La présente invention a pour objet un dispositif pour maintenir une charge en position horizontale.
Dans l'industrie de la construction, d'innombrables problèmes se réfèrent au chargement et au déchargement de matériaux au moyen de grues ou d'élévateurs.
Durant les opérations de construction en hauteur, des matériaux doivent être mis à pied d'oeuvre sur l'un des étages supérieurs. Une grue ou un élévateur sont généralement utilisés pour transporter la charge de matériaux nécessaires du sol jusqu'au niveau en construction. Cependant, I'introduction d'une charge à travers une ouverture, par exemple un encadrement de fenêtre ou analogue, se révèle comme une opération extrêmement délicate qui requiert des capacités hautement spécialisées de la part du conducteur de la grue. Le probléme est rendu encore plus compliqué par le fait que toute charge déposée par la grue doit être placée sur un plancher de chargement ou sur des lattes pour permettre d'enlever la charge des élingues de chargement et de transport.
Une fois la charge élevée au niveau désiré, on attache une corde à la charge et plusieurs ouvriers saisissent ensuite la corde et tirent la charge à travers l'ouverture. Le câble de la grue ou le câble de hissage vient en contact avec la façade du bâtiment ou bien avec la partie supérieure de l'ouverture. Pendant que la charge est tirée dans la construction, le câble de hissage est lié au bord supérieur de l'ouverture et ainsi la charge se trouve audessus du niveau du plancher. Après son placement convenable sur le plancher, I'opérateur de la grue doit abaisser la charge jusqu'au niveau du plancher.
Cette méthode d'opération est une source de danger continuel pour les ouvriers. En outre, le câble de hissage est susceptible d'endommager sérieusement la façade de l'édifice et d'être luimême endommagé.
Au cas où une charge doit être prélevée du bâtiment, la procédure décrite cidessus est inversée: le câble de hissage est attaché à l'élingue à l'intérieur du bâtiment et les ouvriers retiennent la charge pour fournir un effet retardateur pendant que l'opérateur de la grue met en tension le câble de hissage pour faire passer la charge à travers l'ouverture. A nouveau, le câble de hissage entre en contact avec le bord supérieur de l'ouverture, ce qui peut facilement provoquer des dommages à la façade du bâtiment. Il arrive souvent que lors du passage de la charge à travers l'ouverture le plancher de chargement soit emporté et qu'il tombe sur le sol en bas. Il faut donc disposer d'autres ouvriers au sol pour surveiller et alerter en cas de danger.
Le risque d'accident avec cette méthode de travail est réel: il y a eu des cas où des hommes se sont empêtrés dans le câble et ont été emportés hors du bâtiment ensemble avec la charge. Non seulement le câble lui-même est sujet à l'endommagement, mais souvent la charge elle-même. Il arrive en effet que la charge se détache de l'élingue dans son balancement quand elle sort hors du bâtiment ou bien qu'elle subisse un choc quand on la fait descendre sur le plancher.
La même méthode, employée dans l'industrie de la construction depuis des années, est utilisée pour amener sur place des appareils d'agencement, par exemple des coffres-forts, des conditionneurs d'air, des meubles lourds ou encombrants, etc.
L'invention a pour but de pallier ces inconvénients et de fournir une solution aux problèmes susmentionnés.
Le dispositif suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'il comprend une poutre, des moyens de connexion reliés à cette poutre dans des positions intermédiaires entre ses extrémités, de façon à créer un point de suspension, un organe de support de la charge monté d'un côté du point de suspension, à une extrémité de la poutre, et un contrepoids relié à la poutre de l'autre côté du point de suspension et à l'autre extrémité de la poutre, de façon à équilibrer la charge et maintenir la poutre en position horizontale.
Des formes de réalisation du dispositif objet de l'invention
seront décrites, à titre d'exemple et avec référence aux figures ci
jointes.
