Dispositif de commande électrique pour métiers à bas rectilignes Cotton . L'invention est relative aux métiers à bas rectilignes du type dit "Cotton" du nom de leur inventeur, dans lequel les opérations usuelles du tricotage, c'est-à-dire le cueil lage, le formage, l'amenage, le pressage, l'a- batage et le crochetage sont précédées du jetage effectué par des, barres horizontales disposées parallèlement, portant les jeteurs de fils, et soumises à un mouvement alter natif rectiligne entre deux rangées de butées limitant leur déplacement.
Dans les métiers de ce type, connus, pour éviter le rebondis sement des barres sur les butées se produi sant lorsque la vitesse du métier dépasse une certaine limite, on réduit uniformément la vitesse normale du moteur commandant le métier au-dessous de-cette limite. Cette réduction de vitesse cause une perte de temps considérable pendant les opérations subsé quentes au jetage.
L'objet de l'invention est un dispositif de commande électrique pour métiers à bas de ce type, actionnés par un moteur kec- triqûe à courant continu compound, à pôles de commutation, caractérisé par un rhéostat intercalé dans le circuit d'excitation shunt du moteur électrique- et par au moins un interrupteur commandé automatiquement pour court-circuiter ce rhéostat avant la fin de la course dans chaque sens des barres afin d' a mortir le choc de ces dernières- sur les butées.
Le dessin annexé représente à titre d'ex emples deux formes- d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique de la première forme; La fig. 2 en est une vue transversale de détail; La fig. 3 est une vue schématique ana logue à la fig. 1 de la seconde forme; La fig. 4 représente en -élévation sché matique le métier à bas du type "Cottonl" auquel est adaptée cette seconde forme; La fig. 5 -est une vue de détail- dé -cé métier montrant à part lès butéés. fixes de position réglable, ainsi que les-: extrémités des barres à mouvement alternatif.
Le métier "Côtton", auquel est adapté le dispositif de commande électrique est entraîné par un moteur électrique à - vitesse variable 900/1200 t. m. environ, et à courant continu compound à pôles de commutation.
Chacune des formes d'exécution du dis positif de commande comprend un rhéostat ni intercalé dans le circuit d'excitation shunt de ce moteur, qui est court-circuité avant la fin de chaque course des barres, pour obte nir le ralentissement momentané de la vitesse du moteur au moment où ces barres arrivent sur leurs butées respectives, et qui, aussitôt après que ces barres sont à fin de course, est remis cri circuit pour repartir à la vitesse maxima, la mise en circuit. ou en court-cir cuit du rhéostat m étant produite par au moins un interrupteur commandé par le métier.
Dans le métier "Cotton" l'arbre principal p de commande (fig. 4) reçoit deux mouve ments 1 un mouvement de rotation autour de son axe, un tour complet de cette rotation correspondant à un trajet rectiligne dans un sens des barres à jeteurs q.
Cette transfor mation de mouvement est effectuée par l'in termédiaire d'un renvoi conique r et d'une came s agissant sur un système articulé<I>t</I> t' tc <I>v</I> soumis à l'action d'un ressort de rappel t . La bielle v de ce système entraîne dans ses déplacements un organe de friction zv qui doit réaliser le déplacement rectiligne alternatif des barres à jeteurs q. Ces barres q sont arrêtées, en fin de course et dans l'un ou l'autre sens,
par contact avec des butées à vis x prévues à chacune des extrémités du métier; 2 un mouvement de translation le long de son axe. L'arbre p continue à tourner, mais pendant cette phase du travail, il n'agit plus sur la came s, de sorte que les barres à jeteurs q sont immobiles. Pendant cette période d'immobilisation, les autres opérations du tricotage ont lieu, à savoir: le cueillage, le formage, l'amenage, le pressage, l'abatage et le crochetage.
Dans la première forme d'exécution du dispositif, qui s'adapte aux métiers dans les quels les paires de butées disposées en regard des deux extrémités de chaque barre sont à un même écartement entre elles, les butées situées d'un même côté étant alignées, la mise en circuit ou en court-circuit du rhéos- tat ni est produite par un interrupteur com mandé directement par l'arbre principal p. Celui-ci porte, à cet effet, une came a com prenant deux chemins de roulement de même diamètre, l'un b à périphérie entièrement cir culaire, l'autre c à périphérie partiellement circulaire et présentant un bossage sur envi ron 1/., de sa circonférence.
L'interrupteur comporte un levier d pivo tant en son milieu sur un support e fixé au bâti du métier; ce levier porte à une extré mité un galet f, lequel est maintenu en contact avec la came par le ressort g; l'au tre extrémité du levier porte un doigt iso lant h (fig. 1).
Les deux contacts j et k de l'interrupteur sont respectivement sur des ressorts à lame j 1 et k1 fixés sur un socle isolant l vissé sur le bâti du métier de façon que le doigt isolant l2 se trouve au--dessus du contact<I>j ;</I> les deux contacts jet Ic sont reliés électriquement aux bornes du rhéos tat 2z.
