La présente invention concerne une poignée pour montrechronographe ou instrument de chronométrage.
On connait déjà des porte-piéces pour compteurs et chronographes, ceux-ci sont destinés à faciliter le porter et l'orientation de ces montres, mais ils ne sont pas agencés pour faciliter l'actionnement de leurs poussoirs.
Le but de la présente invention est de fournir une poignée porte-piéce pour montrechronographe ou instrument de chronométrage qui soit agencée de maniére à faciliter l'actionnement des poussoirs alors que la poignée, logeant la montre ou l'instrument, est tenue en bonnes conditions d'empoignement dans la main d'un utilisateur.
Conformément à l'invention, la poignée pour montre-chronographe ou instrument de chronométrage est caractérisée en ce qu'elle comprend une partie d'empoignement par laquelle une personne peut la tenir dans la main et une partie de logement des tinée à recevoir une montrechronographe ou un instrument de chronométrage, et en ce qu'elle présente un agencement opérateur comportant une portée d'appui sur la couronne et/ou sur un poussoir de cette montre ou de cet instrument, cet agencement étant tel que ladite portée soit apte à provoquer une pression sur ladite couronne ou ledit poussoir au moment où la main ou un doigt d'une personne tenant la poignée par sa dite partie d'empoignement, soit serre cette derniére de maniére à lui faire subir une contraction à l'encontre d'une réaction élastique,
la poignée étant alors construite pour qu'une telle contraction soit transmise à certains endroits au moins de la partie de logement où se trouve ladite portée d'appui, soit applique une pression sur un membre mobile ou flexible dont la poignée est alors équipée, qui s'étend sur au moins une partie de la longueur de ladite partie d'empoignement et se prolonge jusqu'à l'endroit de ladite partie de logement, et qui, sur sa portion située à ce dernier endroit, comporte ladite portée d'appui.
Sous une forme d'exécution particulièrement avantageuse, cette poignée peut être également caractérisée en ce que sa partie d'empoignement est en forme de U, sa partie de logement étant formée de deux arcs solidaires de la partie d'empoignement, chacun à une extrémité des deux branches du U formé par celles-ci, de manière telle que ces deux arcs forment deux tronçons épou
sant au moins approximativement des parties opposées du pour
tour de la montrechronographe ou de l'instrument de chronométrage destiné à y être logé, la paroi latérale intérieure de ces arts comportant une rainure apte à recevoir et tenir le bord extrême de cette montre ou de cet instrument de façon à maintenir fermement ce dernier.
Sous cette forme d'exécution, la poignée pourra avantageusement encore être agencée de manière telle que l'élasticité inhérente à la partie d'empoignement en forme de U permette de déplacer par simple flexion l'organe comportant ladite portée d'appui dans
la mesure nécessaire à l'actionnement d'au moins un poussoir ou
couronne-poussoir.
En variante, la poignée selon cette forme d'exécution pourra
tout aussi avantageusement comprendre un levier, longeant du
côté extérieur une branche du U de la partie d'empoignement et
mobile par rapport à celle-ci, ce levier se prolongeant en une par
tie comportant ladite portée d'appui et disposée pour repousser
vers l'intérieur la couronne ou un poussoir de ladite montre ou
dudit instrument lorsque la partie du levier longeant une branche
du U est pressée contre celle-ci.
Sous une autre forme d'exécution particulièrement avanta
geuse, la poignée pourra encore être caractérisée en ce que ladite
partie d'empoignement a la forme d'un manchon de dimensions
appropriées pour que ce manchon puisse être tenu dans la main
d'une personne, et en ce que ladite partie de logement est de for
me adaptée au pourtour de la montre-chronographe ou de l'ins
trument de chronométrage destiné à y être logé, cette partie de
logement présentant un agencement à une ou plusieurs piéces an
nulaires, tel que la montre ou l'instrument puisse y être tenu, le manchon portant au moins un levier qui le longe du côté extérieur et qui est mobile relativement à lui par flexion ou par pivotement, ce levier présentant ladite portée d'appui à une de ses extrémités qui vient jusqu'à l'endroit de la partie de logement,
dans une encoche ou un espace libre qui y est ménagé pour recevoir la couronne ou un poussoir de la montre-chronographe ou de l'instrument de chronométrage, de telle manière qu'une pression sur ce levier à l'endroit du manchon amène la portée d'appui à repousser cette couronne ou ce poussoir vers l'intérieur.
