Procédé et appareil pour la localisation par la radioscopie de corps étrangers chez un malade. L'invention a pour objet un procédé pour la localisation des corps étrangers et de tout ce qui peut être observé au moyen des rayons Y, avec la plus grande rapidité et précision.
L'invention comporte aussi un appareil pour la mise en oeuvre dudit procédé.
La localisation du corps étranger est ob tenue en cherchant l'intersection de deux lignes placées dans un plan qui passe par le corps étranger; une de ces lignes est un axe de basculement dont on peut varier la position; l'autre ligne est la droite joignant un tube à rayons X à un écran fluorescent; entre le tube et l'écran est placé le patient. La position de l'axe de basculement doit être mo4üiée jusqu'à le faire passer par le corps étranger, où il coupera la ligne, qui partant du tube à rayons X passe par le corps étran ger et aboutit à son ombre sur l'écran fluorescent.
Pour l'application du procédé, il suffirait de faire basculer le patient, et de le faire changer successivement de position en sens ,horizontal et en sens vertical jusqu'à ce que l'ombre du corps étranger sur l'écran reste immobile pendant tout. basculement. Mais si l'on veut éviter au patient. ces dérange ments, l'appareil doit, être constitué de façon que l'on puisse déterminer la position nor male et définitive de ses organes, sans re muer nullement le patient.
Au dessin annexé sont représentées des formes d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. 1 montre un schéma qui sert à illustrer le procédé de basculement; La fig. 2 montre en élévation et en coupe un appareil complet. pour l'exécution du procédé à basculement; La fig. 3 montre schématiquement en élévation un appareil avec lequel le bascule- ment a lieu sans déplacer le patient; La fig. l_= sert à montrer la méthode pour la détermination de la distance du corps étranger à la surface extérieure du corps du patient;
La fig. 5 sert à montrer la méthode pour marquer un point de repère sur la surface du corps du patient, et Les fig. 6 et. 7 montrent respectivement en vue de face et. en vue de côté un appareil complet. construit suivant le principe de la fig. -:).
Soit un sujet A (fig. 9.) et en C un corps étranger quelconque, par exemple un pro jectile. Un tube T, à rayons ?é, et un écran fluorescent S en permettront l'observation, et le placement (le l'ombre en coïncidence avec une marque fixe de repère dont sera muni l'écran. En basculant d'un angle quel conque la table L, sur laquelle repose le pa tient, par exemple de l'angle indiqué par le pointillé, l'ombre du projectile se déplacera de dessus la marque de repère. Il existe un seul cas clans lequel l'ombre du point C ne quitte jamais le repère, quel que soit. l'angle du basculement, et c'est lorsque l'axe de ro tation passe par le point C.
Si l'on connaît l'axe de rotation passant par le point occupé par le corps dont la lo calisation doit être établie, on saura la po sition clans l'espace du point en examen, parce que, l'axe de rotation étant connu, ainsi que la droite qui réunit l'anticathode à la marque de repère, la position du point sera déterminée par le croisement desdites ligne. Etant connue la position du point clans l'espace, la détermination de la distance à la surface extérieure du patient est rendu particulièrement. aisée par l'usage de dispo sitifs qui seront décrits par la suite.
Un avantage très sensible du procédé qui vient d'être exposé est celui de permettre une appréciation presque stéréoscopique de la position des divers organes et éléments observés. Si l'on observe le déplacement des ombres relativement au point immobile, pendant que le corps tourne autour dudit axe, on remarquera que les ombres des points éloignés de l'axe se déplacent. d'au tant plus que lesdits points sont plus loin de l'axe; clans un sens si elles sont produites par un corps placé au-dessous de l'axe, et clans l'autre si elles proviennent d'un corps placé au-dessous de lui.
Le schéma de la fig. 2 représente une disposition à donner à l'appareil pour per- mettre le déplacement. de l'axe de rotation afin d'obtenir qu'il passe par le point en examen. L'écran S et le tube 7' sont fixés, par un support, dans la position indiquée. Le corps du patient repose sur un plan, sus pendu à deux tiges h T1 munies d'un pas de vis.
En tournant l'une (les tige, la vis pro duit un déplacement vers le haut ou vers le bas, tout en entraînant. l'auti e tige en un mouvement identique, les deux tiges étant reliées entre elles par une chaîne sans fin =I-. Ce dispositif repose sur deux supports I) Dl, formant bâti, et peut être basculé autour de l'axe F<I>FI.</I> L'ombre du point.
en examen est mise en coïncidence avec le repère de l'é cran, et, après avoir basculé le corps d'un angle quelconque, on la porte de nouveau en coïncidence avec le même repère, en le plaçant sur l'axe F<I>FI.</I> Cette opération sera répété jusqu'à ce que l'ombre ne se déplace plus quel que soit le basculement.
La ligne passant, par le corps étranger, et qu'on pourra nommer ligne de profondeur, sera dès lors établie, et la profondeur pourra facilement. être mesurée, attendu que ses ex trémités passent., en dehors du corps, par des points facilement repérables. La direction de cette ligne de profondeur est. de même. connue, car elle est la ligne qui va du cen tre de l'anticathode au repère de l'écran; elle peut être établie par un fil à plomb, ou bien en appliquant. sur le corps. même du patient une marque opaque de manière que son ombre soit en coïncidence avec le repère de l'écran.
Comme il est souvent préférable de ne pas déplacer le patient, on aura recours à d'autres dispositifs, qui permettent de bas culer le système d'observation radioscopique autour du corps immobile. selon un axe va riable, dont on puisse déterminer la posi tion.
