La présente invention concerne un chronographe-compteur mécanique comportant au moins un mobile de secondes fournissant l'indication des secondes et un mobile supplémentaire qui se meut plus rapidement que le mobile des secondes, à une vitesse lui faisant faire un tour en un nombre entier de secondes, de manière à permettre une lecture plus précise des fractions de seconde.
La réalisation d'un chronographe-compteur de ce type se trouve certes à portée de l'homme du métier si l'on considère deux anciens exposés de brevets suisses dont l'un propose une montre de poche munie d'un mouvement et d'organes indicateurs ordinaires, mais munie en plus d'une aiguille faisant un tour en six secondes pour la lecture des fractions de seconde et d'un dispositif permettant d'arrêter le balancier, donc le mouvement de la montre, aucun moyen de remise à zéro n'étant toutefois prévu, et dont l'autre propose un simple compteur de temps (montre-stop) comprenant seulement une aiguille qui fait un tour en dix secondes pour permettre la lecture des fractions de seconde et une autre aiguille qui fait un tour en 300 secondes en se déplaçant le long de graduations dont chacune représente dix secondes.
Dans un chronographe-compteur du type précédemment défini, il est avantageux d'avoir, en plus du mobile de secondes et du mobile supplémentaire qui se meut plus rapidement, un mobile compteur de minutes et même, dans certains cas, un mobile compteur d'heures.
On se heurte toutefois à certaines difficultés en ce qui concerne la remise à zéro des mobiles indicateurs. En effet, plus le nombre de mobiles à remettre à zéro est grand, plus la configuration et l'ajustage du marteau qui agit sur les cceurs de remise à zéro des différents mobiles deviennent compliqués.
Le mieux serait que le marteau n'ait à agir que sur un cceur. Un marteau agissant sur deux cceurs est encore réalisable sans trop de difficultés, un marteau à trois fonctions, c'est-à-dire agissant sur trois coeurs, est encore réalisable quoique avec de notables complications; par contre, un marteau à quatre fonctions, c'est-à-dire agissant sur quatre cceurs, bien que non totalement irréalisable, deviendrait extrêmement compliqué et augmenterait dans une notable mesure les difficultés et le coût de fabrication du compteurchronographe.
Lorsque l'on prévoit un mobile supplémentaire tournant plus vite que le mobile des secondes, il serait désirable de n'avoir pas pour ce mobile un cceur de remise à zéro supplémentaire en plus de celui du mobile des secondes, et, le cas échéant, de celui du mobile des minutes et de celui du mobile des heures s'il en existe un.
Le but de la présente invention est de fournir un chronographe-compteur mécanique comprenant un mobile indicateur des fractions de seconde tournant plus vite que celui des secondes dans lequel l'obtention de cet avantage ne nécessite pas une structure plus compliquée du dispositif de remise à zéro, notamment en ce qui concerne le nombre de fonctions du marteau.
Conformément à l'invention, le chronographe-compteur mécanique du type précédemment défini est caractérisé en ce que ledit mobile supplémentaire est entraîné par la partie du mobile de secondes qui est solidaire de l'élément indicateur et est sujette comme telle à la remise à zéro, le mouvement de ce mobile supplémentaire restant lié en surmultiplication à celui de cette partie du mobile de secondes également pour la remise à zéro, et ce mobile supplémentaire étant fait, au moins dans la partie la plus éloignée de son axe, d'un matériau dont la densité se situe au-dessous ou au voisinage de celle de l'aluminium de manière à minimiser la résistance que son moment d'inertie oppose, du fait de la surmultiplication, à l'action de remise à zéro exercée sur ladite partie du mobile de secondes.
Avec cette construction, la remise à zéro du mobile supplémentaire permettant la lecture précise des fractions de seconde ne nécessite pas de dispositif de remise à zéro propre, c'est-à-dire qu'elle n'implique pas un agencement du marteau tel que celui-ci ait à remplir encore une fonction supplémentaire. Avantageusement, le chronographe-compteur mécanique comporte encore un compteur de minutes et il peut même comporter encore un compteur d'heures; le marteau n'en restera pas moins un marteau à deux fonctions si l'on a trois mobiles indicateurs, ou un marteau à trois fonctions si l'on a quatre mobiles indicateurs.
