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IMPORTATION BREVET D' " Machine perfectionnée pour le finissage du bord des pièces en. cuir entrant dans la fabrication destiges de chaussures et autresarticles " au nom de :United ShoeMachinery Company of Canada Limited. cette invention, relative aux machines à finir le 'bord de certaines matières minces, est appliquée ici à une machine du type de celle ayant fait l'objet du brevet français du 4 septembre 1933 (N 774.617) et spécialement destinée au finissage du bord des pièces de cuir entrant dans la fabrication des tiges de chaussures,
Ce système de machines est employé couramment aujourd'hui pour contracter le côté chair du cuir et amener de ce fait le côté opposé à se contourner pour ne laisser paraître que la fleur du ouir au bord de la pièce ainsi traitée.
Dans la machine du brevet précité, le côté chair du cuir est soumis à l'action contractile de la chaleur en
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l'exposant à la flamme d'un chalumeau oxy-acétylénique. Dans un autre modèle de machine à finir le bord des tiges, modèle décrit au brevetfrançais du 29 mai 1922 (n 563.505), la contraction du cuir est effectuée en serrant contre l'ouvrage un otttil thermo-électrique en forme d'U.
Or, la présente invention vise à doter l'industrie d'une machine dont le rendement sera supérieur à celui obtenu avec les machines connues, et qui permettra de mieux finir certaines sortes de cuir en utilisant le chalumeau de la machine mentionnée en premier lieu conjointement avec l'outil roussisseur-resserreur de la seconde, on verra que le jet de flamme oxy-acétylénique est lancé principalement sur le dessus de l'outil roussisseur- resserreur pour le tenir chaud, L'angle d'incidence du chalumeau dépendra des be soins particuliers de l'ouvrage en @ main et le jet de flamme lancé sur l'outil sera divisé de manière à en faire diverger une partie qui agira directement sur une portion de l'ouvrage avoisinantcelle trai tée par l'outil resserreur.
La flamme oxy-acétylénique a une température d'environ 3400 C., tandis que le diamètre du fil dont l'outil resserreur est formé mesure approximativement deux millimètres, Or, l'outil resserreur étant chauffé presque à blanc par cette terrible chaleur, il importe de le supporter de manière à le rendre incapable de se déformer quand il est serré énergique- ment contre l'ouvrage. A cette fin, certaines particularités de l'invention résident dans l'emploi d'un nouveau système de support pour l'outil resserreur, ce support renfermant une pince faite pour saisir lespattes de l'outil par leurs faces opposéeset empêcher ainsi lesditespattes s de se rapprocher ou de s'écarter l'une de l'autre. En même temps, la pince surmonte le haut des pattes pour éviter tout glissement de l'outil dedans lorsqu'il est serré contre le cuir.
Une au tre particularité de l'invention comporte une pince
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ouverte à un bout afin de pouvoir diriger la flamme sans encombre contre la barre transversale de l'outil en U et d'introduire le bec du chalumeau dans les branches de la pince, le cas échéant.
Durant lespériodes d'inactivité de la machine, c'est- à-dire après chaque opération de finissage, l'outil resserreur devrait étre éloigné du chalumeau afin d'éviter de surchauffer les parties avoisinantes de la machine. pour ce faire, il est prévu une glissière porte-chalumeau qui peutêtre mue de façon à imprimer au chalumeau un mouvement virtuellement rectiligne pour le rapprocher et l'écarter de l'ouvrage, sans déranger sa position angulaire par rapport à celui-ci. Il est prévu aussi un mécanisme qui permet d'ajuster au préalable l'angle d'inclinaison de l'axe du chalumeau par rapport à la surface de l'ouvrage.
Un autre mécanisme sert à mouvoir le chalumeau dans le sens latéral pour le rapprocher ou l'écarter du bord de l'ouvrage. une fois recroquevillé par l'action contractile de la chaleur, le bord de l'ouvrage est battu par un marteau qui frappe dessus à coups redoublés.
