Procédé et appareil pour corriger la route<B>à</B> bord des aéronefs. Lorsqu'un pilote veut conduire un aéronef d'un point<B>à</B> un autre, il trace sur la carte la droite qui joint ces deux points et en mesure l'orientation; s'il n'y avait pas de vent, il lui suffirait de maintenir l'aéronef dans cette direction lue sur sa boussole, celle- ci étant corrigée de ses erreurs propres s'il<B>y</B> a lieu.
Mais dans la pratique, le vent inter vient d'une facon très appréciable pour modi fier la route réellement suivie par l'aéronef; il s'introduit ainsi dans l'appréciation de la position de l'aéronef<B>à</B> chaque instant un fac teur d'incertitude d'autant plus grand que la vitesse et la direction du vent changentplus fréquemment. Pour une vitesse de vent déter minée, la vitesse réelle OB (fig. <B>1)</B> de l'aéronef par rapport au sol est en grandeur et en direc tion la résultante de sa vitesse propre<B>'</B> O.A dans l'air calme et de la vitesse.AB du vent.
Ces trois vitesses forment un triangle et l'angle AOB de Faxe de l'aéronef avec la route sui vie par rapport au sol s'appelle l'angle de dérive. Pour que la marche de l'aéronef soit correcte, il faut que sa route par rapport au sol soit orientée<B>à</B> chaque instant suivant la ligne qui, sur la carte, joint le point de départ au point de destination.
La présente invention a pour objet un procédé pour la détermination de la correc tion de dérive<B>à</B> faire subir<B>à</B> la route au compas d'un aéronef pour qu'il suive par rapport au sol cette route géographique<B>dé-</B> terminée.
<B>Il</B> consiste<B>à</B> mesurer l'angle de dérive<B>à</B> deux routes au compas successives,<B>à</B> cons truire sur la carte les éléments ainsi connus des deux triangles de vitesses correspondant <B>à</B> ces deux observations, et<B>à</B> en déduire en grandeur et en direction la vitesse du vent, puis<B>à</B> construire le triangle des vitesses cor respondant<B>à</B> la route vraie que l'on veut suivre, ce triangle donnant la route au com pas<B>à</B> adopter.
-Pour l*application de ce procédé, on a imaginé également d'après la présente inven tion un appareil correcteur de route basé sur le principe suivant.
Une feuille de papier<B><I>3</I></B> (fig. 2fl) portée par l'aéronef dont l'orientation varie, peut tourner autour du point<B>Ai</B> de facon <B>à</B> garder toujours dans l'espace la même orientation (par exemple par une liaison convenable avec le compas de route); elle porte une direction repère R préalablement orientée dans l'espace suivant la route géographique<B>à</B> faire; en un point de l'aéronef situé dans le même plan longitudinal que le centre<B>Ai</B> de la feuille<B>8</B> est placé le pivot d'un dérivomètre (ou ap pareil permettant la mesure de l'angle de dérive);
lorsque l'avion fait sa première route au cap<B>01</B> (fig. 2). qui est celui de la route géographique<B>à</B> faire, le dérivomètre se trouve en<B>0,</B> (fig. Dl) par rapport<B>à</B> la feuille<B>S;</B> il est muni d'une règle parallèle<B>à</B> son plan de v: i-Sée, avec laquelle on peut directement tracer la, droite<B>01</B> Bi, après avoir mesuré l'angle de d6rive a;
puis lorsque l'aéronef prend sa deuxième route suivant le cap de la boussole 0'.4 (fig. 2) le pivot du dérivomètre vient 0'l (fig. 2a) par rapport<B>à</B> la feuille de papier<B>S</B> qui garde son orientation dans l'espace, on trace la droite<B>0'i</B> B"i après avoir mesuré la dérive a';
on obtient ainsi le point Bi. Puis que la route géographique que doit suivre l'aéronef est R il suffira de faire suivre<B>à</B> l'aéronef une route au compas telle que le pivot du dérivoinètre vienne au point 0"i qui se trouve sur la parallèle<B>à A, 01</B> menée par le point Bi; un réseau de lignes parallèles<B>à</B> R tracées<B>à</B> l'avance sur la feuille<B>8</B> mais non représentées en fig. 2#1 facilitera cette man#,uvre.