Sous une forme d'exécution particulièrement avantageuse, le chronographe-compteur est encore caractérisé en ce que le mobile supplémentaire est agencé pour afficher les fractions de seconde derrière un guichet et comprend un disque marqué à sa périphérie d'un nombre de secteurs identiques égal au nombre de secondes que ce mobile met pour effectuer un tour, ce nombre étant de préférence situé entre cinq et douze, chaque dit secteur étant subdivisé par des marquages de fractions de seconde, de préférence des cinquièmes ou des dixièmes de seconde, et ledit guichet ayant des dimensions telles qu'il laisse apparaître en entier au moins un dit secteur, un repère fixe de lecture des fractions de seconde étant marqué sur le guichet ou en bordure de celui-ci.
Avec cette forme d'exécution, l'indication des fractions de seconde est toujours fournie au même endroit, quel que soit celui des secteurs identiques qui est amené à fournir l'indication de fraction de seconde. Avantageusement, le mobile affichant les secondes, de même que les mobiles des compteurs de minutes et d'heures s'ils sont présents dans le chronographe, sont également agencés pour fournir leur affichage derrière un guichet, chacun de ces mobiles portant un disque marqué d'une graduation à l'échelle de l'information de temps fournie par ce mobile.
Sous une autre forme d'exécution également avantageuse, le chronographe-compteur mécanique est encore caractérisé en ce que ledit mobile supplémentaire est agencé pour afficher les fractions de seconde, de même que les secondes selon un cycle de moins soixante secondes correspondant à un tour complet de ce mobile, ce dernier étant entraîné avec un rapport de multiplication entier pour effectuer un nombre entier de tours en soixante secondes.
Ce mobile supplémentaire porte alors avantageusement un indicateur de secondes et de fractions de seconde constitué par une aiguille se déplaçant devant une graduation, laquelle comporte un nombre de divisions principales égal au nombre de secondes que ce mobile met pour faire un tour, ce nombre étant de préférence égal à cinq ou à dix, chaque espace entre deux divisions principales étant subdivisé par des marquages de fractions de seconde, de préférence des cinquièmes ou des dixièmes de seconde.
De cette manière, la même position de l'aiguille se répète, selon le cas, toutes les cinq ou toutes les dix secondes, de sorte que l'on peut aisément indiquer sur la graduation des chiffres représentant les unités du nombre de secondes à un ou deux chiffres correspondant.
Dans la forme d'exécution précédemment mentionnée, dans laquelle le chronographe-compteur comprend un compteur de minutes et un mobile indicateur des heures, ce dernier est avantageusement agencé pour être, en fonctionnement, entraîné de manière continue par un mobile moteur à barillet contenant un ressort de barillet, de manière telle que ce mobile des heures effectue un tour pendant que le mobile moteur effectue un nombre de tours correspondant approximativement au développement du ressort de barillet. On a ainsi une construction simple pour le mobile des heures et la réserve de marche du chronographe-compteur est utilisée de manière optimale.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du chronographe-compteur mécanique selon l'invention; dans ce dessin:
la fig. 1 est une vue de dessus d'un chronographe-compteur agencé pour fournir des indications d'heures, de minutes, de secondes et de fractions de seconde, et
la fig. 2 est une vue schématique en coupe des rouages de ce chronographe-compteur qui servent à actionner les différents mobiles indicateurs.
Sur la fig. 1 on voit un chronographe-compteur mécanique 1 muni de deux poussoirs 2 et 3 et permettant des mesures de temps en heures, minutes, secondes, et fractions de seconde. Pour fournir ces indications, ce chronographecompteur est muni de mobiles indicateurs constitués par des disques marqués d'indications horaires et se déplaçant derrière des guichets. On voit sur la fig. 1 un disque portant des marquages 4 d'heures apparaissant derrière un premier guichet, un disque portant des marquages 5 de minutes apparaissant derrière un deuxième guichet, un disque portant des marquages 6 de secondes apparaissant derrière un troisième guichet, et un disque portant des marquages 7 de secteurs correspondant à une seconde et des marquages 8 de dixièmes de seconde apparaissant derrière un quatrième guichet.
Ces marquages de dixièmes de seconde, quoique quelque peu serrés, sont encore aisément lisibles.
La construction de ce chronographe est du genre de celle des chronographes-compteurs dits semi-instantanés décrits notamment au chapitre 7 du livre le chronographe de B.
Humbert.
