Machine à couper les métaux par combustion. L'objet de l'invention est une machine à couper les métaux par combustion, par exem ple au moyen du chalumeau oxyacétylénique.
Il est caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison Un support sur lequel la pièce à couper peut être assujettie; Une colonne sur laquelle tourne un bras articulé supportant un porte-chalumeau pour le coupage par combustion et disposé de ma nière à permettre au chalumeau de prendre toutes les positions possibles dans une aire donnée d'un plan tout en le maintenant à une distance donnée au-dessus de la pièce à couper assujettie au support; Des dispositifs servant à guider le porte- chalumeau, au cours du mouvement qu'on lui communique pendant le coupage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la ma chine.
La fig. 1 en est une élévation latérale et montre un premier support pour la, pièce à couper; La fig. 2 représente une même élévation latérale; mais montre un autre support pour la pièce à couper et un porte-chalumeau disposé à 90 de la position qu'il occupe à la fig. 1, certaines parties de la machine sont omises dans cette figure; La fig. 3 est un plan de ladite forme d'exécution telle qu'elle est à la fig. 2; la fig. 3 montre en outre certaines des parties omises dans la fig. 2;
Les fig. 4 à 6 sont des vues d'une va riante de détail, à plus grande échelle; La fig. 7 est une coupe faite suivant la ligne VII-VII de la fig. 6; Les fig. 8 à 10 montrent le porte-chalu- meau, à plus grande échelle, respectivement en élévation latérale, en plan et en vue de face; Les fig. 1.1 et 12 sont des vues de détail du porte-chalumeau; Les fig. 13 et 14 montrent un détail.
Dans la forme d'exécution représentée aux fig. 1 à 3, le socle 10 comporte des rainures 11 destinées à recevoir un support de forme appropriée pour la pièce à travailler. Le support 12 (fig. 1) est fixé dans l'une de ces rainures et comporte un plateau tour nant 13, susceptible d'être maintenu bloqué dans toute position angulaire voulue par rap port à un disque fixe gradué 14. Le plateau 13 comporte, à son tour, des rainures dans lesquelles coulisse le pied 15 d'un étau. Ce lui-ci est muni d'une tête fixe 17 avec tige 16 filetée, à sa partie inférieure, et d'une mâchoire mobile 19 coulissant à la partie supérieure de la tige 16 et réglable en hau teur au moyen d'un écrou 18. La pièce à travailler est pincée entre la tête fixe 17 et la mâchoire mobile 19.
Grâce au fait que la tête 17 se déplace dans un plan horizontal toujours à la même hauteur au-dessus du socle 10, la partie supérieure .de la pièce à couper est toujours maintenue à la même hauteur. La mâchoire mobile 19 comporte une console 21, destinée à recevoir un bloc 22 à la surface supérieure duquel est ménagée une rainure de section transversale en V, pour maintenir en place des tiges ou barres à couper, comme il est représenté en pointillé en 23 sur la fig. 1.
Selon les fig. 2 et 3, le support de la pièce à travailler est disposé de manière qu'on puisse élever celle-ci en vue du découpage on qu'on puisse instantanément l'abaisser, en cas de besoin, pour l'éloigner de la flamme de découpage. Il comporte une console 1 avec un corps vertical creux 2, dans lequel cou lisse une colonne cylindrique 3 sur laquelle repose une table. Cette table est composée de deux plateaux superposés.; le plateau in férieur 4 est fixé rigidement à la colonne 3, tandis que le plateau supérieur 5 est monté sur le plateau 4; de manière à pouvoir tour ner par rapport à ce dernier.
