CH615662A5 - Process for the preparation of peptides - Google Patents

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CH615662A5
CH615662A5 CH747476A CH747476A CH615662A5 CH 615662 A5 CH615662 A5 CH 615662A5 CH 747476 A CH747476 A CH 747476A CH 747476 A CH747476 A CH 747476A CH 615662 A5 CH615662 A5 CH 615662A5
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peptide
formula
resin
peptides
ser
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CH747476A
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Andrew Victor Schally
David Howard Coy
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Univ Tulane
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    • C07KPEPTIDES
    • C07K7/00Peptides having 5 to 20 amino acids in a fully defined sequence; Derivatives thereof
    • C07K7/04Linear peptides containing only normal peptide links
    • C07K7/23Luteinising hormone-releasing hormone [LHRH]; Related peptides
    • AHUMAN NECESSITIES
    • A61MEDICAL OR VETERINARY SCIENCE; HYGIENE
    • A61KPREPARATIONS FOR MEDICAL, DENTAL OR TOILETRY PURPOSES
    • A61K38/00Medicinal preparations containing peptides
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Description

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2
REVENDICATIONS
1. Procédé de préparation d'un peptide de formule (pyro)Glu-His-Trp-X-Tyr-Y-Leu-Arg-Pro-Z (I)
dans laquelle:
a) X=Ser, Y=D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2, ou c) X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1 (R1 = alkyle inférieur),
ainsi que de leurs sels d'addition d'acide, caractérisé en ce qu'on obtient les composés a) et b) ci-dessus en préparant d'abord un peptide protégé de formule
R8-(pyro)Glu-His(NIm-R7)-Trp-X1-Tyr(R5)-Y-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-Z2 (II)
dans laquelle:
a) X1 = Ser(R6), Y=D-Trp et Z2=Gly-A, ou b) X1 = Ser(R6), Y=D-Phe et Z2=Gly-A,
R4, R5, R6 et R7 représentant des groupes protecteurs, et R8 étant de l'hydrogÚne ou groupe protecteur a-amino, et A désignant un groupe de formule réaction avec du sodium et de l'ammoniac liquide ou avec l'acide fluorhydrique.
(Al)
(A2)
La présente invention est relative à la préparation de peptides de la formule I:
Ph étant un groupement phényle ou phénylÚne, respectivement, par enchaßnement peptidique d'acides aminés dont les groupes qui ne doivent pas réagir sont protégés, selon la synthÚse en phase solide commençant avec la glycine protégée en a-amino et fixée au support, et en scindant ensuite les groupes protecteurs et le support Al simultanément ou, si on utilise le support de formule A2, en scindant d'abord le support et ensuite, dans une étape séparée, les groupes protecteurs;
et, pour la préparation du composé c) ci-dessus, on procÚde comme indiqué en utilisant le support de formule A2 ci-dessus et commençant l'enchaßnement peptidique avec la proline protégée en a-amino et fixée au support, la scission du support se faisant par réaction avec une alkylamine inférieure, ce qui introduit le groupe terminal R1.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le réactif au moyen duquel on scinde les groupes protecteurs est l'acide fluorhydrique.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prépare le peptide de formule
(pyro)Glu-His-Trp-Ser-Tyr-D-Trp-Leu-Arg-Pro-Gly-NH2 (la)
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prépare le peptide de formule
(pyro)Glu-His-Trp-Ser-Tyr-D-Phe-Leu-Arg-Pro-Gly-NH2 (Ib)
5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prépare un peptide de formule
(pyro)Glu-His-Trp-D-Ser-Tyr-D-Leu-Leu-Arg-Pro-NHR1 (le)
6. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise le support solide de formule A2, caractérisé en ce que le peptide de formule I est dégagé en scindant d'abord le groupe A2 par ammo-nolyse, l'enlÚvement des autres groupes protecteurs se faisant ensuite par réaction avec du sodium et de l'ammoniac liquide ou avec de l'acide fluorhydrique.
7. Procédé selon la revendication 1, dans lequel on utilise le support solide de formule A2, caractérisé en ce que le peptide de formule I est dégagé en scindant d'abord le groupe A2 par transestéri-fication avec un alcanol inférieur, puis conversion en l'amide, l'enlÚvement des autres groupes protecteurs se faisant ensuite par
(pyro)Glu-His-Trp-X-Tyr-Y-Leu-Arg-Pro-Z
(I)
dans laquelle:
a) X=Ser, Y=D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2, ou c) X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1, oĂč R1 reprĂ©sente un
15 alcoyle inférieur, ainsi qu'à de nouveaux intermédiaires pour la synthÚse de ces peptides.
Les peptides de la formule I, dans laquelle:
a) X=Ser, Y=D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2, ou 20 c) X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1
sont également appelés respectivement: a) L-Pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-L-séryl-L-tyrosyl-D-tryptophyl-L-leucyl-L-arginyl-L-prolylglycinamide, ou c) L-pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-D-séryl-L-25 tyrosyl-D-leucyl-L-leucyl-L-arginyl-L-propylalcoyl inférieur amide,
et peuvent ĂȘtre dĂ©signĂ©s respectivement par les abrĂ©viations: a) [D-Trp6]-LH-RH,
b) [D-Phe6]-LH-RH, ou 30 b) L-pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-L-séryl-L-tyrosyl-D-phénylalanyl-L-leucyl-L-arginyl-L-prolylglycinamide, ou c) [D-Ser4,D-Leu6, desGly-NH210]-LH-RH (alcoyl inférieur) amide.
Les peptides de formule I sont considérés comme étant 35 nouveaux.
L'hormone lutĂ©inisante (LH) et l'hormone de stimulation des follicules (FSH) sont toutes deux des hormones gonadotropes sĂ©crĂ©tĂ©es par l'hypophyse des ĂȘtres humains et des mammifĂšres en gĂ©nĂ©ral. L'hormone LH et l'hormone FSH stimulent la libĂ©ration 40 d'ƓstrogĂšnes au dĂ©part des follicules ovariens en cours de maturation et provoquent le processus d'ovulation chez les femmes et les femelles de mammifĂšres. Chez l'homme et chez les mĂąles des mammifĂšres, l'hormone LH stimule les cellules des glandes interstitielles et, pour cette raison, est appelĂ©e hormone de stimu-45 lation des glandes interstitielles (ICSH). L'hormone FSH provoque la maturation des follicules ovariens et, en mĂȘme temps que l'hormone LH, elle joue un rĂŽle important dans les phĂ©nomĂšnes cycliques chez les femmes et les femelles. L'hormone FSH provoque le dĂ©veloppement des cellules sĂ©minales dans les testicules des so mĂąles. Les hormones LH et FSH sont libĂ©rĂ©es de l'hypophyse sous l'action de l'hormone de libĂ©ration de LH et de FSH, et il est maintenant pratiquement certain que cette hormone de libĂ©ration est sĂ©crĂ©tĂ©e dans l'hypothalamus et atteint l'hypophyse par une voie neurohumorale; voir, par exemple A.V. Schally et consorts, 55 «Recent Progress in Hormone Research», 24,497 (1968).
On a isolé l'hormone naturelle de libération de LH et de FSH de l'hypothalamus du porc et sa constitution a été mise en évidence par A.V. Schally et consorts, «Biöchem. Biophys. Res. Commun.», 43,393 et 1334 (1971), qui ont proposé la structure de décapeptide:
60 (pyro)Glu-His-Trp-Ser-Tyr-Gly-Leu-Arg-Pro-Gly-NH2.
Cette constitution a été confirmée par synthÚse; par exemple, voir H. Matsuo et consorts, «Biochem. Biophys. Res. Comm.», 45, 822 (1971) et R. Geiger et consorts, ibid., 767 (1971). 65 Ci-aprÚs, l'hormone naturelle de libération de LH et de FSH est appelée en abrégé LH-RH.
En raison de l'importance de l'hormone LH-RH à la fois pour les diagnostics et en médecine thérapeutique, on s'est beaucoup
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intéressé à la préparation de nouveaux composés présentant des propriétés améliorées par rapport à l'hormone naturelle. Une tentative dans ce sens a été la modification sélective ou le remplacement de restes d'aminoacides de l'hormone LH-RH par d'autres aminoacides. Bien que, dans quelques cas, il se soit présenté que des peptides comportant de telles modifications sont plus actifs que la LH-RH, par exemple : [D-Ala6]-LH-RH, A. Arimura et consorts, «Endocrinology», 95,1174 (1974), [D-Leu6]-LH-RH et [D-Leu6,desGly-NH210]-LH-RH éthylamide, J.A. Vilchez-Martinez et consorts, «Biochem. Biophys. Res. Commun.», 59, 1226 (1974), les peptides modifiés se sont montrés moins actifs dans la plupart des cas.
On a maintenant trouvé que:
a). le remplacement du fragment glycyle dans la position 6 de la LH-RH par du D-tryptophane, ou b) le remplacement du fragment glycyle dans la position 6 de la LH-RH par de la D-phénylalanine, ou c) le remplacement du fragment L-séryle dans la position 4 de la LH-RH par un fragment D-séryle, le remplacement du fragment glycyle dans la position 6 par un fragment D-leucyle et le remplacement du fragment glycinamide dans la position 10 par un groupe d'alcoyl inférieur amide, donnent un peptide de formule I qui est beaucoup plus actif et d'une durée d'action plus longue que l'hormone LH-RH.
