de pouvoir faire correspondre la durée fixée pour le temps mort au temps de réaction de l'observateur.
II est clair que le temps mort est pris au détriment du temps d'affichage, mais, tant que le temps d'affichage reste supérieur, et même notablement supérieur au temps mort, la lecture de l'information horaire affichée ne s'en trouve pas entravée.
Par rapport à un affichage à saut instantané, dans lequel chaque information horaire est affichée durant une seconde pleine, il existe deux manières de prévoir le temps mort, une première manière consistant à établir ce temps mort au début de la seconde pleine (c'est-à-dire que l'apparition de l'affichage d'une information horaire serait retardée d'une durée égale au temps mort par rapport à l'apparition de cette information horaire dans le cas d'un affichage classique), et la deuxième manière consistant à prévoir le temps mort à la fin de la seconde pleine (c'est-à-dire que l'affichage d'une information horaire apparaîtrait exactement au même instant que dans le cas d'un affichage classique, mais disparaîtrait plus vite, pour faire place au temps mort choisi).
Si la durée du temps mort est fixe, le choix de l'une ou de l'autre de ces manières n'a aucune importance, par contre, si la durée du temps mort est susceptible d'être modifiée au gré de l'observateur, la seconde manière serait préférable car elle éviterait qu'il existât un dépha- sage entre une observation faite par un observateur ayant, selon sa convenance, fixé le temps mort à une valeur relativement courte (par exemple l/j0 de seconde), et une observation faite par un autre observateur ayant, à sa convenance, choisi un temps mort plus long (par exemple 2/lo de seconde).
La fig. 2 représente le schéma d'un étage d'affichage électronique recevant des impulsions-secondes et provoquant l'illumination d'un chiffre indicateur des unités de secondes, ce chiffre augmentant de 1 (ou passant de 9 à 0) lors de chaque impulsion-seconde fournie à cet étage d'affichage.
On voit que cet étage comporte un tube Nixie 1, dont les dix cathodes sont reliées à un décodeur 2, recevant quatre informations binaires d'un compteur 3, lequel avance d'un pas binaire à chaque impulsion seconde
(i/s) arrivant à son entrée. Le schéma détaillé et le mode de fonctionnement d'un tel étage sont connus, et il n'est pas nécessaire de s'y étendre ici. On voit également, sur la fig. 2, que l'anode du tube Nixie 1, reliée à une source de tension positive par une résistance de chute 4, comme cela est classique, est connectée également, par l'intermédiaire d'un interrupteur 5 et d'une diode Zener 6 au collecteur d'un transistor N PN 7 dont l'émetteur est relié au potentiel de masse (potentiel de masse auquel le décodeur relie lui-même, chaque fois, une des dix cathodes du tube Nixie).
La diode Zener 6 a une tension Zener inférieure à la tension minimum d'entretien du tube
Nixie 1. Compte tenu des tolérances (pouvant aller jusqu'à 30 /o) de la tension de la diode Zener et compte tenu également des fluctuations possibles de la tension d'entretien du tube Nixie, la tension nominale de la diode
Zener sera avantageusement d'environ 40 à 50 o/o de la tension d'entretien du tube Nixie (40 volts de tension
Zener nominale pour environ 90 volts de tension d'entre- tien nominale du tube Nixie).
Lorsque la base du transistor 7 reçoit également un potentiel de masse, ce transistor est bloqué et aucun courant ne traverse son tronçon émetteur-collecteur en série avec la diode Zener; le tube Nixie fonctionne donc normalement. Par contre, lorsque la base du transistor 7 est portée à un potentiel positif, par rapport à la masse, ce transistor devient conducteur, et la diode Zener se trouve pratiquement branchée entre l'anode du tube Nixie et le potentiel de masse. De ce fait, la chute de tension dans la résistance 4 augmente de manière telle que l'anode du tube Nixie ne reçoit plus qu'une tension égale à la tension de la diode Zener. Comme cette tension est inférieure à la tension d'entretien du tube Nixie, l'illumination, dans ce dernier, du chiffre dont la cathode est au potentiel de masse disparaît, et l'on n'a plus aucun affichage.