Un cliquet 6 est disposé sur le bord du plateau 4, de ma nière à venir en prise avec la plaque 5 en des points déterminés 7, en vue d'immobili ser la table dans certaines positions, lorsqu'on veut couper des pièces suivant un contour polygonal régulier. Ce cliquet 6 est monté dans un guide réglable dans le sens vertical, de manière à pouvoir être amené au niveau de l'une ou l'autre série de trous 7, suivant la position angulaire qu'il est nécessaire de donner à la table. Les trous d'une série peu vent, par exemple, être situés à<B>300</B> l'un de l'autre, tandis que ceux de l'autre série sont distants entre eux d'un angle de 45 de ma nière à permettre une variété suffisante de réglages, sans qu'il soit nécessaire de les ef fectuer en regard d'une échelle praduée.
Pour abaisser ou élever la pièce à tra vailler par rapport au chalumeau, on utilise une pédale 8 agissant sur un organe 9 dis posé au pied de la colonne 3, de manière que sa position par rapport à celle-ci puisse être réglée verticalement. Lorsque l'opération de découpage doit commencer, on appuie sur la pédale 8 et la pièce à travailler est, par suite, élevée à proximité de la flamme du chalumeau de découpage. Quand on lâche la pédale 8,. la table retombe immédiatement sous l'action de son propre poids et la pièce à travailler est ainsi éloignée de ladite flamme.
Le bâti de la machine comporte une co lonne verticale 24 (fig. 1 à 3), qui est montée, dans 'cet exemple, dans l'un des angles du socle 10. Un manchon 25 est monté à une certaine hauteur sur cette colonne, de ma nière à pouvoir tourner sur elle, sans changer de position verticale.
Ce manchon porte deux oreilles superposées 25a (fig. 3) entre lesquel les sont maintenues verticalement deux poin tes opposées en acier trempé 25b qui consti tuent la broche d'une charnière autour de laquelle pivote un bras articulé horizontal 26, 28 constituant le support du porte-chalumeau. Ce bras comprend une plaque dont la section transversale a le profil d'un double T, cons tituant le bras proprement dit du support, une articulation à axe vertical 27, un avant- bras constitué par deux traverses horizontales 28, entretoisées par une double plaque 29, ainsi qu'une articulation également à axe vertical 30, pour le porte-chalumeau 39.
Ce bras - pour fixer les idées - peut être comparé à un bras humain, les articulations 2511, 27 et 30 correspondant respectivement à celles de l'épaule du coude et du poignet et la position du porte-chalumeau 39 corres pondant à celle de la main, avec la différence, toutefois, que les trois axes d'articulation sont parallèles.
La colonne "4, porte, à son sommet, un autre bras borizontal, 31, qui peut également tourner autour d'elle sans changer de position verticale. Ce bras supérieur 31 porte, à son extrémité libre, un moyeu 32 qui supporte un tambour rotatif susceptible d'être amené dans toute position angulaire voulue et d'être blo qué dans cette position au moyen d'un écrou 34. On peut également utiliser un cliquet 33 analogue à celui représenté en 6 sur la fig. 2, pour immobiliser le tambour dans certaines positions angulaires appelées à être fréquem ment utilisées.
Ce tambour peut être gradué, comme représenté en 35, pour permettre un réglage très précis. -Ledit tambour supporte une glissière horizontale 36, dans laquelle est montée une autre glissière horizontale 37, perpendiculaire à la première, avec coulisseau 38, destiné à être utilisé pour guider ou maintenir le porte-chalumeau 39 comme cela est expliqué plus bas. Une vis de serrage 72 sert à immobiliser la glissière 37 dans toute position voulue. L'une ou l'autre des glissières 36 ou 37 ou toutes deux peuvent comporter des graduations pour permettre un réglage en posi tion, très précis, des organes qui coulissent dans ces glissières.
Des butées réglables 40 sont prévues sur la glissière horizontale 36 pour limiter le déplacement de la glissière 37, tandis que des butées correspondantes 41, prévues sur la glissière 37, servent à limiter la course du coulisseau 38 sur cette dite glis sière. La glissière 36 porte également une pièce 42 montée de manière à pouvoir coulis ser dans la glissière 36 et qui peut être im mobilisée dans toute position voulue par une vis de serrage 47; cette pièce 42, à son tour, porte un plateau 43 auquel est fixé un pla teau en bois 44 sur lequel peut être rigide ment assujetti un gabarit 45. Le porte- chalumeau 39 peut être guidé le long . du contour de ce gabarit par un bouton 50 qui fait saillie vers le haut et vient en prise avec le gabarit.