D'autres particularités de l'invention concernent certains perfectionnements apportés au mécanisme de support et de commande du marteau par quoi celui-ci est rendu capable de donner un coup élastique sur l'ouvrage et peut être ajusté pour l'adapter à diverses épaisseurs de cuir, la panne du marteau demeurant toujours parallèles à la surface du porte- ouvrage,
Les particularités de l'invention spécifiées ci-dessus, ainsi que d'autres, ressortiront clairement du mémoire descriptif qui va suivre en regard du dessin ci-joint dont
Fig. 1 est une vue de profil à droite de la machine avec certaines parties brisées et en coupe;
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Fig. 2, une vue analogue montrant à bien plus grande échelle l'extrémité de la machine avoisinant lesoutils venant en contact avec l'ouvrage;
Fig. 3, une vue en élévation par bout;
Fig. 4, une vue détaillée montrant, partie en coupe, lessoupapes de distribution desdeux gaz fournisau chalume au ;
Fig. 5, une vue en plan du rouleau inférieur d'entrafne- ment et d'une portion de la commande du marteau;
Fig. 6, une vue en coupe verticale prise d'équerre à l'axe du rouleau inférieur d'entraînement, cette vue montrant très agrandis l'outil resserreur, le soc retrousse-bord et le marteau; pig. 7 illustre par desvues en coupe suivant leslignes A, B, C, D, E de fig. 6 l'avancement d'une pièce d'ouvrage dans la machine;
Fig. 8 est une coupe horizontale du mécanisme porte- chalumeau, etdespièces avoisinantes, par la ligne VII-VII de fig. 3;
Fig, 9, un plan détaillé de la pince pour l'outil resserreur;
Fig. 10, une vue agrandie montrant, en élévation, les piècesde la machine qui viennent en contact avec l'ouvrage, la monture de l'outil resserreur apparaissant ici en coupe suivant la ligne VIII-VIII de fig. 9.
La machine repose sur un socle creux 10 (fig. 1) surmonté d'un bras en porte à. faux 12, également creux. Sur le socle est montée, près de l'avant, une table porte-ouvrage dans le centre de laquelle s'encastre une plaque amovible 16 munie de cannelures (fig, 2) et d'un ajour par où le rouleau inférieur d'entraînement 18 peut passer pour venir appuyer, par exemple, sur le coté dessous (généralement le côté fleur) d'un morceau 24 de cuir à dessus. Durant sa présentation à la
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machine, la pièce à finir est entraînée continuellement par ce rouleau qui la supporte, aussi bien que par un rouleau supérieur 20 coopérant avec lui.
En général, la pièce de cuir 24 est parée, ce qui laisse un épaulement 25 (montré très agrandi en X sur fig. 7) dont le bord 27 accotera sur un soc 22 comme d'habitude pour commencer de le retrousser, ainsi qu'il e st montré en A sur fig. 7. Pendant que la pièce de cuir avance dans la machine, son cote chair est exposé à. la chaleur intense d'un jet de flamme lancé par un chalumeau 26, de même qu'à l'action d'un outil rousisseur- resserreur 28, ce qui ramollit la partie marginale de l'ouvrage et en contourne le bord, ainsi qu'il est montré en B et C sur fig. 7. En quittant cesoutils, chaque partie du bord ainsi contourné est foulée par un marteau 30 qui grappe dessus à. coups redoublés.
Fig. 7 montre ce marteau en D après qu'il a donné un premier coup sur l'ouvrage, et en E après qu'il l'a frappé plusieurs fois.
Les diverses vues de cette figure donnent une aussi bonne idée que possible de Ce qui arrive à uri cuir d'une nature donnée durant son traitement, l'intensi té de la chaleur ne permettant pas en effetd'observer ou d'illustrer avecune par- faite exactitude les différentes phases du travail de finissage.
Quand on veut introduire une autre pièce d'ouvrage dans la machine, le rouleau supérieur d'entraînement 20 est exhaussé avecl'outil 28 en appuyant sur un doigtier 32 afin de pouvoir faire accoter le bord du cuir sur le soc 22, après quoi on laisse aller le doigtier. Le chalumeau se trouvant alors en position élevée, c'est-à-dire inactive (fig. 1), il sera baissé aussitôt jusqu'en position active (fig. 10) par la mise en jeu d'un levier 34 pivotant sur le bras en porte à faux 12 (fig. 1) et raccordé par une bielle 36 à un levier coudé 38 qui est monté dans le socle, et à l'extrémité dehors duquel est fixée une tige 39 descendant jusqu'à une pédale
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(non représentée).
Avec cette tige de pédale va un ressort (non représenté) qui tend constamment à la tenir à son plus haut point d'élévation afin de laisser le chalumeau écarté de l'ouvrage, c'est-à-dire en position inactive. En mettant la machine en marche, l'opérateur abaisse la pédale à l'encontre dudit ressort.