La poignée sous cette dernière forme d'exécution peut encore avantageusement comprendre un ou plusieurs autres leviers agencés soit pour commander d'autres poussoirs de la montre-chronographe ou de l'instrument de chronométrage, soit pour répéter, à différents endroits du pourtour du manchon, la possibilité d'agir sur un poussoir ou une couronne-poussoir.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemples, des formes d'exécution de l'objet de l'invention; dans ce dessin:
La fig. 1 représente, partiellement en coupe, une première forme d'exécution d'une poignée pour montre-chronographe ou instrument de chronométrage.
La fig. 2 représente une variante de la forme d'exécution de la fig. 1.
La fig. 3 représente une autre variante de la forme d'exécution de la fig. 1.
La fig. 4 représente, en coupe longitudinale, une autre forme d'exécution d'une poignée pour montre-chronographe ou instrument de chronométrage.
La fig. 5 est une vue en bout de la poignée représentée à la fig.4.
La fig. 6 représente, en coupe longitudinale partielle, une variante de la forme d'exécution selon la fig. 4.
La fig. 7 est une vue en bout de la poignée selon la forme d'exécution de la fig. 6.
La fig. 8 représente, partiellement en coupe longitudinale, une autre variante de la forme d'exécution de la fig. 4, et
la fig. 9 représente encore une autre variante de la forme d'exécution de la fig. 4, variante destinée à une montre-chronographe ou instrument de mesure du temps à pourtour exempt d'irrégularités.
La poignée selon la forme d'exécution de la fig. 1 comporte d'une manière générale une partie d'empoignement 1 et une partie de logement 2a, 2b dans laquelle peut être logée une montre-chronographe ou un instrument de chronométrage (dans l'illustration de la fig. 1, un compteur de secondes). La partie d'empoignement 1 de cette forme d'exécution selon la fig. 1 a la forme générale d'un U, à branches allongées, et de dimensions telles que cette partie d'empoignement peut être aisément tenue dans la main d'une personne. Cette partie d'empoignement 1, en forme de U, est douée d'une certaine flexilibité de sorte que, en la ser
rant dans la main, on peut rapprocher légèrement les deux bran
ches du U l'une de l'autre.
La partie de logement de la poignée selon la forme d'exécution
représentée à la fig. 1 est constituée de deux arcs 2a et 2b liés cha
cun à l'extrémité d'une branche du U formant la partie d'em
poignement. Les arcs 2a et 2b sont configurés de manière à épou
ser le contour de la montre-chronographe ou de l'instrument de
chronométrage destiné à y être logé, contour qui sera la plupart
du temps circulaire. La surface intérieure arquée de ces arcs 2a
et 2b comprend une rainure de largeur convenable pour que la
carrure de la montre-chronographe ou de l'instrument de chrono
métrage puisse s'y engager. Sur la fig. 1 seule la rainure 3a ména
gée dans l'arc 2a est référencée, mais il faut bien comprendre qu'il
existe une rainure analogue dans l'arc 2b.
On voit également sur la fig. 1 que l'arc 2a comporte une enco
che 5 destinée à recevoir la couronne (si celle-ci agit comme pous
soir) ou un poussoir de la montre ou de l'instrument logé dans la
partie de logement 2a, 2b. Par ailleurs, la rainure 3a pratiquée
dans l'arc 2a est quelque peu plus profonde que la rainure corres
pondante pratiquée dans l'axe 2b, et deux cales 7, douées d'une
certaine élasticité, sont disposées au fond de cette rainure 3a, de
chaque côté de l'encoche 5.