Une pièce d'entretoisement 46 est disposée entre le gabarit 45 et la plaque en bois 44, pour maintenir entre ces deux pièces un espace libre de dimensions déterminées dans lequel peut se déplacer une tête 501, dont est muni le bouton 50. Le jeu vertical du porte-chalumeau 39 est ainsi réduit au minimum.
Le porte-chalumeau n'est repré senté en 39 sur les fig. 1 à 3 que schémati quement;. 131 désigne le tube d'amenée des gaz au chalumeau, 133 le dispositif compre nant des soupapes de contrôle de l'écoulement des gaz et 134 la conduite flexible d'amenée des gaz audit dispositif 133, en passant d'a bord autour d'une poulie de guidage 135, montée sur la colonne 24 au-dessous du man chon 25, de manière à pouvoir tourner axia- lement sur elle.
Lorsque le porte-chalumeau est rappoché de la colonne 24 par repliement de son bras articulé 26-28, le dispositif 133 suit son mouvement et est rapproché radia- lement de ladite colonne d'une manière cor respondante, la conduite flexible 134 étant maintenue constamment tendue par un contre poids (non représenté).
Un arbre horizontal 136, monté dans le porte-chalumeau et muni d'un levier. à main à contrepoids 137, sert à régler la position verticale du porte-chalumeau. Lors de l'arrêt ou de la remise en marche des opérations de découpage, ce levier 137 actionne les soupapes du dispositif 'de contrôle des gaz 133, en même temps qu'il soulève ou abaisse le porte-chalumeau (comme il est décrit ci-après), en vue d'arrêter automatique nient l'arrivée des gaz chaque fois que la tuyère 132 est relevée, de manière à éviter toute perte de gaz et empêcher la pièce à travailler d'être endommagée par les change inents de direction de flamme, qui peuvent se produire pendant l'élévation de la tuyère.
On petit aisément, au moyen-d'un mécanisme quelconque à cliquet et ressort; faire en sorte que ce fonctionnement simultané d'élévation du porte-chalumeau et d'arrêt de l'arrivée de gaz à ce dernier ait lieu automatiquement.
Dans la fig. 2, le porte-chalumeau. 39 n'est indiqué que partiellement, dans une position perpendiculaire à celle de la fig. 1, l'arbre 136 et le tube 131 étant coupés entre le dispositif 133 (non représenté) et le porte- chalumeau 39, de manière à laisser voir clai- renient le support articulé 26-28 du porte- chalumeau.
144 désigne un organe qui peut être uti lisé soit comme butoir, pour empêcher le porte-chalumeau de venir trop près de la pièce à travailler, soit comme traceur pour tracer d'avance le trajet de la flamme de découpage. Ce dispositif est décrit en détail plus loin en regard de la fig. 10.
Avec la machine telle qu'elle est décrite jusqu'ici il est possible de réaliser une grande variété d'opérations de découpage. En main tenant fixe la pièce à travailler, on peut dé placer le porte-chalumeau de manière à lui faire suivre le contour d'un gabarit quelcon que 45 (fig. 1). Si l'on veut découper une plaque suivant une forme angulaire quelcon que, on amène les glissières horizontales 36 et 37 dans les positions angulaires voulues par rapport au bras 31, au moyen des gra duations 35 ou du cliquet 33, puis on guide le porte-chalumeau au-dessus de la pièce à découper, par l'intermédiaire du coulisseau 38, coulissant dans la glissière 37.
Les fig. 4 à 7 représentent un autre dis positif pour conduire le porte-chalumeau sui vant des lignes placées dans un plan hori zontal. Comme il est facile de s'en rendre compte, la pièce 168 correspondant au tam bour gradué 35 (fig. 1 et 2) est portée par le support 31 exactement de la même manière que ce tambour. Dans une glissière 150 est montée une vis d'entraînement 151 (fig. 5) qui actionne un chariot à mouvement hori zontal 152 par l'intermédiaire d'un écrou 153.
