Dispositif de montage d'un corps à supporter sur un corps de support sujet à des efforts de torsion. L'objet de cette invention est un disposi tif de montage d'un corps à supporter sur un corps de support sujet à des efforts de tor sion, présentant la particularité que le corps à supporter est relié d'une manière flexible en quatre points à un châssis quadrilatéral, dont les quatre points angulaires sont reliés également d'une manière flexible au corps de support. Cette disposition permet de sous traire le corps à supporter aux efforts de tor sion que pourra subir le corps de support.
Le dessin ci-annexé, donné à titre d'exem ple, représente plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 montre un diagramme géomé trique servant à expliquer le principe de l'in vention; La fig. 2 montre un premier exemple de l'objet de l'invention, servant à supporter la boîte à engrenage d'une turbine marine à va peur; La fig. 3 en est un plan, et La fig. 4, une vue en perspective; La fig. 5 est une vue en plan d'une autre forme d'exécution sur une voiture automobile pour supporter le moteur sur le châssis -de celle-ci; Les fig. 6 à 10 montrent des détails;
La fig. 11. est une vue en élévation d'une portion d'un corps d'aéroplane avec une forme d'exécution pour y supporter le moteur; Là fig. 12 est un plan correspondant à. la fig. 11; . .
La fig. 13 est une coupe transversale partielle suivant la ligne XIII-XIII de la fig. 11, en regardant dans le sens des flèches; La fig. 14 est une coupe transversale par tielle suivant la ligne XIV-XIV de la fig. 11. en regardant dans le sens des flèches.
En se référant à la fi-. 1, le diagramme de cette figure constitue une structure formée de trois carrés ABCD, EFGH et KLIVIN, les deux derniers carrés ayant leurs quatre côtés droits reliés ensemble aux différents points indiqués au diagramme, par des connexions flexibles ou des joints universels. Les points <I>E F G H</I> constituent des points de support primaires, le carré EFGH étant un châssis primaire, et les points. h <I>L</I> M <I>N</I> constituent des points de support secondaires, le carré <I>Ii L</I> 1I1" étant un châssis secondaire.
Dans ces conditions, si le carré ABCD est soumis à un couple de torsion par lequel les points A et C, par exemple, sont mus dans une direction perpendiculaire au plan du dessin, tandis que les points<I>B et D</I> sont mus dans une direction contraire, on comprend que les points E F G H qui se trouvent au milieu des côtés du carré ABCD conserveront leur position et que le carré EFGH restera plan, sans être distordu.
Puis, si le mouvement des points A<I>B C D</I> est relativement faible en comparaison de la longueur des côtés<I>AB, BC</I> etc., le carré ne sera pas changé au point de vue de la gran deur, c'est-à-dire qu'aucun effort ne se mani festera dans les membres du carré EFGH. Si, d'un autre côté, la torsion du carré ABCD est relativement grande, alors les membres du carré EFGH seront soumis à un effort de compression, mais ce carré lui-même ne sera pas distordu.
Si les membres du carré EFGII sont rendus rigides flans une direction per pendiculaire au plan du dessin, par exemple s'ils sont formés de plaques posées de champ sur le plan du dessin, tout. effet de distorsion du carré EFGH se manifestera dans le plan du dessin et les points K <I>L NI N</I> seront par conséquent mus clans le plan du dessin, mais le carré KL3IN conservera sa forme plane.
Le diagramme de la fig. 1 donne l'exemple d'une disposition avec des châssis carrés. Mais. si les châssis sont qua:clrilatéraux, sans être carrés, les conclusions signalées subsiste ront encore, pourvu que la relation suivante soit remplie entre les diverses portions des côtés des châssis.
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Les fig. 2, 3 et 4 montrent un exemple de réalisation de l'objet de l'invention pour faire supporter la boîte à. engrenage d'une turbine marine à vapeur sur le plancher du vaisseau.