Le rouleau inférieur d'entraînement 18 tourne constamment sous l'impulsion d'un arbre moteur 40 armé d'un volant 42.
Cet arbre moteur est accouplé par un engrenage hélicoïdal 44 à un arbre transversal 46, lequel est accouplé à son tour par un engrenage à vis sans fin 48 à un arbre de renvoi 50 portant un pignon en prise avec 'une ,roue d'engrenage 52, plus grande, rapportée sur la face de champ attenante du rouleau inférieur d'entraînement 18, mais espacée d'elle par une profonde rainure 54 pour empêcher l'huile d'envahir la face dudit rouleau venant en contact avecl'ouvrage.
Le rouleau supérieur d'entrafnement 20 présente la forme d'un disque annulaire mince (fig. 2) calé sur le corps d'un pignon conique 60, ce pignon étant muni d'une broche à vis 62 sur laquelle est monté un écrou 64 qui sert à maintenir deux roulements à billes en place entre ladite broche et le bas d'une console 66. On obtient ainsi un palier qui assure une marche douce et prend si peu de place que l'opérateur est toujours capable de bien voir l'ouvrage.
Le rouleau 20 est commandé par une roue d'angle 68, de plus grand diamètre, en prise avec le pignon 60 et solidaire d'un court arbre qui est tourillonné dans la console 66 et accouplé par un arbre à joints sphériques 70,72 à un arbre intermédiaire 74 (fig. 1), puis à un court arbre 76 tourillonné dans le socle de la machine et dérivant son mouvement de l'arbre transversal 46.
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pour supporter la console-support 66.du rouleau supérieur d'entraînement et à d'autres fins, il est prévu un bâti supplémentaire 80 (fig, 2) muni d'un bras supérieur 82, d'un bras inférieur 84 (fig. 3) et d'un prolongement à languette 86 qui se loge dans une rainure du bras en porte à faux 12.
ce prolongement porte une coulisse où s'engage une vis de calage 88 e t, en mettant la machine au point, il peut être ajusté à l'aide d'une vis 90 montée dans une oreille du bâti (fig. 1). La console-support 66 du rouleau supérieur d'entrafnement 20 peutêtre rapprochée ou écartée plus ou moins de l'opérateur au moyen d'une vis 92 logée dans une coulisse ménagée dans un bloc 94, et ce dernier peut aussi être mû parallèlement à l'axe du rouleau d'entraînement pour le placer comme il faut par rapport à un bloc 96 (fig. 3) monté au bas d'une tige-support creuse 98. Cette tige- support coulisse dans les bras 82, 84 du bâti supplémentaire.
Dans le creux de cette tige se' loge un ressort 100 dont le haut appuie contre le bout d'une vis 102 montée dans un'.bloc 104 rapporté sur le bras supérieur 82 (fig. 2), cette vis servant à régler la tension dudit ressort. La tige 98 est empêchée de tourner sur elle-même par un bras 106 y assujetti et pénétrant dans une coulisse 108 ménagée dans un rebord 110 du bras inférieur 84 du bâti supplémentaire, Une vis 112, montée dans le bras 106, limite le mouvement descendant de la tige 98, dont l'abaissement du rouleau 20, en venant buter contre le bâti 80. pareillement, l'outil resserreur 28 est retenu dans un bloc 120 qui peut être ajusté à l'aide d'une vis 122 (fig. 9) logée dans une coulisse ménagée dans un bras courbe 124 (fig.
3), ce qui permet de rapprocher ou d'écarter l'outil resserreur plus ou moins de l'opérateur. Une vis 126 logée dans une autre coulisse du bras 124 fournitle moyen d'ajuster ce dernier relativement à un bloc 128 dans une direction parallèle aux
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axesdes rouleaux d'entraînement. Le bloc128 est calé au bas d'une tige-support creuse 130 (fig. 2), montée à glissement vertical dans lesbras 82,84 du bâti 80. De plus, une vis 132, située à côté de la vis 102, sert à régler la tension d'un ressort logé dans la tige 130. Cette dernière est empêchée de tourner sur elle-même par un bras-guide 134 (fig. 8) y assujetti et dont une extrémité pénètre dans une coulisse 136 formée dans le rebord 110.