L'instrument de chronométrage 4 est inséré dans la partie de
logement 2a, 2b, sa carrure s'engageant dans les rainures des arcs,
et l'élasticité inhérente à la poignée, et notamment à sa partie
d'empoignement 1, maintenant fermement cet instrument 4. Les
cales légèrement élastiques 7 sont agencées de manière à ne subir
qu'une légère compression sous l'effet de la pression de pincement
de l'instrument 4 due uniquement à l'élasticité propre de la partie
d'empoignement en forme de U. Par ailleurs, I'épaisseur des
cales 7 et la profondeur de l'encoche 5 sont déterminées de ma
nière telle que, lorsque l'instrument est pincé par la seule élasticité
de la poignée, le fond de l'encoche 5 vienne juste en contact avec
la couronne (ou le poussoir) 6, sans la repousser vers l'intérieur.
La fermeté des cales 7 et la pression de serrage élastique seront
toutefois telles que le maintien de l'instrument 4 soit assuré d'une
manière suffisamment ferme. Au moment où la personne tenant la
partie d'empoignement 1 dans la main exerce sur celle-ci une pres
sion supplémentaire tendant à rapprocher les deux branches du U
l'une de l'autre, les cales élastiques subissent, sous l'effet de cette pression supplémentaire, une plus grande compression qui amène
le fond de l'encoche 5 à repousser la couronne (ou le poussoir) 6 vers l'intérieur. On peut ainsi agir sur l'organe à poussoir de lins- trument 4 d'une manière aisée, par l'intermédiaire de la flexion supplémentaire de la partie d'empoignement 1.
Cette forme d'exé
cution a l'avantage d'être relativement simple et facile à fabriquer, ne comportant aucun élément mobile de manière pivotante, coulissante, etc. Cette poignée sera, dans cette forme d'exécution, exécutée de préférence en matière plastique et elle sera avantageusement fabriquée par moulage.
Par ailleurs, bien que la fig. 1 représente un instrument de chronométrage 4 de forme circulaire, on pourrait fort bien dispo
ser à sa place une montre-chronographe dont les cornes de fixation du bracelet (et même le bracelet) se trouveraient disposées l'une à l'intérieur du U et l'autre entre les deux extrémités des arcs 2a et 2b.
La variante de forme d'exécution représentée à la fig. 2 diffère de celle représentée à la fig. 1 en ce que l'instrument de chronométrage est tenu par une partie de logement formant un arc 8 de plus de 1800 et rattaché à l'extrémité d'une seule des branches du U.
L'extrémité de l'autre branche du U se prolonge par une partie formant levier 9 qui présente une portée d'appui 10 venant en contact avec la couronne ou un poussoir de l'instrument de chronométrage. Celui-ci est maintenu dans une rainure que présente la surface arquée intérieure de l'arc 8, y ayant été introduit soit en faisant appel à l'élasticité de cet arc 8, soit, de préférence et comme cela est représenté à la fig. 2, en faisant appel à une construction en deux parties superposées de l'arc 8, la rainure étant alors formée par deux battues que présentent les deux parties d'arc venant en contact. Une de ces parties d'arc est solidaire de l'extrémité d'une branche du U de la partie d'empoignement 1, tandis que l'autre est amovible et peut être plaquée contre la première, par exemple au moyen de vis 11.
Pour monter l'instrument de chronométrage dans cet arc 8, la partie amovible de ce dernier
est enlevée, I'instrument est mis en place dans la battue de la partie de cet arc restant solidaire du U, puis la partie amovible de ce dernier arc est remise en place par serrage des vis 1 1 et l'instrument est ainsi fermement tenu en place dans la rainure formée par les battues des deux parties d'arc superposées. Il est clair que tout autre moyen convenable pour monter l'instrument de chronométrage dans un arc en une ou plusieurs pièces pourrait être utilisé.