La prĂ©sente dĂ©couverte qu'un changement dans l'asymĂ©trie du reste de sĂ©ryle en position 4, conjointement avec l'introduction d'un reste de D-leucyle en position 6, a pour rĂ©sultat une activitĂ© renforcĂ©e et une plus longue durĂ©e d'action pour le peptide de formule I, dans laquelle X reprĂ©sente D-Ser, Y reprĂ©sente D-Leu et Z reprĂ©sente NHR1, est tout Ă  fait surprenante, en raison du fait que, en ce qui concerne la LH-RH, des changements dans l'asymĂ©trie de ses restes d'aminoacides et/ou leur remplacement mĂšnent gĂ©nĂ©ralement Ă  un dĂ©rivĂ© qui est de loin moins actif que la LH-RH elle-mĂȘme; voir, par exemple, Y. Hirotsu, «Biochem. Biophys. Res. Commun.», 59, 277 (1974). En outre, en tenant compte de ce qui prĂ©cĂšde, on a dĂ©couvert que la [D-Ser4]-LH-RH a moins de 5% de l'activitĂ© de l'hormone naturelle LH-RH.
Les avantages des présents peptides de formule I sont d'une importance pratique: plus petite dose efficace minimale réduisant les elßets secondaires, ainsi que le coût de préparation du composé, et propriété d'action de plus longue durée, réduisant la nécessité d'une administration fréquente.
Les composés à préparer suivant la présente invention sont choisis dans le groupe comprenant: les composés répondant à la formule I:
(pyro)Glu-His-Trp-X-Tyr-Y-Leu-Arg-Pro-Z (I)
dans laquelle:
a) X=Ser, Y=D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2, ou c) X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1, oĂč R1 reprĂ©sente un alcoyle infĂ©rieur,
ainsi que les sels non toxiques de ces composés, acceptables en pharmacie. Les composés répondant à la formule II: -
R8-(Pyro)Glu-His(NIm-R7)-Trp-X1-Tyr(R5)-Y-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-Z1
dans laquelle:
a) X1 = Ser(R6), Y=D-Trp et Z1=Gly-R2, ou b) X1 = Ser(R6), Y=D-Phe et Z1 = Gly-R2, ou c) X1 =D-Ser(R6), Y=D-Leu et Z1 = OR3,
formules dans lesquelles R2 est choisi parmi les radicaux amino et 0-(alcoyle infĂ©rieur), R3 est un alcoyle infĂ©rieur, R4, R5, R6 et R7 sont des groupes protecteurs pouvant ĂȘtre sĂ©parĂ©s par un ou plusieurs traitements chimiques qui n'affectent pas l'ensemble (pyro)-Glu-His-Trp-X-Tyr-Y-Leu-Arg-Pro-Z, dans lequel X, Y et Z ont la dĂ©finition donnĂ©e prĂ©cĂ©demment, et R8 reprĂ©sente de l'hydrogĂšne ou l'un des groupes protecteurs prĂ©cipitĂ©s; et les composĂ©s rĂ©pondant Ă  la formule:
R8-(pyro)Glu-His-Trp-D-Ser(R6)-Tyr(R5)-D-Leu-Leu-Arg-(N^R^-Pro-NHR1
dans laquelle R1 est un alcoyle infĂ©rieur, R4, R5, R6 et R8 sont des groupes protecteurs pouvant ĂȘtre sĂ©parĂ©s par un ou plusieurs traitements chimiques qui n'affectent pas l'ensemble (pyro)Glu-His-Trp-D-Ser-Tyr-D-Leu-Leu-Arg-Pro-NHR1, et R8 reprĂ©sente de l'hydrogĂšne ou l'un des groupes protecteurs susdits sont des substances se prĂ©sentant comme intermĂ©diaires du procĂ©dĂ©.
En ce qui concerne les composés de la formule II et les composés répondant à la formule:
R8-(pyro)Glu-His-Trp-D-Ser(R6)-Tyr(R5)-D-Leu-Leu-Arg-(N^R^-Pro-NHR1,
suivant une forme de réalisation préférée, R1, R2 et R3 ont la définition donnée précédemment, R4 pst un groupe protecteur pour les atomes d'azote N6, Nm et Nm de l'arginine, ce groupe protecteur étant choisi parmi les radicaux suivants: tosyle, nitro, benzyloxycarbonyle et adamantyloxycarbonyle; R5 est un groupe protecteur pour le radical hydroxyle de la tyrosine, ce groupe protecteur étant choisi parmi les radicaux 2-bromobenzyloxycar-bonyle, benzyle, acétyle, tosyle, benzoyle, t-butyle, tétrahydro-pyran-2-yle, trityle, 2,4-dichlorobenzyle et benzyloxycarbonyle; R6 est un groupe protecteur pour le radical hydroxyle de la sérine et est choisi parmi le groupe défini ci-dessus pour R5 ; R7 est un groupe protecteur pour les atomes d'azote d'imidazole de l'histidine, ce groupe protecteur étant choisi parmi le tosyle et le dinitrophényle; et R8 est de l'hydrogÚne ou un groupe protecteur d'a-amino, ce groupe étant choisi parmi les radicaux suivants : t-butyloxy-carbonyle, benzyloxycarbonyle, cyclopentyloxycarbonyle, t-amyl-oxycarbonyle et d-isobornyloxycarbonyle.
Dans le prĂ©sent procĂ©dĂ©, il se forme Ă©galement des intermĂ©diaires liĂ©s Ă  un support de rĂ©sine solide. Ces intermĂ©diaires peuvent ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s par les formules:
R8-(pyro)Glu-His(NIm-R7)-Trp-X1-Tyr(R5)-Y-Leu-Arg-
(NG-R4)-Pro-Z2, R9-His(NIm-R7)-Trp-X1-Tyr(R5)-Y-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-Z?, R9-Trp-X1 -Tyr(R5)-Y-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-Z2, et R9-X1-Tyr(R5)-Y-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-Z2,
formules dans lesquelles:
a) X1 = Ser(R6), Y=D-Trp et Z2 = Gly-A, ou b) X1 = Ser(R6), Y=D-Phe et Z2=Gly-A, ou c) X1=D-Ser(R6), Y=D-Leu et Z2=A2.
Dans ces formules, R4, R5, R6, R7 et R8 ont la définition donnée précédemment, R9 est un groupe protecteur d'a-amino, connu en pratique dans la synthÚse graduelle des polypeptides, des groupes protecteurs appropriés de ce genre étant énumérés ci-aprÚs, et A et A2 sont des liaisons de fixation utilisées dans une synthÚse en phase solide avec un support de résine solide. A est choisi parmi :
support support et O—CH2—|
N—C—Ç>—
résine résine
(Ç>=phĂ©nyle) (Al) (A2)
Le procédé selon l'invention est défini par la revendication 1 indépendante.
Dans la présente description, l'expression alcoyle inférieur désigne les radicaux alcoyles comportant de 1 à 3 atomes de carbone et elle englobe le méthyle, l'éthyle, le propyle et l'isopropyle.
N° désigne les atomes d'azote de chaßne latérale de l'arginine.
NIra désigne les atomes d'azote d'imidazole de l'histidine.
Le symbole Ç) dĂ©signe le phĂ©nyle.
5
10
15
20
25
30
35
40
45
50
55
60
65
615 662
D'une maniÚre générale, les abréviations utilisées dans le cas présent pour désigner lçs aminoacides et les groupes protecteurs ont été fondées sur les recommandations de la IUPAC-IUB Commission on Biochemical Nomenclature, voir «Biochemistry», II, 1726 (1972). Par exemple, t-Boc représente le t-butyloxy-carbonyle, Z représente le benzyloxycarbonyle, Tos représente le tosyle, 2-Br-Cbz représente le 2-bromobenzyloxycarbonyle, Bzl représente le benzyle, et Dnp représente le 2,4-dinitrophényle. Les abréviations utilisées ici pour les divers aminoacides sont: Arg, arginine; Gly, glycine; His, histidine; Leu, leucine; Pro, proline; (pyro)Glu, 5-oxoproline (acide pyroglutamique); Ser, sérine; Trp, tryptophane et Tyr, tyrosine. Tous les aminoacides décrits ici sont de la série L, à moins d'indications contraires, notamment D-Ser est un reste de D-séryle, D-Leu est un reste de D-leucyle, D-Phe est un reste de D-phénylalanyle et D-Trp est un reste de D-tryptophyle.
On peut obtenir les peptides de formule I ci-dessus sous la forme de sels d'addition d'acide. Des exemples de sels sont les sels avec des acides organiques, par exemple les acides acétique, lactique, succinique, benzoïque, salicylique, méthanesulfonique ou toluÚnesulfonique, ainsi qu'avec des acides polymÚres, comme l'acide tannique ou la carboxyméthylcellulose, et des sels avec des acides minéraux, tels que les acides halogénhydriques, par exemple l'acide chlorhydrique, ou encore l'acide sulfurique ou l'acide phosphorique. Si on le désire, on peut convertir un sel d'addition d'acide particulier en un autre sel d'addition d'acide, par exemple un sel avec un acide non toxique, acceptable en pharmacie, par traitement avec la résine appropriée d'échange d'ions, de la maniÚre décrite par R.A. Boissonnas et consorts, «Helv. Chim. Acta», 43, 1349 (1960). Des résines d'échange d'ions appropriées sont les résines échangeuses de cations à base de cellulose, par exemple la carboxyméthylcellulose, ou les résines échangeuses de cations à base de dextrane chimiquement modifié réticulé, par exemple les résines du type Sephadex-C, et les résines échangeuses d'anions fortement basiques, par exemple celles énumérées par J.P. Greenstein et M. Winitz dans «Chemistry of the Amino Acids», John Wiley and Sons, Inc., New York et Londres, 1961, vol. 2, p. 1456.
