Installation réceptrice de radio-signalisation. La présente invention se rapporte à une installation réceptrice de radio-signalisation.
Suivant l'invention, l'antenne est longue et établie de façon à présenter des constantes de valeurs telles que des ondes électriques y produites par les ondes de signalisation se propagent sur sa longueur à une vitesse ap prochant celle à laquelle les ondes de signali sation désirées cheminent le long de sa lon gueur dans l'espace, et cela pour que les ondes, produites dans l'antenne puissent être renforcées progressivement, dans une mesure considérable, par les ondes de signalisation se propageant dans l'espace.
En pratique, l'antenne sera, sensiblement horizontale et elle pourra avoir la forme d'une boucle ou d'un conducteur mis à la terre aux extrémités, s'étendant avantageuse ment à peu près parallèlement à la direction de transmission des signaux à recevoir. Cette antenne sera construite de façon que des ondes électriques de la fréquence des signaux la parcourent à une vitesse sensiblement égale à la vitesse à laquelle des ondes de signalisation parcourent l'espace le long de l'antenne. En supposant que l'antenne soit-pa- rallèle à la direction de cheminement des ondes de signalisation, cette vitesse sera la vitesse de la lumière.
Si des ont-les électri ques passent par l'antenne à -la même vitesse que celle à laquelle les ondes de signalisation cheminent le long de sa longueur, les cou rants de signalisation induits dans l'antenne seront très faibles à l'extrémité rapprochée de la station de transmission et augmenteront progressivement le long de l'antenne pour de venir un maximum à l'extrémité de celle-ci éloignée de la station de transmission.
Au cas où la capacité et l'inductance na turelles de l'antenne ne sont pas de valeurs appropriées pour donner la vitesse d'onde électrique désirée pour la fréquence du si gnal, on pourra prévoir des moyens -pour permettre de modifier les caractéristiques de l'antenne de manière à provoquer la vitesse d'onde désirée pour la fréquence du signal: Dans quelques cas, cette vitesse désirée peut être égale à la vitesse de la lumière, -dans d'autres, elle peut en être différente. ' La vitesse de propagation des ondes élec triques dans l'antenne peut être augmentée à la valeur désirée par l'insertion, à interval les appropriés, de condensateurs en série ou d'inductances en dérivation.
L'appareil récepteur peut être mis en relation de connexion avec l'antenne (soit par connexion directe, soit par couplage au moyen d'un transformateur) en un point où l'effet des signaux par radiation désirés est relative ment grand et où l'effet de signaux par radiation non-désirés ou de perturbations sta tiques est relativement petit. Il pourra être placé à une certaine distance de l'antenne et y être relié par une ligne de transmission à deux conducteurs s'étendant dans une direc tion différente de celle de l'antenne. Pour que cette ligne de transmission ne puisse agir comme. une antenne, ses conducteurs pour ront être transposés plusieurs fois de façon appropriée pour que des effets quelconques de signaux par radiation sur elle s'annihilent mutuellement.
Au dessin annexé, donné à. titre d'exemple: La fig. 1 représente le schéma d'une pre mière forme d'exécution de l'objet de l'in vention; La fig. la donne le schéma d'une forme d'exécution semblable; La fig. 2 montre le schéma d'une autre forme d'exécution; La, fig. 3 donne un diagramme de plu sieurs courbes représentant les variations clans l'intensité des signaux le long de la longueur de l'antenne réceptrice; Les fig. 4 et 5 montrent des formes d'exé cution avec des moyens pour ajuster la vi tesse des ondes sur une longue antenne; La fig. 6 montre une forme d'exécution, dans laquelle l'antenne réceptrice comporte plusieurs boucles;
Les fig. 7 et 8 donnent des formes d'exé cution avec des moyens pour ajuster la vi tesse des ondes sur des boucles d'antenne; Les fig. 9 et 10 montrent deux formes d'exécution avec une série de boucles d'an tenne interconnectées pour donner des résul- tats équivalents à ceux obtenus avec une seule longue antenne; La fig. 11 représente encore une autre forme d'exécution avec des moyens pour ajuster la vitesse des ondes;
Les fig. 12 et 13, enfin, représentent des formes d'exécution qui peuvent être adoptées dans les cas où la station réceptrice propre ment dite n'est pas située en alignement avec une longue antenne réceptrice.
On décrira, d'abord les phénomènes se manifestant sur une longue antenne horizon tale telle qu'elle est employée dans l'instal lation de la fig. 1. L'antenne réceptrice 1 représentée en fig. 1 sous forme de ligne horizontale longue comporte une partie s'é tendant de la station réceptrice à l'extrémité 2 de l'antenne vers la station de transmis sion A d'où viennent les signaux désirés.