Dans le dessin:
la fig. 1 est une vue en perspective du premier dispositif pendant
l'opération de placement d'une charge dans l'ouverture d'une cons
truction en hauteur partiellement représentée;
la fig. 2 est une vue latérale du dispositif de la fig. 1;
la fig. 3 est une coupe transversale suivant la ligne 3-3 de la fig. 2; ila fig. 4 est une vue latérale d'une seconde forme d'exécution;
la fig. 5 est une vue en coupe suivant la ligne 5-5 de la fig. 4;
la fig. 6 est une coupe partielle suivant la ligne 6-6 de la fig. 4;
la fig. 7 est une coupe partielle suivant la ligne 7-7 de la fig. 4;
la fig. 8 est une vue à plus grande échelle, suivant la ligne 8-8
de la fig. 4;
la fig. 9 est une vue à plus grande échelle, suivant la ligne 9-9
de la fig. 4, sous le carter du chariot;
;
la fig. 10 est une vue partielle à plus grande échelle, suivant
la ligne 10-10 de la fig. 9;
la fig. 11 est une vue latérale à très grande échelle, partiellement
en coupe, du raccord interne de crochet du câble de soulèvement;
la fig. 12 est une vue à très grande échelle, partiellement
en coupe, du raccord externe de crochet du câble de soulèvement.
en coupe, du raccord externe de crochet du câble de soulève
ment.
Dans une première forme de réalisation selon les fig. 1 à 3, le
dispositif de chargement 21 est connecté avec une corde de his
sage 22 et supporté par l'entremise de cette dernière par une grue,
fauconneau ou équipement de hissage analogue. Le câble de
hissage 22 comprend un poids 22a et un crochet 22b. Le dispositif
de chargement 21 comprend une poutre en I constituée d'une
âme 23a, d'une aile inférieure 23b et d'une aile supérieure 23c,
cette dernière étant solidaire de deux plaques de connexion 24 et
25. Des câbles 26 et 27 sont fixés au crochet 22b du câble de
hissage 22 au moyen d'anneaux 26a et 27a et raccordés aux
plaques de connexion 24 et 25 au moyen d'anneaux ou crochets
26b et 27b passant dans des oeillets respectifs 24a et 25a.
Ce genre
de support encercleur donne de la stabilité horizontale à la
poutre 23 dont un centre ou axe de pivotement coïncide avec la
projection verticale vers le bas du câble de hissage 22.
Raccordé à une extrémité 23d de la poutre 23 se trouve le pont
de chargement 28 qui comprend un élément horizontal 28a dis
posé sur la partie supérieure 23c de la poutre 23 et une plate
forme 28b suspendue à l'élément horizontal 28a au moyen de
plusieurs élingues 28c. Comme le montrent les fig. 1 et 2, le pont
de chargement 28 transporte une charge 29, plus spécialement des
matériaux de construction disposés sur la plate-forme 28b.
A l'extrémité opposée 23e de la poutre 23, des contrepoids 30
détachables sont reliés à la poutre 23, au moyen de boulons 31 qui
sortent en haut des cavités 30a des contrepoids 30 et passent en
bas à travers des trous pratiqués dans la poutre 23 même, afin
d'être fixés à la partie supérieure 23c de celle-ci moyennant des
écrous 32. Les contrepoids 30 peuvent être fabriqués avec
n'importe quel matériau approprié. Il est cependant préférable de
fabriquer les contrepoids 30 en béton parce qu'il est facile de les
produire sur place dans le chantier même, dans les dimensions et
le poids nécessaires, de les employer et ensuite de les mettre au
rebut quand on n'en a plus besoin. On dispose ainsi de contre
poids 30 d'une construction aisée, rapide et relativement peu
coûteuse.
Le dispositif se base sur le principe du levier. La poutre 23 est
un levier ayant un point d'appui intermédiaire entre les plaques de
connexion 24 et 25 situé sur la ligne de projection du câble de
hissage 22. Si on étudie les moments par rapport au point
d'appui, le produit de la distance entre le point d'appui et le
centre d'équilibre des contrepoids par le poids du contrepoids doit
à peu près correspondre au produit de la distance entre le point
d'appui et le centre d'équilibre de la charge par le poids de la charge, si l'on veut que la poutre soit horizontale.