Les peptides de formule I et leurs sels présentent une activité intéressante et de longue durée à titre d'hormones de libération de LH et de FSH.
L'activitĂ© intĂ©ressante en tant qu'hormone de libĂ©ration de LH et de FSH et la propriĂ©tĂ© de longue durĂ©e d'action des composĂ©s de la prĂ©sente invention ont Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©es par des procĂ©dĂ©s pharma-cologiques traditionnels. A titre d'exemple, ces activitĂ©s peuvent ĂȘtre dĂ©montrĂ©es par les essais dĂ©crits par A. Arimura et consorts, «Endocrinology», 95,1174 (1974). En suivant le procĂ©dĂ© dĂ©crit dans cette publication, les rĂ©sultats de libĂ©ration de LH, obtenus sur des rats ayant reçu une dose du composĂ© (50 ng, voie sous-cutanĂ©e), montrent que les peptides de formule I atteignent une activitĂ© maximale environ 2 h aprĂšs l'administration de la dose, et qu'une activitĂ© importante est toujours prĂ©sente sur une pĂ©riode allant jusqu'Ă  6 h; par contre, avec la mĂȘme dose de l'hormone naturelle LH-RH (50 ng, voie sous-cutanĂ©e), l'activitĂ© maximale est atteinte aprĂšs environ 15 mn et aucun effet de l'injection ne s'observe encore aprĂšs 1 h. En outre, les taux intĂ©grĂ©s de LH sur une pĂ©riode de 6 h montrent que les composĂ©s de formule I: [D-Ser4, D-Leu6,desGly-NH210]-LH-RH Ă©thylamide, [D-Phe6]-LH-RH et [D-Trp6]-LH-RH, sont respectivement 21 fois, 20 fois et 12 fois plus actifs eh ce qui concerne la libĂ©ration de l'hormone LH que l'hormone naturelle LH-RH. Les rĂ©sultats concernant la libĂ©ration de l'hormone FSH, aprĂšs des injections des composĂ©s delĂ  formule I, montrent que les composĂ©s: [D-Ser4,D-Leu6,desGly-NH210]-LH-RH Ă©thylamide, [D-Phe6]-LH-RH et [D-Trp6]-LH-RH sont respectivement environ 11 fois, 20 fois et 20 fois plus actifs que l'hormone naturelle LH-RH Ă  la mĂȘme dose (50 ng).
En outre, l'activitĂ© des composĂ©s de la formule I a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ©e sur l'ĂȘtre humain.
Des analyses (radio-immunisation) des taux de LH dans le sĂ©rum, aprĂšs administration intranasale, montrent que la dose efficace minimale de LH-RH est d'environ 2,0 mg, tandis qu'un degrĂ© Ă©quivalent d'activitĂ© s'obtient avec une dose de 0,5 mg de [D-Trp6]-LH-RH. Dans ce cas, les composĂ©s ont Ă©tĂ© administrĂ©s Ă  des ĂȘtres humains dans une solution saline normale. En ce qui concerne la libĂ©ration de FSH chez l'ĂȘtre humain, des Ă©tudes comparatives entre la LH-RH et la [D-Trp6]-LH-RH donnent des rĂ©sultats particuliĂšrement remarquables. Une administration intranasale allant jusqu'Ă  2 mg de LH-RH n'a que peu ou pas d'effet sur les taux de FSH dans le sĂ©rum, ce que l'on a mesurĂ© par une analyse Ă  radio-immunisation, voir H.G. Dahlen et consorts, «Horm. Metab. Res.», 6, 510 (1974); par contre, Ă  0,5 mg sous les mĂȘmes conditions, la [D-Trp6]-LH-RH libĂšre des quantitĂ©s importantes de FSH, c'est-Ă -dire des taux allant de 0,3 Ă  plus de l,5mi|i/ml. On comprendra aisĂ©ment qu'un composĂ© qui est capable de libĂ©rer la FSH de façon efficace a de nombreuses applications thĂ©rapeutiques ; voir, par exemple, H.G. Dahlen et consorts, citation prĂ©cĂ©dente.
Les propriĂ©tĂ©s de libĂ©ration de LH et de FSH des peptides de la formule I, qui, Ă  leur tour, provoquent l'ovulation chez les animaux, rendent ces peptides intĂ©ressants en mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire et pour l'Ă©levage des animaux. Il est souvent dĂ©sirable de synchroniser l'cestrus chez les animaux, par exemple chez le bĂ©tail en gĂ©nĂ©ral, les moutons ou les porcs, soit pour pouvoir assurer l'appareillage des femelles d'un groupe donnĂ© avec un mĂąle de la qualitĂ© gĂ©nĂ©tique dĂ©sirĂ©e, soit pour pouvoir rĂ©aliser une insĂ©mination artificielle sur un nombre maximal de femelles, dans les deux cas sur une pĂ©riode de temps relativement courte. AntĂ©rieurement, on agissait, dans les deux cas ci-dessus, en administrant aux animaux un agent inhibiteur d'ovulation, en supprimant cette administration peu avant la date choisie pour l'appareillage ou l'insĂ©mination artificielle, et en comptant ensuite sur la production naturelle de LH et de FSH pour provoquer l'ovulation et produire l'cestrus, ou encore en administrant des hormones gonadotropes. Cependant, cette maniĂšre de procĂ©der n'Ă©tait pas tout Ă  fait satisfaisante, car l'ovulation Ă  un moment prĂ©dĂ©terminĂ© ne se dĂ©veloppe jamais chez tous les animaux en mĂȘme temps, mais uniquement chez une certaine proportion d'entre eux, lorsqu'on n'utilise pas d'hormones gonadotropes. D'autre part, le coĂ»t Ă©levĂ© de ces derniĂšres hormones et les effets secondaires rencontrĂ©s lors de leur utilisation ont rendu cette mĂ©thode impraticable. Il est maintenant possible d'obtenir une synchronisation pratiquement totale de l'ovulation et de l'cestrus, en traitant les animaux d'un groupe donnĂ©, d'abord avec un inhibiteur d'ovulation qui est ensuite supprimĂ©, et en administrant ensuite un peptide de formule I peu avant la pĂ©riode prĂ©dĂ©terminĂ©e, prĂ©vue pour l'appareillage ou l'insĂ©mination artificielle, de maniĂšre Ă  obtenir l'ovulation et l'Ɠstrus au cours de cet intervalle de temps. Le dĂ©lai avant le dĂ©but de l'ovulation et de l'cestrus, aprĂšs l'administration d'un tel peptide, varie avec les espĂšces d'animaux, et l'intervalle optimal de temps doit ĂȘtre choisi pour chaque espĂšce. A titre d'exemple, chez des rongeurs comme les rats ou les hamsters, l'ovulation se produit dans les 18 j aprĂšs l'administration d'un peptide suivant l'invention.
La mĂ©thode dĂ©crite ci-dessus pour obtenir une ovulation et un Ɠstrus au cours d'un intervalle de temps prĂ©dĂ©terminĂ© avec prĂ©cision, de maniĂšre Ă  assurer un appareillage satisfaisant, est particuliĂšrement importante pour les Ă©lĂ©veurs de chevaux de course et d'animaux d'exposition, c'est-Ă -dire lorsque les frais Ă  prĂ©voir pour les services d'un mĂąle particulier s'Ă©lĂšvent souvent Ă  des sommes trĂšs Ă©levĂ©es.
Les peptides de formule I sont également intéressants pour augmenter le nombre de naissances par portée chez les animaux, en particulier chez le bétail en général, les moutons ou les porcs. A cet effet, on administre le peptide en une série de doses parentérales, de préférence par des injections intraveineuses ou sous-cutanées, à raison d'environ 0,1 à 10 |ig par kilo de poids de corps par jour, et ce de 96 à 12 h avant l'cestrus attendu et l'accouplement ultérieur. Une
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injection de dĂ©part de 1000 Ă  5000 unitĂ©s d'hormone gonadotrope de sĂ©rum de juments gravides peut Ă©galement ĂȘtre prĂ©vue 1 Ă  4 j avant l'injection prĂ©cĂ©dente du peptide. Un traitement similaire, avec ou sans injection prĂ©liminaire, est aussi intĂ©ressant pour provoquer la pubertĂ© chez les animaux de la ferme.
Lorsqu'on utilise un peptide de formule I dans le but de provoquer l'ovulation et l'cestrus ou dans le but d'amorcer la puberté chez les animaux à sang chaud, en particulier chez les rongeurs, comme les rats ou les hamsters, ou chez le bétail, on administre ce peptide à l'organisme, de préférence par voie parentérale, en combinaison avec un véhicule ou support liquide ou solide, acceptable en pharmacie. La proportion du peptide est déterminée par sa solubilité dans le véhicule donné, par la voie d'administration choisie, et par la pratique biologique traditionnelle. Pour une administration parentérale à des animaux, on utilise le peptide en solution aqueuse stérile qui peut également contenir d'autres produits dissous, tels que des tampons ou des agents de conservation, ainsi qu'une quantité suffisante de glucose ou de sels acceptables en pharmacie pour rendre la solution isotonique. La dose variera avec la forme d'administration et avec l'espÚce particuliÚre d'animal à traiter, et elle sera de préférence maintenue à un niveau de 0,1 à 10 ng par kilo de poids de corps. Cependant, une dose de l'ordre d'environ 1 à environ 5 ng par kilo de poids de corps est employée de façon particuliÚrement avantageuse pour atteindre des résultats efficaces.
