CH84791A - Procédé pour déterminer le moment où un métal passe par un point critique au cours de son traitement par la chaleur en vue de la trempe, de l'affinage ou de la recuisson. - Google Patents

Procédé pour déterminer le moment où un métal passe par un point critique au cours de son traitement par la chaleur en vue de la trempe, de l'affinage ou de la recuisson.

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  Procédé pour déterminer le moment où un métal passe par un point critique au cours  de son traitement par la chaleur en vue de la trempe, de l'affinage ou de la recuisson.    La présente invention a pour objet un  procédé pour déterminer le moment où un  métal, par exemple de l'acier ou un alliage  de celui-ci, passe par un point critique au  cours de son traitement par la chaleur en  vue de la trempe, de l'affinage ou de la  recuisson.

   Ce procédé présente la particu  larité que pendant le traitement du métal  provoquant une variation de la température  (le celui-ci, et sans tenir compte de la tem  pérature réelle du métal, on détermine ledit  moment à l'aide d'un instrument rendant  perceptible la marche de la variation de  l'état d'un milieu extérieur au métal. entra  lequel et le métal peut avoir lieu un échange  d'énergie dépendant Cie la température du  métal, un changement brusque dans la  marche de la variation de l'état dudit mi  lieu correspondant à un tel changement  clans la marche de la variation de la tem  pérature du métal.  



  Les diagrammes des fig. 1 à 3 du dessin  ci-joint, donné à titre d'exemple, servent à.  l'explication du procédé faisant l'objet de    l'invention, appliqué, par exemple, clans le  traitement de l'acier par la chaleur.  



  Il a été jusqu'à présent de pratique cou  rante, dans le traitement de l'acier par la  chaleur, pour le durcissement, de l'acier par  exemple, d'essayer     de.        chauffer    l'acier jus  qu'à une phase de     décalescence,    ou point  critique, ou au delà, de ce point, en élevant  la température     du    milieu environnant à une  valeur prédéterminée, puis de refroidir brus  quement. l'acier en le     ploneant    clans de  l'eau ordinaire ou salée, ou clans un milieu  refroidissant, ce qui a pour résultat une  trempe de l'acier, la dureté étant. après cela  réduite à un     degré    quelconque, suivant. le  but qu'on se propose, par des procédés bien  connus.  



  Dans l'ancien procédé, on, a coutume de       déterminer    la température à laquelle l'acier  doit être amené pour assurer qu'on attein  dra. ou qu'on dépassera, le point critique,  en     déterminant    expérimentalement cette  température     d'après    un ou plusieurs petits  échantillons de l'acier à     traiter.    On place           ensuite    la masse d'acier à traiter dans un  four et on élève la température jusqu'à ce  qu'un pyromètre, adjacent à cette masse ou  en contact avec elle, indique la température  à laquelle on désire amener l'acier en traite  ment, température qui a été préalablement       déterminée    par des essais faits sur un échan  tillon,

   comme cela a été dit ci-dessus. On  continue alors le chauffage, tout en main  tenant le four à cette température pendant  une période de temps qui dépend de la  masse d'acier à traiter, une temps plus long  étant nécessaire pour une masse plus  gros e.  



  Cette façon de traiter l'acier par la cha  leur     est    défectueuse à plusieurs égards et  les résultats qu'elle permet d'obtenir sont  si divers et si incertains qu'ils rendent dif  ficile.     même    pour un artisan habile, de re  produire les résultats voulus.  



  Parmi les erreurs des procédés usuels,  on petut citer les suivantes:  1  L'échantillon dont on fait un essai  préliminaire petut ne pas avoir la même     coin-          posifion,    ni les mêmes caractéristiques, que  l'acier que l'on a réellement à traiter.  



  2  Le point critïque de l'échantillon peut.  être mal déterminé, ou bien il peut être mo  difié par un chauffage excessif ou trop pro  longe.  



  3  le pyromètre employé pour déterminer  la température (le l'acier en traitement, peut.  être inexact.  



