L'invention se rapporte à un lit destiné, plus particulièrement quoique non exclusivement, aux hôpitaux.
Le lit selon l'invention est du type dans lequel le support du matelas comporte de part et d'autre de sa partie centrale deux platines oscillantes opposées dont les moyens moteurs sont des coussins gonflables sous la dépendance de moyens commandant la distribution d'un fluide de gonflage.
Ce lit a pour but de satisfaire à l'évolution de la technique hospitalière, selon laquelle, d'une part, le malade ou la personne accidentée doit être transféré le moins possible hors de son lit et, d'autre part, le lit doit rendre le maximum de services et, en particulier, s'adapter à tous les traitements physiques imposés au malade.
C'est ainsi qu'il est souhaitable que le matelas et son support puissent être inclinés transversalement ou longitudinalement, d'un côté ou de l'autre, pour occuper des positions dites de déclive transversale et de déclive longitudinale, nécessaires pour certains traitements. De même, il est souhaitable, par exemple dans le cas de traumatisme crânien, que le lit puisse être très rapidement amené dans une position longitudinale très inclinée par rapport à l'horizontale, notamment pour réduire les risques d'embolie, par exemple lors de la réception de l'accidenté à l'hôpital.
Enfin, pour certains traitements, il est indispensable que les membres inférieurs ou le tronc et les membres supérieurs puissent être inclinés par rapport au reste du corps, alors même que le malade est dans le lit.
La présente invention a pour but de fournir un lit qui satisfasse à ces diverses conditions.
Selon l'invention, les extrémités du support du matelas reposent sur un châssis déplaçable avec interposition de coussins gonflables, disposés transversalement par paires sous chacune des deux extrémités, et comportent des moyens de guidage coopérant avec ledit châssis, tandis que chaque platine est solidaire d'un volet qui, formant avec elle un V dont la pointe converge en direction de l'articulation de cette platine sur la partie centrale du châssis, est disposé dans une ouverture du support et repose directement sur un coussin gonflable.
Grâce à cet agencement. il est possible, en gonflant l'un ou l'autre des divers coussins, de donner au support, et en conséquence au matelas, diverses positions de déclive transversale ou longitudinale. De même, pour donner une position relevée à la partie supérieure ou à la partie inférieure du corps du malade, il suffit de commander le gonflage du coussin associé à la platine oscillante correspondante.
Il faut noter qu'en commandant le gonflage simultané des deux paires de coussins intercalées entre le support et le châssis, ce support est soulevé verticalement, sensiblement parallèlement à lui-même, pour venir dans une position supérieure facilitant l'auscultation du malade ou son transfert sur une table ou un autre support, de niveau plus élevé que celui normal du lit.
Dans une forme de réalisation, au moins l'une des platines est reliée, par une articulation transversale blocable, à l'un des bords transversaux d'une platine complémentaire, disposée au-dessus du support et dont l'autre bord est muni de moyens de roulement coopérant avec le support.
Cet agencement permet de donner diverses positions aux membres supérieurs ou inférieurs du malade.
Avantageusement, le support est constitué par deux parois planes, parallèles et espacées par des entretoises de rigidification, et comporte, entre sa partie centrale et au moins l'une de ses extrémités, une ouverture dans laquelle est logée une paroi inclinée, solidaire du support, disposée parallèlement et à distance du volet logé dans ladite ouverture et apte à servir d'appui au coussin gonflable associé à ce volet.
Indépendamment de ces avantages constructifs, cette disposition permet de relever et d'incliner les membres inférieurs et supérieurs du malade alors même que le lit est en position surélevée, puisque les coussins associés aux volets ne prennent pas appui sur le châssis comme les autres coussins, mais directement sur le support rehaussable.
Dans une forme de réalisation de l'invention, le support comporte, dans sa partie centrale, un caisson transversal débouchant et communiquant par une ouverture supérieure avec une ouverture ménagée dans le matelas.
Grâce à cet agencement, le caisson transversal peut être utilisé pour recevoir tout récipient destiné à recueillir les matières fécales ou urines du malade reposant sur le lit, ces récipients étant accessibles lorsque le support est en position surélevée.
Bien que cette utilisation du caisson transversal soit la plus intéressante, puisqu'elle simplifie le travail des femmes de services et améliore le confort du malade, il est évident que ce caisson peut également recevoir tout autre appareil, fiches de renseignements ou récipient, nécessaire au traitement du malade.
