La présente invention a trait à un mécanisme palpeur de trame.
Dans ce genre de mécanismes, le palpeur est porté par un bras basculant s'étendant en direction de la pièce de tissu à partir d'un arbre d'actionnement monté sur le châssis du métier à tisser, transversalement à l'axe longitudinal de la pièce. A chaque mouvement de la navette, le bras bascule verticalement autour de son arbre d'actionnement et le palpeur avance vers la nappe de fils du tissu et s'en éloigne, dans une zone voisine de la pièce de tissu, de manière à détecter, tout au long du tissage, I'existence éventuelle de fausses duites. Par expérience, il est connu que, au cours de son déplacement, le palpeur tend à donner une chiquenaude au fil de trame à peine tissé, lorsque ce palpeur s'éloigne de la pièce de tissu, ce qui produit localement une trame lâche au point de palpage.
Comme le palpeur perce la pièce de tissu en des points disposés en files et tout au long de la pièce, la création d'une suite de fausses duites se suivant les unes les autres forme une raie sur toute la longueur de la pièce, ce qui diminue la qualité du produit tissé.
Le problème technique que se propose de résoudre la présente invention réside dans le fait d'exécuter le mouvement de palpage d'un mécanisme à bascule sans produire la raie précédemment citée.
Le mécanisme palpeur selon l'invention, comprenant un palpeur de trame solidaire d'un arbre d'actionnement, oscillant angulairement par l'intermédiaire d'un bras basculant, ce palpeur s'approchant périodiquement de la nappe et s'éloignant ensuite de celle-ci à proximité de la pièce tissée à chaque mouvement de la navette, l'entraînement du métier étant interrompu lorsque le palpeur décèle une fausse duite, est caractérisé en ce que le palpeur est entraîné dans une direction parallèle à la pièce tissée sur une distance prédéterminée, lors de chacun desdits mouvements de la navette, ce palpeur étant entraîné en direction opposée après un nombre déterminé desdits mouvements de navette, sur une distance prédéterminée pour chaque mouvement de navette, ces deux mouvements du palpeur, selon des directions opposées, étant répétés périodiquement.
Le mouvement du palpeur de trame parallèlement à la pièce de tissu peut être effectué par un déplacement axial de va-et-vient de l'arbre d'actionnement, par un coulissement axial dans un mouvement de va-et-vient le long de l'arbre d'actionnement, par une oscillation dans le sens horizontal du bras basculant autour d'un pivot solidaire de l'arbre d'actionnement ou par un mouvement axial de va-et-vient du palpeur de trame lui-même par rapport au bras basculant.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du mécanisme palpeur, objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective d'un mécanisme palpeur à bascule de type conventionnel.
La fig. 2 est une vue en perspective d'une première forme d'exécution d'un mécanisme palpeur à bascule selon la présente invention.
La fig. 3 est une coupe longitudinale du mécanisme illustré sur la fig. 2.
Les fig. 4A et 4B sont une vue de front et une vue développée, respectivement, de la came cylindrique dont il est fait usage dans le mécanisme de la fig. 2.
La fig. 5 est une élévation de face de la partie principale d'une seconde forme d'exécution du mécanisme selon l'invention.
La fig. 6A est un schéma bloc du circuit électrique de commande du mécanisme de la fig. 5.
La fig. 6B est un diagramme explicatif montrant l'allure des signaux apparaissant en divers points du schéma de la fig. 6A.
La fig. 7 est une vue en perspective d'une troisième forme d'exécution du mécanisme palpeur selon l'invention.
La fig. 8A est une vue en perspective d'une quatrième forme d'exécution du mécanisme palpeur selon l'invention.
La fig. 8B est une coupe longitudinale du mécanisme illustré sur la fig. 8A.
La fig. 8C est une vue schématique, en plan, du mécanisme à pantographe utilisé avec le mécanisme de la fig. 8A.
La fig. 9 est une vue en élévation de la partie principale d'une cinquième forme d'exécution du mécanisme palpeur selon l'invention.
La fig. 10 est une vue en perspective d'une sixième forme d'exécution du mécanisme palpeur selon l'invention.
La fig. I montre les particularités d'un mécanisme palpeur à bascule de type conventionnel associé à un métier à tisser. Une trame 2 est introduite dans une foule formée par la nappe de fils 1, ouverte vers le haut et vers le bas, et est repoussée contre une ligne 3 de serrage des duites d'une pièce de tissu 4 grâce à un peigne (non représenté) de manière bien connue dans le tissage.