Les périodes d'illumination de l'affichage seront donc obtenues en amenant sur la base du transistor 7 un potentiel de masse, tandis que les périodes de temps mort seront obtenues en amenant sur cette base un potentiel positif par rapport à la masse. I1 faut noter encore que la diode Zener 6 pourrait fort bien être remplacée par une résistance. L'utilisation d'une diode Zener présente cependant l'avantage d'éviter la nécessité d'utiliser pour le transistor 7 un transistor à haute tension (tension maximum admissible sur le tronçon émetteurcollecteur lorsque le transistor est bloqué).
En effet, si l'on admet que l'on a, par exemple, 90 volts sur l'anode du tube Nixie, et que la diode Zener 6 a une tension
Zener de 43 volts, le transistor lui-même n'aura pas besoin de supporter des tensions émetteur-collecteur supérieures à une cinquantaine de volts (théoriquement 47 volts de tension maximum admissible serait la limite acceptable). Ceci provient du fait que, dès que la tension émetteur-collecteur du transistor devient élevée, et qu'un courant de fuite non négligeable, mais encore tout à fait insuffisant pour éteindre le tube Nixie, se présente, la diode Zener établit immédiatement une chute de tension égale à sa tension Zener.
Ainsi donc, dans les conditions admises ci-dessus le courant de fuite qui traversera le transistor à l'état bloqué sera le courant de fuite correspondant à une tension émetteur-collecteur de 47 volts (90 volts moins 43 volts), et le transistor n'aura jamais (à moins d'avoir un courant de fuite pratiquement nul, ce qui n'est généralement pas le cas) à subir une tension base-émetteur supérieure à ces 43 volts, correspondant à la tension d'entretien du tube Nixie diminuée de la tension de la diode Zener 6. On notera encore la présence de l'interrupteur 5 destiné, s'il est commuté dans la position où il rompt le circuit en série avec la diode Zener 6, à supprimer les interruptions d'illumination des chiffres (temps morts).
I1 reste à voir comment le transistor 7 est commandé par sa base. On voit sur la fig. 2 un univibrateur 8, dont la durée d'impulsion peut être modifiée au moyen d'une résistance variable 9. La sortie directe de cet univibrateur est reliée à la base du transistor 7. A l'état de repos, cette sortie directe est au potentiel de masse et le transistor est donc bloqué. Lorsqu'une impulsion seconde (i s) est envoyée au compteur 3, elle est envoyée en même temps à l'entrée de l'univibrateur 8, et celui-ci fournit une impulsion unique dont la durée est déterminée par la résistance variable 9. Durant cette impulsion, sa sortie prend un potentiel positif par rapport à la masse, et la base du transistor, recevant ce potentiel, rend le transistor conducteur, ce dont résulte, comme précédemment indiqué, une extinction de l'affichage.
La durée d'impulsion de l'univibrateur est réglée à la valeur coïrespondant au temps mort que l'on désire avoir. Avec ce montage l'il lumijiation d'un chiffre est retardée d'une durée égale au temps mort par rapport à l'apparition des impulsions secondes, c'est-à-dire par rapport à l'apparition de la même information horaire dans le cas où l'on n'aurait pas le temps mort (par exemple, interrupteur ouvert). Le retard de l'apparition de l'information horaire sur le temps standard sera donc variable avec la durée du temps mort. On a vu précédemment que cela n'était pas très favorable, et c'est la raison pour laquelle on préférera la variante du schéma, représentée en pointillés sur la fig. 2, et dans laquelle la base du transistor 7 est reliée à la sortie inverse de l'univibrateur.
