Procédé pour la fabrication, par compression à chaud, d'objets en matière cornée. Il est connu qu'actuellement, dans la fa brication d'objets en matière cornée par com pression à chaud, on rencontre des difficultés remarquables lorsqu'on veut obtenir d'une façon économique des objets d'une certaine épaisseur à cause du fait que la plus grande partie de cette matière à disposition se trouve sous forme de plaques relativement minces (ongles, cornes etc.) et que cette matière, tout plastique qu'elle est sous l'action de la cha leur, ne tend pas à se souder même sous une pression élevée.
Par conséquent, afin de ne pas être obligés d'avoir recours à des pièces d'épaisseurs con sidérable qui sont de prix élevé, on a adopté le système de coupler ensemble plusieurs cou ches minces à l'aide d'armatures métalliques ou en façonnant les plaques élémentaires de façon à. les engager entre elles par effet de la compression lors de l'estampage final.
De plus, avec les procédés actuellement en usage, les pièces obtenues présentent, sur leurs surfaces, des bavures qui doivent être éliminées de l'objet fini, ce qui endommage l'aspect et la valeur commerciale des objets, surtout à cause de la position où vient néces sairement se trouver la bavure.
La présente invention a pour objet un procédé de traitement de la matière cornée permettant d'obtenir des objets à l'aide de pièces ayant une épaisseur moindre et une largeur plus grande que l'objet, telles qu'on les trouve en commerce à des conditions avan tageuses, et cela par suite de la forme spé ciale des matrices où les pièces sont façon nées; le procédé suivant l'invention permet aussi que la bavure vienne se trouver en une telle zone de l'objet qu'elle peut être enlevée sans préjudice de l'aspect de l'objet, qui par là acquiert une valeur commerciale plus élevée.
Sur le dessin annexé. la fig. 1 est la coupe d'une matrice avec poinçon telle qu'employée actuellement pour l'estampage de petits ob jets en matière cornée pour montrer la posi tion de la bavure; la fig. 2 montre, à titre d'exemple, une matrice avec poinçon pour la réalisation du procédé d'après l'invention; fig. 3 montre une autre forme d'exécution d'une matrice et poinçon d'après l'invention; fi-. 4 et 5 sont les coupes, à 90 l'une par rapport â l'autre, d'nue autre forme d'exécu tion de la matrice et du poinçon d'après l'in vention.
Comme on le voit à fig. 1, la matrice 1 et le poinçon 2 présentent le contour de la pièce finie de façon que, lors de l'estampage, la ma tière comprimée tend à pénétrer entre eux et donne lieu à une bavure qui s'étend sur la surface de l'objet fini de façon que son aspect est préjudicié lorsque la bavure est enlevée.
A la fig. 2 les cavités correspondantes de la, matrice 1 et du poinçon 2, clans lesquel les est comprimée la matière cornée, sont 2ri- tourées par des surfaces 1' et 2' situées dans des plans perpendiculaires à, l'axe de poinçon et matrice et se correspondant entre elles de façon qu'au commencement de la compres sion, la, matière comprimée entre ces surface, qui est rendue plastique par effet de la leur. est repoussée vers la portion centrale de la cavité où elle est façonnée.
Par une telle disposition la bavure se forme à la périphérie de l'objet dont l'aspect n'est donc pas préjudicié lorsque la bavure et enlevée.
La. fig. 3 montre un autre type de matrice et poinçon pouvant être employée pour l'exé cution du procédé d'après l'invention, destiné à faire des objets comme, par exemple, un bouton avec tige filetée. La matrice I. com porte une cavité correspondant à la tête dit bouton, tandis que le poinçon présente une cavité correspondant à la tige et pourvue < t. on intérieur du négatif du filetage devant être reproduit sur la tige.
Les deux cavités sont entourées par des surfaces l.' et (le façon que la. matière grège, qui, comme indiqué en pointillé, pos- s;ède une largeur plus grande et une épais seur moindre que la, pièce finie, est écrasée entre ces surfaces au début de la compression et elle est repoussée dans la cavité centrale de la matrice jusqu'à la remplir complète ment et en épouser la. forme.
Après l'estampage, la, pièce est dévissée du poinçon 2 dont elle a copié le filetage et on enlève la bavure dont la position est telle à ne pas préjudicier l'aspect (le l'objet.
On procède (le façon analogue avec les outils représentés dans les fig. 4 et 5 pour obtenir d'une plaque mince (marquée en Pointillé) une pièce cylindrique (marquée en traits et points).
Les cavités correspondantes de la matrice 1 et du poinçon 2 sont également entourées par des surfaces l' et 2' de dimensions appro priées et entre lesquelles prend place la pla que grège qui est refoulée dans la. cavité in terne au moment de l'estampage.