La pièce de tissu est entraînée en vue de son enroulement sur un tambour, également non représenté, en passant au contact d'une poitrinière 6.
Le mécanisme palpeur comprend un arbre d'actionnement 7 s'étendant transversalement à la pièce de tissu 4, parallèlement à la ligne 3 de serrage des duites, les deux extrémités de l'arbre étant pivotées dans des paliers disposés dans des supports latéraux 8a et 8b fixés à la poitrinière 6. Une bague 9, fixée à l'arbre 7, limite le déplacement axial de l'arbre. A l'autre extrémité de celui-ci est fixé un bras d'actionnement 11 dont l'extrémité libre est reliée mécaniquement, par l'intermédiaire d'une tige articulée. 12, à l'arbre principal, non représenté, du métier. A mi-longueur,
L'arbre 7 porte un bras basculant 13, solidaire de cet arbre, dont l'extrémité libre présente un axe 14 s'étendant latéralement.
Sur cet axe est pivoté un manchon 16 portant un palpeur 17, orienté vers la surface de la pièce de tissu, ainsi qu'une tige de'contact 18, en matériau conducteur de l'électricité, s'étendant en direction sensiblement perpendiculaire au palpeur 17. Un ressort 19, monté autour de l'axe 14, tend à entraîner le palpeur et la tige dans le sens des aiguilles d'une montre, au dessin. A proximité de l'axe 14, le bras 13 porte un plot conducteur 21 relié, par l'intermédiaire d'une connexion 22, à un circuit électrique auxiliaire, non représenté, destiné à commander l'arrêt du métier. La tige 18 est reliée à ce même circuit par une connexion 23. En outre, cette tige et le plot 21 sont tous deux isolés électriquement du bras 13.
Le circuit électrique cité fonctionne de la façon suivante.
Lorsque l'angle de la manivelle est supérieur de quelques dixièmes de degré à celui correspondant à la position de serrage d'une duite, le courant électrique arrive au plot 21. Si la tige 18 est en contact avec le plot 21, I'alimentation en courant du circuit électrique de commande est telle que le métier est arrêté. Si, au contraire, il n'y a pas de contact entre la tige 18 et la pièce 21, le circuit électrique ne fonctionne pas.
Ainsi que cela a été mentionné, le bras d'actionnement 1 1 est relié mécaniquement à l'arbre principal du métier par l'intermédiaire de la tige articulée 12 de sorte que ce bras 11 oscille en synchronisme avec le mouvement rotatif de l'arbre du métier.
Comme le bras basculant 13 est relié rigidement au bras 11, par l'intermédiaire de l'arbre d'actionnement 7, le palpeur 17 monte et descend en synchronisme avec le bras basculant 13 de sorte que l'aiguille constituant le palpeur 17 s'éloigne de la pièce de tissu lorsque le bras 13 lève, alors qu'elle s'en rapproche et pénètre dans la pièce à proximité de la ligne 3 de serrage des duites, lorsque le bras 13 s'abaisse. La période du déplacement du palpeur 17 est choisie de façon telle que ce palpeur commence à descendre pour un angle de manivelle légèrement supérieur à celui correspondant au point mort haut alors qu'il recommence à monter pour un angle de manivelle légèrement inférieur à celui correspondant au point mort bas.
Le mécanisme à palpeur basculant, du genre décrit travaille de la façon suivante:
Avant que n'ait lieu le serrage de la duite, le palpeur 17 pénètre dans la nappe dans une portion de celle-ci comprise entre la pièce de tissu 3 et la trame 2 et pivote autour de l'axe 14 dans le sens des aiguilles d'une montre tout en étant poussé vers la pièce de tissu en passant au travers de la trame 2. Par ce mouvement de pivotement, la tige 18 s'éloigne du plot de contact 21. Après que le serrage de la duite s'est produit, le peigne revient dans la position arrière alors que le palpeur 17 est maintenu dans sa position pivotée tout en étant pris par la trame déjà serrée et la tige 18 est maintenue distante du plot de contact 21.
A peu près à cet instant, le plot de contact 21 reçoit du courant électrique mais le circuit ne peut être alimenté par ce courant parce que la tige 18 n'est pas en contact avec le plot 21, de sorte que le métier fonctionne sans arrêt.