Cette sortie inverse présente un potentiel positif par rapport à la masse quand la sortie directe présente un potentiel de masse et présente un potentiel de masse quand la sortie directe présente un potentiel positif par rapport à la masse. Ainsi donc, la durée des impulsions de l'univibrateur ne déterminera plus le temps mort mais le temps d'illumination; cette durée, au lieu d'être réglée entre, par exemple, 0,5 et 3 dixièmes de seconde, sera alors réglée, par exemple, entre 7 et 9,5 dixièmes de seconde.
Dans ce cas, I'ap- parition de l'affichage coïncidera toujours avec l'arrivée des impulsions secondes, et ce sera l'extinction de l'aKi- chage qui précédera l'arrivée de la prochaine impulsion seconde dans une mesure égale au temps mort, c'està-dire changeant lorsque l'on modifie le temps mort.
Cette variante aura l'avantage de ne pas introduire de déphasage entre différentes observations qui seraient faites avec des temps morts différents.
Il faut noter encore que l'univibrateur, avec sa résistance variable 9. pourrait fort bien être remplacé par un quelconque des autres dispositifs temporisateurs connus dans le domaine de l'électronique (par exemple, un dispositif à ligne à retard ).
La fig. 3, qu'il y a lieu de considérer conjointement avec les fig. 4 et 5, représente le schéma d'une autre forme d'exécution des organes de commutation de l'affichage. Dans cette autre forme d'exécution, la durée du temps mort n'est pas réglable de manière continue, mais elle est ajustable par gradins. Cette fonne d'exécution comprend, représentés sur la partie droite du schéma de la fig. 3, les mêmes éléments 1 à 7 que la forme d'exécution selon le schéma de la fig. 2. Le fonctionnement de ces éléments est exactement le même, et il n'est pas besoin d'y revenir ici, la différence entre les deux formes d'exécution se manifestant dans la manière dont la tension (égale au potentiel de masse ou positive par rapport au potentiel de masse) est amenée sur la base du transistor 7.
Dans la forme dbexécution selon le schéma de la fig. 3, la présence ou l'absence d'une tension sur la base du transistor 7 est conditionnée par le fonctionnement de la décade de divisions de fréquence précédant le compteur 3, cette décade étant, si le compteur 3 compte des secondes, la décade des dixièmes de seconde. II existe detrès nombreux moyens de réaliser une décade de divisions (ou circuit divisant une fréquence par dix) au moyen de quatre éléments flip-flop, et l'on a choisi ici à titre d'exemple une structure de circuit fonctionnant selon le cycle représenté à la fig. 5.
Ce cycle fait appel à un flip-flop 11 fonctionnant en diviseur binaire et à trois flip-flop 12, 13, 14 fonctionnant en registre à glissement sous la commande des sauts de tension négatifs fournis sur les sorties directe (s) et inverse O du flipflop 11. Le mode de fonctionnement ressort clairement du diagramme de la fig. 5 et sera facHement reconnu par les gens de métier; sur l'un des flip flop (12), le schéma interne a été dessiné de manière simplifiée, afin que l'on voie bien sur chaque flip-flop à quoi correspondent les entrées e et e, les portes (ou gates) g et IS, et les sorties s et s.
Notons simplement que les trois flip-flop 12, 13 et 14 effectuent des sauts positifs lors de sauts négatifs sur la sortie inverse s du flip-flop 11, et que seuls les deux flip-flop 12 et 13 effectuent également leurs sauts négatifs lors de sauts négatifs sur cette sortie inverse s du flip-f'cp 11, 'alors que le flip-flop 14 effectue ses sauts négatifs lors de sauts négatifs sur la sortie directe s du flip-fiop 11.