Dans une forme d'exécution de l'invention, le châssis comporte deux pieds longitudinaux disposés sensiblement au milieu des deux petits côtés et composés chacun d'une partie fixe supérieure, d'une partie télescopique inférieure et de moyens de blocage de la dernière par rapport à la première, et de deux pieds latéraux disposés sensiblement au milieu des deux grands côtés et composés chacun d'un élément fixe et d'un élément mobile prenant appui par sa partie supérieure sur un bloc amortisseur.
La disposition particulière des pieds permet d'améliorer considérablement la mobilité du lit qui peut ainsi être pivoté de
180 , pratiquement sur place, et être déplacé très aisément d'un lieu à un autre.
De plus, I'utilisation d'un seul pied télescopique blocable à chaque extrémité présente l'avantage très important de permettre d'incliner très rapidement le lit dans le sens longitudinal, par exemple lors de la réception d'un accidenté de la route présentant un traumatisme crânien, ou pour réduire rapidement l'afflux du sang à l'une des extrémités d'un blessé. Enfin, I'interposition d'un bloc amortisseur entre les éléments constitutifs des pieds latéraux permet d'améliorer le confort du malade aussi bien lorsque le lit est au repos que lorsqu'il est déplacé sur un revêtement de sol bosselé.
Dans une autre forme de réalisation, le châssis est constitué par deux caissons longitudinaux, reliés par un plancher sensiblement horizontal et prolongés vers le bas par des jupes longitudinales, et comporte deux pieds latéraux et deux pieds longitudinaux disposés aux sommets d'un losange, articulés sur le support et munis de moyens de blocage dans au moins deux positions extrêmes.
Indépendamment des avantages au niveau de la réduction du coût de fabrication, cette nouvelle forme d'exécution permet de réduire considérablement le temps nécessaire pour amener le lit de sa position normale à une position fortement inclinée.
De préférence, chacun des deux pieds longitudinaux, disposé sensiblement dans le plan médian longitudinal, est articulé par son extrémité supérieure autour d'un axe horizontal transversal, à proximité de la partie centrale du châssis et de façon à pouvoir occuper diverses positions dans chacune desquelles il forme, avec l'autre pied, un V dont la pointe converge vers le haut, tandis que chacun des deux pieds latéraux, disposé sensiblement au milieu des bords longitudinaux, est articulé autour d'un axe horizontal longitudinal de façon à pouvoir occuper une position repliée sensiblement horizontale au-dessous du châssis.
Ainsi, pour amener le lit dans une position de très forte inclinaison, il suffit de débloquer les deux pieds longitudinaux, puis de faire basculer le lit jusqu'à ce qu'il atteigne la position inclinée recherchée. Durant ce basculement, le pied disposé du côté le plus bas du lit prend la même inclinaison que le châssis de ce dernier, tandis que l'autre pied longitudinal tend à se rapprocher de la verticale sous l'action de moyens élastiques le reliant au premier pied.
Par ailleurs, pour amener l'ensemble du lit à sa position la plus basse, il suffit d'actionner les moyens de blocage des diffé rents pieds, de faire basculer les pieds latéraux vers l'intérieur du lit, puis d'exercer sur celui-ci un effort vertical vers le bas, de façon à éloigner les deux pieds longitudinaux jusqu'à ce qu'ils forment un V très obtus. Lorsque la position recherchée est atteinte, il suffit d'actionner à nouveau les moyens de blocage des différents pieds pour que le lit reste dans cette position.
Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution de ce lit:
La fig. I est une vue de côté en coupe longitudinale montrant une première forme d'exécution de ce lit lorsque tous les coussins gonflables sont à l'état dégonflé;
la fig. 2 est une vue de côté en coupe longitudinale montrant ce lit en position d'inclinaison longitudinale maximale et lorsque les coussins gonflables centraux sont à l'état gonflé;
la fig. 3 en est une vue de côté en élévation avec coupe partielle le montrant lorsque le support est en position surélevée;
la fig. 4 est une vue en coupe transversale suivant 4-4 de la fig. 1, montrant plus particulièrement le support en position de déclive transversale;
;
la fig. 5 est, à plus petite échelle, une vue schématique en plan par-dessus, montrant plus particulièrement la disposition relative des différents coussins gonflables et des pieds;
la fig. 6 est une vue en plan par-dessus schématique montrant la disposition des coussins de gonflage d'une autre forme d'exécution;
les fig. 7, 8 et 9 sont des vues de côté en élévation montrant le lit de la fig. 6 respectivement en position normale d'utilisation, en position d'inclinaison longitudinale maximale et en position d'utilisation basse;
la fig. 10 en est une vue en coupe suivant 10-10 de la fig. 6 et à échelle agrandie montrant le lit lorsqu'il est en position normale d'utilisation, le support étant au repos;
la fig. 1 1 en est une vue en coupe, mais à échelle réduite suivant 11-11 de la fig. 10;
;
la fig. 12 est une vue de côté en élévation montrant le lit de la fig. 5 lorsqu'il est en position basse, et
la fig. 13 est une vue partielle montrant à échelle très agrandie les moyens de blocage en position des pieds longitudinaux de ce lit.
Ce lit est constitué par un châssis et par un support désignés, respectivement, par A et B.
Le support B est constitué par deux parois planes parallèles et espacées par des entretoises de rigidification 4. Les parois 2 et 3 et les entretoises 4 délimitent dans la partie centrale du support un caisson transversal 5. Sur chacun des bords transversaux supérieurs du caisson 5 sont disposées des articulations 6 pour des platines 7. Chaque platine 7 est solidaire d'un volet 8 qui forme avec elle un V dont la pointe converge en direction de l'articulation 6. Chaque volet 8 repose directement sur un coussin gon flable 9 s'étendant transversalement et reposant lui-même sur une paroi inclinée 10 solidaire de ce support et disposée sensiblement parallèlement au volet 8 précité lorsque celui-ci est en position de repos.
Le volet 8, le coussin gonflable 9 et le plan incliné 10, associés à chaque platine 7, sont disposés dans une ouverture 12 ménagée dans le support B.
Ce support B repose, par chacune de ses extrémités longitudinales, sur deux paires de coussins gonflables, respectivement 13a, 13b et 14a, 14b prenant appui directement sur le châssis A.
Comme le montre plus particulièrement la fig. 5, les coussins de chaque paire de coussins sont beaucoup moins longs que les coussins gonflables transversaux 9.
Les différents coussins gonflables sont reliés par des canalisations, non représentées, à un distributeur 15 dont les moyens d'actionnement permettent de commander séparément le gonflage de chacun des coussins. Ce distributeur est alimenté par un générateur d'air sous basse pression 16 disposé, comme lui, sur le châssis et comportant des moyens moteurs électriques aptes à être raccordés sur le réseau.
Chacune des platines oscillantes 7, articulées sur le caisson central 5, est articulée par son bord transversal extérieur en 17 à l'une des extrémités d'une platine complémentaire 7a disposée audessus de la paroi 2 du support B et dont l'autre extrémité est apte à glisser sur ledit support. A cet effet, cette autre extrémité comporte des roulettes 18.
Lorsque le lit est en position normale d'utilisation, les platines complémentaires 7a forment, avec les platines 7 et la paroi supérieure du caisson 5, une surface plane sensiblement horizontale apte à recevoir un matelas 19.
Il ressort déjà de ce qui précède que, lorsqu'il est nécessaire de donner au support B la position de déclive transversale, il suffit de commander par le distributeur 15 le gonflage simultané, soit des coussins 13b et 14b, soit des coussins 13a et 14a selon le sens d'inclinaison et que, pour obtenir la position de déclive longitudinale, il suffit de commander le gonflage simultané soit des coussins 14a et 14b, soit des coussins 13a et 13b.
Pour faciliter l'auscultation du malade reposant sur le matelas 19, il est possible, comme montré à la fig. 3, de surélever l'ensemble du support B en commandant le gonflage simultané des deux paires de coussins 13a, 13b et 14a, 14b. A cet effet, le support B comporte, à chacune de ses extrémités longitudinales, des moyens de guidage, tels que des roulettes 21, coopérant avec le châssis.
En outre, pour modifier la position relative de tout ou partie du corps du malade, il suffit de commander le gonflage de l'un ou l'autre ou des deux coussins 9. Comme montré à la fig. 2, le gonflage de chacun de ces coussins oblige le volet 8 reposant sur lui et la platine 7 qui lui est associée à pivoter autour de l'articulation 6 dans le sens de la flèche 20 et par l'articulation 17 oblige la platine complémentaire 7a à prendre une position inclinée inverse.