Après interruption de l'amenée de courant au plot 21, le palpeur 17 s'éloigne de la nappe de fils de manière à être prêt pour le
prochain mouvement de serrage de la duite. Lorsqu'il n'y a pas de
trame, ou que cette trame est rompue, le palpeur 17 n'est pas poussé par la trame vers la pièce de tissu 3 et ce palpeur pivote en direction contraire à celle du mouvement des aiguilles d'une montre sous l'action du ressort 19. Ce pivotement du palpeur provoque la mise en contact de la tige 18 avec le plot 21 de sorte que, le circuit électrique étant bouclé, le métier s'arrête.
Dans le cas du système à palpeur mentionné, le palpeur 17 perce la pièce de tissu, à chaque cycle de mouvement de la
navette, en des endroits de celle-ci disposés en file. Dans la phase du cycle de palpage au cours de laquelle le palpeur 17 sort de la nappe, ce palpeur tend à repousser la trame, ce qui provoque un
relâchement de la trame de la pièce de tissu obtenue. L'ensemble
de ces relâchements forme, sur la surface de la pièce de tissu, une
marque allongée du genre indiqué par la référence 24 au dessin,
marque dont l'existence diminue la qualité du produit.
Vu que la suite de points percés par le palpeur 17 forme une marque rectiligne 24, la titulaire a eu l'idée de changer périodiquement l'emplacement des points de perçage, transversalement à la pièce de tissu et parallèlement à la ligne de serrage de la duite.
La fig. 2 montre la première forme d'exécution du mécanisme à palpeur selon l'invention, dans laquelle il est fait usage d'une came d'actionnement déterminant un mouvement de va-et-vient périodique du palpeur, transversalement à l'axe longitudinal de la pièce de tissu. Au dessin, les éléments correspondant à ceux cités en se référant à la fig. 1 sont indiqués par des références identiques à celles apparaissant sur cette figure, ce qui simplifiera quelque peu la description du tout.
L'arbre d'actionnement 7 est monté dans un support 8a de manière à pouvoir, à la fois, être pivoté et être coulissé axialement.
L'autre extrémité de cet arbre est montée de manière analogue dans un support 8b dont la structure est décrite ci-après. A l'extérieur du support 8b, l'arbre 7 porte une came cylindrique 101, un tambour de freinage 102 et une roue à rochet 103, le tout formant corps et étant monté pivotant sur l'arbre 7. Le mouvement axial de ce corps est limité par des bagues 104 et 106 calées sur l'arbre 7 de part et d'autre du corps. L'extrémité saillante de l'arbre 7 porte un bras de commande 11 à l'extrémité libre duquel est fixée une tige 12 reliant ce bras à l'arbre principal du métier (non représenté).
La liaison entre le bras 11 et la tige 12 est réalisée grâce à un accouplement universel 107, ce qui permet de transmettre le mouvement de l'arbre principal du métier à l'arbre 7 même lorsque cet arbre effectue un déplacement de va-et-vient ainsi que cela sera expliqué par la suite. Les particularités et la structure du bras basculant 13 sont les mêmes que celles citées avec référence à la fig. 1.
Un petit levier 108 est monté pivotant sur une tige 109 faisant saillie à l'extrémité du levier 1 1 portant un cliquet basculant 112 par l'intermédiaire d'une tige latérale 111. Ce cliquet est porté en prise avec la denture de la roue 103 sous l'action d'un ressort 113 monté sur la tige 111. Le levier 108 est poussé dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre sous l'action d'un ressort 114 monté sur la tige 109. Dans sa partie médiane, le bras 1 1 porte une saillie 116 à laquelle est fixé un verrou 117 s'opposant au basculement, en sens antihoraire, du levier 108 sous l'action du ressort 114. Ce verrou peut être formé par une vis réglable, par exemple comme représenté au dessin.
La poitrinière 6 porte une cornière 118 dans sa portion voisine de l'extrémité du levier 108 opposée au verrou 117 par rapport à l'axe 109. Cette cornière 118 porte un doigt 119 destiné à limiter le basculement du levier 108 en direction antihoraire.
Le tambour de freinage 102 est entouré partiellement par un ruban 121 fixé, par une extrémité, au tambour lui-même et, par l'autre extrémité, à la cornière 118 par l'intermédiaire d'un ressort 122 et d'une tige 123. Cet ensemble de freinage a pour but d'empêcher une rotation excessive de la came 101.