  4  Le pyromètre indique, en mettant les  choses au mieux, simplement sa propre tem  péra aure qui peut être, et est généralement,  différente de celle de l'acier en traitement.  



  5  la vitesse avec laquelle on chauffe  l'acier rne peut aucunement être déterminée  par la lecture réelle du pyromètre et, pour  tant, cette vitesse est importante.  



  On comprend qu'il est presque certain que,  avec la façon usuelle d'opérer, le pyromètre  sera ia une température plus élevée que celle  de l'acier en cours de traitement. Avec un  four à gaz, les gaz chauds léchant le pyro  mètre élèveront habituellement sa tempé  rature plus rapidement que celle de l'acier.    Avec un four électrique, où l'énergie est in  troduite au moyen d'une résistance en fil  métallique ou autre matière, la même con  dition subsiste, bien qu'à un degré moindre,  à moins que la température du four rie  s'élève avec la température de l'acier à une  vitesse assez faible pour permettre à l'acier  de s'échauffer pratiquement aussi vite due  le four.  



  En procédant à des déterminations de  température à l'intérieur d'une masse d'acier  chauffée uniformément, à des distances dif  férentes à partir de la surface extérieure, et  en déterminant simultanément la tempéra  ture dans l'espace autour de la surface ex  térieure de l'acier, on trouve qu'il y a une  différence relativement grande dans la tem  pérature entre tous les points situés en dedans  de la masse d'acier et l'espace environnant  celle-ci, tandis que, parmi     tous    les point  qui se trouvent à. l'intérieur de l'acier, il  n'y a toujours qu'une petite différence fie  température, caractérisée par une chute re  lativement faible. de température à partir  de la surface extérieure chauffée     jusqu'au     milieu de la muasse.

   En d'autre: terme. c,n  raison (le la faille résistance que l'acier  offre au     passage    de la chaleur, il y a une  faible chute de température à     nartir    de la  surface extérieure, où il reçoit de la     chaleur,          jusqu'au    milieu de la masse.

   Alors (tue la  chute de     température    à l'extérieur de la  masse     d'acier    peut, par exemple, être repré  sentée par la ligne     q-h        (fig.        ?),    la chute (le  température à l'intérieur de la masse     d'acier     pourra être représentée par la ligne     h--i     légèrement inclinée par rapport. à l'incli  naison de la première.  



  En admettant qu'une masse d'acier soit.  chauffée clans un four, les conditions de  température, en fonction du temps,     peuvent          être    représentées par le diagramme de la       fig.        i,    où les ordonnées mesurées parallèle  ment à. l'axe 0 l', représentent. les tempéra  tures et les abscisses ou distances mesurées  parallèlement à l'axe 0 X, représentent des  temps. Dans ce     cliagramme,    A désigne la  courbe de température en fonction du temps      obtenue pour le milieu environnant la masse  d'acier, avec l'aide d'un pyromètre à couple  thermo-électrique, par exemple, placé clans  ce milieu.

   Du point a au point b de la  courbe A. la masse d'acier a reçu et a ab  sorbé (le la chaleur et sa température s'est  élevée; du point b au point c de la courbe,  la masse d'acier s'est refroidie, ou a cédé  de la chaleur. La courbe B est la courbe de  température obtenue pour la niasse d'acier  avec l'aide d'un pyromètre à couple thermo  électrique, par exemple, placé au sein de  la masse d'acier. Du point d au point r de la  courbe B, la température à l'intérieur (le la  masse d'acier a augmenté et, du point e  au point f, elle a diminué.  



  On voit que les courbes A et, B sont sem  blables l'une à l'autre quant à leur forme.  mais qu'il y a une certaine dfférence entre  la lempérature se manifestant à l'intérieur  de la masse d'acier et, celle existant à     l'exté-          rieur    de la masse d'acier en cours (le traite  ment. Bien entendu, la grandeur des  différences de températures à un ins  tant donné, représentées par les diffé  rences des ordonnées des courbes A et  B, dépend du type de four employé et. (le  la façon dont il est conduit. On petit chauf  fer le four si lentement qu'il ne permette, à  aucun     moment,    une grande différence     entre     la température (le la source (le chaleur et la  masse d'acier.  