A titre d'exemple, si l'on suppose que la poutre a une longueur de 610 cm et qu'elle est raccordée au câble de hissage de façon que le point d'appui se trouve à distance égale de chaque extrémité et que le poids de la charge à transporter est d'environ 900 kg, alors le poids des contrepoids doit aussi être d'environ 900 kg, afin de maintenir la poutre dans une position horizontale. Un autre exemple: si une poutre de 610 cm est raccordée au câble de hissage de sorte que le point d'appui soit situé à 155 cm des contrepoids, la distance de la charge sera de 455 cm. Dans ce cas, avec la même charge d'environ 900 kg, il est nécessaire d'avoir un contrepoids d'environ 2700 kg pour maintenir la poutre en position horizontale.
S'il faut monter une charge de matériaux 29 jusqu'à l'un des étages supérieurs 33a dans une construction en hauteur 33 (fig. 1) et s'il faut la mettre en place à travers une ouverture 33b à l'aide d'un câble de hissage 22, on fixe au préalable la quantité nécessaire de contrepoids 30 à l'extrémité 23e de la poutre 23 pour maintenir celle-ci en équilibre horizontal. Selon le poids de la charge 29, il peut être aussi nécessaire de porter le point d'appui plus près du contrepoids 30 ou plus près de la charge 29 en raccordant d'une manière opportune les câbles 26 et 27 aux ceil- lets 24a et 25a. Quand la charge 29 est bien équilibrée selon le principe du levier, on soulève le dispositif de chargement jusqu'à l'étage voulu 33a de la construction 33 moyennant le câble de hissage 22.
A cet endroit, l'appareil de hissage peut être tourné pour faire pénétrer la charge 29 dans l'ouverture 33b. En relâchant graduellement le câble de hissage 22, la charge 29 se dépose doucement sur le plancher (non représenté). Ensuite, en relâchant encore un peu le câble 22, on permet aux contrepoids 30 d'orienter la poutre 23 selon un angle et de détacher alors le pont de chargement de l'extrémité 23d de la poutre. Mise ainsi en biais, la poutre 23 peut sortir de l'ouverture 33b.
Selon l'angle sous lequel la poutre 23 est enlevée hors de la construction 33 après le détachement de la charge 29, les câbles d'écartement 26 et 27 jouent un rôle important. Si le câble de hissage 22 avait été raccordé à la poutre 23 en un seul point, le détachement de la charge 29 aurait fait dresser la poutre 23 dans une position verticale en endommageant la structure supérieure de l'ouverture 33b. Or, les câbles 26 et 27 empêchent que cela arrive et ralentissent la rotation de la poutre 23 une fois la charge détachée. On peut aussi utiliser des câbles 26 et 27 de différentes longueurs pour réduire au minimum cet angle de rotation.
Quand il s'agit de faire sortir une charge 29 par l'ouverture 33b de la construction 33, on exécute la même suite d'opérations décrite ci-dessus en sens inversé. Avec la poutre 23 peu inclinée, l'extrémité 23d de celle-ci est insérée dans l'ouverture 33b et raccordée au pont 28 qui supporte la charge 29. En hissant le câble 22, la charge 29 est soulevée doucement du plancher par le passage de la poutre 23 de la position inclinée dans une position horizontale et peut alors être transportée hors de la construction 33.
Les avantages considérables qui découlent de l'emploi de ce dispositif pour les opérations de chargement et de déchargement sont évidents. Il n'est pas nécessaire qu'un homme pousse la charge dans le bâtiment. Le danger de la chute de débris est pratiquement écarté, étant donné que la charge est soulevée doucement du plancher plutôt que tirée à travers l'ouverture. On a donc une double économie, soit de temps, soit de main-d'oeuvre.
Grâce au dispositif une charge peut être très bien introduite dans une construction sans que le câble de hissage touche la façade. Par conséquent, le dispositif élimine non seulement les avaries au bâtiment et au câble, mais empêche aussi que la charge elle-même soit soumise à un choc.
Le dispositif décrit ci-dessus trouve application dans de nombreuses situations. Il y a toutefois des situations où le fait d'introduire ou de sortir la poutre 23 inclinée en regard de l'ouverture peut donner des inconvénients. Dans ces cas, il est souhaitable que la poutre 23 reste toujours en position horizontale aussi bien pendant le chargement que le déchargement. On peut obtenir cela avec une forme différente de réalisation du dispositif décrite ciaprès avec référence aux fig. 4 à 12.