La came 101 présente une rainure 124 à courbure différenciée dans laquelle est engagé un galet 126 pivoté à l'extrémité d'un bras 127 faisant saillie à la partie supérieure du support 8b.
Il est à remarquer que la position du galet 126 dans l'espace reste inchangée même lorsque la came 101 tourne.
Le fonctionnement de l'agencement décrit sera mieux compris en se référant à la fig. 3.
La rainure 124 de la came 101 s'étend tout autour de la tranche de la came de sorte que tout déplacement angulaire de la roue 103 correspondant à un pas dentaire se traduit par un déplacement axial de la came 101 sur une distance correspondant à un certain nombre de fils de chaîne; plusieurs déplacements angulaires ultérieurs de la roue 103 sur une longueur d'un pas se traduisent par un mouvement axial de la came 101 dans une direction opposée à la précédente. En outre, après une rotation complète, la came 101 reprend sa position axiale initiale. Les fig. 4A et 4B montrent un exemple typique de la came 101 et de sa rainure 124.
Le mécanisme à palpeur décrit fonctionne de la manière qui va maintenant être décrite.
Lorsque le bras de commande 11 bascule vers le haut, de manière à faire pénétrer le palpeur 17 dans la nappe, le petit levier 108 se déplace également vers le haut et le cliquet 112 glisse sur la denture de la roue 103 sur une longueur d'un pas dentaire.
Pendant ce déplacement vers le haut, le basculement du levier 108 est limité par le verrou 117. Lorsque le bras 11 bascule vers le bas, de sorte que le palpeur 17 s'éloigne de la nappe, le petit levier 108 se meut également vers le bas et pivote en direction antihoraire: le cliquet 112 entraîne la roue 103 sur une longueur angulaire correspondant à un pas dentaire.
Comme la came 101 et la roue 103 sont solidaires, la came 101 se meut angulairement de façon identique à la roue 103. La position dans l'espace du galet 126 ne pouvant se modifier, la rotation de la came produit un déplacement axial correspondant de cette dernière et, évidemment, un mouvement similaire de l'arbre de commande 7 et du palpeur 17 qui lui est associé. Le palpeur 17 se déplace donc, de façon intermittente et à chaque cycle de palpage, en direction transversale à la pièce de tissu. Après plusieurs palpages et à cause de la courbure particulière de la rainure 124 de la came 101, le mouvement axial de cette came, et en conséquence le mouvement transversal du palpeur 17, change de direction.
Par ce mouvement intermittent et périodique de va-et-vient du palpeur 17, la trace de perçage de ce palpeur a l'allure d'une ligne ondulée 128 et le relâchement de la trame dû à une opération de palpage est compensé par l'opération suivante de serrage de la duite.
Il est, de cette manière, effectivement possible de supprimer la marque 24 (fig. 1) résultant de la technique de palpage conventionnelle.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fig. 2, le mouvement axial de va-et-vient de l'arbre 7 est obtenu par basculement du levier 11, par l'intermédiaire de la came cylindrique 101. Ce mouvement axial de l'arbre 7 peut également être commandé d'une manière différente ainsi qu'on le voit sur la fig. 5.
Bien que non représentés sur le dessin, le levier basculant 13, le palpeur 17 et leurs différentes parties ont une construction semblable à celle des organes correspondants visibles sur la fig. 2. En outre, la disposition des organes montés sur la partie de l'arbre 7 faisant saillie hors du support 8b est identique à celle apparaissant sur l'exécution de la fig. 2.
Dans la forme d'exécution représentée sur la fig. 5, le tambour de freinage 102 (fig. 2), les éléments ayant un rapport avec ce tambour et la roue à rochet 103 sont remplacés par un engrenage 151 monté fou sur l'arbre 7. Cet engrenage est en prise avec un pignon moteur 152 calé sur l'arbre d'un moteur pas à pas 153, solidaire de la poitriniére 6.
Le mouvement de va-et-vient de l'arbre 7 a lieu de manière
similaire à ce qui se passait dans la forme d'exécution de la fig. 2, par la rotation de la came 101 commandée par le moteur pas à pas 153, par l'intermédiaire des roues dentées 151 et 152. Comme l'engrenage 151 doit pouvoir se mouvoir axialement avec l'arbre 7 tout en demeurant en prise avec le pignon 152 que porte le
moteur 153, la longueur axiale de ce pignon doit être supérieure à
la course totale du mouvement de va-et-vient qu'effectue l'engrenage 151.