La liaison de la feuille de papier<B>8</B> avec la boussole est réalisée très simplement en montant cette feuille sur le disque gradué d'un répétiteur d'ordres placé devant l'obser vateur, la ligne repère de cette feuille de papier étant orientée par rapport<B>à</B> la gra duation<B>de</B> ce disque suivant l'orientation sur la carte de la route<B>à</B> suivre pour donner les ordres de route au pilote, l'observateur amène devant un index placé dans l'axe de l'aéronef la division du disque correspondant<B>à</B> la route <B>à</B> suivre au compas; un deuxième disque semblable placé devant le pilote reproduit tous les déplacements du premier et le pilote inanceuvre pour faire route au cap du compas qui lui est ainsi indiqué;
les deux disques sont donc toujours orientés comme la rose du couipas, c'est-à-dire que la direction repère tracée sur le disque de l'observateur reste fixe dans l'espace et orientée suivant la route <B>à</B> suivre.
Les dérivomètres connus, constitués par des lunettes<B>à</B> réticule ou appareils analogues, subissent par suite des mouvements de tan gage et de roulis de l'aéronef, et malgré les précautions prises pour leur montage sur l'aéronef, des vibrations et des entraînements qui rendent très difficile de les maintenir pointés sur le point du sol observé et de les orienter d'une façon précise suivant la direc tion du déplacement relatif de ce point. Le dérivomètre gyroscopique imaginé pour servir dans l'appareil correcteur de route faisant l'objet de la présente invention a l'avantage de déterminer un plan de visée vertical ab solument indépendant des mouvements de l'aéronef et se prêtant<B>à</B> une observation facile et précise.
Cependant, bien qu'avec ce dérivomètre le plan de visée reste vertical, il n'est pas indépendant des mouvements de lacet de l'aéronef provenant du fait que celui- ci n'est pas toujours en route exactement au cap du compas qu'il doit suivre, niais fait <B>de</B> petites embardées<B>à</B> droite et<B>à</B> gauche de ce cap.<B>Il</B> en résulte que Fangle de dérive n'est pas facile<B>à</B> mesurer d'une façon précise, et que les diverses mesures successives ne sont pas concordantes.
Pour<B>y</B> remédier la présente invention a également pour objet un procédé graphique et un appareil permettant de mesurer l'angle de dérive de façon absolument précise en tenant compte d'un très grand nombre d'ob servations dont les erreurs se eompensent entre elles.
Deux observations de dérive faites par l'observateur permettent, d'après le procédé principal indiqué ci-dessus,z de déterminer d'une façon précise la direction et la vitesse du vent; on en déduit la route au compas qui doit suivre l'aéronef pour que sa route par rapport au sol soit correcte.
L'appareil correcteur de route est complété comme il a été indiqué ci-dessus par un ré-étiteur d'ordres de routes qui permet<B>à</B> l'observateur, après avoir déterminé le cap <B>à</B> suivre, de l'indiquer au pilote par un cadran placé sous ses yeux.
En opérant<B>à</B> intervalles fréquents la me sure qui vient d'être indiquée, on tiendra compte des variations de direction e t de vitesse du vent et on suivra toujours la route correcte de facon <B>à</B> se rendre en ligne droite au point de jestination. La d6termi- nation de la vitesse du vent en grandeur et en direction permet en outre de déterminer la grandeur de la vitesse réelle de l'aéronef par rapport au sol, et par conséquent de con naître<B>à</B> chaque instant la distance réellement parcourue, ce-qui permet de marquer<B>à</B> cha que instant sur la carte le point estimé.
On a décrit ci-dessous, d'une façon plus détaillée qu'au début, ce procédé de correc tion de route et représenté<B>à</B> titre d'exemple aux dessins annexés divers modes d'exécution d'un appareil correcteur permettant son ap plication.