D'autre part, chacun des flip-flop 13 et 14 n'effectuent de sauts positifs ou négatifs que lorsque les sorties du flip-flop précédent les y a préparés (par les portes 3 et g) en polarité directe, c'est-à-dire d'une manière telle que le flip-flop vient se mettre dans le même état que le flip-flop précédent, tandis que le flip-flop 12 ne peut effectuer ses sauts positifs et négatifs que lorsque le flip-flop 14 l'y a préparé, en polarité inverse, c'està-dire que le flip-flop 12 tend à prendre l'état contraire du flip-flop 14.
Les connaissances générales des gens de métier s'occupant de décodeurs et compteurs binaires permettront de comprendre exactement le cycle de fonc fionnement représenté à la fig. 5, en liaison avec le schéma de la fig. 3, sans qu'il soit nécessaire d'entrer ici plus avant dans le détail de ce fonctionnement. Selon le cycle représenté à la fig. 5, la sortie s du flip-flop 12 fournit des sauts de tension négatifs à l'instant zéro de chaque cycle, et c'est donc elle qui est reliée à l'entrée du compteur 3, en admettant que ce compteur fonctionne avec des sauts d'impulsion négatifs;
si ce compteur 3 devait fonctionner avec des sauts d'impulsion positifs, on relierait son entrée à la sortie s du flip-flop 12, comme cela est représenté en pointillés sur la fig. 3.
On voit également sur cette figure un commutateur 15, auquel sont reliées les sorties s et s des flip-flop 12, 13 et 14, de même que la sortie s du flip-flop 11. Ce commutateur est, par ailleurs, relié aux entrées e et é et aux portes g et g d'un flip-flop 16 dont la sortie commande le transistor 7. La fig. 4 représente la constitution et le branchement de ce commutateur 15. On voit que celui-ci est constitué d'une plaque en matériau isolant dont la face supérieure porte sept liaisons galvaniques sous forme de circuit imprimé, et dont la face inférieure porte deux paires de barres collectrices longitudinales, vingt points de connexion étant susceptibles d'exister entre ces branches de circuit imprimé et ces barres collectrices.
La liaison en quatre de ces points de connexion entre les branches du circuit imprimé et les barres collectrices est faite au moyen de vis ou d'ergots qui traversent, en certains points de connexion, la plaque isolante du commutateur 15, et qui entrent simultanément en contact avec une branche galvanique du circuit imprimé sur une face, et avec une barre collectrice sur l'autre face.
Les vingts points de connexion possibles sont répartis deux à deux, au long du commutateur, et chaque paire de points de connexion correspond à une conjonction de deux sorties des flip-flop 1 1 à 14 telle que: si la première sortie de flip-flop de cette conjonction est appliquée à une entrée du flip-flop ]6 tandis que la deuxième sortie de flip-flop de cette conjonction est appliquée à la porte correspondante de ce flip-flop 16, ce dernier va basculer dans le sens correspondant (c'est-à-dire dans le sens où sa sortie s deviendra négative si l'entrée en question est l'entrée e, et dans le sens où sa sortie s deviendra négative si l'entrée en question est l'entrée e) à un instant du cycle de la fig.
5, distant de l'instant zéro d'un nombre de dixièmes de cycle, égal au nombre de pas qui, sur le commutateur 15, sépare cette paire de points de connexion de la première de connexion vers le haut (relativement à la disposition de la fig. 4). Ainsi, si par exemple, comme cela est représenté à la fig. 15, deux vis de connexion sont disposées aux huitièmes points de connexion, depuis le haut du commutateur 15, le flip-flop 16 basculera à un instant se présentant après Vto de cycle depuis le temps zéro de ce cycle. La première paire de points de connexion au haut du commutateur 15 correspond à un basculement à l'instant zéro même. On voit sur la fig. 4 que ces deux premiers points de connexion depuis le haut affectent deux barres collectrices supérieures reliées respectivement à l'entrée e et à la porte g du flip-flop 16.