Le fonctionnement de cette antenne en recevant des signaux peut être expliqué comme suit: Supposons que les ondes de signalisation cheminent dans l'espace de la station A dans la direction de l'antenne; alors on obtiendra à l'extrémité 2 de l'antenne un faible courant qui sera propagé sous forme d'une onde le long de l'antenne vers l'extrémité 3 de celle- ci. Si la, vitesse de cette faible onde de cou rant dans l'antenne est égale à la. vitesse de l'onde de signalisation dans l'espace, l'onde de courant croîtra.
à mesure qu'elle s'approche de l'extrémité 3 de l'antenne en absorbant continuellement de petites quantités d'éner gie additionnelles des ondes d'éther, attendu que les deux ondes cheminent longitudinale ment en phase l'une avec l'autre. Il réqulte de cette analyse que, si les constantes de l'an tenne sont de valeur telle que l'onde de cou rant chemine à la même vitesse que l'onde d'éther, plus est longue l'antenne, plus sera grand le courant qui sera reçu. Il existera., comme on le comprend facilement, une lon gueur maxima au delà de laquelle rien ne pourra être gagné à cause des pertes dans l'antenne. Plus ces pertes seront faibles, plus sera grande la longueur d'antenne qui pourra. être utilisée avec avantage.
Même en sup posant une ligne à pertes nulles, on aura finalement une longueur-limite où l'on n'ob tiendra plus aucune augmentation ultérieure sensible dans l'intensité du signal à la suite d'une augmentation de longueur, parce que les ondes sur l'antenne atteindront finalement une amplitude telle que la radiation de l'an tenne sera pratiquement égale à l'énergie re çue. Cette condition peut être appelée l'état de ,,saturation".
Si, cependant, la vitesse de l'onde de courant dans l'antenne n'est pas exactement la même que celle de l'onde dans l'espace, le long de l'antenne, alors le phéno mène se passera bien comme susdit près du bout 2 de l'antenne, mais on atteindra finale ment un point où l'une des ondes sera telle ment en avance sur l'autre que les deux ondes se trouveront en opposition de phase. L'onde de courant diminuera alors et son amplitude tombera jusqu'à zéro, et après, une nouvelle onde sera amorcée et formée.
Dans ces conditions, l'intensité du signal, si l'àp- pareil récepteur est déplacé le long de l'an tenne dans la direction dans laquelle les on des se meuvent, augmentera graduellement depuis une faible valeur initiale jusqu'à un maximum, puis diminuera jusqu'à un. mini mum, et augmentera de nouveau jusqu'à un second maximum ayant à peu près la même amplitude que le premier maximum. La dis tance le long de l'antenne entre un maximum et un minimum dépendra de la différence des vitesses de l'onde électrique dans l'antenne et (le l'onde d'éther dans l'espace environnant.
Si les vitesses diffèrent très peu l'une de l'autre, on pourra employer avec avantage uile longue antenne réceptrice, mais si les vitesses sont considérablement différentes l'une de l'autre, comme il n'y a pas d'avan tage à employer une plus grande longueur d'antenne que celle qui donne le premier maximum pour là fréquence de signal dési rée, il conviendra d'employer des antennes de longueurs relativement petites.
Le diagramme de la fig. 3 représente la variation dans l'intensité de courant dans l'antenne dans lés deux conditions de fonc tionnement différentes qui viennent d'être dé crites. Doris cette figure; les ordonnées repré- sentent l'intensité de signal et les abscisses les distances le long de l'antenne. La courbe B montre l'augmentation dans l'intensité de courant sur toute la longueur,dë l'antenne quand l'onde de courant dans l'antenne et l'onde d'éther cheminent à 1a même vitesse.
Elle montre que le courant âugmente le long de l'antenne d'abord très rapidement, puis plus lentement par suite de la saturation et -des pertes de ligne. On supposera que la distance représentée par cette courbe soit la; longueur maxima d'antenne qui puisse être -utilisée avec avantage et que cette longueur maxima, soit égale à plusieurs longueurs d'onde. La courbe C montre la variation dans l'intensité de courant sur toute la longueur de l'antenne pour un. cas où l'onde de cou rant et l'onde dans l'éther cheminent à des vitesses différentes.
Dans ce cas, le courant augmente jusqu'à ce qu'un maximum soit atteint en D, puis il diminue à un minimum en E, augmente ensuite à un second maximum en I' et diminue de nouveau à un minimum en G.
Comme ces deux maxima sont ap proximativement de la même valeur, il est évident que pour le rapport de vitesses qui donne lieu à la courbe C rien ne sera gagné en intensité de signal par l'emploi d'une plus grande longueur d'antenne que celle repré sentée par la distance<I>0-D.</I> La courbe<I>H</I> représente la variation dans l'intensité de courant le long de l'antenne pour un autre cas où l'oncle de courant et l'onde dans l'éther, le long de l'antenne, cheminent à des vitesses qui diffèrent moins entre elles. Dans ce cas, le courant maximum est atteint au point I et le minimum est atteint au bout de l'an tenne.
