Dispositif de .suspension d'un organe à rotation rapide. L'objet de la présente invention est un dispositif (le suspension libre sur deux ro tules d'un organe à rotation rapide, une rotule au point d'attache supérieur ou sus pensif de l'axe d'oscillation, la seconde ro tule à l'autre extrémité de cet axe, et venant coïncider sensiblement avec le centre de gravité (le l'ensemble de l'organe qu'elle doit supporter et mouvoir, cet organe pou vant donc librement osciller, se balancer en tout. sens, sur cette dernière rotule, cela en toute indépendance de l'axe de suspension quant à son équilibre propre, le centre de gravité de l'organe se trouvant dans l'axe de rotation, qui se crée lui-même pendant le mouvement.
On assure ainsi, aux grandes vitesses, une marche normale très douce de l'organe librement suspendu en évitant automatique ment, sans équilibrage spécial, la pression latérale sur l'axe d'oscillation et les vibra tions de la suspension.
Ce dispositif s'applique d'une façon par ticulièrement avantageuse à la suspension des turbines écrémeuses centrifuges à lait.
EMI0001.0002
Dans <SEP> le <SEP> dessin <SEP> ci-joint, <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 1 <SEP> montre.
<tb> en <SEP> coupe <SEP> axiale, <SEP> une <SEP> telle <SEP> application <SEP> de
<tb> l'invention, <SEP> donnée <SEP> à <SEP> titre <SEP> d'exemple;
<tb> La <SEP> fig. <SEP> ? <SEP> montre <SEP> l'emboîtement <SEP> de <SEP> la
<tb> tête <SEP> (le <SEP> l'arbre <SEP> avec <SEP> le <SEP> canon <SEP> (lu <SEP> pignon
<tb> moteur;
<tb> La <SEP> fig. <SEP> 3 <SEP> est <SEP> une <SEP> élévation <SEP> extérieure <SEP> du
<tb> manchon <SEP> c;
<tb> La <SEP> fig. <SEP> lf <SEP> est <SEP> une <SEP> vue <SEP> par <SEP> dessus <SEP> de <SEP> la
<tb> fig. <SEP> 3;
<tb> La <SEP> fig. <SEP> 5 <SEP> est <SEP> une <SEP> coupe <SEP> par <SEP> A-B <SEP> de
<tb> fig. <SEP> 3.
<tb> a <SEP> est. <SEP> la <SEP> turbine <SEP> essoreuse, <SEP> suspendue <SEP> par
<tb> un <SEP> arbre <SEP> G <SEP> à <SEP> la <SEP> partie <SEP> fixe <SEP> c <SEP> du <SEP> bâti <SEP> de <SEP> la.
<tb> machine.
<tb> Cette <SEP> suspension <SEP> est <SEP> effectuée <SEP> à <SEP> l'aide
<tb> (le <SEP> deux <SEP> rotules <SEP> dont <SEP> la <SEP> première <SEP> a <SEP> son <SEP> cen tre <SEP> d'oscillation <SEP> en <SEP> Ï. <SEP> Cette <SEP> première <SEP> rotule.
<tb> (-font <SEP> nous <SEP> dé-signerons <SEP> la <SEP> surface <SEP> sphérique
<tb> par <SEP> x, <SEP> sert <SEP> d'appui <SEP> à <SEP> la <SEP> tête <SEP> de <SEP> l'arbre <SEP> b.
<tb> La <SEP> seconde <SEP> rotule, <SEP> d, <SEP> fixée <SEP> au <SEP> bas <SEP> de <SEP> l'arbre
<tb> b.
<SEP> est <SEP> située <SEP> à. <SEP> peu <SEP> près <SEP> au <SEP> centre <SEP> de <SEP> gra_
<tb> vité <SEP> (le <SEP> l'ensemble <SEP> de <SEP> la <SEP> turbine.
<tb> Un <SEP> pignon <SEP> d'entraînement <SEP> I, <SEP> recevant
<tb> sa <SEP> rotation <SEP> par <SEP> une <SEP> roue <SEP> motrice <SEP> <I>w,</I> <SEP> est <SEP> per cé <SEP> en <SEP> son <SEP> centre <SEP> d'un <SEP> trou <SEP> laissant <SEP> libre <SEP> pas- sage, avec jeu latéral, à l'axe de suspension <I>b,</I> cet axe<I>b,</I> fixé indépendamment et libre ment.
au-dessus du pignon 1, en reposant, par une embase, sur un roulement à billes h à cuvette sphérique oscillante i, cette cu vette ayant son centre d'oscillation au point X, disposition qui permet toutes les varia tions angulaires de l'axe de suspension b, en reportant le centre X de ces oscillations aussi haut que possible, cet axe passant, à sa partie du coussinet à billes, à l'intérieur du trou du pignon 1, sans aucunement. tou cher ce pignon.
La tête g de l'axe de sus pension b, possède, en dessous du roulement à billes h, et clans sa partie renflée, deux ergots d'entraînement g1, diamétralement opposés, ergots qui viennent se loger très librement, de façon à ne contrarier en rien les oscillations de l'axe b, dans deux rai nures l' du pignon<I>1;</I> ces deux rainures com muniquent la rotation du pignon 1 à l'axe de suspension b, sans interposition de res sort quelconque. et sans que de son côté les variations angulaires de l'axe b puissent influencer en quoi que ce soit le pignon 1 lui-même.
Ce pignon 1 ne pèse donc que de son propre poids sur son coussinet n., et il entraine simplement par effort tangentiel l'axe de suspension b en lui communiquant ainsi sa propre rotation.