Le mode de fonctionnement du moteur pas à pas 153 sera maintenant décrit en se référant aux fig. 6A et 6B du dessin.
La première de ces figures montre le schéma-bloc du circuit d'alimentation du moteur pas à pas 153, alors que la seconde représente la forme des signaux apparaissant, en divers points de ce circuit, en fonction du temps.
Les instants T1 et T4 correspondent respectivement, T1 au point bas , T2 au point arrière , T3 au point haut , T4 au point avant . Le moteur pas à pas marche lorsque le palpeur est immobile après s'être éloigné de la nappe jusqu'à son point le plus reculé, précisément nommé point arrière .
Le circuit représenté comprend un oscillateur 161 émettant une suite d'impulsions rectangulaires a dirigées vers une porte 162 commandée par un multivibrateur 168 qui est relié, par son entrée, à un dispositif différenciateur 167 destiné à transformer chaque impulsion b reçue d'un circuit de Schmitt 166 en deux impulsions c de sens opposé. Ce circuit de Schmitt est relié, par son entrée, à un interrupteur 164 fixé au bâti du métier qui est susceptible d'être actionné par une plaquette 163 fixée à l'arbre à manivelle du métier. Ainsi, lorsque la plaquette 163 se rapproche de l'interrupteur, celui-ci se ferme et forme l'impulsion b déjà citée. Comme on le voit sur la fig. 6B, la durée de l'impulsion d issue du multivibrateur 168 est de t secondes. C'est pendant cette même durée de temps t que la porte 162 laisse passer des impulsions e reçues de l'oscillateur 161.
Ces impulsions sont dirigées vers un amplificateur 169 et ce sont les impulsions ainsi amplifiées (signal f) qui servent à l'alimentation du moteur pas à pas 153, ce moteur n'étant donc entraîné que pendant la durée des impulsions freçues de l'amplificateur 169.
Ainsi, à chaque rotation de l'arbre à manivelle du métier, un nombre déterminé d'impulsions est dirigé vers le moteur 153 de sorte que ce moteur tourne pendant une période prédéterminée de la rotation de la came 101.
Ainsi que cela résulte de la description ci-dessus, la durée de temps pendant laquelle le moteur tourne est égale à celle, t, de l'impulsion d sortant du multivibrateur 168. En conséquence, la durée d'entraînement du moteur peut être réglée à volonté par ajustage de la constante de temps t du multivibrateur 168.
La vitesse de rotation du moteur peut également être réglée à volonté par réglage de l'amplitude des impulsions issues de l'oscillateur 161. L'instant de démarrage du moteur peut être fixé par choix de la position de montage de l'interrupteur 164. La pla
quette 163 peut présenter toute forme convenable pour autant
qu'elle travaille en synchronisme avec la rotation de l'arbre princi
pal du métier.
Dans le cas des exécutions citées, l'arbre 7 est monté de
manière à pouvoir effectuer un mouvement axial de va-et-vient de
sorte que le palpeur 17 est déplacé parallèlement à la pièce de
tissu, lors de chaque passage de la navette par l'intermédiaire du
levier basculant 13, lequel est monté solidaire de l'arbre 7. Toute
fois, afin de permettre au palpeur 17 de se mouvoir parallèlement
à la pièce de tissu, il est également possible de faire en sorte que le
levier basculant 13 soit monté sur l'arbre 7 de façon coulissante,
cet arbre étant alors maintenu immobile axialement. La fig. 7
montre précisément une forme d'exécution de ce genre; sur cette
figure, les organes qui sont identiques à ceux de l'exécution illus
trée sur la fig. 2 sont indiquées par des références similaires.
Ainsi qu'on le voit sur le dessin, le palpeur 7 et les éléments
qui lui sont associés sont les mêmes que ceux appartenant à la
première forme d'exécution illustrée sur la fig. 2. L'arbre 7 est
empêché de se déplacer axialement par une bague 9 qui lui est solidaire et qui est disposée à l'extérieur du support 8a. A l'extrémité opposée, cet arbre porte un bras moteur 11 destiné à assurer
le basculement du palpeur à chaque insertion de trame réalisée
par le métier, comme dans le mécanisme connu représenté sur la
fig. 1.
L'arbre 7 porte, sur sa partie médiane, une clavette allon
gée 201 destinée à bloquer angulairement un levier 13 monté sur
cet arbre, tout en permettant à ce levier de se mouvoir axialement.