On peut également administrer des peptides de formule I sous l'une des formes à longue durée, à libération lente ou dépÎt, que l'on décrit par la suite, de préférence par injection intramusculaire ou par implantation. Ces formes de doses sont conçues pour libérer environ 0,1 à environ 10 (xg par kilo de poids de corps par jour.
Les peptides de formule I sont également intéressants en médecine humaine. A titre d'exemple, la gonadostimuline chorio-nique humaine (HCG), qui contient principalement l'hormone LH et une certaine quantité d'hormone FSH, s'utilise depuis plus de 30 ans pour traiter certains troubles endocrinologiques, tels que des troubles du cycle menstruel, l'aménorrhée, l'absence de développement des caractéristiques sexuelles secondaires et la stérilité chez les femmes, ou encore certains cas d'hypogonadisme, de retard de puberté, de cryptorchidie et d'impuissance non psychogÚne chez l'homme. Plus tard, on a également traité la stérilité chez la femme par des gonadostimulines humaines de femmes ménopausées (HMG) qui contiennent principalement l'hormone FSH, avec ensuite un traitement avec l'hormone HCG. L'un des désavantages du traitement de la stérilité chez la femme avec la HCG ou avec la HMG suivie par la HCG est constitué par le fait qu'un tel traitement a souvent pour résultat une surovulation et des naissances multiples indésirables, probablement en raison de l'impossibilité d'administrer seulement les quantités exactes de FSH et de LH nécessaires pour l'ovulation. L'administration d'un peptide obtenu suivant l'invention évite le désavantage précédent, car le composé provoque la libération de LH et de FSH par l'hypophyse, uniquement en les quantités exactes qui sont nécessaires pour une ovulation normale. Pour cette raison, un peptide suivant l'invention est non seulement intéressant dans le but ci-dessus, mais il est également intéressant chez la femme pour le traitement des troubles du cycle menstruel, de l'aménorrhée, de l'hypogonadisme et de l'absence de développement des caractéristiques sexuelles secondaires.
Les peptides obtenus suivant l'invention sont en outre utiles en contraception. A titre d'exemple, lorsqu'on administre le peptide Ă  une femme trĂšs tĂŽt au cours du cycle menstruel, de l'hormone LH est libĂ©rĂ©e Ă  ce moment et provoque une ovulation prĂ©maturĂ©e. L'ovule immature est incapable d'une fĂ©condation ou bien, si une fĂ©condation devait nĂ©anmoins se produire, il est trĂšs improbable que l'ovule fĂ©condĂ© soit implantĂ©, car l'Ă©quilibre ƓstrogĂšne-progestĂ©rone, nĂ©cessaire pour la prĂ©paration de l'endomĂštre, n'existe pas et l'endomĂštre n'est pas dans l'Ă©tat requis pour l'implantation.
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D'autre part, lorsque le peptide est administré vers la fin du cycle, l'endomÚtre est rompu et les rÚgles se produisent.
En outre, les peptides obtenus suivant l'invention sont également intéressants dans la contraception par la méthode dite des rythmes qui a toujours été relativement peu fiable en raison de l'impossibilité de la prédétermination de l'ovulation chez la femme avec le degré requis de précision. L'administration d'un peptide suivant l'invention à mi-cycle, c'est-à-dire à peu prÚs au moment normalement attendu de l'ovulation, provoque l'ovulation peu aprÚs et rend la méthode des rythmes à la fois sûre et efficace.
Les peptides de la formule I sont également utiles comme moyens de diagnostic pour faire la distinction entre les troubles ou les lésions de l'hypothalamus et de l'hypophyse chez la femme. Lorsqu'on administre le peptide à une patiente pour laquelle on suppose de tels troubles ou lésions et que l'on observe ensuite une élévation du taux de LH, il s'agit là d'une bonne indication permettant de conclure que l'hypothalamus est la cause du trouble et que l'hypophyse est intacte. Par contre, lorsqu'on ne remarque aucune élévation du taux de LH aprÚs l'administration du peptide, on peut alors diagnostiquer un trouble ou une lésion de l'hypophyse, avec un degré élevé de fiabilité.
Chez l'homme, l'administration d'un peptide de la formule I apporte les quantités de LH (ou de ICSH) et de FSH nécessaires pour le développement sexuel normal dans les cas d'hypogonadisme et de retard de puberté, cette administration étant également intéressante dans le traitement de la cryptorchidie. En outre, l'hormone FSH libérée par l'administration du peptide stimule le développement des cellules séminales des testicules, et le peptide est intéressant dans le traitement de l'impuissance psychogÚne et de l'impuissance non psychogÚne.
Lorsqu'on utilise en médecine humaine les peptides de formule I, de préférence sous la forme d'un sel d'addition d'acide, on les administre à l'organisme, soit par injection intraveineuse, sous-cutanée ou intramusculaire, soit par une administration sous-linguale, nasale ou vaginale, sous forme de combinaisons formées conjointement avec un véhicule ou support acceptable du point de vue pharmaceutique.
Pour l'administration par la voie nasale sous forme de gouttes ou de pulvérisations, on préfÚre utiliser un peptide de formule I en. solution dans un véhicule aqueux stérile pouvant contenir également d'autres produits dissous, tels que des tampons ou des agents de conservation, ainsi que des quantités suffisantes de glucose ou de sels acceptables en pharmacie pour rendre la solution isotonique. Les doses par la voie intranasale sont de 0,1 à 50 (xg/kg, de préférence de 0,5 à 10 ng/kg.
On peut Ă©galement administrer les peptides de formule I sous forme de poudres ou d'insufflations par la voie nasale ou la voie vaginale. A cet effet, on administre le peptide sous une forme solide finement subdivisĂ©e, en mĂȘme temps qu'un vĂ©hicule solide acceptable en pharmacie, par exemple un polyĂ©thylĂšne glycol finement subdivisĂ© (Carbowax 1540), du lactose finement subdivisĂ©, ou encore de prĂ©fĂ©rence pour l'administration vaginale, de la silice trĂšs finement subdivisĂ©e (Cab-O-Sil). Des compositions de ce genre peuvent contenir Ă©galement d'autres excipients sous une forme solide finement subdivisĂ©e, tels que des agents de conservation, des tampons ou des agents tensio-actifs.
Pour l'administration sous-linguale ou vaginale, on préfÚre formuler les peptides de formule I en doses solides, par exemple des comprimés sous-linguaux ou des ovules ou suppositoires vaginaux, avec des quantités suffisantes d'excipients solides, comme l'amidon, le lactose, certains types d'argiles, des tampons, et des agents de lubrification, de désintégration ou tensio-actifs, ou encore avec des excipients semi-solides couramment utilisés dans la formulation de suppositoires. Des exemples d'excipients de ce genre peuvent se retrouver dans les manuels pharmaceutiques classiques, par exemple dans «Pharmaceutical Sciences» de Remington, Mack Publishing Company, Easton, Pennsylvanie, 1970.
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La dose des peptides de formule I variera avec la forme d'administration et avec le patient particulier en traitement. Généralement, on amorce le traitement avec de faibles doses, sensiblement inférieures à la dose optimale du composé. Ensuite, on augmente cette dose par petites quantités jusqu'à ce que l'on atteigne l'effet optimal pour le cas considéré. D'une maniÚre générale, on administre les peptides de formule I de la maniÚre la plus avantageuse à un taux de concentration qui apportera, d'une maniÚre générale, une libération efficace de la LH et/ou de la FSH, sans pour autant provoquer d'effets secondaires nuisibles ou désagréables, ce taux étant de préférence de l'ordre d'environ 0,01 à environ 100 ng par kilo de poids de corps, bien que cette gamme de doses soit sujette à variations comme on l'a mentionné précédemment. Cependant, un taux de dosage du peptide de la formule I, dans laquelle:
a) X=Ser, Y=D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2
de l'ordre d'environ 0,5 ng Ă  environ 5,0 ng par kilo de poids de corps, et du peptide de formule I, dans laquelle:
c) X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1
de l'ordre d'environ 0,1 à environ 10 ng par kilo de poids de corps est le plus avantageux pour arriver à des résultats efficaces.