Le chronographe-compteur représenté à la fig. 1 est de forme classique, il est à deux poussoirs et son remontage est effectué au moyen d'une clef depuis l'arrière, mais il est bien entendu que toute autre forme de chronographe, par exemple à un seul poussoir et/ou à remontage au moyen d'une couronne de remontoir, pourrait recevoir l'agencement spécifique qui particularise le chronographe-compteur mécanique décrit. On remarque sur la fig. 1 que la partie inférieure de la boîte du chronographe comporte une anse permettant, le cas échéant, de suspendre ce chronographe en pendentif, par exemple lorsqu'il est utilisé pour le chronométrage de performances sportives.
On notera que la graduation de l'échelle 8 des fractions de seconde et dixièmes de seconde n'a de sens que si l'échappement du chronographe-compteur bat le dixième de seconde (36 000 alternances à l'heure); dans le cas où l'échappement ne battrait que le cinquième de seconde (18 000 alternances à l'heure) la graduation 8 serait établie en cinquièmes de seconde.
Il serait naturellement aussi possible d'agencer ce chronographe de manière telle que, au lieu d'afficher ses informations horaires par des marquages présentés par des disques se déplaçant derrière des guichets, il affiche ces informations au moyen d'aiguilles se déplaçant sur des graduations fixes.
Ces deux systèmes d'affichage sont connus, et, à l'exception d'une question d'opportuniçé concernant l'affichage des fractions de seconde qui sera examinée plus loin, des explications plus détaillées à ce sujet ne sont pas nécessaires.
La fig. 2 montre de façon schématique, par une vue en coupe, la manière dont les disques des mobiles indicateurs qui portent les marquages 4, 5, 6, 7 et 8 sont entraînés. Sur cette figure, on voit que, entre une platine 11 et un pont de rouage 12, sont disposés un 'Earillet-grande moyenne 13 contenant un ressort-moteur 14 nonté sur un arbre de barillet 16 solidaire d'une roue à rochet de remontage 15, un mobile indicateur d'heures 17, un mobile de petite moyenne 19 et un mobile de secondes 20 portant une roue dentée 27 engrenant avec un dispositif d'échappement non représenté.
De l'autre côté de la platine 11, le mobile indicateur d'heures 17 porte, de manière classique, un cceur de remise à zéro 18 sur lequel est monté le disque portant les marquages 4 pour l'affichage des heures. De manière similaire, le mobile de secondes 20 porte un cceur de remise à zéro 21 sur lequel sont montés un doigt 26 pour l'entraînement du compteur de minutes (par l'intermédiaire d'un renvoi 28 représenté en traits mixtes) et un disque 22 sur lequel sont portés les marquages 6 pour l'affichage des secondes. Ce disque 22 constitue en même temps une roue dentée qui engrène avec un pignon 23 formant, avec un disque 29 monté sur lui de manière solidaire, un mobile d'indication des fractions de seconde. Ce pignon 23 est pivoté de manière très libre sur un tenon 24.
Le disque 29 porte les marquages 7, de secteurs correspondant à une seconde, et 8, de fractions de seconde.
Le rapport d'engrenage du disque 22 et du pignon 23 est tel que le mobile de fractions de seconde tourne à une vitesse dix fois plus élevée que le mobile de secondes, c'est-à-dire que le mobile de fractions de seconde effectue un tour toutes les six secondes. Les marquages 7 du disque 29 définissent donc six secteurs identiques correspondant à une seconde, secteurs qui sont tous subdivisés en dix marquages de dixièmes de seconde 8. Ainsi donc, lorsque l'on veut lire l'indication du chronographe après avoir stoppé le comptage du temps, on aura toujours dans le guichet des dixièmes de seconde (fig. 1) un quelconque des six secteurs qui apparaîtra dans la zone centrale du guichet, et on pourra lire le nombre exact de dixièmes de seconde sur les graduations 8 du disque 29.
Quel que soit celui des six secteurs qui apparaîtra derrière le guichet, la lecture des fractions de seconde se fera toujours au même endroit, en face d'un repère porté sur le cadran en bordure du guichet; on ne remarquera donc nullement que I'indication des fractions de seconde sera donnée par différentes parties du disque 29 selon qu'il s'agira par exemple de la douzième ou de la quatorzième seconde. L'affichage des fractions de seconde effectué ainsi derrière un guichet constitue en fait un affichage concernant seulement les fractions de seconde, malgré le fait qu'un tour du mobile ne mesure pas une période d'une seconde mais une période de six secondes. Les choses se présentent différemment lorsque, comme cela sera examiné plus loin, I'affichage des fractions de seconde est fourni par une aiguille se déplaçant sur une graduation fixe.