Les fig. <B>1,</B> 2, 2a et 4 sont des<B>-</B> figures schématiques relatives<B>à</B> la méthode de cor rection<B>;</B> La fig. <B><I>3</I></B> représente en plan l'appareil cor recteur avec dérivomètre <B>à</B> gyroscope, La fig. <B>5</B> est une coupe longitudinale en élévation du dérivomètre <B>à</B> gyroscope suivant le plan XX de la fig. <B>Ô;</B> La fig. <B>6</B> représente un compas spéciale ment agencé pour reporter sur la carte les indications de l'appareil correcteur;
La fig. <B>7</B> et un schéma explicatif de la méthode graphique de mesure de la dérive; La fig. <B>8</B> représente le graphique d'une observation sur la planchette; La fig. <B>9</B> représente un premier mode d'exécution de l'appareil graphique compor tant un parallèlogramme articulé, et la fig. <B><I>10</I></B> est un schéma explicatif de son fonctionnement;
La fig. <B>11</B> montre l'utilisation du graphique obtenu par ce, dérivomètre dans l'appareil représenté fig. <B>3 ;</B> La fig. 12 représente schématiquement un deuxième mode d'exécution de l'appareil gra phique constitué par une chambre noir; La fig. <B>13</B> est un schéma explicatif de la méthode graphique dans le cas où les obser vations sont reportées sur une planchette verticale; La fig. 14 représente cette planchette avec le graphique d'une observation;
Les fig. <B>15</B> et<B>16</B> représentent deux ap pareils graphiques l'un avec parallèlogramme articulé, et Fautre avec chambre noire, pour l'application de ce graphique vertical.
8i on trace sur la carte (fig. <B>1)</B> en gran deur et en direction la vitesse propre en air calme OA,-toujours connue, de l'aéronef faisant une route au compas déterminée, le nord par exemple, et si<B>à</B> partir du point<B>A</B> on traçait également en grandeur et en direction la vitesse AB du vent, supposée déterminée, on aurait sur la carte suivant OB, cri grandeur et en direction, la vitesse de l'aéronef par rapport au sol. Uangle AOB=--a est l'angle de dérive;
inversement si, ayant tracé la vitesse propre OA (fig. 2), on mesure l'angle de dérive a, on pourra tracer la droite OB' sur laquelle on sait que doit se trouver l'ex trémité de la droite représentant la vitesse et la direction du vent.
Si après avoir fait cette première mesure de dérive en suivant avec l'aéronef la route au compas O.J au Nord, on suit une nouvelle route O'A, an Nord 60" Ouest par exemple, et qu'on fasse une nouvelle mesure d'angle de dérive a,', on obtiendra Une nouvelle droite O'B" sur la quelle doit' se trouver également l'extrémité de la droite représentant la vitesse et la direction du vent (supposées invariables d'une observation<B>à</B> l'autre). Par conséquent le point B se trouve<B>à</B> l'intersection des deux droites OB', O'B" et la droite AB représente la vitesse du vent.
Ayant obtenu ce vecteur AB, pour déterminer le cap<B>à</B> suivre pour que la route réelle par rapport au sol soit celle qui a été tracée sur la carte, le Nord dans l'exemple choisi, on trace par le point B une droite BO" ayant cette direction c'est- à#dire parallèle<B>à</B> AO et de son point d'inter section<B>0"</B> avec la circonférence de centre<B>A</B> et<B>de</B> rayon AO on trace la droite<B>0" A</B> dont l'orientation indique la route<B>à</B> suivre au compas<B>p .</B> our faire une route réelle 0"B, avec un angle de dérive qui sera a" pour le vent régnant.
L'appareil représenté fig. <B>3</B> permet l'ap plication -facile et rapide de cette méthode. <B>Il</B> comporte une planchette<B>1,</B> placée devant l'observateur, sur laquelle est monté un disqiw denté 2, pouvant tourner autour de ,on axe<B>8).</B> Le disque<B>9-</B> porte une graduation reprodui sant celle des compas. Ce disque porte une table 4 sur laquelle on peut fixer une feuille<B>5.,</B> au moyen d'un cerceau<B>6,</B> qui en pince les bords et les maintient. Sur la feuille<B>5</B> est tracé un réseau de lignes parallèles.