Il est souvent dĂ©sirable d'administrer les peptides de formule I de maniĂšre continue sur des pĂ©riodes prolongĂ©es de temps sous la forme de doses Ă  longue durĂ©e d'action, Ă  libĂ©ration lente ou dĂ©pĂŽt. De telles formes de dosage peuvent contenir un sel du composĂ©, acceptable en pharmacie, ayant un faible degrĂ© de solubilitĂ© dans les fluides du corps, par exemple des sels avec l'acide pamoĂŻque ou tannique ou avec de la carboxymĂ©thylcellulose, ou bien elles peuvent contenir les peptides sous la forme d'un sel soluble dans l'eau, en mĂȘme temps qu'un vĂ©hicule protecteur empĂȘchant une libĂ©ration rapide. Dans ce dernier cas, on peut formuler, par exemple, les peptides avec une gĂ©latine partiellement hydrolysĂ©e, non antigĂšne, sous la forme d'un liquide visqueux; ou bien ces peptides peuvent ĂȘtre adsorbĂ©s sur un vĂ©hicule solide acceptable en pharmacie, par exemple de l'hydroxyde de zinc avec ou sans protamine, et peuvent ĂȘtre administrĂ©s en suspension dans un vĂ©hicule liquide acceptable en pharmacie; ces peptides peuvent encore ĂȘtre formulĂ©s en gels ou suspensions avec un hydrocolloĂŻde non antigĂšne, protecteur, par exemple de la sodiumcarboxymĂ©thyl-cellulose, de la polyvinylpyrrolidone, de l'alginate de sodium,
de la gĂ©latine, des acides polygalacturoniques, par exemple de la pectine, ou certains mucopolysaccharides, en mĂȘme temps que des agents tensio-actifs, des agents de conservation ou des vĂ©hicules liquides, aqueux ou non aqueux, acceptables en pharmacie. On peut trouver des exemples de formulations de ce genre dans les manuels pharmaceutiques traditionnels, par exemple dans le manuel «Pharmaceutical Sciences» de Remington, citĂ© prĂ©cĂ©demment. Des prĂ©parations Ă  longue durĂ©e d'action, Ă  libĂ©ration lente, des peptides suivant l'invention peuvent Ă©galement s'obtenir par micro-encapsulation dans une matiĂšre d'enrobage acceptable en pharmacie, par exemple de la gĂ©latine, de l'alcool polyvinylique ou de l'Ă©thylcellulose. D'autres exemples de matiĂšres d'enrobage et de procĂ©dĂ©s utilisĂ©s pour la micro-encapsulation sont dĂ©crits par J.A. Herbig dans «Encyclopedia of Chemical Technology», vol. 13, 2e Ă©d., Wiley, New York, 1967, pp. 436-456. Des formulations de ce genre, ainsi que des suspensions de sels des peptides, qui ne sont que faiblement solubles dans les fluides du corps, sont conçues pour libĂ©rer environ 0,1 Ă  environ 50 ng de l'hormone par kilo de poids de corps par jour, et on les administre de prĂ©fĂ©rence par injection intramusculaire. A titre de variante, certaines des formes solides de dosage, Ă©numĂ©rĂ©es prĂ©cĂ©demment, par exemple certains sels faiblement solubles dans l'eau ou certaines dispersions de sels des peptides dans un support solide ou encore des produits d'adsorbtion de ces sels sur ces supports, comme des dispersions dans un hydrogel neutre d'un polymĂšre de mĂ©thacrylate d'Ă©thylĂšne-glycol ou de monomĂšres similaires rĂ©ticulĂ©s, comme dĂ©crit dans le brevet des Etats-Unis d'AmĂ©rique N° 3551556 dĂ©livrĂ© le 29 dĂ©cembre 1970 Ă  K. Kliment et consorts, peuvent Ă©galement se
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prĂ©parer sous la forme d'implants libĂ©rant Ă  peu prĂšs les mĂȘmes quantitĂ©s que celles citĂ©es prĂ©cĂ©demment, ces implants pouvant ĂȘtre utilisĂ©s par voie sous-cutanĂ©e ou intramusculaire.
On peut également obtenir des effets de libération lente sur des 5 périodes prolongées de temps en administrant les peptides de l'invention sous la forme d'un sel d'addition d'acide dans un dispositif intravaginal ou dans un implant temporaire, par exemple dans un réceptacle formé d'un polymÚre de silicone non irritant, comme un polysiloxane, par exemple du Silastic, ou d'un hydrogel neutre 10 d'un polymÚre tel que décrit précédemment, présentant le degré requis de perméabilité pour libérer environ 0,1 à environ 50 ng par kilo de poids de corps par jour. De telles formes de dosage sous la forme d'un dispositif intravaginal ou d'un implant, en vue d'une administration trÚs prolongée, présentent l'avantage qu'on peut les 15 retirer lorsqu'on le désire, pour interrompre ou terminer le traitement.
Dans la synthÚse des peptides de formule I suivant la présente invention, on suivra les rÚgles suivantes dans le choix d'un groupe particulier, protecteur de la chaßne latérale:
a) le groupe protecteur doit ĂȘtre stable vis-Ă -vis du rĂ©actif et sous les conditions de rĂ©action choisies pour enlever le groupe protecteur d'a-amino Ă  chaque phase de la synthĂšse;
b) le groupe protecteur doit conserver ses propriĂ©tĂ©s de pro-25 tection (c'est-Ă -dire ne pas se sĂ©parer sous les conditions de la combinaison), et c) le groupe protecteur de chaĂźne latĂ©rale doit ĂȘtre sĂ©parable Ă  la fin de la synthĂšse contenant la sĂ©quence dĂ©sirĂ©e d'aminoacides, sous des conditions de rĂ©action qui ne modifient pas la chaĂźne de
30 peptide.
En ce qui concerne R9, des groupes protecteurs convenables du radical a-amino sont: 1) des groupes protecteurs d'uréthanne aliphatiques, illustrés par: t-butyloxycarbonyle, diisopropyl-méthoxycarbonyle, biphénylisopropyloxycarbonyle, iso-35 propyloxycarbonyle, t-amyloxycarbonyle, éthoxycarbonyle, allyl-oxycarbonyle; 2) des groupes protecteurs du type cycloalkyl-uréthanne, illustrés par: cyclopentyloxycarbonyle, adamantyloxy-carbonyle, d-isobornyloxycarbonyle, cyclohexyloxycarbonyle, nitrophénylsulfényle, tritylsulfényle, a,a-diméthyl-3,5-diméthoxy-40 benzyloxycarbonyle et trityle. Le groupe protecteur d'a-amino préféré pour R9 est choisi dans le groupe comprenant: t-butyloxycarbonyle, cyclopentyloxycarbonyle, t-amyloxycarbonyle, d-isobornyloxycarbonyle, o-nitrophénylsulfényle, biphénylisopropyloxycarbonyle, et a,a-diméthyl-3,5-diméthoxybenzyloxycar-45 bonyle.
On prĂ©pare les peptides de formule I suivant l'invention en utilisant une synthĂšse en phase solide, que l'on illustrera ci-aprĂšs par diverses formes de mise en Ɠuvre, suivant lesquelles on prĂ©pare des peptides spĂ©cifiques de formule I:
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a) et b) Peptides de formule I dans laquelle:
a) X=Ser, Y= D-Trp et Z=Gly-NH2, ou b) X—Ser, Y= D-Phe et Z=Gly-NH2.
La synthÚse en phase solide des peptides de formule I, définis 55 sous a) et b) ci-dessus, est amorcée à l'extrémité C-terminale du peptide, en utilisant une résine protégée en a-amino. On prépare une telle matiÚre de départ en attachant une glycine protégée en a-amino à une résine de banzhydrylamine, une résine chloro-méthylée ou une résine hydroxyméthylée, la premiÚre étant pré-60 férée. La préparation d'une résine de benzhydrylamine a été décrite par P. Rivaille et consorts, «Helv. Chim. Acta», 54, 2772 (1971) et la préparation de la résine hydroxyméthylée a été décrite par M. Bodanszky et J.T. Sheehan, «Chem. Ind.» (London), 38,1597 (1966). On peut disposer d'une résine chlorométhylée sur le marché 65 en provenance de la société Bio Rad Laboratories, Richmond, Californie. Lorsqu'on utilise la résine de benzhydrylamine, il se forme une liaison d'accrochage d'amide avec la glycine protégée en a-amino, et ce de la façon suivante:
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support de résine
R9-N-CH2- C-NH- C-0
Cela permet l'obtention directe de la fonction amide C-terminale aprÚs que la séquence des aminoacides a été complétée dans la synthÚse, par séparation du support de résine du peptide lié, pour former l'amide de glycine à la partie C-terminale du décapeptide désiré. Dans ce cas, l'utilisation d'acide fluorhydrique pour séparer le support de résine enlÚve également les groupes protecteurs de chaßne latérale pour donner le décapeptide correspondant de formule I, dans laquelle:
a) X=Ser,Y=D-TrpetZ=Gly-NH2,ou b) X=Ser, Y=D-Phe et Z=Gly-NH2.
Lorsqu'on utilise les autres résines, la liaison d'accrochage est le groupe benzylester tel qu'illustré précédemment. Dans ce cas, un procédé commode pour convertir le peptide protégé lié en l'amide C-terminal consiste en l'ammonolyse du peptide protégé à partir de la résine et en la séparation des groupes protecteurs de l'amide résultant par traitement avec du sodium et de l'ammoniac liquide ou par une séparation à l'acide fluorhydrique. Un autre procédé consiste à provoquer la séparation par une transestérification avec un alcanol inférieur, de préférence du méthanol ou de l'éthanol, en présence de triéthylamine, avec ensuite conversion de l'ester résultant en un amide et enfin suppression de la protection, comme décrit précédemment. Voir également J.M. Stewart et J.D. Young, «Solid Phase Peptide Synthesis», W.H. Freeman & Co., San Francisco, 1969, pp. 40-49.
