Procédé de conservation de substances organiques liquides susceptibles do s'altérer. La présente invention concerne un pro cédé de conservation de substances organiques liquides, sujettes à des altérations. Elle s'ap plique notamment à des substances fermen tant fortement telles que, par exemple, une bière non alcoolique, faite avec. du malt, du riz, du maïs ou autre grains ou substances végétales. L'invention s'applique égâlement au traitement (l'autres extraits liquides, in fusions, sirops etc:, sujets à des changements quelconques; elle a pour but d'amener ces produits à un état dans lequel ils ne s'al tèrent plus.
Suivant ce procédé, on soumet le liquide, à l'abri de l'air, à des traitements avec de l'acide carbonique sous pression, traitements alternant avec des dépressions.
En opérant ainsi, on chasse l'oxygène contenu dans le liquide et on le remplace par de l'acide carbonique.
Ce procédé peut être mis à exécution par exemple de la façon suivante, pour le traite ment d'une bière ne contenant pas d'alcool ou n'en contenant qu'une petite quantité, c'est-à-dire un véritable moût brassé avec du malt ou des céréales et avec du houblon Le moût est recueilli dans un récipient fixe, pouvant résister < l la pression nécessaire et doublé d'étain ou émaillé, afin de pouvoir résister à l'action de l'acide carbonique et à celle du liquide. Le récipient est équipé de serpentins intérieurs, ou d'une chemise pour le refroidissement ordinaire par eau salée; il est encore muni intérieurement de batteurs rotatifs ou d'autres dispositifs pour l'agitation du contenu.
Le récipient est pourvu égale ment d'un thermomètre pour l'enregistrement de la température, d'un tuyau d'introduction de gaz allant jusqu'au fond, et d'urr tuyau de décharge partant du sommet; il possède en outre une entrée pouvant servir en même temps de tuyau d'évacuation du liquide à traiter, et possède aussi des dispositifs per mettant de nettoyer à fond l'intérieur.
Le récipient est rempli de liquide à trai ter-, approximativement aux trois quarts de sa capacité totale, et le contenu est refroidi approximativement à la température de deux degrés centigrades. On ferme ensuite toutes les valves de sortie, et l'on introduit lente ment par le tuyau d'introduction, une charge d'acide carbonique, jusqu'à ce que la pression d'acide carbonique atteigne une valeur approxi- mativ e de quatre kilogrammes par centimètre carré. Le récipient est muni d'indicateurs de vide et de pression pour l'enregistrement de la pression et de la dépression.
Au moment où la pression en question est atteinte; on ferme l'introduction d'acide carbonique, et l'on maintient la pression pendant quelques minutes. Puis on la laisse échapper jusqu'à ce que la dépression corresponde approxima tivement à celle d'une colonne de mercure de 65 centimètres de hauteur.
Pendant l'in troduction de l'acide carbonique, le liquide contenu dans le récipient est agité par les dispositifs ménagés à cet effet, et comme par suite de cette agitation l'absorption de l'acide carbonique par le liquide produit une élé vation de température, on fait agir l'agent réfrigérateur de manière à maintenir la tem pérature approximativement à deux degrés centigrades.
Après avoir atteint la dépression indiquée ci-dessus, on envoie une nouvelle charge d'acide carbonique dans le récipient, et l'on fait remonter la pression approximativement à quatre kilogrammes par centimètre carré; on fait agir le batteur, et l'on maintient la température approximativement à deux degrés centigrades. On laisse cette charge pendant environ 30 minutes, pour permettre au liquide de se saturer d'acide carbonique, puis on réduit à nouveau la pression et on crée une dépression correspondant approximativement à un septième d'atmosphère. Lorsque cette dépression est atteinte, on introduit une nouvelle charge d'acide carbonique, de façon que la pression remonte à environ quatre kilogrammes par centimètre carré.
On laisse la charge à cette pression, pour permettre au liquide d'absorber le gaz, et l'on fait travailler le batteur pour aider à cette ab sorption. Il est bon que tous les dispositifs pour le traitement du liquide, tels que les tuyaux, les valves, les filtres etc., soient traités également par l'acide carbonique et par le vide, avant que le liquide venant du réci pient vienne en contact avec eux, cela afin d'enlever tout air ou oxygène qui pourrait se trouver condensé ou absorbé sur les sur faces pouvant être mises en contact avec le liquide.