Par contre, les neuf autres paires de points de connexion situées au-dessous de la première affectent deux barres collectrices inférieures reliées respectivement à l'entrée é et à la porte g du flip-flop 16. On devra toujours avoir deux vis de connexion (ou ergots de connexion) à la première paire de points de connexion du commutateur, afin de connecter les deux barres collectrices supérieures, et l'on aura deux autres vis de connexion qui seront à choix sur l'une des neuf paires de points de connexion inférieures, pour connecter les barres collectrices inférieures.
De cette manière, le flip-flop basculera toujours à l'instant zéro du cycle dans le sens où sa sortie directe s deviendra négative, et il basculera dans l'autre sens (c'est-à-dire dans le sens où sa sortie directe s deviendra positive et où sa sortie inverse s deviendra négative) à l'instant déterminé par la position des deux autres vis de connexion sur l'une ou l'autre des neuf paires de points de connexion inférieures du commutateur 15.
Au moyen du déplacement des vis de connexion sur ce commutateur 15, on pourra donc choisir l'instant où le flip-flop 16, qui aura basculé dans un sens, à l'instant zéro du cycle, basculera à nouveau dans l'autre sens, ce basculement de retour pouvant être choisi de manière à se produire, soit après t/lo de cycle, soit après 2/ro de cycle, soit après un nombre entier quelconque de dixièmes de cycle, mais au maximum après 9/zo de cycle.
Sur la fig. 3, on voit que la sortie directe s du flipflop 16 est reliée à la base du transistor 7. A l'instant zéro du cycle, cette sortie s du flip-flop 16 devient négative, et le transistor 7 est bloqué, de sorte que l'illumination du chiffre sélectionné par le compteur 3 et le décodeur 2 se produit dans le tube Nixie. A l'instant choisi par la position de la paire de vis de connexion sur le commutateur 4, le flip-flop 16 bascule dans l'autre sens, et sa sortie directe s redevient positive, ce qui rend le transistor 7 conducteur, ce dont résulte l'extinction de l'affichage du chiffre dans le tube Nixie. De cette manière, on peut choisir de façon rigoureuse, en un nombre entier quelconque de dixièmes de seconde, la durée d'affichage et la durée d'interruption de l'affichage (ou durée de temps mort).
Dans ces conditions, le temps mort se produit toujours à la fin d'un cycle, de sorte que le début de l'illumination d'un chiffre correspond toujours à l'instant zéro du cycle, indépendamment de la durée du temps mort, tandis que la fin de l'illumination d'un chiffre se présente, par rapport au cycle, à un instant qui dépend de la durée du temps mort. On pourrait également prévoir que le temps mort se présente au début du cycle, c'est-à-dire que l'illumination n'apparaisse qu'après écoulement de la durée du temps mort, à partir de l'instant zéro du cycle, il faudrait pour cela connecter la base du transistor 7, non pas à la sortie directe s, mais à la sortie inverse s du flip-flop 16; cette variante est représentée en pointillés sur la fig. 3.
Si elle était adoptée, la sélection du nombre entier de dixièmes de seconde au moyen du commutateur 15 ne concernerait plus la durée d'illumination du chiffre, mais la durée de temps mort.
Comme il est possible de choisir cette durée entre 1/to et 9/10 de cycle (c'est-à-dire entre l/io de seconde et 9/X0 de seconde), cette inversion ne jouerait pas de rôle, du point de vue des possibilités de choisir la durée du temps mort et du temps d'utilisation.
Il va sans dire que l'on pourrait, en utilisant pour le cycle une base de temps plus fine, prévoir des possibilités de régler le temps mort par fractions de dixièmes de seconde. On pourrait, par exemple, procéder par pas de 20, 40 ou 50 millisecondes, en restreignant le domaine de réglage du temps mort, respectivement à 2/o de seconde, 4/to de seconde ou 5/Io de seconde, de manière à n'avoir pas plus de dix positions pour les paires de points de connexion. fl est à noter qu'en descendant à une durée de temps mort inférieure à approximativement 40 millisecondes, l'impression d'interruption d'affichage serait supprimée, du fait que le temps mort se trouverait inférieur à la durée de la persistance rétinienne.