La limite d'abaissement de l'outil resserreur 28 est déterminée par une vis de butée 140 (fig. 3) qui est enfilée dans le bloc 104 etse taraude dans le bras 134, le bas de cette vis appuyant dans un creux pratiqué dans la tête 142 d'une tige 144 coulissant dans le bras 84 du bâti supplémentaire. pour exhausser l'outil resserreur et le rouleau supérieur d'entraînement, l'opérateur baisse le doigtier 32 d'un levier courbe 146 qui est solidaire d'une tige 148 tourillonnée dans le bâti 80 et portant un bras 149 à son extrémité opposée. La rencontre de ce bras avec le bas de la tige 144 lève ladite tige et la vis 140, ce qui fait remonter la tige-support 130 de l'outil resserreur 28.
L'exhaussement de la tige 98 en même temps que la tige- support 130 est effectué par l'entremise d'un bras 150 (fig. 8) solidaire de la tige 98 et muni d'une vis de butée 152 qui vient en contact avecle dessus du bras 134. Ainsi, quand l'opérateur veut introduire une nouvelle pièce d'ouvrage dans la machine, il n'a qu'à baisser le doigtier 32 pour lever et le support de l'outil rousisseur 28 et le support du rouleau supérieur d'entraînement 20.
D'ordinaire, pour obvier à tout danger de laisser l'outil 28 sur l'ouvrage après l'entraînement de celui-ci, la vis 152 sera ainsi ajustée que ledit outil se soulèvera de l'ouvrage avant le rouleau supérieur d'entrainement et, quand vis et outil seront amenés de nouveau en contact avec une pièce d'ouvrage,
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l'entraînement commencera un peu avant'la venue de l'outil 28 en contact avec ladite pièce.
L'outil roussisseur-resserreur 28 doit être tenu très solidement en place dans son bloc-support 120, non seulement parce qu'il est serré fortement contre l'ouvrage, mais aussi parce qu'il est chauffé presque à blanc et, dès lors, apte à se déformer s'il n'est pas fixé et supporté comme il faut dans son support. On verra par fig. 3 que les deux bouts de cet outil sont recourbés de façon à lui impartir la forme d'un U à branche parallèles. De plus, la barre transversale 154 de l'U, laquelle porte sur l'ouvrage, penche un peu en bas vers celui-ci dans le sens de l'entraînement, ladite barre étant faite un peu plus courte que la distance séparant l'une de l'autre les pattes 156, 158 de l'outil (fig. 10) pour qu'elle ne porte pas trop longtemps sur l'ouvrage, de même que pour l'empêcher de masquer la vue de celui-ci par l'opérateur.
Il faut aussi faire de la place pour le tout chalumeau 26' afin de pouvoir en amener le bec/près de la tête 154 de l'outil, ainsi qu'il est montré fig. 2, 3, 10.
Le bloc-support 120 est en conséquence muni d'un évidement 160 ouvert à un bout (fig. 9) et présentant, de chaque côté de sa partie béante, des rebords en porte à faux 162. C'est sur ces rebords que les faces externes des pattes de l'outil appuient et sont serréespar une pince en U, indiquée en 164.
Cette pince est montée dans l'évidement et serrée contre ledit outil au moyen d'une vis 166. Une partie lisse 168 de cette vis est logée dans une douille de la pince 164 pour empêcher celle-ci de tomber quand la visest enlevée lors @ du remplacement de l'outil 28. Toute tendance de ce dernier à se déplacer vers le haut est combattue par des prolonge- ments 170 (fig. 10) rapportés sur la pince en U, ces prolongements surplombant le sommet des pattes de l'outil 28.
De même, toute tendance desditespattes à se replier
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vers l'intérieur est combattue par des petites oreilles 172 (fig. 10) formées sur la pince 164 et portant sur les faces internes adjacentes des pattes de l'outil. pour ne pas surchauffer les pièces avoisinantes quand il n'est pas présenté d'ouvrage à la machine, le chalumeau 26 peut être placé en position inactive par la manoeuvre du levier 34. Afin de pouvoir finir au mieux différentes sortes de cuir, il est désirable aussi de varier l'incli- naison du chalumeau relativement au porte-ouvrage, donc relativement à l'outil resserreur 28, en orientant le chalumeau dans une direction qui permettra de lancer une plus ou moins grande partie du jet de flamme directement sur l'ouvrage. Dans le même but, il est bon quelquefois d'ajuster le chalumeau horizontalement.