La table 4 est munie d'une ligne repère<B>7</B> et la feuille de papier rayée est placée de telle sorte que <B>ses</B> raies soient parallèles<B>à</B> cette ligne<B>7.</B> Le disque denté 2, tournant devant un index fixe<B>8</B> placé dans l'axe de l'aéronef, est com mandé par une vis sans fin<B>9,</B> qui, à Vaide d#une transmission flexible<B>10,</B> donne les mêmes déplacements<B>à</B> tir) disque répétiteur<B>11</B> qui tourne autour de son centre 12 sur une plan chette<B>13</B> devant un index 14; ce disque ré pétiteur est placé sous les yeux du pilote,<B>à</B> côté du compas de route.
En un point<B>15</B> de <B>la</B> planchette<B>1,</B> dans le même plait longitu dinal que le centre<B>3</B> et l'index<B>8,</B> est pivoté suivant un axe vertical le dérivomùtre <B>16,</B> qui est un apparail de visée définis5ant un plan vertical de visée<B>17.</B> Une règle<B>18</B> soli daire du dérivoniètre <B>16,</B> parallèle au plan de visée et dont le bord intérieur passe par le point<B>15,</B> se déplace, en même temps que <B>le</B> dérivomètre sur la feuille<B>5.</B> Le mode d'emploi de cet appareil est le suivant:
on suppose que la route géographique <B>.L</B> Suivre soit par exemple le Nord et soit représentée sur le carte par la droite CD (fig. 4), l'aéronef commencera<B>à</B> faire route en gouvernant an Nord du compas. S'il est soumis<B>à</B> un vent de vitesse<B>Ï,</B> il suivra en réalité par rapport au sol la route<B>CE</B> La feuille<B>5</B> a été fixée sur le tambour 4 de facon que son réseau de lignes parallèles soit orienté suivant la direction de la ligne repère <B>7,</B> et le tambour 4 a été fixé sur le disque gradué 2 de façon que sa ligne repère<B>7</B> soit en face de la graduation correspondant<B>à</B> la route géographique que l'on veut suivre,
Nord dans l'exemple choisi.
Le disque gradué.2 servant<B>à</B> l'observa teur pour donner au pilote les ordres de route sur le disque répétiteur<B>11,</B> est toujours orienté comme la rose du compas, c'est-à-dire que la feuille<B>5</B> se trouve toujours correcte- nient orieiitàe dans l'espace, la ligne repère<B>7</B> et le réseau de parallèles étant dirigés sui vant le Nord géographique.
Pendant que l'aéronef fait la route réelle <B><I>CE</I></B> (fig. 4), l'observateur fait une mesure d'angle de dérive a en orientant la réglette <B>18</B> de façon qu'un point visible du sol défile dans le plait de visée<B>17</B> dit dérivomètre 16. Il trace alors sur la feuille<B>5</B> une ligne<I>Y,</I> qui correspond<B>à</B> la ligne OB' de la fig. 2.
Puis il fait route<B>à</B> un cap du compas EF nettement différent dit premier CD, le Nord <B>60 Il</B> Ouest par exemple, en amenant cette division du disque gradué 2 en face de l'in dex<B>8,</B> ce qui transmet au pilote Fordre né- cessaire.
En gouvernant à ce cap il suit par rap port ait sol,<B>à</B> cause du vent, une route ECT. Il fait une deuxième mesure d'angle de<B>dé-</B> rive a' et trace sur<B>la</B> feuille<B>5 à</B> l'aide de la réglette<B>18</B> la droite Y, correspondant<B>à</B> la droite O'B" de la figure théorique 2.
