La présente invention a pour objet un encliquetage pour montre à balancier-moteur constitué par un échappement à ancre inversé et dont l'ancre comporte deux goupilles mobiles coopérant avec la roue d'encliquetage.
Un des systèmes les plus connus de comptage des oscillations d'un balancier entretenu électriquement est l'échappement à ancre inversé.
Cet échappement à ancre inversé présente cependant deux inconvénients majeurs qui n'apparaissent pas dans la forme nor male de l'échappement à ancre.
a) Le tirage de l'échappement normal n'existant pas, il faut trouver un moyen d'assurer le maintien de l'ancre dans ses posi tions extrêmes.
b) Dans un dispositif d'encliquetage constitué par un échappement à ancre inversé, il peut se produire occasionnelle ment des ratés au moment de l'impulsion, la roue d'enclique tage effectuant un mouvement de va-et-vient au lieu de tourner toujours dans le même sens. Ce phénomène a surtout lieu quand un couple antagoniste agit sur 1a roue d'échappement, par exemple lors de chocs extérieurs ou durant le passage de la date.
On a résolu le premier problème par l'emploi d'aimants per manents qui maintiennent l'ancre d'encliquetage contre une des goupilles de renversement.
Dans le mémoire exposé CH N\ 10566/70, le second problème a été résolu imparfaitement par l'emploi de ressorts de freinage agissant sur l'axe de la roue d'encliquetage. Il a enfin été utilisé un encliquetage à goupilles mobiles se déplaçant dans un plan paral lèle au plan de l'ancre, ledit déplacement étant limité par un moyen approprié et permettant ainsi d'assurer le verrouillage de la roue d'encliquetage également durant la fonction de l'enclique tage. Cependant, l'ancre de cet échappement n'est pas maintenue dans ses positions extrêmes par un effet mécanique.
Le but de la présente invention est de résoudre les problèmes cités ci-dessus, par l'emploi d'un même dispositif, sans faire appel à des aimants permanents.
Ce but est atteint par un encliquetage qui est caractérisé en ce que le plan de repos des dents de la roue d'encliquetage présente une encoche ou fait un angle déterminé (x) avec le plan passant par le centre de rotation de ladite roue et en ce que l'ancre porte des butées fixes coopérant avec le plan d'impulsion d'une dent de la roue d'encliquetage de manière à pousser le plan de repos contre la goupille mobile de façon à créer par l'effet combiné de l'encoche ou de l'angle dudit plan de repos et de la force de rappel du ressort de la goupille mobile un pincement de ladite dent de manière à assurer le maintien de l'ancre en position de repos pen dant que le balancier effectue son arc supplémentaire.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'échappement selon l'invention. Dans ce dessin: la fig. 1 montre une vue en plan partielle de l'échappement en position de repos; la fig. 2 montre une coupe partielle en profil selon la ligne 11-11 de la fig. 1 ; la fig. 3 montre une vue partielle en plan d'une variante d'exé cution de l'ancre, et des dents de la roue d'encliquetage; la fig. 4 montre une coupe partielle selon la ligne 111-1f1 de la fig. 3 ;
la fig. 5 montre une vue en plan partielle d'une variante d'exé cution de l'ancre et des dents de la roue d'encliquetage.
On va maintenant décrire d'une façon explicite l'échappement qui comprend une ancre I coopérant avec une roue d'enclique tage 2 munie de dents 3, 3'. L'ancre 1 est pourvue de butées 4, 5, qui forment des points d'attache à des lames-ressorts 6, 7, ayant à leurs extrémités des goupilles fixées mobiles 8, 9, pouvant se déplacer dans une encoche 10,<B>11,</B> usinée à l'extérieur de l'ancre 1.
L'ancre 1 est encore munie de goupilles fixes 12, 13 formant des butées; en regard de la fig. 2, on voit clairement le positionne ment de la lame-ressort 6 par rapport aux goupilles 9 et 12. Le principe de fonctionnement est le suivant: lorsque l'ancre I, sous l'action du balancier- moteur, se déplace dans le sens de la flèche A, la goupille mobile 9 rencontre tout d'abord le plan d'impulsion 16 d'une dent 3 et fait avancer la roue dans le sens de la flèche B; à ce moment-là, l'ancre 1 continuant sa course, la goupille fixe 12 rencontre le plan d'impulsions 17 de la dent 3', ce qui fait à nouveau avancer la roue dans le sens indiqué par la flèche B.
Ceci a pour effet de faire appuyer le plan de repos<B>18</B> contre la goupille 9, et, de ce fait, tendre la lame-ressort 6. Il s'ensuit que la dent est maintenant pincée entre la goupille 9 et 12 et que cette action maintient l'ancre 1 dans sa position. On parvient ainsi à supprimer la nécessité d'aimants permanents et de butées des ren versements. Lors de l'alternance suivante, l'ancre 1 se déplaçant violemment dans le sens inverse de la flèche A, ce choc fait céder la lame-ressort 6, qui recule dans l'encoche 10 et permet la libéra tion de la dent 3'.
On remarquera que le plan de repos 18 ne passe pas par le centre de rotation 19 de la roue d'encliquetage 2, mais fait avec le plan passant par ce centre de rotation un angle o, <B>q</B>ui est similaire à l'angle de tirage des échappements à ancre clas siques. I1 va de soi que cet effet de pincement d'une dent de la roué d'encliquetage par deux goupilles peut être atteint par d'autres formes de dents; en particulier dans une variante d'exécution, en se reportant à la fig. 3, la dent 22 présente un décrochement 23, qui accentue l'effet de tirage dès que la goupille mobile 24 arrive en fin de course.
Les fig. 3 et 4 montrent une autre variante d'exécution de l'ancre d'encliquetage dans le sens que le ressort-lame 26 se trouve dans une fente 27 de l'ancre 28. Une protubérance 29 joue le rôle de la goupille 12 (fig. 1) et agit sur le plan d'impulsion 30 d'une dent 22'. Cette exécution permet de gagner de la place en hauteur.
La fig. 5 montre une autre variante d'exécution faisant appel à un ressort-fil 33 qui appuie à la fois dans l'encoche 34 et sur la butée fixe 35, le ressort-fil 33 faisant naturellement fonction par sa partie C, de goupilles mobiles (fig. 1); la goupille fixe 36 de ver rouillage a la même fonction que dans l'exécution de la fig. 1; relevons également une variante d'exécution des dents 38, qui pré sentent une encoche 39 usinée à la base de la dent 38 et dans laquelle la partie C du ressort-fil 33 vient se loger, ce qui donne un effet de verrouillage encore plus accentué.