Une tige 154, sur laquelle coulissent des bu tées 155, est supportée entre deux consoles 156, fixées aux deux extrémités de la glissière 150; cette tige et ces butées servent en com binaison avec la butée 169, montée sur le chariot à déplacement horizontal 152, à limi ter la course que l'on désire réaliser dans une direction. L'organe de butée 169, monté sur la fig. 5, présente un index saillant, suscep tible d'être amené en regard d'une échelle graduée tracée sur la glissière 150, de ma nière à permettre le réglage en position du chariot à, déplacement horizontal 152 dans des positions exactement déterminées. Cette disposition est utile lorsqu'on veut découper rapidement une série de trous à des interval les déterminés.
Sur ce chariot à déplacement horizontal 152 est montée une vis d'entraîne ment 157 (fig. 4) qui vient en prise avec un écrou partiel 158 monté dans un chariot 159.. Cet écrou partiel 158 peut être dégagé de la tige filetée 157, en faisant tourner le bouton moleté de la vis 160 (fig. 6) qui est engagée dans le corps de l'écrou partiel 158. Des bu tées réglables 161 sont prévues sur le côté du chariot 152, en vue de limiter la longueur de la course que l'on veut réaliser.
Sur le chariot 159 est monté, de manière à pouvoir tourner, un arbre vertical 162 (fig. 7) dont l'extrémité inférieure est vissée dans une plaque tournante 163, tandis que l'arbre 162 lui-même est mis én rotation par l'intermédiaire de l'arbre 164, actionné à la main, et d'un engrenage hélicoïdal. Sous la plaque tournante 163 est montée, de manière à pouvoir coulisser, la pièce de connexion 165 servant à relier le porte-chalumeau au dispo sitif pour conduire celui-ci. Cette pièce 165 est maintenue dans toute position voulue de sa course, à l'aide d'une vis de serrage 166.
Avec cette disposition, si l'on veut découper un cercle, on place le support 165 au rayon voulu de l'axe de l'arbre 162 et l'on fait tourner l'arbre 164 au moyen de sa manivelle 170, jusqu'à ce que le support 165 ait effec tué un tour complet. En utilisant ce disposi tif de mouvement circulaire, en combinaison avec l'un quelconque des chariots à mouve ment rectiligne décrit ci-dessus, on peut fa cilement découper des séries de cercles dis posés suivant des lignes droites à des inter valles déterminés. Lorsqu'il n'est pas néces saire de découper des cercles, on bloque la pièce 163 dans la position représentée au dessin, au moyen de la vis de serrage 167 qui. vient s'engager dans un évidement mé nagé dans ladite pièce.
La construction employée de préférence pour le porte-chalumeau est représentée à part sur les fig. 9-12, en même temps que son mécanisme de commande. Le porte-chalumeau 39 comprend trois douilles tubulaires 75, 76, 77 représentées en bout sur la fig. 9. La douille 75 coulisse sur une crémaillère 78 qui engrène avec une roue dentée 79 montée fixe sur l'arbre 136 dans une entaille d'une douille 80 supportant cet arbre et solidaire du porte-chalumeau 39 (lig. 9).
La crémaillère 78 appuie, à ses deux extrémités, sur les pointes en acier trempé 30 portées aux extrémités libres des bras 28 du support articulé 26-28 dit porte-chalumeau, de sorte que, lorsque le levier à contrepoids 137 est repoussé d'un côté, elle reste fixe, tandis que la roue dentée 79, en prise avec elle, s'élève avec l'ensemble du porte-chalu- meau par rapport au support articulé 26-28, la douille 75 coulissant sur la crémaillère 78, tandis qu'en repoussant le levier à contrepoids 137 de l'autre côté, il fait descendre le porte- chalumeau 39 par rapport à la crémaillère 78.
