Dispositif destine à effectuer une soudure électrique continue.
Les machines employées actuellement pour
effectuer au moyen de l'électricité, la sou-dure de pièces quelconques, sont générale
ment disposées pour opérer la soudure point
par point et successivement, ce qui oblige à
déplacer continuellement les pièces a souder.
II existe cependant des machines qui
opèrent la soudure continue par des galets
roulants sur la partie à souder, mais elles
ne sont guère employés, car les résultats ob
tenus ne sont pas satisfaisants. Les galets
étant forcément d'un diamètre limité et le
courant électrique employé étant toujours. a
un fort ampérage, il en résulte un grand
échauffement des galets et de très mauvais
contacts provoqués par des interruptions de
courant.
L'objet de l'invention consiste en un dis
positif destiné à l'exécution de soudures con
tinues au moyen de l'électricité, caractérisé
par un secteur métallique pivotant sur un
axe porté par un coulisseau pouvant aller -et venir dans une glissière pratiquée dans
une pièce pouvant se rapprocher ou s'écarter
d'un appui métallique recevant la pièce à
souder, l'un des pôles du circuit électrique étant relie audit appui et 1'autre pôle au secteur pivotant.
Le dessin annexé représente, à titre d'ex- emple, une forme d'exécution de l'invention.
La fig. 1. est une vue en élévation de 1'ensemble d'une machine à souder ;
Les fig. 2 et 3 montrent son organe principal, en état de fonctionnement et sous deux positions différentes.
Le dispositif représenté comprend un transformateur t de courant électrique alternatif ou continu, pour réduire le voltage en raison des épaisseurs à souder. Ce transformateur t est monté sur des pieds ou sur un socle quelconque et il est. surmonté d'un dôme Ht, formant chape pour recevoir un ba- lancier g g', oscillant sur un axe o, dont les coussinets sont constitués par les branches de la chape.
Le petit bras g'de ce balan- cier est articulé à une bielle verticale da, articulée, d'autre part, à l'une des extrémités d'un levier horizontal n, pivotant en un point de sa longueur sur un axe fixe s,, porté par l'un des pieds de la machine, l'extrémité an térieure de ce levier n étant munie d'une pédale p. Un ressort à boudin r, accroché,
d'une part, au transformateur t, et, d'autre
part, au brasg', maintient toujours le balan :
cier g, à l'état relevé ainsi que la pédale.
L'organe servant à souder est supporté
par l'extrémité du grand bras g du balan
cier A cet effet, ladite extrémité est évidée
transversalement et forme une glissière 7z,
dans laquelle est place le coulisseau d, qui
comporte une crémaillère j, logée dans une
fente longitudinale pratiquée dans l'épaisseur
du balan-cier.-Un pignon i, logé également
dans cette fente, engrené avec la crémaillère
j ;-il est monte sur un axe fixé aux bras ,
et présente une manette e destinée a ma
oeuvrer ce pignon.
Le coulisseau est traversé par un axe
sur lequel oscille un secteur b, qui se dé-
place dans la fente médiane du-bras, r/. Ce
secteur qui est l'organe principal-du dispo sitif s'articule par l'un de ses angles à un levier/, lequel est articulé par son autre
extrémité à. un point fixe J du bras g.
L'un des pâles du transformateur est re
lié par des conducteurs c à une barre ou
potence fixe a, située en dessous du balan-
cier. et dans le même plan vertical. L'autre
pôle est relié par des conducteurs c'a l'axe
du secteur oscillant b.
Quand la machine est à l'état de repos,
fig. 1, le circuit électrique est ouvert. Pour
opérer une soudure, on commence à abaisser
la : manette e à la position montrée en fig. 2,.
ce-. qui a pour effet de déterminer le recul
de la crémaillère et d'amener le coulisseau d,
à fond de course arrière dans la glissière/s Pendant le déplacement du couiisseau le
levier f oscille autour du point¯fixe I et-de
son articulation mobile sur le. secteur ;
il s'en
suit que ce levier prend une position tendant
a, se rapprocher'de la verticale et qu'il oblige
le secteur b à prendre un mouvement de
rotation dans le sens de la Sèche fig. 2, afin
que son angle de droite se rapproche du
support a, tandis que l'angle de gauche s'en
éloigne.
A ce moments l'ouvrier dépose sur ledit
support Åa les pièGes à souder x, ell les dis
posant pour. qu'elles aient le recouvrement
nécessaire à une bonne soudure et pour que
le commencement de la ligne de soudure se
trouve en dessous de l'angle le plus saillant du secteur l, et aussi pour que cette ligne de
soudure soit parallèle au balancier dans Je
même plan vertical.