On voit clairement sur la figure qu'en serrant dans la main la partie d'empoignement 1 de la poignée, la portée d'appui 10 du levier 9 qui termine l'autre branche du U vient appuyer sur la couronne (ou sur un poussoir) de l'instrument de chronométrage, le retour de la couronne ou du poussoir étant assuré par l'élasticité de la partie d'empoignement dès qu'on relâche la pression exercée sur celui-ci. La poignée sera avantageusement réalisée en matière plastique, quoiqu'elle puisse tout aussi bien être faite en un métal doué de l'élasticité voulue. Cette variante d'exécution selon la fig. 2 convient au cas d'un instrument de chronométrage (ou d'une montre-chronographe) circulaire, c'est-à-dire dont le pourtour est exempt d'irrégularités autres que la couronne ou éventuellement des poussoirs.
Cette forme d'exécution convient particulièrement bien au cas où l'instrument de chronométrage reste à demeure dans la poignée, étant configuré spécifiquement pour y être logé.
La fig. 3 représente une autre variante de cette forme d'exécution dans laquelle la partie d'empoignement est en forme de U.
Ici, l'élasticité de la partie d'empoignement en forme de U ne sert qu'au pincement de la montre-chronographe ou de l'instrument de chronométrage, d'une manière similaire à ce qui a été vu pour la fig. 1 mais sans interposition de cales légèrement élastiques comme les cales 7. L'arc 13 attaché à l'extrémité de la branche du U, du côté destiné à recevoir la couronne et/ou un ou plusieurs poussoirs de la montre-chronographe ou de l'instrument de chro nométrage, est percé d'une encoche extérieure qui rejoint le fond de la rainure intérieure et à travers laquelle peuvent passer la couronne et les poussoirs de la montrechronographe ou de l'instrument de chronométrage.
Un levier 14, articulé sur la branche du
U 12 à proximité de l'extrémité arrière de celle-ci, arrive jusqu'au voisinage de la partie de logement où il présente une portée d'appui 15 qui vient en contact avec un poussoir de la montre ou de l'instrument. Cette montre ou cet instrument est donc maintenu fermement par pincement entre deux arcs solidaires des extrémités des branches du U (I'arc inférieur est identique à l'arc 2b de la fig. 1), et c'est le levier 14 qui sert à l'actionnement du poussoir ou de la couronne-poussoir de la montre ou de l'instrument. Le levier 14 peut avantageusement avoir un profil transversal en forme de U pour présenter deux parties latérales qui descendent de chaque côté de la branche du U et permettent le pivotement au point 16.
Il serait également possible de donner à ce levier 14 un profil transversal plein et de l'engager dans une rainure longitudinale pratiquée dans la branche du U qui le porte. Pour ramener le levier vers l'extérieur lorsque aucune pression n'est exercée sur lui, on peut utiliser la pression de retour élastique du poussoir; en variante, il serait possible de prévoir un élément à ressort ramenant ce levier vers l'extérieur sans faire appel à la force de rappel du poussoir.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 3 on n'a prévu qu'un seul levier pour agir sur un seul poussoir, par exemple celui qui provoque l'arrêt et le départ d'une trotteuse de chronographe ou celui qui provoque l'arrêt et le rattrapage d'une rattrapante de chronographe, étant admis que les autres fonctions, par exemple celle de remise à zéro, sont effectuées en pressant avec le doigt sur un autre poussoir (ou éventuellement une couronne-poussoir) équipant à cet effet la montre-chronographe ou l'instrument de chronométrage. Il serait naturellement possible aussi de prévoir plusieurs leviers agissant sur différents poussoirs (ou couronnepoussoir).
Concernant la forme de la montre-chronographe ou de l'ins- trument de chronométrage pouvant être logé dans la poignée (pourtour régulier ou muni d'anses pour bracelet), les remarques faites à l'égard de la forme d'exécution selon la fig 1 s'appliquent également à la variante d'exécution selon la fig. 3.
La fig. 4 représente une autre forme d'exécution de poignée pour montre-chronographe ou instrument de chronométrage.
Dans cette forme d'exécution, la partie d'empoignement est formée d'un manchon 17 comprenant une douille 18 et un fond 19.