S'il est indispensable que la platine 7a reste dans le prolongement de la platine 7, bien que celle-ci soit inclinée par rapport au plan du châssis, I'articulation 17 est verrouillée par des moyens de blocage, représentés schématiquement en 22 à la fig. 2.
L'inclinaison des deux platines 7, tendant à donner au matelas 19 la forme générale d'un V, peut être commandée aussi bien lorsque le support est en position basse que lorsqu'il est en position surélevée et cela grâce au fait que les coussins 9 ne reposent pas directement sur le châssis A, mais sur des plans inclinés 10 solidaires du support B.
Dans une forme de réalisation préférée, le caisson transversal 5 comporte, dans sa paroi supérieure, une ouverture non représentée communiquant avec une ouverture 24 ménagée dans le matelas. De la sorte, ce caisson peut être utilisé pour recevoir tout récipient destiné à recueillir les matières fécales et les urines du malade en vue de leur analyse. Cette disposition améliore le confort du malade, mais aussi simplifie le travail des femmes de service qui, pour accéder à ces récipients, n'ont qu'à amener le support B en position surélevée. Bien entendu, le caisson central peut recevoir tout autre appareil ou récipient nécessaire au traitement ou à la surveillance du malade.
Dans la forme de réalisation représentée aux fig. 1 à 5, le châssis A est constitué par deux coques, respectivement inférieure 25 et supérieure 26 portées en surélévation du sol par quatre pieds qui, comme montré plus particulièrement à la fig. 5, sont disposés au milieu de chacun des côtés de ce châssis. Les deux pieds longitudinaux 27, disposés sensiblement au milieu des petits côtés du châssis, sont de type télescopique et sont munis à leur extrémité inférieure de roulettes orientables 29. En outre, et comme montré plus particulièrement à la fig. 2, chacun des pieds latéraux 30, disposés sensiblement au milieu des grands côtés du châssis, est solidaire d'une roulette orientable 33 et prend appui sur le châssis par l'intermédiaire d'un bloc amortisseur 34.
Dans la forme d'exécution représentée sur les figures annexées, la coupe inférieure 25 du châssis A a la forme générale d'une boîte ouverte vers le haut et comporte, d'une part, des défoncements 36 constituant logements pour les plans inclinés 10, les coussins 9 et les volets 8 et, d'autre part, des zones renforcées 37 et 38 pour la fixation de chacun des pieds. En outre, la coque supérieure 26, également en forme de boîte ouverte vers le haut, s'emboîte dans la coque inférieure 25 et comporte, au niveau des défoncements 36 de cette dernière, des ouvertures 39 pour le passage des volets 8, des coussins 9 et des plans inclinés 10. Comme montré à la fig. 4, la coque supérieure 26 comporte également des défoncements 40 assurant le positionnement des coussins 13a, 13b et 14a, 14b.
La paroi périphérique 42 de cette coque supérieure 26 est doublée par un retour parallèle 43 avec lequel elle forme, d'une part, deux bandeaux longitudinaux 44 et deux bandeaux transversaux 45.
Comme montré à la fig. 1, les bandeaux transversaux constituent logements pour les pieds longitudinaux 27 et peuvent également comporter tout défoncement pour former des niches aptes à contenir les objets personnels du malade, les médicaments ou les accessoires,nécessaires à son traitement. Enfin, et comme montré plus particulièrement sur les fig. 1, 2 et 4, la liaison entre les deux coques est assurée par un joint élastique en forme de H qui, désigné par 47, est interposé entre le bord supérieur de la paroi périphérique de la coque inférieure 25 et le bord inférieur du retour 45 de la coque supérieure 26.
Il ressort de ce qui précède que ce lit peut être utilisé non seulement pour assurer le couchage d'un malade ou d'un accidenté, mais aussi pour assurer son transport d'un service à un autre, en remplacement des chariots traditionnels. De plus, il peut être utilisé pour constituer table d'auscultation et lit de rééducation.
Enfin, et comme cela ressort nettement de la fig. 2, une simple manipulation des moyens de blocage de chacun des pieds télescopiques longitudinaux 27 permet d'amener très rapidement l'ensemble du lit dans une position longitudinale très inclinée favorable à l'interruption et à la réduction d'une hémorragie importante de l'une des extrémités d'un accidenté. Dans cette position d'inclinaison importante le matelas 19 peut, soit être rectiligne, soit présenter la forme en V représentée à la fig. 2.