D'une maniĂšre plus particuliĂšre, dans une forme de rĂ©alisation de la prĂ©sente invention, une glycine protĂ©gĂ©e en a-amino, de prĂ©fĂ©rence de la t-butyloxycarbonylglycine, est combinĂ©e Ă  une rĂ©sine de benzhydrylamine Ă  l'aide du composĂ© activant du groupe carboxyle, de prĂ©fĂ©rence du dicyclohexylcarbodiimide. AprĂšs la combinaison de la glycine protĂ©gĂ©e en a-amino avec le support de rĂ©sine, le groupe protecteur en a-amino est sĂ©parĂ©, par exemple en utilisant de l'acide trifluoroacĂ©tique dans du chlorure de mĂ©thylĂšne, de l'acide trifluoroacĂ©tique seul, ou de l'acide chlorhydrique dans du dioxanne. La suppression de la protection est rĂ©alisĂ©e Ă  une tempĂ©rature comprise entre 0°C et la tempĂ©rature ambiante. D'autres rĂ©actifs classiques de sĂ©paration et d'autres conditions pour l'enlĂšvement des groupes protecteurs particuliers en a-amino peuvent s'utiliser comme dĂ©crit par E. Schröder et K. Lubke, «The Peptides», vol. I, Academic Press, New York, 1965, pp. 72-75. AprĂšs sĂ©paration du groupe protecteur en a-amino, les aminoacides restants, protĂ©gĂ©s en a-amino, sont combinĂ©s pas Ă  pas dans l'ordre dĂ©sirĂ© pour obtenir le peptide voulu. Chaque aminoacide protĂ©gĂ© est amenĂ© Ă  la rĂ©action en phase solide en un excĂšs d'environ 3 fois, et la combinaison est rĂ©alisĂ©e dans un milieu de chlorure de mĂ©thylĂšne ou formĂ© par un mĂ©lange de dimĂ©thylformamide dans du chlorure de mĂ©thylĂšne. Dans les cas oĂč une combinaison incomplĂšte se dĂ©veloppe, le procĂ©dĂ© de combinaison est rĂ©pĂ©tĂ© avant sĂ©paration du groupe protecteur en a-amino, avant la combinaison de l'aminoacide suivant avec l'aminoacide ou le peptide liĂ© Ă  un polymĂšre. Le succĂšs de la rĂ©action de combinaison Ă  chaque stade de la synthĂšse est surveillĂ© par la rĂ©action Ă  la ninhydrine, de la façon dĂ©crite par E. Kaiser et consorts, «Analyt. Biochem.», 34,595 (1970).
AprĂšs la synthĂšse de la sĂ©quence dĂ©sirĂ©e d'aminoacides, on sĂ©pare le peptide du support de rĂ©sine par traitement avec un rĂ©actif, tel que de l'acide fluorhydrique, qui non seulement sĂ©pare le peptide de la rĂ©sine, mais sĂ©pare Ă©galement tous les groupes protecteurs restants de chaĂźne latĂ©rale et le groupe protecteur en a-amino, s'il est prĂ©sent, existant sur le reste d'acide pyroglutamique, dans le cas oĂč on a utilisĂ© la rĂ©sine de banzhydrylamine pour obtenir directement le peptide de formule I, tel que dĂ©fini sous a) ou b).
Lorsqu'on utilise une rĂ©sine chloromĂ©thylĂ©e, le peptide peut ĂȘtre sĂ©parĂ© de la rĂ©sine par transestĂ©rification avec un alcanol infĂ©rieur, de prĂ©fĂ©rence du mĂ©thanol ou de l'Ă©thanol, puis le produit rĂ©cupĂ©rĂ©
est chromatographié sur gel de silice et la fraction recueillie est soumise à un traitement avec de l'ammoniac pour convertir l'ester d'alcoyle inférieur, de préférence l'ester méthylique ou éthylique, en l'amide C-terminal. Les groupes protecteurs de chaßne latérale sont alors séparés par les procédés décrits précédemment, par exemple par traitement avec du sodium dans de l'ammoniac liquide ou par de l'acide fluorhydrique.
En plus des groupes protecteurs R7 décrits précédemment pour les atomes d'azote d'imidazole de l'histidine, R7 peut aussi consister en le 2,2,2-trifluoro-l-benzoyloxycarbonylaminoéthyle et en le 2,2,2-trifluoro-l-t-butyloxycarbonylaminoéthyle.
c) Peptide de formule I, dans laquelle: c) X=D-Ser,Y=D-lÂŁuetZ=NHRl
La synthÚse en phase solide du peptide de formule I, dans laquelle X=D-Ser, Y=D-Leu et Z=NHR1, est amorcée à l'extrémité C-terminale du peptide, en utilisant une résine de proline protégée en a-amino. On prépare une telle matiÚre de départ en attachant une proline protégée en a-amino à une résine chlorométhylée ou une résine hydroxyméthylée, la premiÚre étant préférée. La préparation d'une résine hydroxyméthylée a été décrite par M. Bodansky et J.T. Sheehan, «Chem. Ind.» (London), 38,1597 (1966). Une résine chlorométhylée est disponible sur le marché en provenance de la société Bio Rad Laboratories, Richmond, Californie. Lorsqu'on utilise la résine chlorométhylée, il se forme un groupe d'accrochage d'ester avec la proline protégée en a-amino, et ce de la façon suivante:
support
R9 —Pro —O—CH2
résine
Un procédé commode pour la conversion du peptide protégé lié en l'(alcoyl inférieur)amide C-terminal consiste en la séparation du peptide protégé à partir de la résine par un traitement avec une alcoyl inférieur amine, voir D.H. Coy et consorts, «Biochem., Biophys. Res. Commun.», 57, 335 (1974), pour obtenir l'(alcoyl inférieur)amide de peptide protégé correspondant. Ensuite, les groupes protecteurs de l'(alcoyl inférieur)amide de peptide résultant sont séparés par traitement avec du sodium et de l'ammoniac liquide ou de préférence par de l'acide fluorhydrique pour donner le peptide correspondant de formule I, décrit ci-dessus sous c), suivant l'invention. Un autre procédé consiste en une séparation par transestérification avec un alcanol inférieur, de préférence du méthanol ou de l'éthanol, en présence de triéthylamine, avec ensuite conversion de l'ester résultant en l'(alcoyl inférieur)amide correspondant, puis suppression de la protection comme décrit précédemment. Voir également J.M. Stewart et J.D. Young, «Solid Phase Peptide Synthesis», W.H. Freeman & Co., San Francisco, 1969, pp. 40-49.
De maniÚre plus particuliÚre, suivant une forme de réalisation de la présente invention, une proline protégée en a-amino, de préférence de la t-butyloxycarbonylproline, est combinée à une résine chlorométhylée à l'aide d'un catalyseur, de préférence du bicarbonate de césium ou de la triéthylamine. AprÚs la combinaison de la proline protégée en a-amino avec le support de résine, le groupe protecteur en a-amino est séparé, par exemple en utilisant de l'acide trifluoroacétique dans du chlorure de méthylÚne, de l'acide trifluoroacétique seul ou de l'acide chlorhydrique dans du dioxanne. La suppression de la protection est réalisée à une température comprise entre environ 0° C et la température ambiante. D'autres agents classiques de séparation et d'autres conditions pour l'enlÚvement des groupes protecteurs en a-amino peuvent s'utiliser comme décrit par E. Schröder et K. Lubke, «The Peptides», vol. 1, Académie Press, New York, 1965, pp. 72-75. AprÚs séparation du groupe protecteur en a-amino, les aminoacides protégés en a-amino restants sont combinés pas à pas dans l'ordre désiré pour obtenir le composé
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de formule I illustrĂ© prĂ©cĂ©demment sous c). Chaque aminoacide protĂ©gĂ© est amenĂ© Ă  la rĂ©action en phase solide en un excĂšs d'environ 3 fois, et on rĂ©alise la combinaison dans un milieu de chlorure de mĂ©thylĂšne ou un mĂ©lange de dimĂ©thylformamide et de chlorure de mĂ©thylĂšne. Dans les cas oĂč il se produit une combinaison incomplĂšte, le procĂ©dĂ© de combinaison est rĂ©pĂ©tĂ© avant sĂ©paration du groupe protecteur en a-amino, avant la combinaison de l'aminoacide suivant avec la rĂ©action en phase solide. Le dĂ©veloppement de la rĂ©action de combinaison Ă  chaque stade de la synthĂšse est surveillĂ© par la rĂ©action Ă  la ninhydrine, comme dĂ©crit par E. Kaiser et consorts, «Analyt. Biochem.», 34, 595 (1970).
AprĂšs synthĂšse de la sĂ©quence dĂ©sirĂ©e d'aminoacides, le peptide protĂ©gĂ© est sĂ©parĂ© du support de rĂ©sine par traitement avec une (alcoyl infĂ©rieur)amine pour donner l'(alcoyl infĂ©rieur)amide de peptide protĂ©gĂ© correspondant et, dans le cas oĂč on a utilisĂ© du dinitrophĂ©nyle ou du tosyle comme groupe protecteur pour le reste d'histidyle, le groupe protecteur dinitrophĂ©nyle ou tosyle est Ă©galement sĂ©parĂ© durant le traitement avec l'(alcoyl infĂ©rieur)amine. Le peptide peut Ă©galement ĂȘtre sĂ©parĂ© de la rĂ©sine par transestĂ©rification avec un alcanol infĂ©rieur, de prĂ©fĂ©rence du mĂ©thanol ou de l'Ă©thanol, puis le produit rĂ©cupĂ©rĂ© est purifiĂ© par Chromatographie sur gel de silice et la fraction recueillie est soumise Ă  un traitement avec une (alcoyl infĂ©rieur)amine pour convertir l'ester d'alcoyle infĂ©rieur, de prĂ©fĂ©rence l'ester mĂ©thylique ou Ă©thylique, en l'(alcoyl infĂ©rieur)amide C-terminal (il y a lieu de noter que le groupe dinitrophĂ©nyle ou tosyle, s'il est prĂ©sent sur le reste d'histidyle, sera Ă©galement sĂ©parĂ©). Les groupes protecteurs de chaĂźne latĂ©rale restants de l'Ă©thylamide protĂ©gĂ© sont alors sĂ©parĂ©s par des procĂ©dĂ©s dĂ©crits prĂ©cĂ©demment, par exemple par traitement avec du sodium dans de l'ammoniac liquide ou par de l'acide fluorhydrique pour donner le nonapeptide de formule I illustrĂ© prĂ©cĂ©demment sous c).