La partie de logement 20 est faite de deux pièces annulaires 21 et 22, la première solidaire de la douille 18 du manchon et l'autre amovible. La partie de logement 20 est coaxiale au manchon 17, mais elle pourrait également être inclinée, par exemple à 45 , par rapport à ce manchon. La partie annulaire 21 comporte, vers l'avant, un logement adapté pour que la montre-chronographe ou
I'instrument de chronométrage puisse venir s'y emboîter. A l'endroit de la couronne-poussoir ou des poussoirs de cette montrechronographe, la partie annulaire 21 présente une encoche, comme cela est visible sur la fig. 5 qui représente la poignée vue en bout. La pièce annulaire 22 vient se fixer, par exemple par vissage, sur la partie 21 et elle maintient en place la montre-chronographe ou l'instrument de chronométrage.
Dans le prolongement axial de la couronne, à l'endroit où la partie 21 présente ladite encoche, la douille 18 (formée d'une piéce avec la partie annulaire 21) comporte une rainure longitudinale qui peut soit être prise dans la masse soit, comme cela est représenté à la fig. 4, correspondre à une nervure intérieure longitudinale de la douille 18. Dans cette rainure longitudinale est placé un levier 23 qui, à l'une de ses extrémités, comporte une portée d'appui qui vient en contact avec la couronne-poussoir de la montre ou de l instrument placé dans la partie de logement. Ce levier 23 est par ailleurs, à son autre extrémité, proche du fond du manchon, pivoté en 25 sur la douille 18 par l'intermédiaire d'un bossage présenté par le fond de la rainure et qui s'engage dans une creusure correspondante de ce levier.
Une gaine en matière souple 26 revêt le manchon, c'est-a-dire la douille 18 et le levier 23, à l'endroit où ils longent le manchon dans ladite rainure longitudinale. Le levier 23 n'est pas complètement encastré dans la rainure et fait donc légèrement saillie sur le pourtour de la douille 18. A cet endroit, la gaine souple 26 se trouve donc également faire saillie, poussée qu'elle est par le levier 23. Ce montage de la gaine 26 élimine la nécessité d'avoir un autre système de pivotement qu'un simple appui bossage-creusure pour le montage du levier 23 sur la douille 18. On peut par ailleurs prévoir un ressort (non représenté) qui repousse le levier 23 vers l'extérieur, pour qu'il fasse partiellement saillie hors de la rainure, on peut également faire appel pour cela à la pression de rappel vers l'extérieur que présente le poussoir sur lequel agit le levier.
Dans le cas où l'on utilise un tel ressort, la piéce annulaire extérieure 22 servira à limiter le déplacement vers l'extérieur que ce ressort tendrait à impartir au levier 23.
Le logement creusé dans la piéce annulaire 21 pour la montrechronographe ou l'instrument de chronométrage comprendra si nécessaire un évidement pour permettre de loger les anses d'une montre-chronographe-bracelet, le bracelet lui-même pouvant alors, comme on le voit sur la fig. 4, pénétrer à l'intérieur de la douille 18.
On remarque également que le fond 19 du manchon 17 est monté sur la douille 18 par vissage, de sorte que l'intérieur de la douille 18 peut former un étui pour divers accessoires, par exemple crayon ou autres instruments utilisés par un chronométreur.
Le fond 19 est muni d'un anneau 27 par l'intermédiaire duquel il peut être attaché ou suspendu d'une manière quelconque; un tel anneau ou un moyen de fixation similaire peut être prévu dans toutes les formes d'exécution de la poignée; dans la forme d'exécution selon la fig. 1 et dans les variantes de celle-ci selon les fig. 2 et 3. cet anneau peut être remplacé par un perçage d'un diamètre approprié ménagé dans la partie de base du U qui formait la partie d'empoignement de ces formes d'exécution.
Les fig. 6 et 7 illustrent une variante de la forme d'exécution selon les fig. 4 et 5, variante dans laquelle on a plusieurs leviers pour agir sur plusieurs poussoirs (ou couronne-poussoir). La fig. 6 montre, par une coupe partielle, la possibilité de disposer un petit levier 28 agencé pour agir sur un deuxième poussoir, par exemple de remise à zéro du chronographe, le premier levier 23 étant par ailleurs représenté à la fig. 7 comme agissant non pas sur une couronne-poussoir mais sur un premier poussoir situé à côté de la couronne.