Un ressort à boudin 82 est logé à l'intérieur d'un piston plongeur creux 83 qui coulisse dans la douille 76 du porte-chalurneau et prend appui, à son extrémité supérieure, sous un bouchon 84 vissé au sommet de- cette tu bulure 76 et, à son extrémité inférieure; sur un bras 85 qui fait saillie latéralement à l'extrémité inférieure<B>de</B> la crémaillère 78. De la sorte, ce plongeur 83 reste toujours à la même hauteur par rapport au support articulé 26-28, et ainsi le ressort 82 tend à repous ser le porte-chalumeau vers le haut.
L'angle formé par l'axe du contrepoids 137 avec la verticale dans l'une de ses positions extrêmes est calculé de manière que, lorsque le contre poids se trouve dans cette position, son mo ment de force agit, dans le sens pour faire tourner l'arbre 136 de manière que le porte- chalumeau 39 s'abaisse, plus fortement que le ressort antagoniste 82 n'agit dans le sens contraire pour élever ledit porte-chalumeau. C'est pourquoi, dans cette position extrême, le levier à contrepoids 137 oblige le porte- chalumeau à descendre jusqu'à ce que le bouchon fileté 84 vienne buter contre la par tie supérieure du plongeur creux fixe 83.
La tuyère 132 est alors à niveau tel que son extrémité -inférieure ne se trouve qu'à une très faible distance au-dessus de la pièce à travailler, prête à commencer les opérations de découpage. Quand le levier à contrepoids 137 est amené dans son autre position ex trême, son axe forme avec la verticale \un angle tel que son moment de force permet ait contraire au ressort 82 de faire monter le porte-chalumeau 39 à une certaine hauteur réglable.
Dans la troisième douille 77 coulisse un piston-plongeur creux 88 dans lequel est logé un ressort à boudin 86 qui prend appui, à son extrémité inférieure, sur une extension 87 de l'extrémité du tube d'amenée des gaz 131, et à son sommet, sous le bouchon du plongeur 88. Ce ressort 86 tend ainsi à repousser ce plongeur vers le haut par rapport au porte chalumeau 39. La course du plongeur 88 est limitée par un prisonnier 89 qui se déplace dans une coulisse 90. Ce prisonnier 89 peut être utilisé pour repousser le plongeur 88 vers le bas au moyen du doigt.
Sur la face supérieure de ce plongeur est vissé le bou ton 50 à tête<B>50".</B> Il est nécessaire d'exercer une traction vers le bas sur ce plongeur pour pouvoir engager le bouton 50 dans la glis sière du coulisseau 38 (fig. 2) ou dans la pièce 165 du chariot 159 (fig. 4). Lorsque le bouton 50 est amené en contact avec le ga barit 45, le ressort 86 maintien le bouton 50 du plongeur 88 contre la face inférieure du gabarit, pendant que la gorge ménagée entre le bouton 50 et la tête 50 a de ce bouton, suit le contour ou bord extérieur dudit gabarit.
Lorsqu'on utilise un chalumeau oxyaeéty- lénique et que l'on fait arriver d'abord un mélange d'acétylène et d'oxygène pour porter à une température élevée la pièce à travail ler, avant de mettre en #uvre le gicleur à oxygène, l'arrivée de l'acétylène se fait par un tuyau 94 et celle de l'oxygène par un tuyau 96. Une soupape connue, destinée à régler l'arrivée d'acétylène, est montée dans une extension 97 de la chambre de mélange d'acétylène et d'oxygène 99; cette soupape est commandée par l'intermédiaire d'un pignon 98 comme décrit ci-après, en vue d'interrompre l'arrivée du gaz, en cas- de besoin.