Ces résultats sont assurés ici en montant le chalumeau sur le support illustré clairement fig. 2 et 3, les pièces de ce support reposant sur le bras inférieur 84 du bâti supplémentaire 80. Le chalumeau comprend une chambre de mélange 180 qui se visse dans un porte-chalumeau 182 monté sur une glissière 184 logée dans un support 186, ajustable dans le bâti 80. Le porte-chalumeau 182 consiste en une partie de forme annulaire dans laquelle le chalumeau est supporté par le moyen d'une vis de calage 188, et en une partie latérale méplate 190 qui accote sur l'a plaque en saillie latérale 192 portée par la glissière 184.
Cette glissière et le porte-chalumeau sont assemblés ensemble par un joint à languette etrainure 194 qui permetd'ajuster cespièces l'une par rapport à l'autre à peu près d'équerre au sens longitudinal de la glissière, donc plus ou moins parallèlement au porte-ouvrage suivant le degré d'inclinaison du chalume au. Une vis196, qui traverse une coulisse de la partie méplat 190, sert à fixer les deux pièces ensemble. Après avoir desserré cette vis, il est possible
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d'effectuer un ajustage minutieux de la position relative des pièces par le déplacement d'une vis de réglage 198 munie d'un rebord 200 qui s'encastre dans une rainure de la plaque 192.
Tout mouvement relatif de .la vis- et de la plaque en travers du devant de la machine se trouve ainsi supprimé, tandis que la rotation de la vis ajuste le porte- chalumeau latéralement sur la glissière, après quoi l'ajustage est consolidé en serrant.la vis 196. Pour faciliter les choses, la tte de la vis 196 ne porte pas directement sur la partie méplate 190, mais la vis est munie d'un,rebord qui en fait partie ' intégrante et joue le rôle d'un organe de fixation. La glissière 184 est assemblée à sa monture 186 'par un joint en queue d'aronde, ce qui permet au chalumeau de se mouvoir en droite ligne en se rapprochant ou en s'écartant de l'ouvrage, pour cela, le bras 34 porte une coulisse 202 par où passe la tige d'une vis 204 entrant dans la glissière.
La position inférieure du chalumeau est réglée à l'aide d'une vis à main 206 montée dans le levier 34 et accotant sur le sommet du bâti. Une autre vis, 208, disposée de même manière, fait l'office d'un butoir qui empêche un opérateur négligent d'amener la vis 206 jusqu'en un point où le chalumeau pourra toucher l'outil resserreur 28 ou toute autre pièce avoisinante. Le placement du chalumeau à l'inclinaison voulue relativement au porte- ouvrage et à l'outil resserreur est effectué par l'ajustage du porte-glissière 186. La face postérieure de ce porte- glissière appuie contre la face de devant du bâti supplé- mentaire 80 et y est assemblée au moyen d'une languette ar- ciforme logée dans une rainure correspondante 210 dont le centre est sis juste en dessus du point de contact de l'outil resserreur avec l'ouvrage.
En vue de faciliter le placement du porte-glissière sur le bâti, il est prévu un écrou de réglage 212 coopérantavec la vi 214, une vide serrage 216
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permettant de fixer les pièces dans la position qui leur a été donnée. Cette vis traverse une coulisse ménagée dans un prolongement 187 du porte-glissière 186, et elle s'introduit dans un prolongement 218, en forme de crochet, du bâti supplémentaire. La vis de réglage porte, à un bout, une bifurcation 220 qu'une vis 222 articule au porte- glissière, l'écrou 212 s'engageant dans les branches d'une fourche 224 montée folle dans le bout dehors du prolongement 218.
L'articulation prévue par la vis 222 etle pivotde la fourche 224 évite tout coincement de ce dispositif de réglage quand l'inclinaison du porte-glissière par rapport au bâti est changée,
Le chalumeau 26 estalimenté d'un gaz inflammable venant de la chambre de mélange 180 qui communique aveun réservoir d'oxygène par un tuyau 230 (fig. 4) communiquant à son tour avec la chambre de mélange par l'entremise d'un tube flexible 232, la quantité de gaz fournie au chalumeau étant réglée par une soupape conique 234 qui coopère avec un conduitménagé dans une console 236 montée sur le bâti de la machine. Cette soupape se visse dans une garniture 238 et est munie d'un volant 240.
Une soupape analogue, munie d'un volant 242, est installée entre un tuyau 244 partant d'un réservoir de gaz acétylène, etun tube flexible 246 établit la communica- tion entre cette soupape et le bas de la chambre de mélange.