Dans cet exemple, le plancher du vaisseau est formé par des plaques 1 constituant le dessus de chambres formant le double fond du vaisseau et le châssis primaire 2, 3, -1, 5 est formé de quatre poutres qui sont ferme ment reliées aux plaques 1, à leurs extrémités, par des rivets d'assemblage 6. On remarquera que les portions intermédiaires des poutres ne sont pas reliées audit plancher et sont en somme entièrement dégagées de celui-ci, comme on le voit bien -en fig. 4.
Par suite des efforts très grands et des mouvements faibles qui s'impliquent dans cette construc tion, les connexions aux extrémités des poutres peuvent être considérées comme étant des connexions flexibles, en supposant que les poutres soient susceptibles de fléchir dans une direction parallèle au plan du plancher.
Les parties médianes des poutres 2, 3, 4, 5 sont reliées par des poutres 7, 8, 9, 10, celles- ci étant solidement fixées à. leurs extrémités et en raison de la flexibilité relative des par ties d'âme des poutres 2, 3, 4, 5 et de la. ri gidité de toutes les poutres flans une direc tion perpendiculaire au plan des plaques de plancher 1, les connexions aux points 11, 12, 13, 14 peuvent être considérées comme étant flexibles ou en tout cas elles sont suffisam ment flexibles avec les faibles mouvements qui ont lieu.
La, boîte à engrenage dans, la quelle sont supportés les arbres de l'engre nage réducteur entre la. turbine et le propul seur est indiquée en 1.5 par des traits mixtes (fig. 2) et est fixée solidement aux poutres 7, 8, 9, 10 et, à. leurs extrémités, en 11, 12, 13, 14, aux poutres 2, 3, 4, 5. On remar quera., cependant, que lesdites poutres 7, 8, 9, 10 sont reliées seulement, à leurs extré mités, aux poutres de support 2, 3, 4, 5 et que leurs parties médianes sont entièrement libres.
On comprend que les poutres de support 2, 3, 4, 5 dans ces figures forment un châssis correspondant au châssis EFGH de la, fig. 1 et que les poutres 7, 8, 9, 10 forment un châssis correspondant au châssis KMIN. On comprend encore par ce qui précède que des efforts de torsion des plaques 1 tels que ceux dus à.
la construction du vaisseau et qui ont lieu soit autour d'une ligne longitudinale, soit autour d'une ligne transversale de celui-ci, c'est-à-dire dans la direction<I>AD</I> (fig. 3) où dans la direction<I>AB</I> (fig. 3) ne seront pas transmis an châssis 7-8-9-10 et que, par conséquent, ce châssis restera plat, de sorte qu'il n'y a pas de tendance en torsion dans la boîte à engrenage, par laquelle le paral lélisme des arbres de l'engrenage pourrait être af f eeté.
La partie indiquée en 16 dans les figures constitue une assise pour le palier de butée en bout, de l'arbre du propulseur, laquelle est solidement reliée aux plaques 1 par des plaques verticales 17 et peut. aussi être reliée aux extrémités adjacentes de deux des poutres 2, 3, 4, 5.
En se référant à, .la fig. 5, le châssis de la. voiture automobile est formé de sept mem bres indiqués en 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, reliés ensemble aux points 25, 26, 27, 28, 29, 30, respectivement, par des joints flexibles qui permettent au châssis de s'adapter aux inégalités de la route et de réduire ainsi les chocs sur les ressorts de suspension. .Les points médians des membres 18, 24, 22 et 23 respectivement sont reliés par des poutres 31, 32, 33 et 34 qui supportent la plaque de base du moteur sur laquelle peut aussi. être mon tée, si on le désire, la boîte à transmission.
Cette plaque de base est reliée aux poutres 31, 32, 33, 34 par des joints flexibles aux points 35, 36, 37, 38. La caisse de la voi ture est supportée par les poutres 39, 40, 41, 9.2 qui sont reliées, d'une manière flexible, aux membres 19, 20, 21, 24 du châssis. On sait que des efforts de torsion du châssis d'automobile dus aux inégalités de la route, par exemple, ne seront pas transmis à. la plaque de base du moteur ni à. la. caisse du véhicule. Les joints du châssis d'automobile aux points 25 à 30 devront être établis de façon à permettre tant un mouvement de glis sement qu'un mouvement d'oscillation, attendu que les mouvements des divers points sont relativement grands.