Tout ce qu'on a dit auparavant relative ment au basculement du corps du patient. est évidemment applicable au cas d'un ap pareil réglable basculant autour du corps immobile du patient. Un exemple d'un pareil dispositif est montrée à la fig. 3. Le corps à examiner est placé entre le tube T et l'écran S, portés par deux chariots qui peuvent rouler horizon talement en glissant sur cieux bras h E'. Les chariots sont reliés entre eux par une tige G pivotant sur le bras Q' formant partie d'un curseur Q, qui peut être déplacé verti calement en glissant sur le montant qui relie les bras E E'. Un mouvement. imprimé à la poignée G' de la tige G fera déplacer le tube et l'écran en sens inverse, avec centre en C dans le plan F F'.
L'ombre du point G, mise en coïncidence avec le repère de l'écran, ne le quittera jamais quel que soit le déplace ment du système. I1 sera toujours aisé de faire passer la ligne F F" par le point en observation; on déplace dans ce but verti- ticalement le curseur Q. La localisation ainsi établie, les mesures seront prises comme dans le cas précédent.
L'appareil des fig. 6 et 7 se compose es sentiellement d'un cadre H ayant à ses ex trémités deux bras<I>M N</I> sur lesquels on fixe respectivement l'écran et le tube, et d'un support. à deux colonnes K qui lui sert de soutien. Dans le cadre H peut coulisser la plaque P, et entre les colonnes K du bâti peut coulisser la plaque R; les deux plaques <I>P et</I> R sont reliées par un pivot commun FZ qui représente l'axe de basculement F F'.
Une corde d'acier sans fin V' V= Vs V' qui s'enroule sur les poulies<I>W' W=</I> W' W4, <I>à</I> laquelle sont fixées les plaques<I>P et R</I> règle le mouvement. de ces plaques au moyen du volant V; cette corde est toujours en tension, et lorsqu'on agit sur le volant V, on peut pousser en haut ou en bas. le pivot de bas- culement F F'. Il s'en suit que le tube et l'écran conservent leur distance au patient, et que la ligne F F' de rotation seulement se déplace.
Les bras<I>N M</I> porte-tube et. porte- écran peuvent être fixés à n'importe quel en droit choisi, au moyen des vis de serrage. Le tube sera appliqué généralement au bras inférieur, l'écran prés de l'observateur, et le patient entre les deux, sur un brancard ou sur une table quelconque. Une fois trouvé le corps étranger, son ombre sera mise en coïncidence avec le re père, en déplaçant l'appareil entier qui re pose sur des roulettes. Le cadre 11 peut avoir une position quelconque, par exemple ver ticale.
On bascule le système radioscopique, d'un angle quelconque, et on remet l'ombre du corps étranger en coïncidence avec le re père, au moyen du- volant V de commande; on répète l'opération jusqu'à ce due l'axe F <I>FI</I> passe par le corps étranger, et que son ombre, quel que soit. l'angle d'inclinaison du cadre, ne quitte jamais le repère.
Les autres corps interposés donneront des ombres qui s'éloigneront plus ou moins de la marque de repère, dans titi sens ou clans l'autre, per mettant l'appréciation stéi=éoscopique de leur position clans l'espace. Dans le but d'éviter le déplacement. de l'observateur, l'écran peut être observé réfléchi dans un miroir ou moyennant un prisme dont l'inclinaison ac compagne le mouvement (le l'écran, en ren dant l'image réflectée apparemment im mobile.
La ligne de profondeur étant ainsi établie, on détermine la direction de la manière sui vante. Le bras .il dut porte l'écran est muni (fig. 5) d'un cadre M' tournant sur le pivot :I7= à butée fixe qui tic: lui permet de pren dre que la position indiquée en pointillé. Ce cadre a latéralement une douille J, qui va prendre exactement la. position 1, c'est-à-dire celle de la place de la marque de repère.
La direction de la douille est celle du rayon qui avait donne origine à l'ombre du corps étranger; une tige métallique (fig. 4) que l'on fait glisser clans la douille irait heurter contre le corps étran,-'er, si le corps du pa tient ne s'y opposait en l'obligeant de s'ar rêter à sa surface. Une corde ou chaîne U est fixée par une de ses extrémités à la pla que P (fig. 4 et. 6) qui établit: la ligne de bas- culement F F', et précisément. au pivot F'=, et par l'autre extrémité elle porte un anneau Z qui peut glisser le long de la tige métal lique O.
Cette tige est munie d'une gradua tion en millimètres avec le zéro vers le haut. Deux poulies IV' guident le parcours de la cliaine U, dont. la longueur est telle que lors que la tige se trouve sur la ligne<I>F</I> P, l'an neau marque lë zéro de la graduation. La iil@e <B>-Le</B> pouvani atteindre le corps étranger, elle s'arrëtera sur la surface du patient, à un point. qu'elle pourra marquer à l'encre, et l'anneau incliquera les millimètres qui sé parent le point marqué du corps étranger.
Avant. de marquer le point. en question, le cliirurzien pourra choisir la direction qui lui semblera la plus favorable à l'opération, en inclinant le cadre de l'angle voulu, et marquer le corps à l'angle choisi. Attendu que l'angle est, arbitraire, il sera toujours facile de trouver plusieurs positions quel conque; dans lesquelles il n'y ait, aucune autre ombre de corps. opaques qui puissent enipê her la vision claire du corps étranger.
Le déplacement de la hauteur de l'écran ou (lu tube sont sans influence sur la lecture directe (le la graduation millimètrée.