Comme on le voit dans la fig. 4, le dispositif de chargement 21' est raccordé au câble de hissage 22' d'une grue, d'un fauconneau ou d'un équipement de hissage analogue. Le câble de hissage 22' comprend un poids 22a' et un crochet 22b'. Le dispositif de chargement 21' comprend une poutre en I 23' ayant une âme 23a', une aile inférieure 23b' et une aile horizontale supérieure 23c', cette dernière solidaire de deux plaques de connexion 24' et 25'.
Des câbles 26' et 27' sont fixés à un anneau 34 par l'entremise de crochets 26a' et 27a' et raccordés aux plaques de connexion 24' et 25' au moyen de crampons 26b' et 27b', dans des oeillets respectifs 24a' et 25a'. L'anneau 34 est tenu par le crochet 22b' du câble de hissage 22'.
Un profil 35 en T, sur lequel est monté un crochet pivotant 36, est solidement soudée à l'extrémité 23d' de la poutre 23'. Comme on peut voir à la fig. 8, le crochet 36 est tenu par une goupille 37a et une cheville 37b qui passent dans un trou du profil 35. Le crochet 36 comprend une partie recourbée 36a et une tige 36b pivotant dans une partie 36c. En saillie à l'extrémité supérieure de la partie 36c, il y a une paire de montants 36d à travers lesquels passe un boulon ou une goupille 36e qui relie le crochet 36 à l'anneau 37a. Le crochet 36 peut porter ainsi une élingue 28' transportant une charge 29' (fig. 4).
A l'extrémité opposée 23e' de la poutre 23' se trouve un chariot de contrepoids mobile 38. Le support du chariot 38 comprend à chaque extrémité une paire d'éléments verticaux 39a.
Comme on le voit dans la fig. 5, ces éléments 39a sont espacés de façon à permettre à la poutre 23' de s'insérer entre eux, chacun d'eux étant raccordé à un élément en U 39b qui passe d'une paire d'éléments verticaux 39a à la paire opposée. Les bras verticaux de l'élément en U 39b sont suffisamment larges pour s'étendre le long de chaque côté de la poutre 23'.
Montées sur l'élément 39b en U et espacées sur toute sa longueur, il y a une pluralité de roues 40 sur des boulons 40a qui sont fixés au moyen d'écrous 40b à la surface extérieure de l'élément 39b en U pour permettre rapidement une inspection.
Comme le montre la fig. 5, il y a à la surface supérieure de la partie inférieure 23b' de la poutre 23' une voie sur laquelle le chariot 38 coulisse sur des roues 40.
De chaque côté du chariot 38 (fig. 5), des éléments de support 39c sont fixés à la surface interne des éléments verticaux 39a.
Ces éléments de support 39c présentent une découpure 39d pour le passage du câble 41 du chariot. De chaque côté de cet ensemble, des battants 39e sont montés par des charnières aux panneaux supérieurs 39g attachés à l'élément en U 39b. Les battants 39e ont la forme d'un L et constituent ensemble avec les éléments 39c un châssis qui ressemble à un boîtier. Les battants 39e peuvent être élevés pour donner accès à l'intérieur du boîtier à l'aide des manches 39h montées sur les battants.
Autour de la périphérie inférieure du boîtier se trouve un cadre rectangulaire 39i construit avec des fers à cornières et attaché aux éléments verticaux 39a. A l'intérieur du boîtier 39i (fig. 9) est solidement attachée une pièce d'angle en fer 39j sur laquelle repose une varangue 39k en formant la fermeture du fond.
Près du cadre 39i sont fixés de manière amovible plusieurs contrepoids 30' tenus par des brides d'appui 42 raccordées par des goujons 42a et des écrous 42b à chaque coin du cadre rectangulaire 39i.
Une plaque d'arrêt 43 (fig. 4 et 7) est solidement fixée, préférablement soudée, aux extrémités des parties 23a', 23b' et 23c' à l'extrémité du contrepoids 23e' de la poutre 23'. A l'extérieur du point d'appui à l'extrémité 23d' est montée une plaque d'arrêt angulaire 44 (fig. 4 et 6) dans la partie inférieure 23b' de la poutre.