Les exemples suivants illustreront encore plus complĂštement l'invention.
Exemple 1
L-Pyroglutamyl-L-histidyl(tosyl)-L-tryptophyl-L-sĂ©ryl(benzyl)-L-tyrosyl (2-bromobenzyloxycarbonyl) -D-tryptophyl-L-leucyl-L-arginyl(tosyl)-L-prolylglycyl-rĂ©sine de benzhydrylamine (R8-(pyro)Glu-H is-(N,m-R7)- Trp-Ser(R6)-Tyr(R5 )-D-Trp-Leu-Arg(Na-R4)-Pro-Gly-A ; R4 = Tos, Rs=2-Br-Cbz, R6=Bzl, R7 —Tos, R8=H et A=rĂ©sine de benzhydrylamine)
On place une résine de benzhydrylamine (1,25 g, 1 mmole) dans le récipient de réaction d'un appareil de synthÚse automatique de peptides du type Beckman, modÚle 990, programmé pour réaliser le cycle suivant de lavages: a) chlorure de méthylÚne; b) acide trifluoroacétique à 33% dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn); c) chlorure de méthylÚne; d)éthanol; e) chloroforme; f) triéthylamine à 10% dans du chloroforme (2 fois pendant 25 mn chaque fois); g) chloroforme; h) chlorure de méthylÚne.
On agite ensuite la résine lavée avec de la t-butyloxy-carbonylglycine (525 mg, 3,0 mmoles) dans du chlorure de méthylÚne et on ajoute du dicyclohexylcarbodiimide (3,0 mmoles). On agite le mélange à la température ambiante (22-25° C) pendant 2 h et on lave ensuite l'ensemble aminoacide/résine successivement avec du chlorure de méthylÚne (3 fois), de l'éthanol (3 fois) et du chlorure de méthylÚne (3 fois). L'aminoacide attaché est débarrassé de sa protection avec de l'acide trifluoroacétique à 33% dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn), puis on assure le cycle de lavage des phases c) à h) décrites ci-dessus.
Les aminoacides suivants (3 mmoles) sont alors combinĂ©s successivement par le mĂȘme cycle d'opĂ©rations: t-Boc-L-proline; t-Boc-L-arginine(Tos); t-Boc-L-leucine; t-Boc-D-tryptophane; t-Boc-tyrosine (2-Br-Cbz); t-Boc-L-sĂ©rine(Bzl);t-Boc-L-trypto-phane; t-Boc-L-histidine(Tos); L-(pyro)acide glutamique.
L'ensemble décapeptide/résine terminé est lavé avec du chlorure de méthylÚne (3 fois), puis avec du méthanol (3 fois), et ensuite on dessÚche sous pression réduite, pour obtenir ainsi 98% du gain théorique de poids.
La résine de benzhydrylamine utilisée dans cet exemple est une résine disponible sur le marché (réticulation à 1%, Bachem Inc., Marina del Rey, Californie).
Exemple 2
L-Pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-L-séryl-L-tyrosyl-D-tryptophyl-L-leucyl-L-arginyl-L-prolylglycinamide;
I,X=Ser, Y= D-Trp et Z=Gly-NH2 [(pyro)Glu-His-Trp-Ser-Tyr-D-Trp-Leu-Arg-Pro-Gly-NHÀ
L'enlÚvement des groupes protecteurs et la séparation du décapeptide à partir de l'ensemble décapeptide/résine décrit dans l'exemple 1 sont réalisés par traitement avec 1 g de la matiÚre avec de l'acide fluorhydrique (24 ml) et de l'anisole (6 ml) à 0°C pendant 30 mn. On sépare l'acide fluorhydrique sous pression réduite et on enlÚve l'anisole par lavage avec de l'acétate d'éthyle.
On purifie le peptide brut par filtration sur gel sur une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (dextrane réticulé, chimiquement modifié, de qualité fine) par élution avec de l'acide acétique 2M, et les fractions qui présentent un pic d'absorption principal dans l'ultraviolet à 280 nm sont rassemblées et évaporées jusqu'à siccité.
On applique l'huile rĂ©siduaire Ă  une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (qualitĂ© fine), prĂ©alablement Ă©quilibrĂ©e avec la phase infĂ©rieure, puis par la phase supĂ©rieure d'un systĂšme solvant n-butanol/acide acĂ©tique/eau (4/1/5). L'Ă©lution avec la phase supĂ©rieure donne une fraction de pic maximal, et la matiĂšre provenant de cette zone est soumise Ă  une Ă©lution sur une colonne (1,4 x 94 cm) de carboxymĂ©thylcellulose suivant les conditions dĂ©crites par D.H. Coy et consorts, «J. Med. Chem.», 16,1140 (1973). Les fractions appropriĂ©es (1050-1190 ml), aprĂšs lyophilisation jusqu'Ă  poids constant, donnent de la D-Trp6-LH-RH sous la forme d'une poudre duveteuse blanche (80 mg); [a]" = —58,8° (c=0,33,
HOAc IN).
Le produit est homogÚne lors d'une Chromatographie en couche mince dans quatre systÚmes solvants distincts, lors de l'application de charges de 20-30 ng, et les taches sont rendues visibles par exposition à une vapeur d'iode, puis au réactif d'Ehrlich. Les valeurs Rf suivantes ont été obtenues : 1-butanol/acide acétique/eau (4/1/5, phase supérieure): 0,25; acétate d'éthyle/pyridine/acide acétique/eau (5/5/1/3): 0,63; 2-propanol/acide acétique 1M (2/1): 0,38; 1-butanol/acide acétique/eau/acétate d'éthyle (1/1/1/1): 0,51.
L'analyse des aminoacides donne: Glu, 1,08; His, 0,95, Trp, 2,00; Ser, 0,94; Tyr, 0,97; Leu, 0,93; Arg, 0,98; Pro, 1,00; Gly, 1,02; NH3,1,03.
Exemple 3
L-Pyroglutamyl-L-histidyl{tosyl)-L-tryptophyl-L-séryl-(benzyï)-L-tyrosyl(2-bromobenzyloxycarbonyl)-D-phényl-alanyl-L-leucyl-L-arginyl(tosyl)-L-prolylglycyl-résine de benzhydrylamine (Rs-{pyro)Glu-His-(NIm-R7)-Trp-Ser(R6)-Tyr(R5)-D-Phe-Ieu-Arg(NG-R4)-Pro-Gly-A ; R4 = Tos, R5 =2-Br-Cbz, R6=Bzl, R7 = Tps, R8=H et A= résine de benzhydrylamine)
On place une résine de benzhydrylamine (1,25 g, 1 mmole) dans le récipient de réaction d'un appareil de synthÚse automatique de peptides du type Beckman, modÚle 990, programmé pour réaliser le cycle suivant de lavages: a) chlorure de méthylÚne; b) acide trifluoroacétique à 33 % dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn); c) chlorure de méthylÚne; d) éthanol; e) chloroforme; f) triéthylamine à 10% dans du chloroforme (2 fois pendant 25 mn chaque fois); g) chloroforme; h) chlorure de méthylÚne.
On agite alors la résine lavée avec de la t-butyloxycarbonyl-glycine (525 mg, 3 mmoles) dans du chlorure de méthylÚne et on ajoute du dicyclohexylcarbodiimide (3 mmoles). On agite le mélange à la température ambiante (22-25° C) pendant-2 h et on lave ensuite l'ensemble aminoacide/résine successivement avec du chlorure de méthylÚne (3 fois) de l'éthanol (3 fois) et du chlorure de méthylÚne (3 fois). L'aminoacide attaché est débarrassé de sa protection avec de l'acide trifluoroacétique à
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33% dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn), puis on assure le cycle de lavages suivant les phases c) à h) précédentes.
Les aminoacides suivants (3 mmoles) sont alors combinĂ©s successivement par le mĂȘme cycle d'opĂ©rations: t-Boc-L-profine; t-Boc-L-arginine(Tos); t-Boc-L-leucine; t-Boc-D-phĂ©nylalanine; t-Boc-L-tyrosine (2-Br-Cbz); t-Boc-L-sĂ©rine(Bzl); t-Boc-L-trypto-phane; t-Boc-L-histidine(Tos); L-{pyro)acide glutamique.
L'ensemble décapeptide/résine terminé est lavé avec du chlorure de méthylÚne (3 fois), puis avec du méthanol (3 fois), et ensuite on dessÚche sous pression réduite, pour obtenir de la sorte 100% du gain de poids théorique.
La résine de benzhydrylamine utilisée dans cet exemple est une résine disponible sur le marché (réticulation à 1%, Bachem Inc., Marina del Rey, Californie).
Exemple 4
L-Pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-L-séryl-L-tyrosyl-D-phénylalanyl-L-leucyl-L-arginyl-L-propylglycinamide; I,X=Ser, Y= D-PheetZ=Gly-NH2 [(pyro)Glu-H is-Trp-Ser- Tyr-D-Phe-Leu-Arg-Pro-Gly-NH 2]
L'enlÚvement des groupes protecteurs et la séparation du décapeptide à partir de l'ensemble décapeptide/résine décrit dans l'exemple 3 sont réalisés par traitement de 1,5 g de la matiÚre avec de l'acide fluorhydrique (24 ml) et de l'anisole (6 ml) à 0°C pendant 30 mn. On sépare l'acide fluorhydrique sous pression réduite et on enlÚve l'anisole par lavage avec de l'acétate d'éthyle. On purifie le peptide brut par filtration sur gel sur une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (dextrane réticulé, chimiquement modifié, de qualité fine) par élution avec de l'acide acétique 2M, et les fractions qui présentent un pic d'absorption principal dans l'ultraviolet à 280 nm sont assemblées et évaporées jusqu'à siccité.