La flamme sortant du bec du chalumeau 26 s'est pas grosse à cause de l'exiguïté du passage percé dans ce be c. Cette flamme imite celle utilisée pour la soudure autogène, la coupe des métaux, etc. Quand elle est bien réglée, elle présente un cône intérieur qui est lumineux et entouré d'une flamme secondaire, on obtient alors ce qu ton appelle une flamme neutre, qui est claire et fixe.
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Le marteau 30, qui est monté à bascule au ras du soc de retroussement 22, possède une panne qui est striée et surplombe le bord de l'ouvrage. Cette panne sera placée en position telle qu'elle sera presque parallèle à la surface du porte-ouvrage en frappant le bord du cuir sur lequel elle appuiera par suite fermeâent. La queue pendante du marteau est fixéd' aussi au moyen.d'une vis 250 (fig. 3) à. proximité du bout de la branche horizontale d'un levier coudé 252 (fig. 1) dont la branche descendante est articulée à une bielle d'accouplement 254 à une extrémité de laquelle est monté'un manchon 256 enveloppant un excentrique 258 calé sur un court arbre dérivant son mouvement de l'arbre transversal 46 par l'intermédiaire d'une roue dentée en prise avec un pignon 260 (fig. 1).
La bielle 254 est faite en deux pièces, l'une constituée par une tige dont l'extrémité dehors se visse dans une menotte 262 qu'une bro che pivotale 264 (fig. 3) raccorde à la branche descendante du levier 252, l'autre pièce de la bielle ayant la forme d'un manchon 266 vissé par un bout sur une broche 268 fixée au manchon porte-excentrique 256. L'autre bout, 270, de cette partie manchon se visse dans la partie principale 266 et fait l'office d'une butée pour un ressort 272 enroulé sur la tige intérieure et agissant sur un boulon 274 fixé au bout de cette tige. Un écrou d'arrêt 276, vissé sur la tige intérieure, appuie sur l'extrémité de la partie 270 du manchon et sert à régler la tension du ressort 272.
Cette bielle d'accouplement passe à travers un manchon pro- tecteur 278 dans le bâti 10. L'amovibilité du bout 270 du manchon permet de remplacer le ressort 272 sans avoir à démonter l'arbre porte-excentrique et l'arbre transversal 46, ou à revisser le manchon extérieur 266 sur la broche 268 après leur séparation, Ce revissage serait difficile parce que la broche 268 tombe après en avoir enlevé le
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manchon 266. La disposition décrite jusqu'ici donne donc une bielle d'accouplement qui amène le marteau à donner un coup élastique sur l'ouvrage, et les irrégularités d'épaisseur de la pièce en traitement ne peuvent causer aucun dommage ni à la machine ni à l'ouvrage. La panne du marteau 30 peutêtre rendue parallèle au porte-ouvrage en donnant la longueur voulue à la bielle d'accouplement.
Elle peut aussi être ajustée en hauteur du levier 252, si la chose est nécessaire, en desserrant la vis250. pour être capable de finir également bien des pièces de cuir de nature absolument différente (depuis les minces peaux de chevreau souple employées quelquefois dans le travail femme jusqu'aux cuirs quadrillés ou chagrinés pour chaussures d'hommes), la machine est munie enco re d'un dispositif qui permet de lever ou baisser aisément le point d'articulation du levier coudé 252. A cette fin, ce point d'articulation est situé au bout de la branche horizontale d'un autre levier coudé, 280 (fig. 2), qui pivote dans une pièce en fonte 282 rapportée sur le bâti 10. Un ressort très dur 286 tient la branche descendante 284 de ce levier coudé fermement en contact avec la face courbe 288 d'une butée 290.
Cette butée est montée pivotalement dans des oreilles 292 (fig. 5) qui se projettent vers l'intérieur à partir de la paroi latérale du bâti en fonte 10, etelle appuie en 294 contre une vis 296 montée dans le côté du bâti etporte un volant gradué 298 (fig. 1, 2). Cette vis porte aussi un disque 300 (fig. 5) muni de crans dans lesquels s'engage un cliquet 302. La rotation du volant 298 fait basculer la butée 290 sur son pivot, ce qui déplace la face 288 contre laquelle la branche descendante du levier coudé 280 est tenue par le ressort 286, levant ou baissant de ce fait l'articulation du levier coudé 252.
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Le marteau 30, porté par le levier -coude 252, oscille très rapidement durant le travail de la machine et, vu sa proximi té de l'outil resserreur, il devient' très chaud, De là l'emploi ici d'un système spécial de lubrification des joints raccordant les leviers coudés aux pièces y associées.