Les deux droites YY' se coupent en un point<B>19</B> qui donne l'extrémité<B>de</B> la droite représen tant la vitesse du vent AB,<B>à</B> l'échelle oit la vitesse propre de l'aéronef est représentée par la distance du centre") ait pivot<B>15</B> du dérivomètre. Pour déterminer la route ait compas qui doit faire suivre<B>à</B> l'aéronef comme direction vraie sur le sol la route CD, c'est- à-dire le Nord,
il suffit en man#uvrant <B>la</B> vis<B>9</B> d'anienor la ligne repùre <B>7</B> du disque et le réseau de la feuille<B>5 à</B> être parallèles <B>à</B> la réglette<B>18</B> en même temps que cette réglette passe par le point<B>19,</B> ce qui est la position représentée dans la fig. <B>3.</B> L'angle de la route<B>à</B> suivre ait compas est alors ce lui marqué par la division du cercle gradué 2 qui se trouve en face de l'index<B>8;</B> cette division étant reproduite par le disque<B>11</B> en face de l'index 14, le pilote prend la nouvelle route au compas qui lui est ainsi indiquée, soit la route GH (fig. 4);
cette route au compas fait suivre<B>à</B> l'aéronef sur le sol une route. GK, parallèle<B>à</B> CD soit le Nord, c'est- à-dire la route correcte. L'angle<B>de</B> dérive pour cette route est celui que fait la règle <B>18</B> dans la position de la fig. <B>3</B> par rapport à l'axe de l'aéronef;
l'observateur vérifiera de temps en temps que le dérivomètre dans cette position<B>*</B> correspond bien<B>à</B> l'angle<B>de</B> dérive réel et lorsqu'il s'apercevra que la dérive a varié sensiblement, il effectuera de nouvelles mesures par la méthode indiquée, ci-dessus pour déterminer la nouvelle route <B>à</B> suivre au compas qui lui fera reprendre, pour les nouvelles conditions de vent, la route réelle correcte.
Le dérivoinètre représenté fig. <B>5</B> est cons titué par un boîtier 20 muni d'Lin pivot in térieur 21, sur lequel tourne une toupie gyros copique<B>22</B> du genre connu ayant la propriété <B>de</B> maintenir son axe vertical quels que soient les inclinaisons et les mouvements de son support. La rotation de ce gyroscope est entretenue, par exemple d'une manière connue, par des rentrées d'air qui se font par des ouvertures du boîtier 20 par lesquelles l'air extérieur arrive sur des aubages portés par la surface extérieure du gyroscope 22, l'appel d'air étant déterminé par un tube<B>23</B> relié<B>à</B> un dispositif aspirateur approprié, une trompe de Venturi par exemple, faisant le vide dans la boîte 20.
Le gyroscope 22 supporte un collimateur 24 constitué par une lentille<B>25</B> et une fente<B>26</B> située<B>à</B> son foyer formant un système optique<B>à</B> axe perpendiculaire<B>à</B> celui du gyroscope, donc toujours horizontal quand le gyroscope est en rotation. L'éclai rage de ce système est obtenu par une lampe <B>27</B> placée au foyer d'une lentille<B>28</B> portée par le boîtier 20. Du côté opposé du boîtier, derrière une ouverture<B>29</B> se trouve un prisme pentagonal<B>30</B> fixé sur le boîtier 20, ce prisme est du genre connu dans lequel les rayons qui rentrent par<B>la</B> face<B>31</B> sortent après deux réflexions totales par la face<B>32</B> dans une direction rigoureusement perpendiculaire<B>à</B> leur direction primitive.
Le fonctionnement de ce dérivomètre est le suivant: Lorsque le gyroscope est en mouvement son axe reste vertical, les rayons qui traversent le collimateur 24 forment<B>à</B> l'infini dans un plan qui reste toujours hori zontal l'image de la fente<B>26. ,</B> Le faisceau lumineux qui passe par l'ouverture<B>29,</B> forme <B>à</B> la sortie du prisme pentagonal<B>30,</B> l'image de la fente<B>à</B> l'infini dans nu plan qui est toujours rigoureusement vertical et dont la verticalité n'est pas influencée par les vibra tions ni les mouvements de tangage et de roulis de l'aéronef.