Dans la forme d'exécution selon les fig. 6 et 7, on a donc un long levier 23 agissant sur le poussoir d'une fonction devant être effectuée avec précision et instantanément (par exemple départ et arrêt d'une trotteuse), et un levier court 28 agissant sur un poussoir dont la fonction ne requiert peut-être pas une si grande précision quant à l'instant d'actionnement du poussoir (par exemple remise à zéro). Les deux leviers 23 et 28 sont décalés an gulairement sur le pourtour du manchon, leur décalage angulaire étant donné par le décalage des poussoirs sur la montre-chronographe ou l'instrument de chronométrage.
On voit sur la fig. 6 que le petit levier 28 est monté sur la douille 26', comprenant une deuxième rainure longitudinale avec un bossage 29, de la même manière que le grand levier 23; à l'endroit du petit levier 28, la gaine 26' présente naturellement une saillie sur laquelle on presse, par exemple avec le pouce, pour réaliser la fonction commandée par le poussoir sur lequel agit ce levier 28.
Si l'on tient le manchon dans la main, on sera toujours prêt à tout instant à actionner le long levier 23, ce qui signifie que la fonction du poussoir correspondant sera toujours effectuée avec une grande précision; si, par contre, pour actionner le levier auxiliaire 28, il est nécessaire de chercher quelque peu la position de ce levier, cela ne tirera pas à conséquence dans la mesure où la fonction du poussoir actionné par le levier 28 ne doit pas être effectuée à un instant rigoureusement précis.
On notera encore que, par analogie avec ce qui est décrit en liaison avec la fig. 6, on pourrait munir le manchon de plusieurs leviers auxiliaires comme le levier 28, ceci soit pour réaliser à l'aide de différents leviers plusieurs fonctions différentes de la fonction réalisée à l'aide du levier principal, soit pour réaliser une telle fonction différente de celle du levier principal en actionnant à choix plusieurs leviers cinématiquement liés, ce qui faciliterait la commande de cette fonction par le pouce ou un autre doigt de l'utilisateur.
La fig. 8 représente encore une autre variante de la forme d'exécution des fig. 4 et 5. Dans cette forme d'exécution, le manchon 17 comprend, outre le fond 19, une douille 18" munie de deux rainures longitudinales diamétralement opposées. Dans l'une de ces rainures, un levier 23" se trouve agencé d'une manière analogue au levier 23 de la forme d'exécution selon la fig. 4. Dans l'autre de ces rainures se trouve un levier 30 monté d'une manière analogue mais non identique au levier 23. En effet, ce levier pivote sur un bossage 31 présenté par le fond de cette rainure et qui est situé dans celle-ci, non pas à son extrémité proche du fond 19, mais dans sa partie médiane, plus près des pièces annulaires formant la partie de logement que du fond 19.
Ainsi donc, lorsque l'on presse le bras le plus long de ce levier, c'est-à-dire celui qui va du point de pivotement 31 jusque vers l'arrière du manchon, son bras le plus court, situé à proximité de la partie de logement, tend à s'éloigner de la douille 18". A cet endroit, une pièce de liaison cinématique, par exemple un anneau 32, lie le levier 30 au levier 23". Ainsi donc, une pression exercée sur l'arrière du levier 30 déplace l'avant de ce levier vers l'extérieur et attire, par l'intermédiaire de la pièce de liaison cinématique, l'avant du levier 23" en direction de la douille 18".
Ainsi, la portée d'appui du levier 23" agit sur le poussoir en contact avec lequel elle se trouve, aussi bien lorsque l'on presse le manchon du côté du levier 23" que lorsqu'on le presse du côté du levier 30, à condition toutefois que cette pression sur le levier 30 s'exerce dans la partie arrière du manchon. La partie de logement de la forme d'exécution selon la fig. 8 peut être semblable soit à celle de la forme d'exécution selon les fig. 4 et 5, soit à celle de la forme d'exécution selon les fig. 6 et 7.
