Installation de radiocommunication, comprenant un générateur thermoélectronique pour l'émission de trains d'ondes entretenues. La présente invention a pour objet une installation de radiocommunication, cornpre- nà.nt un générateur thermoélectronique pour l'émission de trains d'ondes entretenues. Dans les installations de radiocommunication, on employait, jusqu'à maintenant, le schéma de montage indiqué par la fig. 1, schéma dans lequel L représente le générateur thermo électronique comprenant une plaque P, une grille G, et un filament P enfermés dans une enveloppe, dans laquelle on a fait le vide.
Le filament est alimenté par une source à courant continu S; une deuxième source à courant continu S' à tension relativement élevée (500 volts par exemple) est appliquée entre-la plaque P et le filament P; enfin, par un transformateur T, aux bornes duquel on place une capacité C on couple le circuit pl@.qrre-filamerrt avec le circuit grille-filament. Les ondes entretenues produites sont commu niquées au circuit antenne-terre A Z, par exemple par couplage inductif comme le re- présonte la figure.
Le montage que nous venons de rappeler possède l'inconvénient suivant: , Il demande, pour la réception, l'utilisa tion des dispositifs communs pour la récep tion des .ondes entretenues et qui sont plus compliqués que ceux employés pour la récep tion d'ondes amorties, soit que l'on emploie des tickers, soit encore qu'on utilise le prin cipe de, l'hétérodyne.
Le but de la présente invention est de supprimer cet inconvénient en alimentant le générateur thermoélectronique au moyen d'une tension périodiquement variable, à fréquence musicale.
Les fig. 2 à 8 du dessin ci-annexé se rap portent à diverses formes d'exécution de l'ob jet de l'invention, données à titre d'exemple seulement.
Dans la forme d'exécution de fig. 2, un alternateur D a été substitué à la source S' de fig. 1; on conçoit aisément que, le géné rateur L ne fonctionnant que lorsque le po tentiel de la plaque est positif, les ondes entretenues seront seulement générées pen dant une demi-période; leur intensité variera donc suivant la courbe schématique de la fig.3. On obtiendra ainsi, dans un récepteur muni d'un simple détecteur à cristal, un sort musical correspondant à la fréquence de l'alternateur.
Dans ce montage, il convient de placer en dérivation aux bornes de l'alternateur un ensemble constitué par une self L' et une capacité C' qui, étant accordé sur la fré quence des ondes entretenues, offrira à celles- ci un passage peu résistant. La capacité C' pourra être choisie assez faible pour n'appor ter aucune perturbation dans le fonctionne ment de l'alternateur.
Ainsi que le montre la fig. 2, la pile utilisée en fig.1 est aussi supprimée. Le filament I' peut être alimenté par du courant alternatif et il suffira, ainsi que le montre la fig. 2, de mettre, à la place de S, un petit transformateur réglable H dont le primaire sera alimenté par l'alternateur et dont le secondaire alimentera le filament. L'alterna teur pourrait d'ailleurs porter un bobinage spécial à basse tension.
Il pourrait encore être, par exemple, biphasé, une phase ser vant pour le chauffage du filament, et l'au tre pour l'alimentation du circuit plaque-fila- ment.
La fig. 4 représente une deuxième forme d'exécution dans laquelle on utilise deux gé nérateurs thermo-électrorriques montés suivant le schéma bien connu du redresseur, afin d'utiliser les deux alternances du courant alternatif.
Dans ce montage, on place aux bornes de l'alternateur un autotransforma- teur E, ayant un point milieu 0, et les deux générateurs <I>L</I> et<I>L'</I> sont branchés respecti- vernent entre le point milieu et les extrémi tés de l'auto-transformateur, dans le sens convenable pour que l'un laisse passer les alternances positives, l'autre les alternances négatives.
La fig. 5 montre la courbe qui représente dans ce cas l'intensité des ondes entretenues dans l'antenne transmettrice. Grâce à la va riation d'intensité des ondes entretenues, celles-ci pourront être perçues à l'aide d'un récepteur ordinaire, par exemple avec un simple détecteur à cristal. La note corres- pond au double de la fréquence de l'alterna teur.
Il est à remarquer que la courbe de ten sion de l'alternateur pourra être choisie de façon à donner le meilleur rendement à la réception. Dans le cas de la fig. 3, une courbe rectangulaire serait avantageuse. Dans le cas de la fig. 5, une courbe à parties rectangu laires s'étendant chacune sur les '/s de la demi-période le serait également.
L'alternateur peut être construit sans contact glissant en rendant l'induit fixe et cri faisant l'inducteur mobile; que cet inducteur soit, par exemple, un aimant permanent ou que l'excitation se fasse par condensateur disposé sur le circuit de l'induit. Lorsque l'on maintient le chauffage du filament par accumulateurs, ceux-ci peuvent servir à exci ter un alternateur du type homopolaire à fer tournant.