A cette fin, dans la pièce en fonte 282 est formé un réservoir à huile 304 (fig. 5) muni de creux 506 à chaque bout. Dans ces creux reposent les bouts de mèches 308 qui passent à travers un tube serti dans le coté de la pièce en fonte, et qui entrent dans le coin du levier coudé 280, lesditesmèches passant de là dans desconduits latéraux 310, puisdans desconduits 312 orientés vers l'avant, pour lubrifier le pivot d'oscillation 314 du levier porte-marteau 252. ce pivot consiste en deux pièces télescopantes munies de bouts coniquesmontés respectivement dans lesbranches du le vie r coudé 280 et fixéesen place dans le le vie r coudé 252 au moyen d'une vis 316.
Dans les faces internes des branchesdu levier coudé 280 sont forméesdes pattes d'araignée (non représentées) par où l'huile est distribuée à la broche pivotale 264 (fig. 3). Les conduits à huile 312 se prolongent aussi vers la droite pour lubrifier les logements des broches coniques 318, lesquelles sont fixées dans les bras de la pièce en fonte 282 au moyen de vis 320.
Grâce à un tel système, les rouleaux d'entraînement 18 et 20 présentent l'ouvrage sans intermittences à l'outil re sserreur et à la flamme extrêmement chaude du chalumeau, e-t la vitesse d'oscillation du marteau excède à un tel point la vitesse de rotation des rouleaux d'entraînement que chaque partie du bord de l'ouvrage est frappée plusieurs fois sans entraver son entraînement. on obtient ainsi un meilleur rendement de la machine, etle bord du cuir est mieux fini parce que le marteau le frappe à coups redoublés.
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on observera que le soc de retroussement 22 est percé d'un trou 322 à travers lequel la fumée de la combustion passe pour entrer dans une: buse 324 montée au bout du bras creux 12.
Un aspirateur (non représenté) , incorporé à la machine ou placé à côté d'elle, entra!ne cette fumée dans le bras creux 12 jusque dans une conduite appropriée. pour empêcher les étincelles de se projeter dans le bras 12, entre ce bras et la buse 324 est interposé un écrou 326 à maillesfines.
Le soc 22 fait partie d'une pièce métallique plutôt massive 330 qui peut être rapprochée ou écartée de l'opérateur par la manoeuvre d'une vis 332 (fig. 5) qui engrène dans une coulisse et sert à fixer la pièce 330 à une console verticale 334 (fig. 3) qu'on peut ajuster à son tour en hauteur au moyen d'une vis 336 engrenant dans
338 Une rainure, sur une console/vissée en 340 au bâti 10.
Avant d'utiliser la machine, il est nécessaire de la mettre au point. pour ce faire, le soc 22 est placé comme il faut par rapport au rouleau inférieur d'entraînement 18, le marteau 30 est fixé en bonne place dans son levier- support 252, la longueur de la bielle d'accouplement 254 est ajustée, enfin le volant 298 est tourné de façon à amener la butée 290 dans la position intermédiaire désirée.
L'outil resserreur 28 devant être parallèle à la face active du soc 22, ce réglage est effectué en desserrant la vis qui assujettitle bras-guide 134 à la tige 130 (fig. 8). L'outil resserreur doit aussi être espacé du soc juste assez pour permettre au bord de l'ouvrage de se retrousser un peu, comme indiqué fig. 10. Cet ajustage est effectué en desserrant la vis de calage 88, puis en ajustant le bâti supplémentaire 80 horizontalement à l'aide de la vis de réglage 90. D'autre part, pour empêcher lesoutils 28 et 30 de se toucher, le bloc 120 est mû sur le bras 124. La
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position la plus basse de l'outil resserreur est déterminée par la vis de butée 140, et la pression exercée sur ledit outil est déterminée à son tour par l'ajustage de la vis132.
De même, le rouleau supérieur d'entraînement 20 sera amené en parallélisme avec l'outil resserreur en tournant le support après avoir desserré la vis qui tient le bras- guide 106 en place sur la tige 98, après quoi ce tte vis sera resserrée. Le rouleau supérieur d'entraînement 20 devrait toujours rester écarté du rouleau inférieur 18 quand il n'y a pas d'ouvrage dans la machine, et cet écartement est effectué avec l'aide de la vis de butée 112.