Un exemple de joint, tel qu'il peut être -utilisé aux points 25, 27, 28 et 30 est repré- sente en fi-. 6 où les deux membres de châssis 19, 20 sont représentés sous forme de tiges cylindriques se croisant à angle droit et ré unies pair une pièce d'assemblage à deux douilles 43 perpendiculaires l'une à l'autre et rigidement reliées ensemble. Les deux tiges 19, 20 peuvent tourner et coulisser dans les douilles de cette pièce d'assemblage.
Si, par exemple, la tige 19 est amenée à tourner d'un angle a, représenté en fig. 6 d'une façon fort exagérée, depuis la position Pi à la po sition PZ, le point Q de la tige 19 sera obligé de glisser dans la douille correspondante de la distance Q-Q, On comprendra cependant que la valeur de ce mouvement de glissement sera bien inférieure -à. celle qui est indiquée au dessin et on pourra prévoir des arrêts pour empêcher que ce mouvement ,de glissement dépasse une certaine valeur et que l'assem blage se disloque. De même, on aura soin de lubrifier les joints.
Il est parfois désirable de prendre des pré cautions pour que l'angle entre deux membres du châssis d'automobile, tels que ceux 19 et 20, par exemple, soit capable de varier et pour ce cas, on se servira avantageusement de l'exemple de joint représenté aux fig. 7 et 8. La, pièce d'assemblage comporte, dans ce cas; deux .douilles distinctes 44, 45, dans l'une desquelles, 44, peut tourner et glisser la tige 19, tandis que l'autre, 45, permet à la tige 20 de tourner et de glisser.
Ces douilles sont réunies l'une à l'autre par un pivot 46 de la douille 44 s'emboîtant clans une tubulure 47 de la douille 45, permettant un mouvement angulaire relatif entre ces parties autour de l'axe R, les douilles étant empêchées de se séparer au moyen,d'un étrier d'accouplement représenté en fig. 8 et ayant deux branches 49, 50 se vissant dans les bossages taraudés 51, 52 de la douille 45 et une traverse de tête 53 avec une vis 54 s'engageant dans un siège 55 prévu sur la douille 44.
Les fi-. 9 et 10 montrent un joint pour réunir les membres 39, 40 au membre 20. Ce joint comporte un boulon 56 (fig. 10) dont la tige lisse 57 s'ajuste librement dans une douille 58 du membre 20, tandis que la partie filetée 59 du boulon traverse une douille 60 au point de jonction des membres 39, 40. La tige 57 est un peu plus longue que la douille 58 pour assurer un mouvement parfaitement libre entre les diverses parties.
Bien entendu. les divers joints représentés aux fig. 6 à 10 ne sont donnés qu'à. titre d'ex emple; ils pourraient avoir toute autre cons truction donnant la flexibilité nécessaire aux divers points de connexion du châssis d'auto mobile, d'une part, et des châssis de support du moteur et de la caisse de véhicule, d'autre part.
En se référant aux fi-. 11 à 14, le corps d'un aéroplane est formé de différentes poutres longitudinales 61 et d'entretoises 62 avec des tringles de liaison 63. Des poutres longitudinales 6.1 et des poutres transver sales 65 sont prévues pour le châssis primaire supportant le moteur. Sur lesdites poutres sont articulées, approximativement en leurs points médians 66, qui forment les points de supports primaires, des barres 67, 68, 69 et 70 constituant le châssis secondaire sur lequel est fixé la plaque de base 71 du moteur aux quatre points 72 formant les points de sup port secondaires. On comprend que des efforts de torsion du châssis primaire formé par les poutres 64 et 65 ne seront pas transmis à. la.
plaque de fondation du moteur.