La forme de réalisation représentée aux fig. 6 à 13 se différencie de la précédente par le fait que chaque volet 8 est composé de deux éléments, parallèles et espacés, mais disposés de part et d'autre de l'axe longitudinal du lit. Chacun de ces éléments prend appui sur l'un des coussins 9a-9b d'une paire de coussins reposant sur la paroi inclinée 10 qui est également composée de deux éléments.
Les éléments de volet 8 et de paroi 10, disposés de part et d'autre de l'un des coussins 9a et 9b, passent à travers l'une des ouvertures 12 ménagées dans la paroi inférieure 3 du support, comme montré à la fig. 10.
A la différence des coussins 13a, 13b et 14a, 14b qui peuvent être alimentés séparément en fluide de gonflage par un tableau 50, les coussins 9a et 9b de chacune des paires de coussins actionnant les platines 7 sont reliés l'un à l'autre par une canalisation non représentée.
Dans cette forme de réalisation et comme montré aux fig. 10 et 11, le châssis A est constitué par deux caissons longitudinaux 51 et 52 espacés et reliés par un plancher sensiblement horizontal 53 supportant les coussins 13a-13b, 14a-14b et comportant des ouvertures 54 disposées au-dessous des ouvertures 12 du support B. Les caissons 52 sont prolongés vers le bas par des jupes 55. Le châssis A comporte également quatre pieds disposés aux sommets d'un losange, soit deux pieds longitudinaux 56 disposés sensiblement dans le plan médian longitudinal et deux pieds latéraux 57 disposés sensiblement au milieu de ses grands côtés.
Comme montré aux fig. 5 et 8, chacun des deux pieds longitudinaux 56 est articulé par son extrémité supérieure autour d'un axe horizontal transversal à proximité de la partie centrale du châssis.
L'extrémité supérieure de chaque pied 56 est solidaire d'un tourillon 58 d'axe horizontal monté libre en rotation dans un boîtier 59 solidaire du plancher 53. Le tourillon 58 est ceinturé par une lame flexible 60 dont au moins l'une des extrémités est reliée à des moyens aptes à lui communiquer un déplacement longitudinal. A cet effet, l'extrémité 60a de la lame est fixée au boîtier 59, tandis que l'extrémité 60b est liée en translation à l'extrémité d'une tige filetée 62 se vissant dans ledit boîtier.
Comme montré à la fig. 10, cette tige 62 est longitudinale et est disposée parallèlement au-dessous du plancher 53. Elle comporte à son autre extrémité des moyens d'actionnement 63 et, en particulier, une poignée permettant de la faire pivoter pour commander le rapprochement ou l'éloignement des deux extrémités 60a et 60b de la lame 60, en vue d'assurer le blocage ou le déblocage du pied 56.
Comme montré à la fig. 10, chaque pied longitudinal 56 comporte à son extrémité inférieure un boîtier 64 porteur de deux roues orientables 65. Le boîtier 64 est articulé en 66 à l'extrémité du pied 56. Les deux pieds 56 sont reliés l'un à l'autre par des moyens de rappel élastiques 67, tels qu'un ressort tendant à les rapprocher l'un de l'autre.
Comme montré à la fig. 11, chacun des deux pieds latéraux 57 comporte à son extrémité inférieure une roue 69 de grand diamètre et latéralement un galet 70. La roue 69 est montée libre en rotation autour d'un axe horizontal 72, tandis que le galet 70 fait saillie vers l'extérieur du pied 57 et est monté libre en rotation autour d'un axe 73 qui est vertical lorsque le lit est en position normale d'utilisation. Chaque pied 57 est, en outre, relié au châssis A par une articulation 74 d'axe longitudinal horizontal.
Lorsque le lit est en position normale d'utilisation représentée à la fig. 2, les pieds latéraux 56 et longitudinaux 57 sont calés, les premiers par la lame flexible 60, les autres par des moyens non représentés.
Il est à noter que la stabilité du lit durant ses déplacements est améliorée par le remplacement de l'unique roulette 29 par deux roulettes orientables 65 qui, de plus, permettent de faire pivoter le lit pratiquement sur place.
