Carburateur pour moteurs à explosions, comprenant un réservoir principal (le combustible alimentant un réservoir relié au gicleur et situé à nu niveau plus élevé que le réservoir principal. La présente invention concerne un carbu rateur pour moteurs à explosions, compre nant un réservoir principal de combustible alimentant un réservoir relié au gicleur et situé à un niveau plus élevé que le réservoir principal;
il est caractérisé en ce que la dé pression régnant dans la tuyauterie d'aspi ration est utilisée, en combinaison avec une dépression due à la vitesse des gaz circu lant dans les tuyauteries, pour aspirer le combustible contenu dans le réservoir prin cipal et le faire parvenir, par intermittences, dans un réservoir intermédiaire, qui cotn- m.unique avec le réservoir relié au gicleur.
Pour réaliser des appareils permettant ainsi l'élévation (l'essence, la principale difficulté réside dans l'obtention d'une dé pression suffisante (i m à 1 m 50) et assez régulière pour assurer dans tous les cas une alimentation satisfaisante et ininterrompue du moteur.
Or, en considérant. uniquement. la dépres sion qui s'établit dans la canalisation d'aspi ration suivant les variations de régime et (le puissance du moteur, on constate qu'elle subit (les variations très grandes, d'après la position de la vanne d'admission des gaz; cette dépression, considérable quand la vanne. est fermée, devient. très faible quand la vanne est entièrement ouverte et que le moteur tourne au ralenti (cas fréquent au démarrage).
L'expérien.ce montre que l'association des deux dépressions susmentionnées peut don ner clans tous les cas une dépression réul- tante de valeur et de régularité suffisantes.
Dans le dessin ci-annexé, la. fig. 5 repré sente, à titre d'exemple, une forme d'exécu tion de l'objet de l'invention: les fig. 1 à 4- se rapportent. à des variante.
Le carburateur de fig. 5 comprend un réservoir accolé à la canalisation où se car burent les gaz et divisé en trois chambres su perposées.
La chambre inférieure A constitue le ré servoir à niveau constant du carburateur: elle comporte comme telle un flotteur 2 com- rriiandant le pointeau d'arrivée dessence 3 et elle communique par l'orifice 1 avec le gi cleur 5. Une petite conduite de décharge 6 la maintient en communication avec l'air extérieur.
La chambre médiane 1> sert. de nourrice intermédiaire: elle reçoit l'essence que lui fournit par intermittences. ainsi qu'il sera montré plus loin. la chambre supérieure C et. elle assure l'alimentation régulière du ni veau constant. 1 dont elle peut être isolée r)ar Ic robinet pointeau =, inanceuvrable clé l'e1- térieur. Elle communique avec l'atmosphère par un tube 8 portant un entonnoir 9 per mettant de la. remplir d'essence au moment du départ.
Enfin., la chambre supérieure C constitue l'élévateur d'essence proprement dit. Cette chambre communique avec le tube 25 d'ad mission du moteur par une petite canalisa tion 10, avec l'atmosphère par une grande soupape 11, avec le réservoir principal 12 et la ncurrice intermédiaire B par- les tubes 13 et 14 munis de soupapes. (le retenue 15 et 16. Elle contient.. en outre, un flotteur 18 dont la tige de guidage 17. munie d'un ren flement formant pointeau, peut venir alter nativement soulever la soupape 11 et ob turer l'orifice de la canalisation 10.
Cette canalisation peut. d'ailleurs être imparfaite et n'a d'autre but que de diminuer les aspi rations directes. d'air pur qui pourraient nuire à la carburation du moteur.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant: \D3)1 Le flotteur<B>18</B> étant au bas de sa source. les soupapes 11 et 16 sont fermées et l'ori fice du pointeau 17 ouvert.
La dépression produite par le moteur. en s'exerçant clans la chambre<I>C. y</I> aspire l'es sence du réservoir 12 jusqu'à ce que celle-ci atteigne un niveau suffisant, pour que la poussée archimédienne du flotteur force la soupape 11 à s'ouvrir. Cette soupape étant grande par rapport- à la section du tube 10. son ouverture neutralise complètement les effets de l'aspiration transmise par ce tube et permet à la pression atmosphérique de s'exercer dans l'élévateur d'essence.