  Il ressort de l'examen dle la fig. 1. que.  bien que le milieu extérieur à la masse d'a  cier révèle, suivant la courbe A, pendant  l'accroissement de température de la masse  d'acier, une température réelle phus élevée  que la température qui règne au sein de la  masse d'acier, telle qu'elle est représentée  par la courbe B, la courbe A présente cepen  dant quelques inflexions en j le q r par  exemple, que l'on doit considérer et qui, si  elles sont convenablement comprises, offrent  tin moyen précis (le déterminer l'état (le la  nasse d'acier, quant au changement de tem  pérature our au passage par les points cri  tiques.

   C'est précisément ces changements  brusques clans la marche (le la variation    de la tenpé rature représentée par la courbe  A. qui donnent des indications pour l'état  physique ou chimique de la masse d'acier  en cours de chauffage, sans qu'on ait besoin  de tenir compte dle la température réelle de  celle-ci, et le procédé suivant l'invention se  base sur la détermination de l'instant oiu  se produisent ces, changements brusques,  qui correspondent à des points critiques  clans le chauffage ou le refroidissement de  la mnasse d'acier.

   On remarquera en effet,  que les inflexions j k q r de la courbe A cor  respondent, au point (le vue du temps (ins  tant), aux inflexions o pr t ur de la courbe B,  qlue quand, dans la détermination des chan  gements de températures du milieu exté  rieur à la niasse d'acier, il se présente, par  exemple, l'inflexion j dans la courbe de  température A tracée, on peut en déduire  qu'on est arrivé au moment où la masse  d'acier en     cours    de     chauffage    atteint un     point     critique.

   11 en résulte que bien que la courbe  A re puise pas étre utilisée pour déter  miner la température de la nasse d'acier  en cours de chauffage, elle permet de dé  terminer le temps our se produit la phase  (le décalescence (point critique), ou son  passage, chose qui est uniquement néces  saire dle savoir dans le traitement. de l'acier  par la chaleur, puisqu'on doit seulement       savoir        pour    les     fraitenierits    particuliers à  faire     subir    à.     l'acier    à quel moment     l'acier     chauffé passe le point critique. La courbe -1.

    reflète, pour ainsi (lire, les incidents dans  la variation de température qui se produi  sent dans l'acier     ménie    et qui sont représen  tés par la courbe B.  



  Les moyens pour déterminer la courbe  de     tempérahire        .9    peuvent varier tant comme       consfruction        que    comme disposition. On a  parlé plus haut d'un pyromètre à. couple       thermoélectrique.    ruais on pourrait. aussi  employer un pyromètre à, radiation. Ce pyro  mètre peut être disposé     près    ou très. près de  la surface extérieure de la     masse    d'acier ou  en contact réel avec cette surface.

   On a trouvé  que.     duel    que soit l'endroit où le     pyromètre     est placé à l'extérieur de la masse d'acier en      cours de chauffage, on obtient la relation  générale entre les courbes A et B quant à  l'existence simultanée de la période de     dé-          calescence,    ou des points critiques; il exis  tera toujours, pendant la période de     déca-          lescence    o-p de la masse d'acier, un chan  gement similaire et simultané clans la vi  tesse de changement. de température dans le  milieu extérieur environnant la masse d'a  cier.  



  Lorsqu'on laisse refroidir la masse d'a  cier, elle est à une température plus élevée  que le milieu environnant, pour que ce re  froidissement puisse se produire, et cette  température plus élevée est indiquée en rai  son du fait que la courbe B (fig. 1) est située  au-dessus de la courbe A à la droite du  maximum. En se refroidissant, la masse  d'acier passe par une phase de recalescence  durant laquelle, bien qu'elle perde réelle-.  ment de la chaleur, sa température aug  mente relativement, ou en tout cas diminue  à une vitesse plus faible. Ceci est. indiqué  à la fig. 1.