Par rapport aux affichages classiques, dans lesquels le changement de chiffres affichés se fait en quelque 100 microsecondes, une interruption d'une durée à peine inférieure à la durée de persistance rétinienne pourrait donner, cependant, un affichage paraissant à l'oeil, évoluer de manière moins brusque. Si l'on tenait donc à supprimer, du moins pour l'oeil, l'interruption d'affichage, on pourrait, au lieu d'ouvrir l'interrupteur 5, prévoir une position du commutateur 15, faisant appel à un signal provenant d'une décade antérieure, dans laquelle on aurait un temps mort de l'ordre de 40 mîllisecondes, ou même de moins de 40 millisecondes.
Notons que la question du temps mort minimum susceptible d'être obtenu ne se présente pas dans le cas de l'exécution selon la fig. 2, la résistance variable 9 pouvant, en fin de course, prendre une valeur pratiquement nulle, de sorte que la période d'impulsion de l'univibrateur 8 pourra descendre jusqu'à l'ordre de la milliseconde, voire même au-dessous.
n reste à parler de la position matérielle des organes manipulables dans la pièce d'horlogerie. Dans chaque forme d'exécution, l'interrupteur 5 sera vraisemblablement un interrupteur miniature, situé dans la boîte de la pièce d'horlogerie, mais susceptible d'être actionné depuis l'extérieur de la pièce d'horlogerie par un organe opérateur adéquat. De même, dans la forme d'exécution selon la fig. 2, la résistance variable 9 sera avantageusement disposée de manière à pouvoir être manipulée de l'extérieur, mais d'une façon qui exclut, autant que possible, le risque d'un mouvement accidentel, susceptible de dérégler l'ajustement de la résistance variable 9. En variante, cette dernière pourrait également n'être manipulable que depuis l'intérieur de la boîte de la pièce d'horiogerie, c'est-à-dire après ouverture de cette boîte.
Dans un tel cas, seul l'homme de métier serait à même de modifier le réglage de la durée du temps mort.
Le commutateur 15 de la fig. 4 ne pourra quant à lui, du moins sous la forme d'exécution décrite, être manipulé qu'après ouverture de la boîte de la pièce d'hor- logerie. La forme d'exécution décrite au moyen de vis a l'avantage de pouvoir être exécutée de manière miniature, pour pouvoir même le cas échéant prendre place dans une montre-bracelet. En variante, il serait naturellement aussi possible de réaliser le commutateur 4, d'une manière qui établisse les mêmes connexions galvaniques, mais au moyen d'un curseur bipolaire plutôt qu'au moyen de vis, ce qui permettrait de rendre ce commutateur manipulable également depuis l'extérieur.
Trois solutions peuvent, d'autre part, être envisagées pour l'application du temps mort. Celui-ci peut être appliqué:
1.) Uniquement au tube Nixie, affichant les unités de
secondes (ou au tube Nixie ayant la fréquence la
plus rapide).
2.) A tout tube Nixie changeant l'affichage de son infor
mation (par exemple, au tube des secondes, quand
il change de seconde, au tube des dizaines de secon
des quand il change de dizaine de secondes, au tube
des unités de minutes quand il change de minute,
au tube des dizaines de minutes quand il change de
dizaine de minutes, ainsi de suite jusqu'au tube des
dizaines d'heures quand il change de dizaine d'heu
res). Ainsi, dans le cas d'un passage de 10h 32' 27"
à 10 h 32' 28", seul le tube des secondes aura un
temps mort entre le 7 et le 8, mais par contre dans le
cas d'un passage de 10 h 59' 59" à 11 h 00' 00", les
tubes des unités d'heures, des dizaines de minutes,
des unités de minutes, des dizaines de secondes et
des secondes auront un temps mort.