En plaçant un #il en 33 dans ce faisceau, on aperçoit une ligne lumi neuse absolument fixe qui se projette sur le sol, lequel est observé simultanément en vision directe par l'autre #il. Dans ces conditions, il est très facile d'orienter le dérivomètre de façon qu'un point visible du sol défile dans le plan vertical de visée suivant le trait lumineux. On obtient ainsi une mesure d'an gle de dérive très facile est très précise lors que l'aéronef n'a pas<B>de</B> mouvements de lacet.
La réglette<B>18</B> porte une graduation en vitesses dans laquelle une longueur égale<B>à</B> la longueur<B><I>15-8</I></B> (O"A) représente l'unité. Le point de cette réglette où se projette le point d'intersection<B>19</B> des deux droites YY, indique la vitesse par rapport au. sol en pre nant pour unité la vitesse propre de l'aéronef àans l'air calme, c.'est-à-dire indique le coeffi cient par lequel il faut multiplier la dernière, qui est connue, pour obtenir la première.
<B>Un</B> compas spécial (fig. <B>6)</B> permet de- porter immédiatement sur la carte, en tenant compte de Féchelle de cette carte, le chemin parcouru dans une unité de temps déterminée.
Ce compas est composé de deux branches <B>35-36</B> pivotées en<B>37.</B> Elles sont terminées par des pointes<B>à</B> coulisse graduée<B>38-39</B> dont la graduation correspond aux différentes vitesses propres que peut avoir l'aéronef, la vitesse propre qu'il a actuellement devant être placée en face de l'index 40; un arc 41 porté par l'une des branches<B>35,</B> tandis que l'autre porte un index 42, est muni d'une e graduation <B>qui</B> correspond aux coefficients de majoration donnés par la règle<B>18.</B> On obtient ainsi immédiatement entre les deux pointes 43-44 du compas ainsi réglé la distance correspondant sur une carte d'échelle donnée à la distance réelle parcourue par l'aéronef pendant l'unité de temps choisie.
La méthode, graphique poùr la mesure d'un angle de dérive et l'appareil correspondant sont les suivants: Si l'on considère (fig. <B>7)</B> un aéronef<B>101</B> ayant une vitesse propre représentée par la flèche<B>102</B> et se déplaçant en réalité suivant la vitesse représentée par kt, flèClle <B>103,</B> Par suite des effets du vent, et que l'on marque sur le sol<B>10-1</B> la trace<B>105</B> de la projection de la route de l'aéronef, cette trace repré sentera la route réelle de l'aéronef par rap port au sol.
Le mouvement relatif de l'aéronef par rapport au sol est le même que si l'aéronef <B>101</B> était immobile dans l'espace et si le sol se déplaçait en sens inverse suivant la vitesse représentée par la flèche<B>103'.</B> Dans ces con ditions un point quelconque<B>106</B> du sol se déplacerait suivant une ligne parallèle<B>à</B> la flèche<B>103'.</B> Si donc on suit ce point<B>106</B> de l'avion avec une ligne de mire et que l'on marque les traces de cette ligne de mire sui- un tableau horizontal<B>108</B> porté pair l'avion, on obtiendra à partir du point<B>106',</B> trace de la première visée sur le tableau<B>108,</B> une ligne<B>109</B> parallèle<B>à</B> la route réelle de l'aéro nef par rapport an sol.
Quel que soit le point choisi, tant que la route au compas de Faéronef et le vent rie changeront pas, les traces de toutes les -visées de différents points du sol sur la planchette<B>108</B> seront des ligues parallèles. L'angle de ces lignes avec l'axe de Paéronef représenté par la: flèche<B>1022</B> me surera l'angle de dérive.
Mais en réalité l'aéronef rie gai-de pas une orientation invariable dans l'espace par suite de la difficulté de suivre la route an compas et il est en outre soumis<B>à</B> des mouve ments de tangage et de roulis qui font que les lignes de visée successives d'un même point ne sont pas contenues dans un plan, mais s'cri écartent plus au moins suivant ces mouvements accidentels.
Par suite la trace <B>109</B> de la ligne de visée<B>dut</B> point<B>106</B> sur la planchette d'observation<B>108</B> ne sera pas une droite, mais une ligne<B>110</B> ondulée irré gulièrement comme on le voit fig. <B>8.</B> 'Néan moins cette ligne ondulée aura une direction générale<B>111</B> bien déterminée quil sera facile de tracer et qui sera très exactement para!- lèle <B>à</B> la vitesse réelle de l'aéronef par rap port au sol.