On applique l'huile résiduaire à une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (qualité fine), préalablement équilibrée avec la phase inférieure, puis par la phase supérieure d'un systÚme solvant n-butanol/acide acétique/eau (4/1/5). L'élution avec la phase supérieure donne une fraction de pic maximal, et les fractions de ce pic sont assemblées et concentrées jusqu'à siccité. On lyophilise le reste à partir d'acide acétique 0,2N pour obtenir de la [D-Phe6]-LH-RH sous la forme d'une poudre blanche duveteuse (158 mg); [oc]" = -57,5° (c=0,55, HOAc 0,1N).
Le produit est homogĂšne lors d'une Chromatographie en couche mince dans quatre systĂšmes solvants distincts, lors de l'application de charges de 20-30 ng, et les taches peuvent ĂȘtre rendues visibles par exposition Ă  une vapeur d'iode, puis au rĂ©actif d'Ehrlich. Les valeurs Rf suivantes ont Ă©tĂ© obtenues : 1-butanol/acide acĂ©tique/ eau (4/1/5, phase supĂ©rieure): 0,14; acĂ©tate d'Ă©thyle/pyridine/acide acĂ©tique/eau (5/5/1/3): 0,68; 2-propanol/acide acĂ©tique 1M (2/1): 0,41; 1-butanol/acide acĂ©tique/eau/acĂ©tate d'Ă©thyle (1/1/1/1): 0,47.
L'analyse des aminoacides donne: Glu, 1,01; His, 0,97; Trp, 0,90 ;Ser,0,92 ;Tyr, 1,00 ;Phe,0,96 ;Leu, 1,00 ; Arg, 1,02 ;Pro,0,95 ; Gly, 1,00; NH3,1,00.
Exemple 5
L-Pyroglutamyl-L-histidyl(dinitrophĂ©nyl)-L-tryptophyl-D-sĂ©ryl(benzyl)-L-tyrosyl(2-bromobenzyloxycarbonyl)-D-leucyl-L-leucyl-L-arginyl(tosyl)-L-prolyl-0—CH2-rĂ©sine, R8-(pyro)Glu-His(Nlm-R7)-Trp-D-Ser(R6)-Tyr(R5)-D-Leu-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-A1; R4=Tos, R5=2-Br-Cbz, R6=Bzl, R7=Dnp, R8 = H et support rĂ©sine
On place de la Boc-proline-résine de la formule:
support
Boc-Pro-O—CH2
résine
(1,40 g, 0,5 mmole de proline) dans le récipient de réaction d'un appareil de synthÚse automatique de peptides du type Beckman, modÚle 990, programmé pour réaliser le cycle suivant de lavages : a) chlorure de méthylÚne; b) acide trifluoroacétique à 33% dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn); c) chlorure de méthylÚne; d) éthanol; e) chloroforme; f) triéthylamine à 10% dans du chloroforme (2 fois pendant 5 mn chaque fois); g) chloroforme, et h) chlorure de méthylÚne.
On agite alors la résine lavée avec de la t-butyloxycarbonyl-tosylarginine (645 mg, 1,5 mmole) dans du chlorure de méthylÚne, et on ajoute du dicyclohexylcarbodiimide (1,5 mmole). On agite le mélange à la température ambiante (22-25° C) pendant 2 h, et on lave ensuite l'ensemble aminoacide/résine successivement avec du chlorure de méthylÚne (3 fois), de l'éthanol (3 fois) et du chlorure de méthylÚne (3 fois). L'aminoacide attaché est débarrassé de sa protection avec de l'acide trifluoroacétique à 33% dans du chlorure de méthylÚne (2 fois pendant 2,5 et 25 mn), puis on assure le cycle de lavages suivant les phases c) à h) précédentes.
Les aminoacides suivants (1,5 mmole) sont ensuite combinĂ©s successivement par le mĂȘme cycle d'opĂ©rations: t-Boc-L-leucine; t-Boc-D-leucine; t-Boc-L-tyrosine (2-Br-Cbz); t-Boc-D-sĂ©rine(Bzl); t-Boc-L-tryptophane; t-Boc-L-histidine(Dnp); L-(pyro)acide glutamique.
L'ensemble nonapeptide/résine terminé est lavé avec du chlorure de méthylÚne (3 fois), puis avec du méthanol (3 fois), et ensuite on sÚche sous pression réduite, de sorte que l'on obtient 96% du gain de poids théorique.
L'ensemble proline/résine utilisé dans cet exemple est préparé au départ d'une résine chlorométhylée disponible sur le marché (réticulation à 1%, Bio Rad Labs, Richmond, Californie).
Exemple 6
L-Pyroglutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-D-séryl(benzyl)-L-tyrosyl(2-bromobenzyloxycarbonyl)-D-leucyl-L-leucyl-L-arginyl(tosyl)-L-propyléthylamide, R8-(pyro)Glu-His-Trp-D-Ser (R6)-Tyr(R5)-D-Leu-Leu-Arg(NG-R4)-Pro-NHR1;
R4=Tos, R5=2-Br-Cbz, R6=Bzl, R8=H et R1 =C2H5
L'ensemble nonapeptide/résine protégé (2,16 g, décrit dans l'exemple 5) est mis en suspension dans 20 ml d'éthylamine à 0°C, puis on agite pendant 6 h. On laisse ensuite s'évaporer l'excÚs d'éthylamine à la température ambiante, et le peptide séparé est lavé pour le débarrasser de la résine, avec du diméthylformamide. Le peptide protégé est alors précipité par l'addition d'acétate d'éthyle et filtré pour donner une poudre de couleur crÚme (672 mg). La valeur Rf sur gel de silice dans un systÚme solvant 1-butanol/ acide acétique/eau (4/1/5, phase supérieure) est de 0,45. On utilise alors cette matiÚre dans l'exemple 7 sans autre purification.
Exemple 7
L-Pyroç]lutamyl-L-histidyl-L-tryptophyl-D-sĂ©ryl-L-tyrosyl-D-leucyl-L-leucyl-L-arginyl-L-propylĂ©thylamide; I, X=Ser, Y= D-Leu et Z=NHËt[(pyro)Gly-His-Trp-D-Ser-Tyr-D-Leu-Leu-Arg-Pro-NHEt]
L'enlÚvement des groupes protecteurs à partir du nonapeptide protégé, préparé comme décrit dans l'exemple 6, est réalisé par traitement de 670 mg de la matiÚre avec de l'acide fluorhydrique (50 ml) et de l'anisole (15 ml) à 0°C pendant 30 mn. On sépare l'acide fluorhydrique sous pression réduite et l'anisole est enlevé par lavage avec de l'éther.
On purifie le peptide brut par filtration sur gel sur une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (dextrane réticulé, chimiquement modifié, de qualité fine) par élution avec de l'acide acétique
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0,2M et les fractions présentant un pic d'absorption important dans l'ultraviolet à 280 nm sont assemblées et évaporées jusqu'à siccité.
On applique l'huile rĂ©siduaire Ă  une colonne (2,5 x 100 cm) de Sephadex G-25 (qualitĂ© fine), prĂ©alablement Ă©quilibrĂ©e avec la phase infĂ©rieure, puis par la phase supĂ©rieure d'un systĂšme solvant n-butanol/acide acĂ©tique/eau (4/1/5). L'Ă©lution avec la phase supĂ©rieure donne une fraction importante ayant une absorption Ă©levĂ©e dans l'ultraviolet Ă  280 nm, et on soumet cette matiĂšre Ă  Chromatographie sur une colonne (1,5 x 94 cm) de gel de silice, en prĂ©voyant l'Ă©lution avec un mĂ©lange 1-butanol/acide acĂ©tique/eau (4/1/1). Les fractions appropriĂ©es (300-390 ml), aprĂšs Ă©vaporation et lyophilisation jusqu'Ă  poids constant Ă  partir d'eau, donnent le [D-Ser4, D-Leu6,desGly-NH210]-LH-RH Ă©thylamide, sous la forme d'une poudre blanche duveteuse (103 mg); [a]Ăš3= —29,6° (c=0,54, HOAcO.lN).
Le produit est homogÚne lors d'une Chromatographie en couche mince dans quatre systÚmes solvants distincts sur des 5 plaques de gel de silice, lors de l'application de charges de 20-30 |xg, et les taches sont rendues visibles par exposition à de la vapeur d'iode, puis au réactif d'Ehrlich. Les valeurs Rf suivantes ont été obtenues: 1-butanol/acide acétique/eau (4/1/5, phase supérieure): 0,20; acétate d'éthyle/pyridine/acide acétique/eau (5/5/1/3): 0,72; io 2-propanol/acide acétique 1M(2/1):0,43; 1-butanol/acide acétique/ eau/acétate d'éthyle (1/1/1/1): 0,50.
L'analyse des aminoacides donne: Glu, 1,03; His, 0,93, Trp, 1,01 ; Ser, 0,82; Tyr, 0,97; Leu, 1,98; Arg, 1,00; Pro, 0,90; éthylamine, 0,98.
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