Electr olyseur. L'objet de l'invention est un électrolyseur comportant des électrodes verticales qui alter nent avec des diaphragmes verticaux munis de cadres en matière isolante formant par juxtaposition un bloc qui est immergé dans une cuve contenant l'électrolyte, et ouverte à l'air libre.
Il se distingue des électrolyseurs connus du même genre, en ce que les électrodes n'at teignent pas les bords extérieurs des cadres, excluant ainsi tout dégagement de gaz hors du bloc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution (le l'objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 en sont deux coupes verti cales faites à<B>90'</B> l'une de l'autre; La fig. 3 en est une coupe de détail. à plus grande échelle.
Cette forme d'exécution comporte une cuve unique a renfermant l'électrolyte b. Dans ce dernier est noyé un bloc se composant de dif férentes parties et comprenant quatre cadres verticaux c faits en matière isolante et de forme rectangulaire portant chacun, un dia phragme cl; sur les deux côtés du bloc qui sont parallèles aux électrodes se trouvent des pièces d en matière isolante et comprenant chacune un fond d', ainsi qu'un rebord d2 qui s'applique sur le cadre c adjacent.
Les cadres c et les rebords d\ présentent sur leurs bords intérieurs latéraux et inférieurs des gorges c? d5 qui sont deux à deux en regard et re çoivent les-électrodes monopolaires e, de forme rectangulaire.
Sur les faces latérales de ces cadres c et de ces rebords d' sont appliquées deux feuilles f constituant une garniture étanche, et maintenues sur eux par des pla ques rigides g. Les divers cadres du bloc ainsi constitué sont pressés les uns contre les autres par des moyens non indiqués au dessin, des étriers et des boulons par exemple.
Les portions supérieures des cadrés c et des re bords d\ sont découpées de sorte qu'on obtient des passages c5 <I>dg</I> par où s'échappent les gaz cathodique ou anodique se dégageant sur les deux faces de chaque électrode e; celle-ci est munie d'une pièce montante non représentée et servant à la relier à un conducteur d'amenée ou de départ du courant.
Grâce au fait que ces électrodes n'arri vent pas jusqu'aux faces latérales et infé- i4eures dit bloc, ori peut plonger celui-ci tout entier clans la même cuve sans qu'il se pro duise une électrolyse parasite le long des bords des électrodes qui se trouveraient sans cela sur çes faces; on appelle électrolyse pa rasite celle dont les produits gazeux se dé gagent à un endroit de l'électrolyseur non dis posé pour les recueillir.
Le bloc est noyé tout entier dans l'élec trolyte et est surmonté d'une cloche A mono bloc et multicellulaire servant à récolter les gaz cathodique et anodique; cette cloche est faite en une matière isolante moulée, par exemple en poterie, en ciment, en éternite, en composés du ciment; les parois extérieures et les cloisons intérieures de la cloche A reposent sur les pièces d et les cadres c. Une telle clo che est non seulement économique, mais pré sente encore l'avantage de ne pas avoir de joints et de ne pas comporter de parties en métal, tel que la tôle, susceptible de se per forer par oxydation. Les pièces servant à re lier les électrodes aux conducteurs d'amenée et de départ du courant traversent le haut de la cloche A; elles les groupent en parallèle.
Dans le haut de la cloche sont disposés deux tubes non représentés, à ouvertures multiples donnant dans les diverses cellules et recueil lant chacun l'un des deux gaz, ce qui est plus simple que d'avoir une sortie spéciale pour chaque cellule. L'alimentation en liquide neué de la partie de l'électrolyte soumise au cou rant se fait par une ou plusieurs ouvertures de très petites dimensions telles que i, ména gées dans les cadres c.
Cette forme d'exécution n'a, pas de circu lation organisée de l'électrolyte pour amener celui-ci dans une chambre où se clarifie l'émul sion provenant du mélange de l'électrolyte et des bulles de gaz dues à l'électrolyse; le ré sultat de la tranquillité dudit électrolyte est qri'on peut. employer dcs diapliragnies très po reux, saris compromettre la pureté des gaz.
Les nombres des diaphragmes et des élec trodes peuvent différer de ceux indiqués au dessin.
Les électrodes peuvent être bipolaires au lieu d'être monopolaires, c'est-à-dire qu'un gaz différent se dégage sur chaque face d'une même électrode; elles sont alors montées en série et seules les deux électrodes extrêmes sont reliées aux conducteurs d'amenée et de départ du courant; les cloisons de la cloche, dont le nombre est égal à la somme des nom bres des électrodes et des diaphragmes, repo sent dans ce cas sur les cadres des diaphrag mes et sur le bord supérieur des diverses électrodes qui arrivent à la hauteur du hart (le ces cadres.