Cette méthode graphique de mesure de l'angle de dérive é-limine les erreurs accidentelles cri donnant la moyianne d'un grand nombre d'observations.
Dans le premier mode d'exécution d'un appareil pour l'application de cette méthode graphique représenté, cri fig. <B>9,</B> Pappareil est monté sui, un pied 112 perpendiculaire<B>à</B> la planchette<B>108,</B> qui comme on l'a dit est horizontale dan-, l'aéronef en assiette normale de vol.
La colonne 112 porte un tube horizon tal<B>113</B> dans lequel peut tourillonner le côté inférieur 114 d'un parallèlogramme articulé dont les deux autres côtés opposés portent l'un<B>115</B> une ligne de mire et l'autre<B>116</B> un crayon<B>117</B> que l'on petit appuyer sur la feuille de la planchette<B>108.</B> Grâce<B>à</B> ce montage les deux côtés opposés<B>115</B> et<B>116</B> restent toujours parallèles et la ligne de mire<B>115</B> peut prendre toutes les orientations dans l'espace de façon<B>à</B> viser et<B>à</B> suivre n'importe quel point.
Si l'on suit avec cette ligne<B>de</B> mire<B>115</B> (fig. <B>10)</B> les déplacements d'un point du sol, le crayon<B>117</B> tracera sur la feuille de papier<B>108</B> une ligne<B>111</B> homo thétique de la ligne<B>111'</B> des déplacements du point du sol par rapport<B>à</B> l'aéronef, et en observant successivement plusieurs points on obtiendra un graphique tel que<B>108'</B> L'utilisation de ce graphique dans Pap- pareil décrit ci-dessus et représenté fig. <B>3</B> se fait comme il est représenté fig. <B>Il.</B> La plan chette<B>108</B> peut passer,
par un déplacement perpendiculaire<B>à</B> l'axe de l'avion de la posi tion d'observation sous le crayon<B>117,</B> indiquée fig. <B>9, à</B> la position d'utilisation indiquée fig. <B>11.</B> Comme on le sait par ce qui a été dit ci-dessus l'appareil correcteur de route 120 porte une réglette 121 qui sert<B>à</B> faire<B>la</B> construction géométrique envisagée; cette réglette est munie d'Lin proloilgen-ientl9-2 se déplaçant au-dessus de la feuille<B>108;</B> elle doit être orientée suivant l'angle de dérive mesuré; pour cela il sufÉt <B>de</B> la faire coïncider avec. la direction moyenne du graphique<B>111.</B>
En fig. 12, on a représenté un deuxième mode d'exécution de ce dérivomètre graphique constitué par une chambre noire<B>123</B> munie d'un objectif ou d'une ouverture 124 et d'un écran<B>125</B> horizontal lorsque l'aéronef est en assiette normale de vol. Un point du sol<B>1226</B> forme son image en<B>126'</B> et lorsque son<B>dé-</B> placement relatif l'a amené en<B>127</B> l'image s'est déplacée en 127'- si on a tracé sur l'écran<B>125</B> toutes les positions<B>de</B> cette image on aura obtenu une ligne sinueuse analogue <B>à</B> celles représentées fig. <B>8.</B>
<B>.</B> Le report graphique des observations peut également se faire sur une planchette verticale perpendiculaire<B>à</B> l'axe de l'aéonef, et dans ce cas le schéma de l'opération est représenté fig. <B>13.</B> Soit l'aéronef<B>128</B> se déplaçant au- dessus du sol<B>129,</B> le déplacement relatif réel étant suivant la ligne<B>130 ;
</B> si l'on observe les déplacements relatifs d'un point<B>131</B> et que l'on reporte la direction de la ligne de mire sur une planchette verticale<B>132</B> portée par l'aéronef et perpendiculaire<B>à</B> son axe, on obtient en 131'la trace de la visée 128-131. Lorsque le point<B>131</B> se déplace sur la ligne parallèle<B>à 130,</B> son image<B>131'</B> se déplace sur la tablette<B>132</B> suivant une droite qui passe par le point de fuite<B>133</B> de la direc tion<B>130;
</B> ce point de fuite est déterminé comme on le sait par une droite passant par le point d'observation<B>128</B> et parallèle au déplacement réel<B>130</B> de l'avion par rapport au sol, ce point de fuite se trouve également ,sur la ligne d'horizon 134<B>du</B> point d'obser vation<B>128.</B> Il suffit donc<B>de</B> prendre l'inter section de la ligne tracée sur le tableau<B>132</B> pendant la visée du point<B>131</B> avec la ligne d'horizon 134 pour avoir le point de fuite<B>133</B> et pour pouvoir tracer la ligne de fuite<B>128-133</B> et mesurer son angle avec l'axe de l'aéronef, c'est-à-dire l'angle de dérive.