On comprend aisément que le disque formant roue dentée 22 entraîne le mobile de fractions de seconde, par l'intermédiaire du pignon 23, à une vitesse telle que, chaque seconde, un secteur de soixante degrés du disque 29 défile derrière le guichet de l'affichage des fractions de seconde. en face du repère. Dans la forme d'exécution représentée, on a choisi des secteurs de soixante degrés (de sorte que le mobile des fractions de seconde fait un tour toutes les six secondes), mais il est bien clair que le nombre de secteurs pourrait également être différent, I'important étant seulement (au moins dans cette forme d'exécution) qu'il y ait un nombre entier de secteurs, c'est-à-dire que l'arc formé par chaque secteur soit égal à 360 degrés divisés par un nombre entier.
Il ne serait par contre pas nécessaire, dans cette forme d'exécution, que le rapport de multiplication entre le mobile des secondes et le mobile des fractions de seconde soit un nombre entier, c'est-à-dire que ce soit chaque fois le même secteur du mobile des fractions de seconde qui vienne en face du repère lorsque le mobile des secondes occupe une position déterminée; il est seulement nécessaire que ce soit toujours la même graduation d'un quelconque secteur qui corresponde à une même position du mobile des secondes (ceci se trouvant déjà assuré dès que le mobile des fractions de seconde comporte un nombre entier de secteurs identiques).
Lorsque, au moyen d'un des poussoirs 2 et 3, on effectue la remise à zéro du chronographe-compteur, un marteau vient agir sur le cceur 21 du mobile des secondes et remet ce mobile à zéro, ce dont résulte une rotation rapide du mobile des fractions de seconde, laquelle aboutit à amener ce mobile dans une position où une marque délimitant deux secteurs se trouve en face du repère, c'est-à-dire une position où le nombre de dixièmes de seconde indiqué est égal à zéro. Avec le rapport de multiplication représenté, qui fait faire au mobile de fractions de seconde un tour toutes les six secondes, il peut s'avérer, lorsque pour revenir à zéro le disque indicateur des secondes doit effectuer un demi-tour (cas extrême), que le mobile des fractions de seconde doive effectuer cinq tours complets pour revenir à zéro.
Cela demande naturellement une certaine force au marteau agissant sur le coeur 21, mais cela n'est pas gênant étant donné que le mobile des fractions de seconde est pivoté d'une manière très libre sur le tenon 24, et étant donné également que de toute manière la plus grande résistance qui s'oppose à la rotation de remise à zéro du cceur et du disque indicateur des secondes provient du frottement de lanternage du cceur 21 sur l'axe du mobile des secondes. Afin de réduire tout de même autant que possible la résistance que l'inertie du mobile des fractions de seconde oppose à l'action de remise à zéro, ce mobile des fractions de seconde est fait d'un matériau très léger, de préférence de matière plastique ou d'aluminium.
Si, pour des raisons de prévention de l'usure, on tenait à ne pas constituer le pignon 23 d'aluminium ou de matière plastique, on pourrait naturellement utiliser un autre matériau, par exemple du laiton, pour ce pignon 23, réservant l'utilisation de l'aluminium ou de la matière plastique pour le disque indicateur 29 qui, ayant un rayon notablement plus grand que le pignon 23, détermine de manière prépondérante le moment d'inertie du mobile des fractions de seconde.
Il peut être indiqué, toujours dans le même but d'améliorer les conditions de remise à zéro, de constituer également le disque-roue d'engrenage 22 de matière plastique ou d'aluminium, et, dans un prototype correspondant à la forme d'exécution représentée, on a prévu de constituer tous les disques indicateurs, c'est-à-dire le disque indicateur des fractions de seconde, le disque indicateur des secondes, le disque indicateur des minutes et le disque indicateur des heures. d'un matériau léger comme l'aluminium ou la matière plastique.