Le câble 41 est fixé entre les plaques d'arrêt 43 et 44 par des moyens qui seront décrits plus loin.
Comme on le voit à la fig. 9, un moteur 48 contenu dans le carter du chariot 38 fait déplacer le chariot le long de la poutre 23'. La source d'énergie est constituée de deux batteries 45 à courant continu connectées entre elles par un câble 45a, mises à terre par un fil 45b et reliées au châssis et connectées par un raccordement 45c au circuit électrique monté sur un panneau 46, illustré schématiquement. Un chargeur de batterie 47 comprend un instrument de contrôle (non représenté) qui indique continuellement les conditions des batteries 45 et avertit quand il faut les charger. Le chargeur 47 comprend aussi un boitier 47a, monté à l'extrémité du cadre 39c et ayant une protection élastique 47b afin de recevoir un fil électrique pour embrancher une source de courant alterné lors d'une charge.
Le mécanisme de commande comprend un moteur réversible 48 à courant continu ayant un arbre de sortie 48a sur lequel est montée une roue dentée 48b. Une chaîne sans fin 49 relie la roue dentée 48b à une roue dentée 50a montée sur l'arbre d'entrée 50b d'un accouplement sans friction 50 ayant un arbre de sortie 50c couplé à l'arbre d'entrée 51 a d'un réducteur 51. Un cylindre 52 avec une rainure hélicoïdale à sa surface est monté sur l'arbre de sortie 51b du réducteur 51. Le câble 41 du chariot est enroulé autour du cylindre 52 dans la rainure en spirale. Le cylindre 52 comprend aussi des bords 52a circulaires à chacune de ses extrémités pour empêcher que le câble 41 glisse dehors.
Ainsi, la rotation de l'arbre 48a du moteur 48 fait tourner le cylindre 52 qui, par l'effet de friction avec le câble 41, fait mouvoir le chariot 38 supporté par les roues 40 le long de l'extrémité 23e' du contrepoids de la poutre. Etant donné que le moteur 48 peut tourner dans les deux sens, le chariot 38 peut se déplacer selon les nécessités à l'intérieur ou à l'extérieur le long de la poutre 23'. La direction de l'opération et la mise en fonctionnement et hors fonctionnement du moteur 48 sont commandées par un circuit électrique de commutation monté sur le panneau électrique 46.
Comme on voit à la fig. 10, le panneau électrique 46 comprend un couple d'interrupteurs à mercure 53 qui sont orientés à angle par rapport au plan horizontal. De préférence, les interrupteurs 53 sont insérés en permanence dans un bloc de résine 54 qui est fixé au panneau moyennant des vis 54a. De cette façon, les interrupteurs 53 n'ont pas besoin d'être réglés après leur installation initiale et ne peuvent pas être endommagés par du personnel non autorisé.
Montés ainsi, les interrupteurs 53 sont sensibles à l'inclinaison de la poutre 23' elle-même, c'est-à-dire un interrupteur 53 est sensible à la rotation dans le sens des aiguilles d'une montre de la poutre 23' (fig. 4) et quand le mercure 53a dans cet interrupteur 53 met en connexion ses points de contact 53b pour fermer le circuit électrique, le moteur 48 fait déplacer le chariot 38 vers le centre de la poutre 23', jusqu'à ce que la poutre retourne à une position horizontale dans laquelle le mercure 53a dans l'interrupteur 53 ne met plus en connexion les points de contact 53b de façon que le circuit électrique soit ouvert et le moteur 48 soit arrêté.
De la même manière, l'autre interrupteur 53 est sensible à la rotation en sens contraire de la poutre 23' et commande la mise en fonctionnement et hors fonctionnement du moteur 48 afin de faire déplacer le chariot 38 loin du centre et vers l'extrémité de la poutre 23'.