La méthode de traitement décrite ci-dessus donne à la bière, préparée et maintenue riche en substances extractives, des qualité parfaites, égales à celles des meilleures bières entièrement fermentées, et le traitement con trairement à ce qui a lieu avec la pasteuri sation, ne change pas le goût ou le caractère de la bière, ni ne tend à produire la coagu lation des albumines du houblon ou d'autres substances similaires.
Le traitement est particulièrement avan tageux pour les jus purs de toutes sortes de fruits, bière au gingembre, bois#orrs faites avec les racines de différentes herbes, boissons douces de diverses natures, eaux gazeuses ou minérales etc.
Il convient de faire remarquer que la réduction de la pression au-dessous de celle atmosphérique, familièrement dite "production du vide" au-dessus de la surface du liquide, n'est pas une nécessité absolue pour la réus site du procédé, mais elle l'active, donnant ainsi une économie de travail et de dépense d'acide carbonique.
L'acide carbonique expulsé à tout moment peut être recueilli lavé, comprimé, purifié et utilisé à plusieurs reprises, avec très peu de perte. Lorsqu'il s'agit de liquides, la tempé rature pendant le traitement joue un rôle essentiel.
Il a été essayé de traiter des liquides fermentants et fermentescibles à des tempé ratures entre 15 et 25 degrés centigrades, mais cela nécessite des pressions excessive ment fortes et dangereuses, comme il est impossible de construire commercialement des récipients pouvant y résister; la durée du traitement est d'un autre côté absolument désavantageuse commercialement, et même dans ces conditions et en prenant toutes précautions, l'effet produit sur le liquide par l'emploi du procédé était tout à fait incertain et peu satisfaisant.
Des essais répétés ont montré que l'on obtient des résultats donnant la plus com plète satisfaction, avec des températures entre 2 et 4 à 5 degrés centigrades. A ces températures, le liquide absorbe avide ment l'acide carbonique et abandonne son oxygène; l'absorption et la saturation s'ob tiennent avec unie pression d'acide carbonique beaucoup plus faible sans danger, ce qui permet d'utiliser des récipients plus pratiques et d'une fabrication courante. A ces tempé ratures le développement de l'action bacté rienne dans le liquide est arrêtée tempo rairement, et la solubilité de l'acide carbonique beaucoup plus grande.
Pour les besoins commerciaux de la pratique il n'est jamais prudent de dépasser la température de 15 degrés centigrades.
Le procédé décrit peut subir certaines modifications lorsqu'on traite des substances organiques en vue de les conserver pour un temps plus ou moins long, ou lorsqu'il s'agit de les exposer à des conditions de climats et de températures différentes. A ces effets, on fait varier le nombre de fois d'application d'acide carbonique et de pro duction de vide.
La description qui précède indique com ment le traitement peut être appliqué à un produit sujet à toutes espèces d'attaques par action de champignons, levures, influences putréfactives fermentatives, enzymiques etc.
Process for preserving liquid organic substances liable to deteriorate. The present invention relates to a process for the preservation of liquid organic substances, subject to deterioration. It applies in particular to strongly fermen substances such as, for example, a non-alcoholic beer made with it. malt, rice, corn or other grains or vegetable substances. The invention also applies to the treatment (other liquid extracts, in fusions, syrups, etc:, subject to any changes; its aim is to bring these products to a state in which they no longer deteriorate. .
According to this process, the liquid is subjected, away from air, to treatments with carbonic acid under pressure, treatments alternating with depressions.
By operating in this way, the oxygen contained in the liquid is removed and replaced by carbonic acid.
This process can be carried out for example as follows, for the treatment of a beer containing no alcohol or containing only a small quantity thereof, that is to say a real brewed wort. with malt or cereals and with hops The must is collected in a fixed container, able to withstand <l the necessary pressure and lined with tin or enamel, in order to be able to resist the action of carbonic acid and that some cash. The container is fitted with internal coils, or a jacket for ordinary salt water cooling; it is also internally provided with rotary beaters or other devices for agitating the contents.