Le chauffage du filament par courant alternatif peut être effectué sous une tension très basse, 1 volt par exemple; il offre, par conséquent, l'avantage de permettre l'emploi de filaments gros et robustes.
Si l'alternateur est entraîné à vitesse va riable, le chauffage du filament n'en restera pas moins pratiquement constant à la seule condition que l'inductance de l'alternateur soit relativement élevée par rapport à la ré sistance d'utilisation.
Le générateur thermoélectronique, au lieu d'être un générateur auto- excitateur, comme décrit, pourrait être un générateur à excita tion séparée, c'est-à-dire un générateur dans lequel le circuit plaque-filament et le circuit grille-filament sont indépendants. Le circuit grille-filament du générateur est alors ali menté par un petit générateur auxiliaire qui peut être à nouveau un générateur thermo électronique auto-excitateur. L'avantage de cette disposition serait que les ondes entre tenues émises par l'antenne s'amorceraient instantanément et que l'installation ne com porterait par de périodes d'amorçage plus ou moins incertaines.
Le poste transmetteur pourrait être aussi bien distingué par la note du courant alter natif que par la longueur d'onde.
Il va de soi que l'on peut superposer à la tension alternative appliquée au circuit plaque-filament une tension continue de va leur relative convenable, ceci dans le but d'éviter un arrêt complet de l'émission. Ce mode de fonctionnement s'obtiendrait, par exemple, en employant une dynamo à cou rant redressé dont la tension présente de grandes fluctuations.
Cette même dynamo pourra encore four nir simultanément au moyen de deux bagues collectrices le courant alternatif de chauffage à basse tension.
Ruant aux fluctuations de tension de la dynamo considérée, elles peuvent être ren forcées à un plus haut degré en disposant à ses bornes une capacité de valeur appropriée.
Le même effet (courant continu présen tant des fluctuations) pourrait être obtenu par alimentation au moyen d'un alternateur à travers un redresseur (redresseur à vapeur de mercure, kénotron, etc.).
On a indiqué, conformément à la fig. 2, que l'on peut disposer une capacité auxiliaire C' aux bornes de l'alternateur D. Cette capa cité, au lieu d'être choisie assez faible pour n'apporter aucune perturbation dans le fonc tionnement de l'alternateur, peut au contraire être choisie de valeur convenable pour pro duire une surexcitation et même unie auto- excitation de ce dernier, ce mode d'excita tion déjà prévu ci-dessus permettant de sup primer l'enroulement inducteur de l'excita- trice, ce qui est très avantageux lorsqu'il s'agit de réaliser une machine de faible puis sance, aussi robuste que possible.
On a indiqué également - que le poste transmetteur peut tout aussi bien être distin gué par la note du courant alternatif que par la longueur d'onde. IL est intéressant de remarquer ici que le montage indiqué schéma tiquement par la fig. 4 permet, au moyen d'un simple commutateur, d'obtenir deux notes dont l'une est à l'octave de l'autre.
La fig. 6 précise la mise en oeuvre d'un tel artifice; Les deux lampes L sont branchées respecti vement entre le point milieu 0 et les extré mités de l'auto-transformateur E dans un sens convenable pour que l'une des lampes laisse passer les alternances positives et l'au tre les alternances négatives (au lieu d'un auto-transforcnateur, on peut évidemment mu nir l'alternateur D lui-même de deux enrou lements distincts possédant un point commun).
Le fonctionnement du schéma est évident d'après ce qui a été dit précédemment, les mêmes lettres ayant été conservées pour dé signer les mêmes organes, et l'on obtient ainsi une note d'une tonalité correspondant au double de la fréquence de l'alternateur D. Dans ces conditions, pour obtenir une note dont la tonalité correspond à la fréquence de l'alternateur, il suffit au moyen d'un com mutateur I_L d'inverser les connexions de l'un des enroulements de l'auto-transformateur E avec la lampe correspondante. En effet, les deux lampes fonctionnent alors en réalité en parallèle.
Dans le cas où l'on désirerait obtenir d'autres notes, il sera toujours loisible de munir l'alternateur D d'enroulements à chan gement de nombre de pôles, suivant les dis positifs bien connus en électrotechnique.
Rien ne sera plus facile par exemple que de modifier du simple au double le nombre de pôles, étant entendu que l'on a affaire à des enroulements monophasés.
On obtiendrait ainsi à volonté, en com binant ceci avec le dispositif signalé plus haut, par la manceuvre de simples cornmuta- teurs, trois notev distinctes par exemple 300, 600 et 1200.