Ce levier 13 porte une languette 202 à laquelle est fixé un rou
leau 203. Un support 204 est monté sur l'arbre 7 à faible distance
du levier 13. Sur ce support est fixé un moteur pas à pas 206.
Le support 204 présente en outre un prolongement 207 sur
lequel est monté pivotant un axe 208 s'étendant de façon sensiblement parallèle à l'arbre 7. A son extrémité libre, l'axe 208 porte une roue dentée 209 en prise avec un engrenage 211 solidaire de
l'arbre tournant du moteur 206. A l'autre extrémité de l'axe 208
est fixée une came 212 présentant une rainure périphérique 213
dans laquelle est engagé le galet 203 de la languette 202. Le profil
de la rainure 213 est tracé de la même manière que celui de la rai
nure 124 visible sur la fig. 2 (voir également les fig. 4A et 4B). Le
moteur 206 est commandé de manière identique à celle utilisée
pour le moteur 153 de la seconde forme d'exécution représentée
sur la fig. 5 (voir les fig. 6A et 6B).
Par suite de la rotation de la came 212 produite par le
moteur 206, et comme le galet 203 est en prise avec la rainure 213
de la came, le levier 13 est obligé de se mouvoir parallèlement à la pièce de tissu 3.
Dans le cas de la troisième forme d'exécution illustrée sur la
fig. 7, le bras 13 glisse le long de l'arbre 7 parallèlement à la pièce
de tissu 3. Les fig. 8A et 8B montrent une variante de cette forme
d'exécution, variante dans laquelle le bras basculant 13 bascule
latéralement autour d'un point de pivotement qui est fixe par rapport à l'arbre 7.
Tout déplacement axial de l'arbre 7 est empêché par une paire de bagues 9a et 9b disposées de part et d'autre du support 8a. Cet arbre 7 est entraîné angulairement par action d'une tige de com
mande 12 grâce au levier 11, comme dans le cas de la troisième
forme d'exécution. A mi-longueur, l'arbre 7 porte une console 231
creusée par un logement 232 s'étendant du côté opposé au palpeur 17 et dans lequel est monté un coulisseau 233. Ce coulisseau porte une tige 234 sur laquelle est pivotée une extrémité du bras basculant 13. C'est ce bras qui porte le palpeur 17 et les organes
qui lui sont associés, comme c'était déjà le cas dans les formes d'exécution décrites précédemment. Sur son extrémité opposée à
celle présentant la rainure 232, la console 231 porte une tige 236
sur laquelle est pivoté un petit levier 237.
L'autre extrémité du
levier 237 est montée pivotante sur la queue du levier 13 par l'in
termédiaire d'une tige 238. Lorsque le bras 237 bascule horizon
talement autour de la tige 236, le levier 6 bascule horizontalement
autour de la tige 236 de sorte que le palpeur 17 effectue un mouvement de va-et-vient parallèlement à la pièce de tissu 3. Ce
mécanisme à double basculement est en fait une sorte de panto
graphe: il est représenté schématiquement sur la fig. 8C. Une tige de liaison 239 est reliée, à une extrémité, au petit levier 237 et, à
son autre extrémité, à un mécanisme de basculement de ce levier,
ainsi que cela va maintenant être décrit.
Ainsi qu'on le voit sur la fig. 8B, ce mécanisme comprend un
segment denté 241 engagé librement sur l'arbre 7 et fixé au sup
port 8b. A l'extérieur de ce segment, l'arbre 7 porte un sup
port 242 pour un axe fixe 243 dont la partie supérieure est de sec
tion inférieure, en 244. Sur cet axe est monté pivotant un engre
nage conique 246 en prise avec le segment denté 241. La par
tie 244 de l'axe 243 porte une roue à rochet 247, montée folle, à
légère distance de l'engrenage 246. Sur sa face supérieure, cet
engrenage porte une tige 248 sur laquelle est pivoté un cliquet 249
qu'un ressort 251 tend à maintenir en prise avec la roue à
rochet 247 de manière que toute rotation dans le sens horaire de
l'engrenage 246 (fig. 8A) produit une rotation similaire de la
roue 247 par l'intermédiaire du cliquet 249.
Sur sa face supérieure,
la roue à rochet 247 porte une tige 251 sur laquelle est pivotée
l'extrémité externe de la tige de liaison 239.