On peut noter encore qu'il serait possible de prévoir plusieurs leviers additionnels de fonction principale comme le levier 30. On pourrait par exemple disposer deux leviers semblables au levier 30 décalés chacun de 120' par rapport au levier 23'. La pièce de liaison 32 devrait toutefois avoir alors un certain jeu puisque les plans de déplacement des leviers ne seraient pas rigoureusement les mêmes. Il serait possible également, dans cette forme d'exécution selon la fig. 8, de prévoir en plus un ou plusieurs leviers de fonction auxiliaire comme le levier 28 de la fig. 6.
La fig. 9 représente une variante simplifiée des formes d'exécution selon les fig. 4 à 8. Dans cette variante simplifiée, le manchon est constitué comme celui de l'une des trois formes d'exécution selon les fig. 4 et 5, 6 et 7, et 8, respectivement, mais la partie de logement présente une notable simplification. En effet, cette partie de logement ne comprend pas de pièce annulaire amovible comme la pièce annulaire 22, mais seulement une pièce annulaire 33 fixée à la douille 18 semblablement à la pièce annulaire 21 de l'exécution selon la fig. 4. Cette pièce annulaire 33 comporte un évidement circulaire devant servir de logement à un instrument de chronométrage à contour exempt d'irrégularités autres que la couronne et les poussoirs, I'emboîtement de l'instrument dans la pièce annulaire 33 étant fait à force ou à cran.
Ceci est rendu possible par le fait que l'on emboîte dans la partie de logement de la poignée une pièce chronographe dont le pourtour est exempt d'irrégularités, de préférence rond ou éventuellement ovale, cette pièce étant conçue directement pour être montée dans une poignée comme celle représentée à la fig. 9.
Dans la forme d'exécution selon la fig. 9, la montre-chronographe ou l'instrument de chronométrage monté à demeure dans la partie de logement ne comporte pas de cornes et d'anses pour la fixation d'un bracelet, et naturellement pas de bracelet non plus. On peut donc, le cas échéant, disposer de tout le volume in térieur de la douille 18 afin de l'utiliser comme étui pour de quelconques accessoires, crayon, papier, ruban métrique, lampe de poche tubulaire, etc.
On notera que dans les formes d'exécution selon les fig. 4 à 9, la partie de logement a été représentée comme coaxiale au manchon, c'est-à-dire que la face d'indication de la montre-chronographe ou de l'instrument de chronométrage est tournée dans la direction axiale du manchon. Sous une forme qui pourrait s'avérer intéressante quant à la facilité d'observation qu'elle offrirait, la partie de logement pourrait avoir une certaine inclinaison par rapport au manchon, par exemple 30, 45, 60 degrés, ce qui faciliterait la lecture du chronographe ou de l'instrument tenu dans une main par le manchon. Dans un tel cas, si l'on avait plusieurs leviers comme par exemple avec la forme d'exécution selon la fig. 6, il est clair que ces leviers pourraient devoir s'avancer plus ou moins loin vers l'avant suivant la position qu'ils occupent sur le pourtour du manchon.
Il pourrait s'avérer intéressant également de munir la partie d'empoignement de la poignée, et notamment le manchon des formes d'exécution selon les fig. 4 à 9, de moyens de fixation permettant de fixer la poignée à une partie quelconque fixe ou mobile d'un équipement. Par exemple, ces moyens de fixation pourraient être magnétiques afin de permettre la fixation de la poignée sur un tableau de bord de véhicule, ils pourraient être également à pincement ou éventuellement à douille ou à bride de manière à permettre de les fixer par exemple sur un bâton de ski ou un autre élément ayant la forme d'une barre ou d'une tringle.
On notera encore qu'il serait également possible, dans les for
mes d'exécution selon les fig. 2 et 3, de prévoir un levier auxiliaire pour commander, par un second poussoir, une fonction auxiliaire du chronographe, par exemple la remise à zéro. La disposition
d'un tel levier auxiliaire s'avère toutefois plus favorable sur les
formes d'exécution à partie d'empoignement en forme de man
chon selon les fig. 4 à 9 que sur les formes d'exécution à partie d'empoignement en forme de U selon les fig. 1 à 3.