L'intérêt de pouvoir modifier ainsi la note de l'émission très facilement est considérable dès qu'il s'agit de postes nombreux destinés à fonctionner simultanément à faible distance les uns des autres. Bien entendu, les circuits des deux lampes devront être parfaitement symétriques l'un par rapport à l'autre, pour que des ondes produites séparément par cha cune des lampes aient exactement la même valeur et que l'on bénéficie ainsi complète ment des avantages des ondes entretenues.
Pour appliquer l'invention à la téléphonie saris fil, ou se basera sur l'observation expé rimentale suivante: Si, dans un microphone ordinaire, on substitua à la source de cou rant habituellement employée une source à courant alternatif, le fonctionnement du mi crophone reste toujours possible pour la trans mission de la conversation et on a seulement l'inconvénient d'entendre dans le téléphone récepteur un son musical dont la note cor respond à la fréquence du courant alternatif. Ce son ne trouble pas l'audition de la con versation d'une façon appréciable et ceci plus particulièrement si la note correspond à une fréquence inférieure à une centaine de périodes ou supérieure à 2000 périodes.
Cette observation étant faite, on considé rera un système de générateurs thermo électroniques du genre auquel se rapporte la fig. 4 et représenté plus cri détail par la fig. 7. II comporte deux générateurs thermoélectro niques<I>L</I> avec circuit oscillant<I>H C</I> commun et circuit d'antenne A 7 accouplé.
Les générateurs sont alimentés par une source de courant alternatif par l'intermé- diaire d'un autotransformateur E suivant le montage habituellement employé pour les redresseurs. Un tel système émet des ondes entretenues d'intensité variable et donne lieu par conséquent à un soir dans un circuit de réception. L'émission de ces ondes a été rrti- lisée dans l'application d'abord décrite à la télégraphie pour obtenir la réception directe sans hétérodyne ni ticket.
En raison de l'observation expérimentale présentée plus haut, il est possible d'utiliser le système pour la, téléphonie sans fil, dans tous les cas et dans les mêmes conditions que si le système était alimenté par une tension constante à courant continu. Comme on l'a observé plus haut, le son sera d'au tant moins préjudiciable à la clarté de la conversation que sa note sera au-dessous de 100 périodes ou au-dessus de 2000. Il suffit donc d'ajouter au montage un microphone que nous avons représenté par H sur la fig. 7 et placé sur l'inductance du circuit antenne. Naturellement, le microphone pourrait être placé sur un autre circuit et n'importe quel montage connu peut être utilisé pour l'ad jonction du microphone.
Jusqu'ici nous n'avons parlé que de cou rant alternatif monophasé pour l'alimenta tion des générateurs therrno-électroniques, ruais il va de soi que notre invention s'étend aux courants polyphasés. La fig. 8 montre, à titre d'exemple, un montage dans le cas de cou rants triphasés, l'alternateur est représenté par I et chacune des phases alimente une des plaques P des générateurs ther mo-électro- niques dont les filaments ont un point com mun qui est connecté au point neutre de l'alternateur par l'intermédiaire du circuit oscillant H G On peut observer que,
dans l'application à la téléphonie saris fil, le soir perçu au ré cepteur permet de reconnaitre le poste émet teur et de constater soir fonctionnement même si on ne fait pas usage du microphone.
Il va sans dire que tous les types de machines et montages décrits se rapportent également à la présente application.
Enfin, l'avantage obtenu par l'alimenta tion des lampes génératrices en courant alter natif peut être obtenu même en conservant l'alimentation par une source à courant con tinu de tension suffisamment élevée.
Pour cela on pourra, par exemple, com biner avec les circuits à haute fréquence in diqués sur la fig. 1 un nouveau circuit oscil lant à basse fréquence ou circuit de son; par suite des réactions qu'exerce le nouveau cir cuit oscillant, la tension dans le circuit fila ment-plaque, tension qui peut être qualifiée de tension d'alimentation, variera suivant une fréquence musicale; les ondes électro-magué- tiques émises par l'antenne .4 rie sont donc plus d'amplitude constante, mais cette ampli tude varie périodiquement avec le temps d'une façon régulière et continue et, par conséquent, on aboutit au même résultat qu'avec l'ali mentation par courant alternatif.
Un des montages possibles consiste à dis poser un condensateur auxiliaire en série avec la source S" et à monter en dérivation sur ses bornes Litre selfinductance de valeur appropriée, couplée inductivement avec le circuit de la grille G.
'Dans ce cas, le circuit oscillant ainsi formé par le condensateur et l'inductance auxiliaire aura une période d'oscillation pro= pré correspondant à la note que l'on désire obtenir dans le téléphone récepteur.
La capacité propre des enroulements de l'inductance peut d'ailleurs être suffisante pour remplacer le condensateur auxiliaire.
Une autre méthode consiste à disposer un condensateur auxiliaire (en série ou non avec une inductance), comme shunt à l'inductance de couplage de la grille, entre la grille G et le filament r.