   Le commencement. de cette  période est indiqué en q et la fin  en r sur la courbe B Le commen  cement et la fin de cette phase de     re-          caleseence    est également reflété clans le     mni-          lieü    à l'extérieur de la masse d'acier, comme  cela est indiqué par la courbe A, où le point  t indique le commencement et le point ru,  la fin rie cette période de recalescence.

   Ici  encore, comme dans le cas de la période<B>(le</B>  décalescence, le commencement et la fin du  phénomène de recalescence se produisent  simultanément avec le changement dans la  vitesse (le changeent de température du  milieu extérieur à la masse d'acier et, en  conséquence, les dernières indications sont  un criterium certain de l'état de l'acier et  du     moment    de son passage par la     période     (le recalescence.  



  Fig. 3 représente une courbe de tempéra  ture A pour la     détermination    du moment où  de l'acier passe par un point critique au  cours rie son chauffage telle qu'on peut  l'obtenir par la mrise en pratique (lu procédé,  mais dlans laquelle, toutefois, la vitesse du    chauffage de l'acier est plus lente que dans  le cas de la fig. 1.  



  Voici quelques exemples de traitement  de métal pour lesquels le nouveau procédé  peut être utile:  Four la trempe d'une masse d'acier, par  exemple, on détermine d'abord, à l'aide de  la courbe A, le moment, où le métal passe  par le point critique au cours de son chauf  fage, puis on l'amine jusqu'à une     tempéra-          ture    correspondant au point n de la courbe  A, et ensuite on le trempe dans de l'eau or  dinaire ou salée.  



  Par exemple, pour affiner le grain de     l'a-          rier,    on peut le chauffer jusqu'à ce qu'il dé  passe plus ou moins la phase de     décales-          cence,    c'est-à-dire jusqu'à une température  correspondant au point n de la courbe A, au  delà du point le, puis on le trempe clans de  l'huile, ce qui produit une trempe ou re  froidissement plus lent qu'une immersion  dans l'eau ordinaire ou salée employée pour  1a trempe.  



  De même, pour recuire de l'acier qui, ou  bien a été préalablement trempé, ou bien  est dans son état normal, on chauffe la masse  jusqu'à ce que la phase de décalescence ait  commencé, irais ne soit pas terminée, puis  on la refroidit lentement en interrompant,  par exemple, l'application de chaleur     rt     plus le     refroidissement    commence tôt     aprf@s     le commencement de la phase de     c1écales-          cence,    meilleur est. l'effet. de     recuisson    ob  tenu.

   La courbe pointillée     r,    à la fi,--.     i,     indique ce refroidissement qui s'effectue  dans le traitement pour la     recuisson.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour déterminer le moment. où un métal passe par un point critique au cours (le son traitement par la chaleur en vue de la trempe, de l'affinage ou de la recuisson, caractérisé en ce que pendant le traitement du métal provoquant une varia tion de la température de celui-ci et, sans tenir compte (le la température réelle du métal, on détermine ledit moment à l'aide d'un instrument rendant perceptible la.
    marche de la variation de l'état d'un milieu extérieur au métal, entre lequel et le métal peut avoir lieu un échange d'énergie dépen dant de la température du métal, un chan gement brusque dans la marche de la va riation (le l'état dudit milieu correspondant à un tel changement dans la marche de la variation de la température du métal.
    SOUS-REVENDICATION Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que, sans tenir compte de la température réelle du métal, ni de celle du milieu extérieur, entre lequel et le métal a lieu un échange d'énergie calorique, on dé termine l'instant où, dans le marche de la variation (le la température du milieu ex térieur au métal, il se produit un change ment brusque reflétant un changement brusque simultané clans la marche clé la variation (le la température du métal.
CH84791D 1915-06-15 1916-05-24 Procédé pour déterminer le moment où un métal passe par un point critique au cours de son traitement par la chaleur en vue de la trempe, de l'affinage ou de la recuisson. CH84791A (fr)

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