Le dispositif de chargement 21' est en outre équipé d'un dispositif d'arrêt manuel qui comprend une boîte de commande à bouton-poussoir et un cordon électrique (non représenté) qui est raccordé au circuit par la boîte électrique 55, montée sur l'élément de support 39c et ayant une protection à ressort 55a.
Cette mesure rend impossible la mise en marche automatique du moteur 48 et permet à l'opérateur de commander indépendamment le mouvement du chariot 38 sur la poutre 23', ainsi que des situations exceptionnelles pourraient le demander.
Comme le mouvement du chariot 38 subit l'influence de la friction entre le cylindre 52 et le câble 41, il faut que ce câble 41 reste en tension. A cette fin, à chaque extrémité du câble 41 il y a un ressort (fig. 11 et 12). Dans la fig. 12, qui montre la connexion de l'extrémité de la poutre 23', une tige 56a traverse une ouverture 43a de la plaque d'arrêt 43. L'extrémité interne de la tige 56a présente un étrier 56b en U qui porte une goupille 56c tenue par une goupille fendue 56d. La goupille 56c passe à travers l'anneau final 41a de la goupille fendue 56d. L'extrémité externe de la tige 56a est filetée pour recevoir un écrou de fixation réglable qui tient un arrêt 56f coulissant sur la tige 56a. Entre la face externe de la plaque d'arrêt 43 et l'arrêt 56f est un ressort en spirale 56g encerclant la tige 56a.
L'arrêt 56f comprend une partie vers l'intérieur ayant substantiellement le même diamètre que le diamètre interne du ressort 56g pour assurer au ressort 56g un siège et un centrage appropriés. Une protection cylindrique 56h entoure le ressort 56g, la tige 56a, l'arrêt 56f et l'écrou de fixation 56e afin d'éviter l'endommagement de ces pièces au cas où cette extrémité de la poutre 23' heurterait un objet. En outre, la protection 56h sert aussi pour garder bien centrée l'extrémité interne du ressort 56g.
Dans la fig. 11, l'extrémité interne du câble 41 est raccordée à une tige 57a ayant un étrier 57b avec une goupille amovible passant à travers l'anneau 41b du câble 41 et retenue à cet étrier 57b au moyen d'une goupille fendue 57d. La tige 57a passe à travers une ouverture 44a dans la plaque interne d'arrêt 44 et elle est filetée à son extrémité externe pour recevoir un écrou réglable de fixation 57e qui tient un arrêt 57f à ressort coulissable sur la tige 57a pour garder bien centré un ressort en spirale 57g.
Comme le montre la fig. 4, ces éléments sont disposés près de la poutre 23' elle-même, et par conséquent un endommagement par d'autres objets est improbable et une protection cylindrique, comme celle pour l'extrémité externe, n'est pas nécessaire. Toutefois, afin d'assurer un siège au ressort 57g et un centrage parfait, une attache 57h est fixée à la plaque d'arrêt dont l'orifice central coïncide avec l'ouverture 44a dans la plaque d'arrêt 44 dans laquelle la tige 57a doit coulisser. Cette pièce de montage 57h comprend aussi une partie ronde élevée dont le diamètre est substantiellement le même que le diamètre interne du ressort 57g pour assurer un centrage parfait.
Pour le fonctionnement du dispositif 21', construit suivant le second exemple de réalisation, on peut appliquer le principe du levier mentionné ci-dessus. Ici, toutefois, la distance entre le point d'appui et le centre du contrepoids peut être changée automatiquement en déplaçant le chariot 38 afin de maintenir la poutre 23' en position horizontale. Grâce à cette capacité de tourner, il n'est pas nécessaire de régler le point d'appui lui-même et prévoir les plaques de connexion 24' et 25' avec des oeillets 24a' et 25a' à part.
Si par exemple une charge 29' est déposée à un étage et si on désire la transporter à un étage plus haut de la construction, il faut suivre la méthode suivante d'opération. Tant que le dispositif 21' n'est pas auparavant attaché à la charge 29', on doit supposer que le chariot 38 est près du point d'appui de la poutre 23' et que la poutre 23' est donc dans une position horizontale.