L'effort précédemment subi, vers l'inté rieur, par la soupape ii du fait de la diffé rence de pression sur ses faces, se trouve à ce moment annulé, et comme il représentait une part importante de la résistance opposée à, la. poussée du flotteur, celui-ci viendra ap pliquer brusquement le pointeau 17 sur son siège avec un excédent. notable de poussée: pendant ce même temps, le liquide contenu clans l'élévateur d'essence s'écoulera par son poids dans la chambre B, en abaissant la soupape 16 jusqu'à ce que la descente du flotteur ramène les choses à leur situation initiale où les mêmes phénomènes recom menceront.
Pour diminuer les temps morts, la sou pape 16 est reliée à un balancier 19, com mandé par deux butées 20--21 disposées, à distance, sur la tige du flotteur.
La butée 21 venant agir sur le balancier au moment où la soupape il vient de s'ou vrir, utilise l'excès de la poussée archimé- dienne précitée pour ouvrir rapidement la soupape d'évacuation 16. La butée 20 agis sant en sens inverse quand le flotteur des cend, rapproche la soupape 16 de son siège et en facilite la fermeture rapide dés que, la soupape 11 étant fermée, la dépression se fait sentir à nouveau clans l'élévateur d'es sence.
Les dispositifs permettant d'obtenir une dépression suffisante clans tous les cas sont constitués par des tubes de Venturi montés sur les tuyauteries.
Sur la fin-. 1. le dispositif de Venturi est simplement obtenu par un étranglement, sans perte de charge, de la. canalisation en un point 25 situé au-dessus du papillon d'ad. mission. La dépression en ce point trans met à l'appareil élévateur d'essence la ré sultante de la dépression produite par le moteur et celle due au dispositif de Venturi Ce procédé est recommandable si l'on dispose de longues canalisations rectilignes d'aspiration permettant d'établir dans de bonnes conditions le dispositif de Venturi.
Les fig. 2 et 3 représentent des formes d'exécution particulièrement. applicables aux canalisations d'aspiration très courtes où l'on est obligé de rejeter le dispositif de Vënturi au-dessous du papillon d'admission. Dans ce cas, des conduites servant, à trans mettre les dépressions sont reliées séparé ment à l'appareil élévateur 26 et chacune d'elles comporte une soupape qui ne s'ouvre due si la dépression correspondante est, plus forte que celle régnant dans l'élévateur d'es sence.
Dans la fig. 2 a été figurée une colicluite faite directement dans le carburateur au ni veau du gicleur 27 en un point où les pro fils sont fréquemment étudiés pour donner <B>(le</B> très hautes dépressions facilitant la car buration.
Dans la fig. 3, un dispositif de Venturi double 28 est monté sur l'arrivée d'air au carburateur 29.
Enfin, la fig. f représente un tube de Venturi double 30 monté à l'intérieur d'un cône divergent. 31 faisant suite au pot d'é chappement 32 et associé dans les mêmes conditions à la conduite 33. On remar quera sur cette figure la soupape réglable 35 destinée à régulariser la dépression agissant sur l'appareil élévateur et applicable à tous les dispositifs précédents.
Le dispositif élévateur représenté par le réservoir C peut fonctionner de manière identique si l'on remplace la pression at mosphérique par une pression plus grande telle que celle régnant dans la canalisation d'échappement du moteur. Il suffit. de sup primer les fenêtres 22 de la chambre de soupape ü et de relier celle-ci par un tube 23 à la source d'air sous pression. utilisée.
Le réservoir C peut alors se placer à un niveau plus bas, jusqu'à un minimum défini par la valeur relative de la pression utili sée et de la dépression obtenue, et alimen ter le réservoir B, même placé au-dessus de lui. Le réservoir à niveau constant<B>A</B> pourrait étre supprimé et la nourrice B être reliée directement au gicleur.