Pour amener le lit dans la position représentée à la fig. 8, position favorable à l'interruption ou la réduction d'une hémorragie importante, il suffit de débloquer les pieds longitudinaux 56 par actionnement des poignées 63 et de basculer le lit en direction de l'un de ces pieds 56, jusqu'à ce que le plancher 53 vienne en butée sur ce pied, comme montré à la fig. 8. Durant ce basculement, les moyens à ressort 67 permettent au pied disposé du côté le plus bas du lit de venir pratiquement contre celui-ci et, à l'autre pied, de prendre une position beaucoup plus proche de la verticale. En d'autres termes, ces moyens à ressort évitent toute perte de contact entre les roulettes 65 et le sol et assurent la sécurité du basculement.
Avec le châssis selon la présente forme de réalisation, ce lit peut également être amené dans une position basse montrée à la fig. 9. Pour parvenir à cette position, il suffit, après avoir déverrouillé les pieds latéraux 57, de les faire basculer dans le sens des flèches 75 de la fig. il jusqu'à ce qu'ils prennent la position représentée à la fig. 12, position dans laquelle ils sont à nouveau verrouillés par des moyens non représentés. Dans cette position, les axes de rotation 73 des roulettes 70 sont sensiblement verticaux, de sorte que les roulettes précitées peuvent être utilisées pour assurer le déplacement du lit.
Bien entendu, lorsque les pieds latéraux 57 sont amenés dans leur position repliée, les pieds longitudinaux 56 sont à leur tour débloqués afin qu'ils puissent s'écarter l'un de l'autre tout en continuant à former un V inversé, comme montré à la fig. 9, lors de l'abaissement du châssis A.
Bien entendu, les différentes possibilités offertes par le châssis A s'ajoutent aux possibilités offertes par les coussins interposés entre ce châssis et le support B, mais aussi par ceux interposés entre le support B et les éléments de volet 8 associés aux platines 7.
Dans la forme de réalisation de la fig. 5, seulement l'une des platines 7 est prolongée par une platine complémentaire 7a. Cette dernière est munie, à son extrémité opposée à celle comportant l'articulation 17, de galets 80 coopérant avec un chemin de roulement 82 s'étendant longitudinalement entre la partie centrale et l'extrémité correspondante du support B. L'une des extrémités de ce chemin 82 est articulée, autour d'un axe transversal horizontal 83, à proximité de ladite partie centrale. Son autre extrémité est calée de façon qu'il soit sensiblement parallèle à la paroi 3 par des moyens escamotables et, en l'occurrence, par une paroi transversale 84 articulée en 85 sur la paroi inférieure 3 du support B.
L'abaissement de la paroi transversale 84 permet au chemin de roulement 82 de prendre la position représentée en traits mixtes à la fig. 10. Ainsi, la platine complémentaire 7a peut prendre toutes les positions comprises entre les deux positions extremes représentées en traits pointillés à cette même fig. 10. I1 est évident que ces positions peuvent être obtenues en complément de celles précédemment décrites ci-dessus et dans le brevet principal.
L'autre platine 7 est monolithique et se prolonge jusqu'à l'extrémité du support comme montré à la fig. 12. Elle est maintenue sensiblement parallèle à la paroi inférieure 3 par une paroi transversale 86 dont la partie inférieure est reliée à ladite paroi inférieure 3 par une articulation horizontale transversale 87.
Lorsque cette paroi est basculée dans le sens de la flèche 88 de la fig. 10, la platine 7 peut être abaissée pour prendre la position représentée en traits mixtes à cette figure, position dans laquelle les coussins 9a-9b associés aux éléments de volet 8 faisant corps avec la platine sont entièrement dégonflés pour ne pas constituer une butée.
Enfin, le châssis A est complété par des dosserets 89 ayant en section transversale horizontale la forme d'un U dont les ailes s'encliquétent en 90 sur les caissons 51-52.
Dans les deux formes de réalisation, le châssis A est agencé pour recevoir toute superstructure apte à assurer le soutien mécanique de certaines parties du corps d'un accidenté, ou toute armature apte à supporter une enveloppe translucide coiffant le lit et le malade et constituant tente à oxygène. De même, le châssis A peut comporter des zones d'ancrage pour tous autres accessoires, tels que table ou tablette, amovible ou escamotable, c'est-à-dire apte à occuper une position d'utilisation dans laquelle elle est devant le malade alors en position assise, et une position de rangement dans laquelle elle est disposée sous le châssis A.