Si l'on observe successivement plusieurs points<B>131-135</B> etc... (fig. <B>18),</B> on obtiendra plusieurs traces sur la planchette<B>132</B> qui toutes doivent se couper en un même point de la ligne d'horizon 134; on pourra ainsi prendre une position moyenne si la concordance n'est pas exacte. Cette méthode d'observation sur la planchette ver ticale peut être employée lorsque les points du sol placés au-dessous de l'avion ne sont pas visibles pour une raison quelconque, par suite des nuages par exemple, mais que l'hori zon se trouve dégagé et petit être observé.
En ce qui concerne l'effet des mouvements accidentels de l'aéronef sur le graphique d'ob servation. on peut répéter ce qui a<B>déjà</B> été dit pour le graphique sur planchette hori zontale, on obtiendra donc fig. 14, sur la planchette<B>132</B> un certain nombre de lignes sinueuses<B>136</B> dont la direction moyenne s-era concourante au point de fuite 133 placé sur la ligne d'horizon 134, la distance de ce point<B>133</B> au plan longitudinal de l'aéronef passant par le point d'observation et dont la trace est en<B>137</B> donnera la mesure de l'angle de dérive.
La planchette verticale 132 petit être placée aussi bien sur l'avant de l'obser vateur que sur l'arrière; dans le premier cas les points successifs d'une même observation descendront au-dessous de la ligne d'horizon 134, dans le second cas ils s'approcheront d'elle eii montant.
Dans l'appareil représenté fig. <B>15,</B> sur la planchette 120 qui porte les organes indiqués plus haut, est montée une colonne<B>138</B> sur laquelle est pivotée en<B>139</B> autour d'un axe horizontal perpendiculaire au plan vertical passant par l'axe de la réglette 121 un pa- rallèlogramme articulé dont<B>le</B> côté supérieur 140 porte une ligne de mire et dont le côté inférieur 141 porte un crayon 142.
On trace sur la planchette<B>132</B> les graphiques d'obser vations représentés par les lignes sinueuses <B>136;</B> leurs directions moyennes se coupent au point<B>de f</B> uite 133 sur la ligne d'horizon 134; le mouvement fait pour amener la pointe du crayon <B>133</B> déplace parallèlement la réglette 121 qui se trouve ainsi orientée suivant l'angle de<B>dé-</B> rive, de sorte que l'on peut effectuer immédiate ment les constructions géométriques prévues.
Dans l'appareil représenté Eg. <B><I>16,</I></B> le gra phique se fait sur un écran 143 vertical for- ruant le fond d'une chambre noire 144; lors que le point de fuite<B>183</B> a été obtenu comme précédemment,. il suffit d'amener la réglette 120 sur<B>le</B> pied de la verticale passant par ce point 113)3 pour pouvoir effectuer les cons tructions géométriques prévues.
La planchette portée par l'aéronef, sur laquelle on trace le graphique des visées, pourrait avoir une orientation autre que hori zontale ou verticale; dans toute position on pourrait déduire du graphique l'angle de<B>dé-</B> rive, mais cette construction est particulière ment simple dans les deux cas envisagés.