Dans la chambre 90 s'effectue également la division de l'oxygène en deux courants; celui destiné au mélange de la flamme de chauffage peut être arrêté au moment voulu par une soupape également connue commandée par Lin pignon 100 et celui destiné à produire la combustion partielle de la pièce à couper peut être réglé par une soupape à ressort aussi connue, dont la tige 101 est actionnée par un dispositif à levier décrit plus loin. La chambre 99, avec ses deux extensions servant de raccords aux tuyaux 94 et 96, est d'un type suffisamment connu des gens du métier pour que ses fonc tions puissent être comprises sans plus ample description et sans qu'il soit nécessaire de la représenter en détail au dessin.
Cette cham bre 99 fait corps avec une pièce fondue ou coulée 102, à travers laquelle passe l'arbre 136. Cette pièce 102 porte deux paliers ho rizontaux 103, 104 disposés perpendiculaire ment à l'arbre 136, qui supportent deux le viers oscillants à double coude 107 et 108, munis chacun, à leur extrémité libre inférieure, d'un secteur denté 105 et 106 engrenant res pectivement avec les pignons 98 et 100 des soupapes destinées respectivement au réglage de l'admission de l'acétylène et de celle de l'oxygène. Les extrémités libres supérieures de ces leviers oscillants 107 et 108 peuvent être actionnées à la main, au moment voulu, pour ouvrir ces soupapes.
L'angle d'ouverture qu'on peut faire décrire à ces extrémités, servant de poignée, est réglé au moyen de butées de serrage mobiles 109 et 110, sus ceptibles d'être déplacées et bloquées, en po sition voulue, dans des coulisses circulaires et convenablement graduées 111 et 112, mé nagées dans deux supports qui font saillie sur la pièce coulée 102 à côté des leviers 107 et 108. L'extrémité de l'arbre 136, op posée au contrepoids 137, porte deux cames 113 et<B>1</B>14.
Des bras 107 bis et 108 b'6, faisant saillie sur les leviers oscillants 107 et 108, portent des galets 115 et 116 qui sont ac tionnés par ces cames, de manière à faire tourner les leviers oscillants 107 et 108 et à les ramener dans leur position initiale, dans laquelle ils sont représentés sur les fig. 8 et 9, et à arrêter ainsi l'arrivée d'acétylène et d'o xygène en agissant respectivement sur les sou papes commandées par les pignons 98 et 100, par l'intermédiaire des secteurs dentés 105 et 106. On peut régler la position de l'une des cames par rapport à l'autre, de sorte que l'admission d'un des gaz puisse être arrêtée un peu avant celle de l'autre gaz, en vue d'éviter tout retour de flamme dans le cha lumeau.
Un dispositif semblable est employé pour commander la soupape indépendante comman dant l'arrivée de l'oxygène au gicleur. Une came 117, portée par l'arbre 136, agit sur un galet 118 (fig. 9) monté à l'extrémité libre d'un bras radial 119 tournant sur la partie supérieure d'un axe vertical 120, lequel porte, à sa partie inférieure un levier coudé 121-125. Le bras 121 porte, à son extrémité libre, (fig. 9), un coude 122 dont la face inférieure est en forme de rampe pour repousser de haut en bas la soupape à ressort 101 qui commande l'arrivée d'oxygène au gicleur. Une console 123, portée par la pièce 102, sert d'appui à cette came, pendant qu'elle actionne la soupape (fig. 12).
L'ouverture de la sou pape 101 peut également être effectuée à la main, en déplaçant le bras 125, qui est en forme de poignée dans le sens de la flèche x (fig. 9).
Pour limiter le déplacement du bras 121 dans ce sens, c'est-à-dire limiter l'ouverture maximum, un bras 126 est calé au sommet de l'axe 120 et est muni d'une vis de réglage 127 coopérant avec une butée 128. Ce réglage est mesuré au moyen de l'extrémité pointue, en forme d'index, du bras 126 qui se déplace en regard d'une échelle graduée 129 portée par une plaque 129 a fixée à la pièce 102. La butée 128 est fixée perpendiculairement sur cette plaque 129 a.