La tige 243 bascule à chaque basculement angulaire de
l'arbre 7 se produisant à chaque insertion de trame. A la suite de
ce basculement delta tige 243,1'engrenage conique 246 tourne en
sens horaire puis en sens antihoraire vu qu'il est en prise avec le
segment denté 241. Cette rotation de l'engrenage 246 se traduit
par une rotation en sens horaire de la roue à rochet 247, compte
tenu de la présence du cliquet. Par la rotation de la roue 247, la
tige de liaison 239 est entraînée en mouvement axial d'où il en
découle que la tige 6 oscille horizontalement grâce à l'action du
mécanisme à pantographe précédemment cité.
La fig. 9 montre une variante d'exécution dans laquelle les
organes mécaniques situés entre les supports 8a et 8b sont, pour la
plupart, les mêmes que ceux apparaissant dans la quatrième
forme d'exécution de la fig. 8B à la seule exception que le sup
port 8b est serré entre des bagues 9a et 9b.
Sur l'arbre 7 est fixé un support 281 portant un moteur pas à
pas 282 dont l'arbre porte un disque 283. La tige de liaison 239 est
pivotée, à son extrémité externe, sur une tige 284 faisant saillie le
long du bord du disque 283. Le moteur 282 est commandé de la
manière déjà mentionnée en se référant aux deuxième et troisième
formes d'exécution représentées respectivement aux fig. 5 et 7.
A chaque rotation du disque 283 d'un angle déterminé, la tige
de liaison 239 est animée d'un mouvement axial correspondant, ce
qui se traduit par une oscillation horizontale de la tige 13 par l'in
termédiaire du mécanisme à pantographe.
Dans les formes d'exécution précédentes, le mouvement de va
et-vient du palpeur 17 accompagne le mouvement axial de va-et
vient de l'arbre 7, le coulissement du bras basculant 13 le long de
l'arbre 7 ou l'oscillation du bras 13 autour d'un point immobile
par rapport à l'arbre 7. Dans la forme d'exécution faisant l'objet
de la fig. 10, ni l'arbre 7 ni le bras 13 ne se déplacent parallèle
ment à la pièce de tissu 3.
Dans la disposition représentée, le bras basculant 13 est calé
sur l'arbre 7 et porte une languette 301 à laquelle est fixé un galet
de guidage 302. l'extrémité libre de ce bras porte une tige 303,
coulissable axialement, dont le déplacement angulaire est limité
par une clavette non représentée. Le palpeur 17, la tige 18 et le
ressort 19 sont disposés, par rapport à la tige 303, de manière
similaire à celle décrite en se référant à l'exécution de la fig. 2.
Une pièce de contact 304 fait saillie sur le côté du bras 13 et est
reliée électriquement à un circuit électrique auxiliaire par des
connexions 22 et 23 (non représenté) comme dans les exécutions
déjà décrites. L'autre portion de la pièce 304 porte un galet de
guidage 306. Une bague 307 est calée sur la tige 303 à proximité du ressort 19, un second ressort 308 étant disposé entre la
bague 307 et l'extrémité libre du bras 13 de manière à maintenir
distant le palpeur 17. Un câble 309 est fixé, par une extrémité, à
l'extrémité libre de la tige 303 et, par l'autre extrémité, au méca
nisme de commande du mouvement de va-et-vient du palpeur 17,
ce câble passant par des galets de guidage 302 et 306.
Ce mécanisme englobe une paire d'équerres 311 et 312 solidaires de la poitrinière 6, en position distante l'une de l'autre.
L'équerre intérieure 311 porte un tambour pivotant 313 sur la tranche duquel est fixée une extrémité du câble 309. L'équerre extérieure 312 porte une roue à rochet 314 montée pivotante.
L'arbre sur lequel est montée cette roue est coudé pour former un levier 316 dont l'extrémité libre est reliée à la face latérale du tambour 313 par l'intermédiaire d'une tige 317. Sur sa face interne, au dessin, le levier 11 présente une saillie 318 portant une tige 319 sur laquelle est pivoté un cliquet 321 maintenu en prise avec la roue 314 sous l'action d'un ressort 322. Un verr s'étendre que sur une longueur correspondant à celle nécessaire à l'entraînement en va-et-vient du palpeur. Par exemple, l'arbre pourrait ne couvrir qu'une moitié de la largeur de la pièce de tissu en étant soutenu seulement sur un côté du métier ou au milieu de la pièce.
En outre, le mouvement basculant de l'arbre d'actionnement pourrait également être dû au mouvement de va-et-vient de celuici.