Un autre moyen utilisable pour réduire la résistance qui s'oppose à la rotation de remise à zéro impartie au cceur 21 par le marteau de remise à zéro consisterait à diminuer le rapport de multiplication entre le mobile des secondes et le mobile des fractions de seconde. Ceci est possible tout au moins dans le cas où les fractions de seconde affichées ne sont pas des dixièmes de seconde, mais seulement des cinquièmes de seconde (situation qui se présente lorsque l'échappement du chronographe-compteur ne bat que le cinquième de seconde). de cette manière on pourrait prévoir par exemple sur le disque indicateur des fractions de seconde douze secteurs subdivisés chacun en cinq parties égales représentatives des cinquièmes de seconde;
ainsi le mobile des fractions de seconde n'effectuerait qu'un tour toutes les douze secondes et, pour être remis à zéro dans le cas le plus défavorable, il ne devrait faire que deux tours et demi. D'une manière générale, les nombres de secteurs pouvant adéquatement être prévus pour le disque indicateur des fractions de seconde sont situés entre cinq et douze, dans certains cas il serait possible d'étendre ces limites, d'un côté jusqu'à trois secteurs (un tour toutes les trois secondes, rapport de multiplication de 20), et de l'autre côté jusqu'à quinze secteurs (un tour toutes les quinze secondes, rapport de multiplication de 4), voire même encore plus loin que ces valeurs.
On notera encore que, afin de pouvoir rationaliser la fabrication et utiliser le plus grand nombre possible de pièces identiques aussi bien pour un chronographe-compteur battant et affichant le cinquième de seconde que pour un chronographe-compteur battant et affichant le dixième de seconde, on peut réaliser le chronographe-compteur battant le cinquième de seconde avec un rapport de multiplication identique à celui que l'on a pour le chronographe-compteur battant le dixième de seconde, seule la décalque ou l'impression des graduations 8 sur le disque 29 devant être modifiée pour établir, au lieu de dix intervalles, cinq intervalles deux fois plus grands.
La résistance à la remise à zéro sera alors la même pour un chronographe-compteur battant le cinquième de seconde que pour un chronographe-compteur battant le dixième de seconde (tandis que, en choisissant pour le chronographe au cinquième de seconde un rapport de multiplication plus faible, cette résistance pourrait se trouver quelque peu diminuée).
La remise à zéro des autres disques indicateurs (minutes et heures) se fait d'une manière classique: des parties appropriées du marteau qui agit déjà sur le cceur 21 agissent respectivement sur le cceur 18 portant le disque indicateur des heures et sur un cceur non représenté portant le disque indicateur de minutes.
I1 faut noter encore que la roue d'engrenage solidaire du cceur 21 qui engrène avec le pignon 23, et le disque indicateur qui porte les indications de secondes, ne doivent pas forcément constituer une seule et même pièce; toutefois cette mesure, adoptée dans le chronographe-compteur représenté au dessin, s'avère très favorable et économique. Il serait, d'autre part, possible de prévoir selon le cas un ou plusieurs renvois pour l'actionnement du mobile des fractions de seconde à partir de la partie solidaire du cceur 21 du mobile de secondes; l'utilisation de renvois sera déterminée en fonction de la disposition géométrique des mobiles indicateurs et, le cas échéant, des sens de rotation désirés pour ces mobiles.
Dans une autre forme d'exécution possible, mais qui n'est pas représentée au dessin, on pourrait remplacer, au moins pour l'indication des fractions de seconde, I'affichage par disque marqué d'une graduation se déplaçant derrière un guichet par un affichage par aiguille se déplaçant devant une graduation fixe. La possibilité d'utiliser une variante à aiguilles pour l'affichage des secondes, des minutes et des heures ne nécessite pas d'explications particulières, puisque des chronographes fournissant ces affichages de cette manière sont connus.
En ce qui concerne par contre le remplacement d'un affichage à guichet par un affichage à aiguille dans le cas du compteur des fractions de seconde. il y a lieu de relever l'existence de certaines contingences particulières. En effet, si pour l'affichage à guichet il est indifférent que ce soit la graduation zéro d'un quelconque des secteurs qui vienne en face du repère lorsque le compteur de secondes est remis à zéro, il n'en va pas de même pour un affichage à aiguille, dans lequel, déjà pour de simples raisons de facilité d'utilisation, il est nécessaire que l'aiguille revienne toujours au même point en position zéro et non pas qu'elle revienne simplement sur une quelconque de plusieurs positions correspondant à un nombre nul de fractions de seconde et réparties en différents endroits d'une circonférence.