3.) Pour des raisons d'ordre esthétique, on pourrait à cha
que passage de l'information d'unités de secondes
faire clignoter l'ensemble de l'information, c'est-à-dire
donner un temps mort toutes les secondes à tous les
tubes Nixie.
La première de ces possibilités résulte directement de ce qui a été décrit précédemment et ne nécessite pas d'autres commentaires. La troisième de ces possibilités serait également très aisément applicable, il suffirait de munir chaque étage de tube Nixie d'une diode Zener, comme la diode Zener 6 et d'un transistor comme le transistor 7, en branchant en parallèle (par l'intermédiaire d'une résistance de découplage) les bases de tous les transistors. Le commutateur 5 devrait alors soit être multipolaire, soit être éventuellement déplacé pour se trouver en série sur la connexion commune des bases.
La deuxième éventualité susmentionnée requerrait, par contre, un agencement légèrement plus compliqué.
Il y aurait lieu d'établir, en liaison avec les décodeurs des différents étages, un circuit logique qui détecte l'imminence des changements de chiffres dans les différents étages, c'est-à-dire qui détecte, par exemple, le fait que les informations des secondes et des minutes correspondent à 59' 59", de manière à ouvrir la porte conditionnant le transistor de l'étage des unités d'heures, ou, en un autre exemple, qui détecte le fait que l'information des unités de secondes est 9" de manière à provoquer à ce moment-là l'ouverture de la porte conditionnant le fonctionnement du transistor de l'étage des dizaines de secondes. Si l'on adoptait le système des temps morts, en début de cycle, et non pas en fin de cycle, on pourrait chose plus simple conditionner les différentes portes au moyen des impulsions de report transmises d'un étage à l'autre.
Dans tous les cas, il faudrait bien sûr agencer le circuit pour que, lorsque ladite porte ne serait pas ouverte, le transistor correspondant soit toujours bloqué
et non pas toujours conducteur.
fl serait également possible de fabriquer des pièces d'horlogerie dont le temps mort soit fixe, et non pas réglable ou ajustable. Pour des raisons de réduction de consommation, on pourrait également prévoir chaque seconde un temps mort de 9/X0 de seconde, en ne laissant apparaître l'information horaire que durant t/to de seconde, à la manière d'une impulsion lumineuse. Dans un tel cas, on aurait avantage à utiliser la forme d'exécution selon la fig. 2, en connectant selon la variante dessinée en pointillés la base des transistors 7 à la sortie inverse s de l'univibrateur 8.
Selon ce qui vient d'être décrit, on aurait une pièce d'horlogerie avec laquelle le réglage (mise à l'heure, lecture, départ) serait plus facile et supprimerait l'incertitude du changement de l'indication horaire sans préavis, comme cela est le cas avec les pièces d'horlogerie à affichage digital lumineux classiques.
On a constaté, d'autre part, que, placé continuellement dans le champ visuel d'un observateur, le phénomène de clignotement dû à la présence du temps mort ne provoque pas une fatigue des yeux, mais qu'au contraire, du moins d'après certains observateurs, il fournit même une impression de relaxation.
Une autre possibilité que l'on aurait avec une telle pièce d'horlogerie serait de rendre réglable, non seulement la durée du temps mort en déplaçant par rapport au cycle, soit son début, soit sa fin, mais de rendre à la fois le début et la fin du temps mort réglables ou ajustables par rapport au cycle (par exemple, à l'aide de lignes à retard) de manière à pouvoir synchroniser l'affichage de plusieurs pièces d'horlogerie semblables, sans avoir besoin de modifier la phase de leur base de temps (laquelle est généralement constituée par un oscillateur à quartz, suivi d'étages diviseurs de fréquence, montage dont il est toujours délicat de perturber le fonctionnement).
Cette méthode de synchronisation de plusieurs pièces d'horlogerie ne serait applicable naturellement que pour autant que le déphasage entre la marche des pièces d'horlogerie soit inférieur à une seconde.