D'autre part, la tension du ressort qui appuie sur le rouleau supérieur d'entraînement sera réglée en tournant la vis 102.
Le chalumeau sera placé ensuite dans la position voulue en le mouvant d'abord horizontalement au moyen de la vis 198, puis en réglant son inclinaison par la manoeuvre de l'écrou 212, et il sera finalement amené à son plus bas point à l'aide de là vis de butée 208 et de la vis de réglage 206.
De préférence, le bec du chalumeau sera tourné un peu vers le soc retrousseur 22 et tenu à mi-distance des pattes de l'outil 28. pour le traitement d'un cuir d'une nature donnée, l'articulation du levier du marteau sera ajustée par la manoeuvre du volant 298 à l'avant de la machine. La position donnée auparavant à l'outil resserreur sera probablement satisfaisante. Si elle ne l'est pas, il pourra être rapproché ou écarté autant qu'il le faut du soc à l'aide de la vis 126. Maintes fois, la tête 134 de l'outil resserreur occupera une position qui la fera porter sur l'épaulement 25 formé entre le bord biseauté et le côté chair d'une pièce en cuir, comme indiqué en X sur fig. 7.
Cela aura pour effet d'amincir le cuir là où l'épaulement
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a été formé par le biseau et, dès lors, après que ce bord mince se sera recroquevillé, la pièce d'ouvrage aura une épaisseur à peu près égale partout. De plus, comme elle- aura été ramollie par la chaleur émanant de l'outil resserreur, tout surplus de matière refoulé dans l'épaule- ment du biseau sera resserré ou roussi, donnant par suite un bord encore plus uniforme.
On observera que le rouleau supérieur d'entraînement 20 est si mince et que ses dents d'engrenage 60 sont taillée s tellement en re trai t de sa périphérie qu'il ne nuit pas au retroussement du bord du cuir etne masque pas non plus la vue de l'ouvrage par l'opérateur. ordinairement, le chalumeau est placé un peu vers l'intérieur relativement à la tête 154 de l'outil resserreur en l'ajustant, mais il sera bon, souvent, d'amener le bec du chalumeau presque en regard du centre de ladite tête, ou un peu à gauche de la position indiquée fig. 10. Le becdu chalumeau devrait 8tre placé à une telle hauteur que le cône de la flamme oxy-acétylénique ne viendra pas en contact avec la tête 154. Cet ajustage en hauteur peut être effectué au moyen de la vis 206.
En commençait sa journée, l'ouvrier ouvre dtabord la soupape du réservoir d'acétylène à l'aide du volant 242, puis la soupape du réservoir d'oxygène à l'aide du volant 240, afin d'obtenir une flamme à cône intérieur incandescent et une flamme secondaire enveloppant ce cône.
Supposé que la flamme contienne un peu trop de gaz acétylène, la distribution de ce gaz sera réduite petità pe ti t jusqu'à ce que le cône intérieur soit clair et fixe, donnant une flamme dite neutre, cette flamme imi tera par sa forme une pointe de crayon, mesurant un à deux millimètresde largeur et de cinq à six millimètresde longueur.
La machine, est maintenant préte à traiter une fourniture qui devrait y être introduite en faisant accoter le bord du cuir sur le soc 22 et en plaçant, son avant-bout sous le
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rouleau supérieur d'entraînement 20. Le chalumeau est tenu alors en position élevée par un ressort (non représenté) monté sur la tige de la pédale. L'abaissement du doigtier 32 tient l'outil resserreur 28 etle rouleau 20 en l'air pour permettre d'introduire l'ouvrage dans la machine et, cela fait, ledit doigtier est lâché, L'opérateur appuie ensuite sur la pédale, ce qui amène la flamme au point qu'il faut pour réchauffer la tte de l'outil resserreur, tout en partageant la flamme en deux jets dont l'un tombe directement sur le bord de la fourniture.
L'outil resserreur et la flamme agissent de point en point tout le long du bord de la fourniture durant son entratnement, puis le bord recroquevillé @ est battu par le marteau 30 pour le fouler, Cette série d'opérations est illustrée en A, B, 0, D et E sur fig. 7.
Après le finissage de chaque fourniture, l'opérateur laisse remonter la pédale pour ,lever le chalumeau. Le mouvement effectué par ce dernier en se rapprochant et en s'écartant . de l'ouvrage est virtuellement axial et presque vertical:, en sorte que la flamme est retirée du voisinage immédiat du support 120 de l'outil resserreur.