La rotule inférieure d de l'axe de sus pension b supporte et communique la rota tion de cet axe à un manchon c, par ses deux tourillons d'entraînement e, lesquels agissant très librement dans les rainures f de la partie inférieure concave du manchon c, sans qu'ils puissent gêner les balance ments d'équilibrage de la turbine a. L'axe de suspension b est, bien entendu, pour ce même motif, absolument libre, avec jeu la téral, clans son passage à l'intérieur du manchon c.
Le manchon c est rendu soli daire de la turbine a, qu'il doit supporter et entraîner, par un mouvement de bayon- nette. Pour cela, le tube central r de la par tie inférieure de la turbine a est muni, à son entrée supérieure, de deux bossages s; de son côté, le manchon c possède, sur toute sa longueur, deux rainures cl et, perpendi culairement à ces rainures, sur la face supé rieure, deux simples entailles c', de dimen sions égales aux bossages s, qu'elles doivent loger.
Pour la mise en place, il suffit donc de laisser glisser le manchon c dans le tube central r, en faisant coïncider les rainures <B>ci</B> avec les bossages s, et, quand le manchon est à fond, de faire un quart. de tour pour amener les entailles c' en dessous des bos sages s et y loger ces derniers, lesquels alors supportent la turbine a et l'entraînent. Le manchon c s'enfonce donc, à frottement doux, dans le tube central r, de la partie in férieure<B>(le</B> la turbine a, cela jusqu'à ce crue la rotule inférieure de suspension d soit.
placée, à l'intérieur, vers le centre de gra vité de l'ensemble de la turbine a, donc, au point le plus favorable pour l'obtention d'une rotation réduisant au minimum pos sible les écarts angulaires de la turbine a, et, par suite, les réactions sur l'axe de sus pension b. C'est bien ce qui a lieu quand la turbine peut osciller, se/balancer librement en tous sens, sur son centre de gravité, qui se trouve clans l'axe de rotation parfaite se créant de lui-même pendant le mouvement.
En pratique, il convient. toutefois de stabi liser la rotation de la turbine a en plaçant la rotule de suspension d sensiblement au dessus du centre de gravité réel, la correc tion des petits écarts angulaires pouvant être provoquée par ce déplacement de cen tre, qui se fait alors par l'axe de suspension b dont c'est là un des buts par sa libre sus pension; cet axe décrit en ce cas sur le cen tre X, un cône idéal excessivement, réduit, pour ainsi dire nul, mais existant néan moins, l'axe pouvant cependant toujours être considéré comme restant parfaitement ver tical.
Environ aux deux tiers de sa longueur, et aussi près, de la turbine a que possible, l'axe de suspension b passe très librement au milieu d'une rondelle guide concave o, dont le but principal est d'atténuer les os cillations de la mise en marche, de l'arrk etc. Cette rondelle peut se déplacer en tout sens à frottement. doux, entre les surfaces également bombées de la bague q et du fond du palier n; ces surfaces ont. comme centre de rayon de courbure le point X, soit donc le centre du rayon de courbure de la cu vette oscillante i supérieur qui supporte l'ensemble de la suspension.
La rondelle su périeure q, mobile verticalement, est ap puyée sur la rondelle o par un ressort p, serrant. ainsi cette rondelle o, mais assez mollement, pour lui permettre (le suivre, en les atténuant, les variations latérales que peut lui communiquer l'axe de suspension 1i en ses déplacements angulaires, tout en le guidant ainsi toujours très librement en foutes ses positions et cela sans frottement possible appréciable.
Foncionnernent: Le pignon<I>1,</I> mis en mouvement par un mécanisme approprié, entraîne par ses rainures 1 l'axe de suspen sion b, supporté à son point d'attache par le coussinet. oscillant à billes h. Dans sa rota tion, cet axe b entraîne à son tour la turbine laquelle turbine repose absolument, par l'intermédiaire du manchon c, sur sa rotule inférieure d, pouvant ainsi elle-même y os ciller, s'y balancer en tous sens, cela en toute indépendance de l'axe de suspension b.
Cette indépendance absolue de l'axe moteur et de la turbine est un avantage immense qui ne pouvait, être réalisé parfaitement que par cette heureuse idée de réunion de l'axe (le suspension libre et de la double rotule; l'axe d'équilibre et de rotation de la turbine a se crée ainsi automatiquement et rapidement de lui-même, sans aucune pression ou réac tion sur l'axe de suspension, et sans qu'il soit nécessaire d'équilibrer la turbine en au cune façon; un peu vacillante au début, de la marche, cherchant son point d'équilibre, la turbine a vacille (le moins en moins à mesure que sa vitesse augmente, puis, brus quement, ce vacillement cesse, l'axe de ro tation parfaite est créé;
la turbine alors to talement fixée peut tourner aux vitesses les plus grandes avec une douceur infinie. un bourdonnement régulier et doux indiquant seul sa marche absolument parfaite et stable. L'axe de suspension b a de son côté con tribué à ce bon résultat en atténuant par sa rotation conique les faibles écarts angu laires pouvant avoir été provoqués par la turbine, cela sans qu'il en résultat, une dé viation apparente dans sa verticalité, sa ro tation restant également exempte de toute vibration.
De ce qui précède, il ressort de plus que le niveau plus ou moins parfait. de l'en- #emble (le la machine n'a qu'une importance relative, la turbine librement suspendue restant toujours d'aplomb par elle-même, et. (le plus, totalement libre par l'indépendance < les axes, le guide o lui-même ne contrariant en rien cette faculté puisque c'est la turbine qui en fixe automatiquement la position de marche lui convenant le mieux.
Le dispositif de suspension décrit peut être appliqué à un autre organe qu'a une turbine écrémeuse, par exemple, à un ven tilateur électrique.