Si l'ouvrier appuie alors sur la pédale,
la bielle h prend un mouvement ascensionnel
et repousse le bras g', en tendant le ressort
r. Ce balancier oscille donc sur son axe o,
et le bras g s'abaisse dans la direction du
support a. La pédale doit toujours être, en-
foncée complètement afin que 11angle le plus
saillant du seeteur b vienne-toueller¯ la sur-
face supérieure des pièces à souder. Dés que
ce contact a lieu, la fermeture du-circuit
électrique se produit et l'arc jaillit entre les
surfaces eu contact du secteur et des pièces.
à souder, il y a par suite ëchauffement puis
ramollissement des parties correspondantes
de ces pièces et finalement soudure de ces
parties.
L'ouvrier appuie constamment sur la pé-
dale afin de maintenir le contact du secteur
avec les pièces à souder et il. doit en outre,
actionner à la main d'une manière continue
et régulière lamanette e dans le sens de la
Sèche, ng. 8,-c'est-à-dire de-gauche à droite.
La manceuvre de cette manette détermine
la rotation, dans le même sens, du pignon i
qui lui est solidaire et provoque l'entráîne-
ment de la crémaillère j, et par suite du
coulisseau d, dans la direction de l'extrémité
du balancier.
. Ce déplacement du coulisseau oblige la
périphérie du secteur h à rouler sur les pièces
à souder ; on comprend en effet que l'axe de
ce secteur prenant uu mouvement de trans
lation, tandis que l'angle droit du secteur est
retenu par le levier f, ce secteur s'articule
à. la fois sur son axe et sur l'extrémité libre
du levier, d'oit il résulte un pivotement de
ce secteur autour de l'axe d'articulation de
la susdite extrémité du levier. de retenue/*.
Cet axe se déplace suivant un rayon décrit-
du point d'articulation fixe 1, et détermine
le basculement''du secteur dont la surface
courbevient alors rouler sur les pièces à souder.
Ce roulement a lieu depuis l'angle droit du secteur jusqu'a l'angle gauche,, ainsi que le montre la fig. 3 et comme le contact n'a pas cessé d'exister entre le'secteur et les. pièces à souder, la soudure de ces dernières s'opère d'une façon continue sur une longueur équivalente développement de la courbe du secteur.
La vitesse de rotation imprimée au pignon i, par la manoeuvre de la poignée e, doit être réglée par l'ouvrier de manière que le rouIement du secteur sur les pièces à souder réalise une soudure parfaite et continue sans solution de continuité.
Lorsque le coulisseau est arrivé à fond de course, le levier f'est entièremeut rapproche du balancier et le secteur se trouve également à fin de course. A cemoment l'ouvrier abandonne la pédale p pour laisser relever le, balancier sous l'action du ressort r.
Le courant est alors interrompu brusquement.
L'ouvrier repousse à la main les pièces à souder d'une quantité correspondante à la longueur de la soudure qui vient d'être exé-
cutée, puis il actionne la manette e dans le
sens de la flèche, fig. 1, afin de remettre le
secteur à la position fig. 2. La pédale est
enfoncée de nouveau pour établir le contact
du secteur avec la partie à souder et la sou
dure de cette partie s'opère comme précé
demment. Les mêmes opérations recommen
cent pour chaque longueur de soudure à exé- cuter.
Le support a et le secteur b sont creux et remplis d'eau destinée à refroidir constamment ces organes. Cette eau peut au besoin être mise en circulation s'il s'agit d'une machine puissante. Dans ce cas on peut utiliser une pompe assurant cette circulation.
Le secteur b est disposé de manière à être isolé électriquement du coulisseau d et conséquemment du balancier ; de même le support a est isolé de l'enveloppe du transformateur.
Les dispositifs de construction de la machine ainsi que les formes et dimensions varieront selon le genre de soudure à exécuter et les pièces à souder. Le support des pièces à souder pourrait être rendu mobile et e position réglable et variable selon les dimensions de ces pièces.
Quand au-secteur qui-est l'organe. prin- cipal du dispositif, sa translation et sa rotation pourront être combinées et obtenues par l'emploi d'un mouvement mécanique différent de. celui représenté et décrit ; ledit secteur pourrait être monté sur un-organe autre qu'un balancier et dont le rapprochement des pièces à souder serait réalisé par un'dispo- sitif approprié. (De secteur b peut recevoir toutes dimensions désirées dont le maximum n'est limité que par la plus grande longueur de soudure qu'il soit possible d'exécuter sans interruption par une seule rotation dudit secteur.