Une goupille 130, fixée sur le bras 126, fait saillie au-dessous de ce bras dans le trajet du levier 119 et, lorsque la came 117 repousse le galet 118 de la gauche vers la droite, le bras de levier 119 vient en engagement, par son bord droit, avec cette goupille 130, ramenant ainsi le bras portant l'index 126 en regard de l'indication zéro de l'échelle 129 position représentée sur la fig. 9).
Chaque fois que le levier à contrepoids 137 est renversé, en vue d'abaisser le porte-cha- lumeau et de l'amener dans sa position de travail, l'arbre 136 subit un mouvement de rotation tel que tous les galets 115-116 et 118 se trouvent libérés et que leurs leviers puissent être déplacés à la main.
Pour la mise en marche du chalumeau, on agit d'abord sur l'admission d'acétylène au moyen du levier 107, puis sur celle de l'oxygène au moyen du levier 108. On agit enfin sur l'admission de l'oxygène servant à la combustion partielle de la pièce à couper ait moyen de la poignée 125. Lors de l'in terruption de l'arrivée des gaz de la flamme du chalumeau oxyacétylénique, il faut avoir soin de couper en premier lieu l'admission de l'oxygène, de manière à régler la position de la came 114 pour agir sur le segment 106 un peu avant que le segment<B>105</B> entre en action pour interrompre l'arrivée de l'acéty lène.
L'admission de l'oxygène servant à la combustion de la pièce à couper est généra lement interrompue en tout premier lieu par la came 117.
En vue d'empêcher le porte-chalumeau de trop s'approcher de la pièce à travailler, au-delà d'une limite déterminée d'avance, on a recours à une pièce d'écartement montée sur la barre inférieure du bras articulé 26-28 à proximité immédiate de la tuyère 132. Dans la forme d'exécution, représentée fig. 10, cette pièce d'écartement sert également de traceur ou pointe permettant de marquer le point on doit commencer la coupe, ou bien de tracer d'avance le trajet que doit suivre la flamme de découpage. La construction montrée fig. 12 comprend un moyeu 142 monté sur la tige du pivot 30.
De ce moyeu 142 fait saillie un bras 143 portant une pointe traçante verticale 144, la distance entre l'axe de cette pointe et le pivot 30 étant égale à celle comprise entre l'axe de la tuyère 132 et ledit pivot 30. La tuyère 132 est chanfreinée de manière à pouvoir s'engager dans un évide ment correspondant, ménagé en 145 dans la pointe traçante 144. Lorsque 1a pièce 144 doit servir de pointe traçante, on abaisse la tuyère 132 et on l'engage dans l'évidement chanfreiné 145, de manière que la pointe traçante 144 suive tous les déplacements du porte-chalumeau. Lorsque l'organe 144 doit servir uniquement de pièce d'écartement, la tuyère 132 est relevée et dégagée du trou 145, de manière que la pièce 144 pivote hors du trajet de la tuyère 132.
Celle-ci peut alors être abaissée jusqu'à une distance convena blement déterminée de la pièce à travailler, et maintenue exactement à cette distance, et cela malgré les légères irrégularités ou les courbures que peut présenter la surface de la pièce à travailler.
Quand le porte-chalumeau doit être utilisé en combinaison avec le coulisseau 38 (fig. 1 et 2), il est fixé en place au moyen d'un petit coulisseau 138 (montré en détail sur les fig. 13 et 14) percé d'un trou 139 dans lequel peut passer l'extrémité supérieure du porte-chalumeau; dans l'un des côtés de ce trou 139 est ménagée une échancrure circu laire qui peut s'engager avec une gorge mé nagée en 140 dans le bouton 50 du porte- chalumeau. Lorsque ce dernier doit être main tenu en place, on déplace le coulisseau 138 jusqu'à ce que la butée 141 vienne s'arrêter contre la pièce 38.
Le trou 139 coïncide alors avec le trou ménagé dans le coulisseau 38 et on peut y introduire le bouton 50, après quoi on amène le coulisseau 138 dans la po sition représentée à la fig. 14, dans laquelle le porte-chalumeau est maintenu en place dans le coulisseau 38.