The receptacle is also provided with a thermometer for recording the temperature, a pipe for introducing gas to the bottom, and a discharge pipe from the top; it also has an inlet that can serve at the same time as a discharge pipe for the liquid to be treated, and also has devices for thoroughly cleaning the interior.
The vessel is filled with the liquid to be treated, approximately three-quarters of its total capacity, and the contents are cooled to approximately two degrees centigrade. All the outlet valves are then closed, and a charge of carbonic acid is introduced slowly through the introduction pipe, until the pressure of carbonic acid reaches a value of approximately four kilograms per square centimeter. The vessel is fitted with vacuum and pressure indicators for recording pressure and vacuum.
When the pressure in question is reached; the introduction of carbonic acid is closed, and the pressure is maintained for a few minutes. Then it is allowed to escape until the depression corresponds approximately to that of a column of mercury 65 centimeters high.
During the introduction of carbonic acid, the liquid contained in the receptacle is agitated by the devices provided for this purpose, and as a result of this agitation the absorption of carbonic acid by the liquid produces an increase in temperature, the cooling agent is made to act so as to maintain the temperature at approximately two degrees centigrade.
After having reached the depression indicated above, a new charge of carbonic acid is sent into the receptacle, and the pressure is raised to approximately four kilograms per square centimeter; the mixer is made to act, and the temperature is maintained at approximately two degrees centigrade. This charge is left for about 30 minutes, to allow the liquid to become saturated with carbonic acid, then the pressure is reduced again and a vacuum is created corresponding to approximately one seventh of an atmosphere. When this depression is reached, a new charge of carbonic acid is introduced, so that the pressure rises to about four kilograms per square centimeter.
The charge is left at this pressure, to allow the liquid to absorb the gas, and the beater is operated to aid in this absorption. It is good that all devices for the treatment of liquid, such as pipes, valves, filters etc., are treated equally with carbonic acid and vacuum, before the liquid coming from the container comes into contact. with them, this in order to remove any air or oxygen which could be condensed or absorbed on the surfaces which could be in contact with the liquid.
The processing method described above gives the beer, prepared and maintained rich in extractives, of perfect quality, equal to those of the best fully fermented beers, and the processing contrary to what takes place with pasteurization, does not does not change the taste or character of the beer, nor does it tend to coagulate hop albumins or other similar substances.
The treatment is particularly advantageous for pure juices of all kinds of fruit, ginger beer, wood made from the roots of different herbs, soft drinks of various kinds, sparkling or mineral water, etc.
It should be noted that reducing the pressure below atmospheric pressure, colloquially known as "vacuum generation" above the surface of the liquid, is not an absolute necessity for the success of the process, but it does. activates it, thus saving labor and carbonic acid expenditure.
The carbonic acid expelled at any time can be collected washed, compressed, purified and used repeatedly, with very little waste. When it comes to liquids, the temperature during processing plays an essential role.
It has been tried to process fermenting and fermentable liquids at temperatures between 15 and 25 degrees centigrade, but this requires excessively strong and dangerous pressures, as it is impossible to commercially construct vessels which can withstand them; the duration of the treatment is, on the other hand, absolutely disadvantageous commercially, and even under these conditions and with all precautions taken, the effect produced on the liquid by the use of the process was quite uncertain and unsatisfactory.
Repeated tests have shown that results giving the most complete satisfaction are obtained with temperatures between 2 and 4 to 5 degrees centigrade. At these temperatures, the liquid eagerly absorbs carbonic acid and gives up its oxygen; absorption and saturation are achieved with a much lower pressure of carbonic acid without danger, which allows the use of more practical containers of current manufacture. At these temperatures the development of the bacterial action in the liquid is temporarily arrested, and the solubility of carbonic acid much greater.
For practical commercial purposes, it is never safe to exceed the temperature of 15 degrees centigrade.
The process described can undergo certain modifications when organic substances are treated with a view to preserving them for a longer or shorter time, or when it is a question of exposing them to conditions of different climates and temperatures. For these purposes, the number of times of application of carbonic acid and of vacuum generation is varied.
The foregoing description indicates how the treatment can be applied to a product subject to all species of attack by the action of fungi, yeasts, putrefactive, fermentative, enzymic influences, etc.