Cette condition implique que le nombre de secondes que l'aiguille du compteur de fractions de seconde met pour effectuer un tour complet soit un diviseur entier de soixante, par exemple cinq, six, dix, douze. On ne pourrait donc pas, avec un affichage des fractions de seconde par aiguille. prévoir un tour du mobile des fractions de seconde par exemple en huit secondes, chose qui serait tout à fait possible avec un affichage à guichet.
Si l'on effectue l'affichage des fractions de seconde au moyen d'un indicateur à aiguille, cet afifchage ne sera pas en fait un simple affichage des fractions de seconde, mais ce sera un affichage des fractions de seconde et simultanément des secondes, mais selon un cycle raccourci. On aura donc la possibilité de faire figurer, sur la graduation parcourue par l'aiguille du mobile des fractions de seconde, des chiffres indiquant des valeurs entières de secondes, ces chiffres devant s'entendre comme représentant des valeurs à ajouter à un nombre entier de fois le nombre de secondes correspondant à un tour.
Si, par exemple, comme dans le cas de l'affichage à guichet, on choisissait pour un chronographe battant le cinquième de seconde un rapport de multiplication faisant faire au mobile des fractions de seconde un tour toutes les douze secondes, la position de l'aiguille sur la septième division pourrait signifier soit 07, soit 19 (12 + 7), soit 31 (24 + 7), etc. Cette manière de porter les indications de seconde entière pourrait amener une certaine confusion, et c'est la raison pour laquelle on préférera, si l'affichage des fractions de seconde est fourni par une aiguille, choisir un rapport de démultiplication qui fasse effectuer au mobile des fractions de seconde un tour toutes les dix secondes ou un tour toutes les cinq secondes.
Ainsi, on pourrait numéroter les secondes entières de zéro à neuf, ou de zéro à quatre sur une première circonférence, et de cinq à neuf sur une seconde circonférence, et l'on aurait toujours ainsi l'indication du chiffre des unités d'un nombre de secondes à deux chiffres (ou plus exactement à un chiffre entre zéro et neuf et à deux chiffres entre dix et cinquante-neuf).
Le chronographe-compteur représenté au dessin est muni d'un compteur d'heures, chose qui peut s'avérer parfois d'une certaine utilité mais qui naturellement n'est pas indispensable.
On remarque sur la fig. 2 que le mobile des heures est entraîné par un pignon 25 solidaire du barillet-grande moyenne 13, le cceur 18 portant le disque indicateur des heures étant lanterné sur ce mobile des heures. Or voit que l'on a choisi de constituer le barillet en tant que grande moyenne, ceci permettant d'économiser un rouage et étant autorisé par le fait que, d'une part, on n'a pas d'aiguille des minutes entraînée directement par la grande moyenne (le mobile du compteur de minutes étant entraîné par l'intermédiaire du mobile des secondes et du doigt 26), chose qui permet de faire si nécessaire tourner la grande moyenne à une vitesse autre qu'un tour à l'heure, et que, d'autre part, il n'est pas absolument nécessaire que le compteur d'heures puisse compter une période de douze heures,
une période de six ou huit heures étant tout à fait suffisante pour de nombreuses utilisations, et la répartition par exemple de six heures ou de huit heures au lieu de douze heures sur une circonférence n'étant pas gênante dans le cas d'un affichage des heures derrière un guichet. On a donc pu choisir, pour la chaîne cinématique allant du mobile des heures au mobile des secondes, des rapports d'engrenage permettant de réaliser une multiplication totale de 360 au moyen de quatre mobiles seulement, le compteur d'heures effectuant un tour en six heures (c'està-dire en 360 minutes). Dans cette chaîne cinématique, on a pu donner à la roue de grande moyenne une vitesse telle que, pendant que le mobile des heures effectue un tour, cette roue de grande moyenne effectue un nombre de tours correspondant approximativement au développement d'un ressort de barillet.
Comme la réserve de marche ne doit pas dépasser la période correspondant à un tour du compteur d'heures, on a pu consti uer la grande moyenne en tant que barillet contenant le ressort de barillet.
Concernant ces rapports de démultiplication, il y a lieu de noter que les rayons des différents mobiles représentés à la fig. 2 ne sont pas dessinés à l'échelle, sauf en ce qui concerne l'engrenage du disque 22 avec le pignon 23 dont le rapport 10:1 est approximativement respecté sur la figure.