Procédé de fabrication du. chlorure d'aluminium. Dans la fabrication du chlorure d'alumi nium anhydre par le procédé qui consiste à réduire la bauxite ou les autres formes d'alu mine en présence du chlore, il est nécessaire de. fournir de la chaleur à la masse si l'on veut que la réaction s'accomplisse convena- blement. Ceci est dû au fait que la réaction qui prend naissance n'est que faiblement exothermique, la quantité de chaleur produite étant tout à fait insuffisante, d'une part.,- pour maintenir la température à la valeur élevée qui est- nécessaire pour l'accomplisse ment convenable de la réaction et, d'autre part,
pour compenser la perte des calories entraînées par les vapeurs de chlorure d'alu minium.
Dans le but de fournir la. chaleur néces saire, les cornues ont, dans certains cas, été chauffées extérieurement. Toutefois, ceci donne lieu à des difficultés parmi lesquelles on citera le fait que le mélange de carbone ou autres agents réducteurs avec le chlore atta que à peu près toutes les matières entrant dans la construction de la cornue, ainsi que la difficulté d'assurer le maintien de hermé ticité au gaz d'une cornue à la température de foyer nécessaire pour la réaction.
Pour surmonter les difficultés du chauffage exté rieur de la cornue, on a déjà proposé de produire la température de réaction nécessaire en chauffant préalablement soit le chlore, soit le mélange par combustion partielle de son contenu en carbone, ou en ayant recours à divers autres procédés qui tous impliquent l'addition d'une phase au traitement ou sont indésirables pour quelque autre raison.
La présente invention est relative à la production du chlorure d'aluminium par le procédé général que l'on vient d'expliquer et son but consiste à perfectionner ce procédé en vue de permettre d'engendrer économique ment et d'une façon simple et pratique à l'intérieur de la masse des matières la cha leur nécessaire pour effectuer la réaction.
Selon le procédé qui fait l'objet de la présente invention, l'alumine gui doit être réduite par un agent réducteur est mélangée avec une quantité d'aluminium métallique suffisante pour permettre l'accomplissement de la réaction sans chauffage extérieur.
Dans la mise en pratique de l'invention, l'alumine est réduite de préférence par le carbone ou matière analogue en présence de chlore et d'aluminium, le fait que la réaction entre l'aluminium et le chlore est fortement exothermique rendant la réaction indépen dante du chauffage extérieur.
Diverses formes d'alumine peuvent être utilisées, par exemple la bauxite.
On peut procéder comme suit On ajoute à l'alumine et à l'agent réduc teur la quantité convenable d'aluminium à l'état finement divisé pour produire la chaleur nécessaire, une quantité suffisante de chlore étant employée pour effectuer la réaction avec l'aluminium introduit comme métal et avec celui résultant de la réduction de l'alu mine. Toutefois, par raison d'économie, il est préférable d'employer des scories d'aluminium qui contiennent une grande proportion d'alu- mine mélangée avec environ 15 à 50% d'aluminium à l'état finement divisé.
Quand les scories contiennent une proportion suffi samment grande d'aluminium par rapport à l'alumine, le chlorure d'aluminium peut être produit directement à l'aide de ces scories par l'addition de chlore et d'une quantité suffisante de matière réductrice telle que le carbone sous la forme de poussiers de coke, charbon de bois, etc. Un avantage économi que résultant de l'emploi des scories d'alu minium réside dans le fait que l'aluminium que contient ces scories a peu de valeur commerciale parce qu'il ne peut pas être récupéré d'une façon effective et peu coûteuse.
Le mélange des matières peut être par exemple formé dans la proportion de 45 kilos de scories à l'état finement divisé contenant 40 0,!o d'aluminium pour 11,4 kilos de coke, mélange à travers lequel on fait passer gra duellement environ 127 kilos de chlore. On a trouvé qu'avec un mélange de ce genre l'aluminium commence à réagit, avec le chlore à une température d'environ 50 0 C en don nant ainsi naissance à une chaleur suffisante pour élever la température de la masse ou mélange de matières au degré nécessaire pour effectuer la réaction entre le chlore, le colle et l'alumine.
Dans le cas oii les scories ne contiennent pas assez d'aluminium, on peut compenser cette insuffisance par l'addition d'aluminium à l'état finement divisé, par exemple de tournures et de copeaux d'alu minium. D'autre part, si la quantité d'alu minium que contiennent les scories est plus que suffisante pour fournir la chaleur désirée, il est évident qu'on peut ajouter aux scories et mélanger avec celles-ci, en vue d'obtenir la production maximum de chlorure d'almni- nium, de la bauxite calcinée ou d'autres for mes d'alumine mélangées avec la proportion convenable de carbone ou autre agent réduc teur.
En particulier, lorsque le procédé est conduit d'une façon plus ou moins continue et que les matières sont chargées dans une cornue chaude, on peut diminuer considéra blement la proportion d'aluminium métal lique.
Le procédé peut être conduit dans des cornues de constructions diverses. Toutefois, la cornue peut être avantageusement cons truite d'un corps en fonte de fer muni d'une garniture formée d'un mélange de proportions appropriées de poussiers de coke et de brai ou goudron. Pour former cette garniture, on peut pilonner le mélange en position sur la paroi interne du corps de la cornue entre cette paroi et un moule placé à l'intérieur de la cornue. Finalement, cette garniture peut être calcinée en position de la manière bien connue et l'on peut recouvrir l'extérieur de la cornue d'une matière calorifuge appro priée, par exemple d'amiante.