Le fonctionnement est le suivant: Pendant chaque phase d'actionnement des barres q, c'est-à-dire lorsque l'arbre principal de commande p tourne en actionnant la came s, le galet f du levier d de l'interrupteur s'appuie sur le chemin de roulement à bos sage c de la came a.
Donc, au cours d'une rotation complète de l'arbre pendant ladite phase, le galet f est soulevé pendant 1/5 de tour environ, le levier d pivote, le doigt la abaisse le contact <I>j</I> sur le contact<I>k,</I> ce qui ferme le circuit aboutissant aux bornes du rhéostat.
A ce moment le rhéostat in étant court- circuité, la vitesse du moteur et du métier ralentit. La came a continue à tourner à vitesse réduite, avec l'arbre principal de commande<I>p,</I> et le galet<I>f</I> franchit le bos sage c de ladite came a pour reprendre con tact avec le chemin circulaire de la péri phérie de cette came. Sous l'action du ressort g le doigt la se soulève alors et les contacts <I>j</I>et<I>k</I> s'écartent sous l'action du ressort j', remettant ainsi le rhéostat<I>an</I> dans le circuit d'excitation shunt du moteur, lequel reprend alors sa vitesse maximum.
Pendant la période de marche où les barres q restent immobiles du fait du dépla cement axial de l'arbre de commande p sur lui-même, la came a subit un même dépla cement de translation, de sorte que le galet f ne repose plus sur le chemin de la came a à bossage c, mais vient sur la partie h. Le galet f ne subit. donc pendant cette pé riode aucun déplacement, l'interrupteur n'est pas actionné et, par conséquent, le rhéostat restant dans le circuit d'excitation du mo teur, la vitesse du métier n'est pas influen cée par les dispositions décrites et demeure normale.
La deuxième forme de réalisation (fig. 3 et 5) s'applique aux métiers dans lesquels, au cours de la fabrication, le mouvement alternatif des barres varie d'amplitude, de sorte que, pour obtenir un bon fonctionne ment, il est nécessaire que les moments où le rhéostat est court-circuité puis remis en circuit, varient également. Dans ce but on emploie autant d'interrupteurs distincts pour court-circuiter le rhéostat qu'il y a de butées x, de position fixe différente réglable (dans cette forme d'exécution, trois; fig. 5), la com mande desdits interrupteurs étant réalisée par une came recevant un mouvement alter natif rectiligne de plus grande amplitude que les barres dont il s'agit de ralentir le mou vement.
Dans cette forme d'exécution, chacun des trois interrupteurs est fixé sur une butée correspondante x (fig.4 et 5). Les trois leviers coudés d de ces interrupteurs, pivotés en e, portent des galets de contact f qui se trou vent sur la trajectoire d'une came a, à deux rampes, dont le rôle est analogue à celui de la came a (fig. 1) en ce qui concerne l'ac- tionnement de chaque interrupteur mettant en circuit ou en court-circuit le rhéostat<B>in</B> pris individuellement.
Cette came a est mon tée sur la tringle d'entraînement y des barres à jeteurs q dont il s'agit de ralentir la vi tesse de déplacement en fin de course dans chaque sens. Cette tringle y est animée comme les barres q qu'elle entraîne d'un mouvement rectiligne alternatif, mais son déplacement est de plus grande amplitude que celui des barres q, l'organe me portant le doigt z relié à la barre q, n'étant entraîné que jusqu'à ce que la barre heurte la butée correspondante x. Comme au cours du travail la butée x peut être rapprochée ou éloignée de l'axe du métier,
il en résulte que la course des barres q est variable, alors que celle de la tringle est constante.
Le fonctionnement de cette forme est le suivant: Au cours de son mouvement dans le sens de la flèche, la came a rencontre la partie supérieure du levier d de l'interrupteur qui prend la position f 1 en pivotant autour de son axe. Les deux contacts<I>j</I>et<I>k</I> de l'in terrupteur viennent en contact, le. rhéostat est court-circuité et le moteur ralentit. La came a continue sa course et quand elle dé passe le levier d, celui-ci rappelé par un ressort se déplace en faisant cesser le con tact entre les contacts<I>j</I> et k de l'interrup teur. Le rhéostat est à nouveau mis en cir cuit et le moteur repart à sa vitesse maxima.
Dans sa course de retour, la came a ren contre à nouveau le levier d et l'amène dans la position f". Mais l'interrupteur .n'est pas influencé, de sorte que le moteur continue à tourner à cette vitesse maxima.
La période pendant laquelle agit le dis positif se trouve donc avancée ou reculée suivant l'amplitude plus ou moins grande du mouvement alternatif des barres, puisque la position moyenne de la pièce o, qui est ani mée d'un mouvement alternatif rectiligne correspond à la position moyenne des barres et que le support de l'interrupteur, c'est-à- dire la butée, avance ou recule suivant que l'amplitude des déplacements alternatifs des barres diminue ou augmente.
Comme les deux extrémités du métier sont symétriques, on n*en a décrit qu'une, mais il va de soi que la disposition est la même à l'autre extrémité.