Le conducteur de la grue fait d'abord pénétrer l'extrémité de la charge 23d' de la poutre 23' dans l'ouverture du bâtiment, après quoi l'élingue 28' peut être connectée au crampon 36. Sitôt élevé le câble de hissage 22',1'extrémité 23d' de la poutre s'inclinera vers le bas sous l'influence de la charge 29' elle-même.
Quand l'angle de la poutre 23' atteint une inclinaison présélectionnée, le mercure 53a dans un des interrupteurs 53 ouvre le contact 53b, ce qui complétera le circuit électrique entre le moteur 48 et la batterie 45. Le moteur 48 met alors en marche le cylindre 52 et le chariot 38 se déplacera vers l'extrémité externe de la poutre 23' jusqu'à ce qu'elle retourne en position horizontale, et l'interrupteur 53 fait arrêter le fonctionnement du moteur 48.
Pendant que le chariot 38 se déplace le long de la poutre 23', le conducteur doit cesser d'élever le câble 22' et ainsi de balancer la charge, qui sera hissée du plan de support au moment où la poutre 23' retourne dans la position horizontale. Ensuite, le conducteur éloigne le dispositif 21' avec la charge 29' du bâti ment, l'élève jusqu'à son propre niveau et tourne l'appareil de hissage jusqu'à ce que la charge 29' ait de nouveau rejoint l'ouverture du bâtiment. En relâchant ou descendant le câble de hissage 22', la charge se pose doucement sur le plancher. En descendant ensuite le câble 22',1'extrémité 23e' du contrepoids de la poutre s'incline vers le bas sous l'influence du chariot 38 sur l'extrémité externe de celle-ci.
A un angle d'inclinaison présélec tionné, le mercure 53a dans le deuxième interrupteur 53 ferme le circuit électrique pour amener l'arbre de sortie 48a du moteur 48 dans la direction opposée. Cela fait tourner le cylindre 52 dans la direction inverse et le chariot 38 est attiré automatiquement à l'intérieur vers le centre de la poutre 23' jusqu'à ce que la poutre 23' retourne en position horizontale, après quoi le crampon pivotant 36 peut être détaché de l'élingue 28'. Pendant que le chariot 38 se déplace le long de la poutre 23', le conducteur doit cesser de faire descendre le câble de hissage 22'.
D'après le principe du levier, la charge maximale que ce dispositif pourra maintenir en position horizontale est déterminée par le point le plus éloigné où le chariot 38 peut arriver. Si la charge est trop lourde pour pouvoir être bien équilibrée par le chariot 38, en essayant d'attraper la charge, le chariot 38 se déplacera automatiquement vers l'extrémité externe de la poutre 23' jusqu'à ce que les éléments verticaux 39a fassent prise avec la plaque d'arrêt externe 43. A ce moment, si le circuit électrique est encore fermé (c'est-à-dire si le chariot 38 est en train de se déplacer sur la poutre 23' pour équilibrer la charge), l'interrupteur sans friction 50 empêche d'endommager le moteur 48 par son décalage. Dans ce cas, des contrepoids 30', de préférence aussi en ciment, peuvent être attachés près du boîtier par des courroies.
Quand le chariot 38 se déplace soit vers la plaque d'arrêt 43 ou 44, il tire sur le câble 41 en direction de son mouvement. Par exemple, si le chariot se déplace vers la plaque d'arrêt 43 à l'extrémité externe de la poutre 23', cette action de tirer comprime légèrement le ressort 56g par l'arbre 56a et le ressort 57g ensemble avec la plaque opposée 43 empêche le câble 41 de se relâcher, et par l'action unie des deux ressorts 56g et 57g le câble 41 est tenu très élevé et en prise de friction avec le cylindre 52.
Concernant l'angle d'inclinaison nécessaire pour mettre le chariot 38 en mouvement, il est préférable de placer les interrupteurs à mercure 53 dans un bloc 54 pour tourner sur le moteur 48 quand la poutre 23' est inclinée à peu près de cinq degrés du plan horizontal.
En suivant le principe décrit ici, des charges peuvent être maintenant déposées dans des bâtiments ou en être extraites sans mettre en danger des vies humaines ou corps et sans endommager l'équipement et les matériaux comme c'était le cas avec les techniques de chargement antérieures.