Bien des antennes longues employées jusqu'ici comportent des fils métalliques à enveloppe en caoutchouc, pour pose souter raine, immersion dans l'eau ou placement à la surface du sol. Ces genres d'antennes don nent une vitesse faible et une atténuation d'onde élevée, effets qui limitent la longueur d'antenne qui puisse être employée avanta geusement, la meilleure longnieur qui ait été trouvée par des expériences étant de environ un huitième de la longueur d'onde dans l'éther. Les conditions nécessaires pour réali ser les avantages d'antennes plus longues sont celles d'une vitesse élevée et d'une atténuation d'onde faible.
Pour des ondes cheminant dans la direc tion opposée, le courant s'établira de la même manière que décrit plus haut, mais en por tant de l'extrémité 3 de l'antenne. Si, au bout 2 (fig. 1) de l'antenne, ces ondes sont renvoyées, elles retourneront en 3 et affec teront l'appareil récepteur, donnant, par suite, à l'antenne des propriétés réceptrices pour les deux' sens de cheminement d'onde.
Ce renvoi d'ondes peut être empêché par la mise à. la terre du bout 2 de l'antenne par l'inter médiaire d'une résistance non-inductive 5 d'une valeur approximativement égale à l'im pédance caractéristique du conducteur formant l'antenne, qui est sensiblement égale à
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les pertes pouvant être négligées, où L et C représentent l'inductance et la capacité de l'antenne par unité de longueur.
En em ployant cet expédient, par lequel le renvoi d'onde de l'extrémité d'antenne éloignée est éliminé, l'antenne présentera des propriétés réceptrices pour un sens de cheminement d'onde et agira sélectivement d'une façon très sensible en faveur des signaux venant d'une direction, l'antenne étant beaucoup moins sen sible pour des signaux et des parasites venant d'autres directions. Plus la longueur de l'an tenne est grande en comparaison de la Ion gueur des ondes de signalisation, plus sera accentuée la sélectivité de l'antenne pour un sens de cheminement d'onde.
La, résistance amortisseuse 5 en fig. 1 pourrait être remplacée par un dispositif ré cepteur ayant la même impédance sans por ter atteinte aux propriétés réceptrices de l'an tenne pour le sens de cheminement d'onde allant (le 2 vers 3, quand l'antenne est em ployée en combinaison avec le circuit récep teur 4.
Si le circuit récepteur 4 présente aussi une impédance approximativement égale à l'impédance caractéristique de l'antenne, alors un circuit récepteur prévu au bout 2 de l'antenne recevra seulement des signaux ve- nant dans la direction 3-2?, c'est-à-dire ve nant de la direction opposée à celle des si gnaux reçus par le circuit récepteur 4. fine longue antenne peut ainsi desservir deux stations réceptrices, pour des signaux venant de directions opposées, et il n'y aura aucune perte de rendement en établissant ainsi l'an tenne de façon à servir à un double but.
Suivant les considérations théoriques, si une antenne en substance non magnétique, bonne conductrice, était librement suspendue, parallèlement à la surface de la terre, celle-ci constituant un plan parfaitement conducteur, des ondes de courant se propageraient le long du conducteur formant l'antenne à une vi tesse égale à celle de la. lumière. En pratique; la vitesse théorique n'est pas atteinte à cause de la résistance du sol et à cause de la néces sité de pourvoir à. des supports pour l'an tenne. L'effet de l'emploi de ces supports est d'ajouter une capacité en dérivation à la ligne ou conducteur constituant l'antenne sans oc casionner de changement compensateur quel conque dans les autres constantes de ligne.
L'effet de la capacité en dérivation en excès pourra être neutralisé, pour des ondes entre tenues d'une fréquence particulière, au moyen d'inductances reliées en dérivation, à des courts intervalles, entre l'antenne et la terre. Ou bien, l'effet de la capacité en dérivation en excès, au point de vue d'une diminution de la, vitesse de propagation d'onde, pour une fréquence donnée, peut être compensé par l'insertion de condensateurs 6 (fig. la) en série avec le conducteur de ligne de l'antenne, neutralisant par là une partie de l'inductance en série, ce qui augmente la vitesse de pro pagation de ces ondes entretenues.
Ces in ductances en dérivation ou ces condensateurs en série devront être situés suffisamment près les uns des autres (en aucun cas à une dis tance plus grande que
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de la longueur d'onde) pour donner sensiblement l'effet d'une distribution uniforme d'inductance en déri vation ou de capacité en série, pour la fré quence qui doit être reçue. En choisissant des valeurs appropriées pour les inducta,nçes ou les condensateurs, la vitesse d'onde sur la ligne pour des ondes entretenues d'une fré quence donnée quelconque peut être rendue égale ou supérieure à la vitesse de la lumière.
La fig. 6 montre une antenne qui, au lieu d'être mise à la terre aux deux extrémités; est établie en forme de deux boucles, chacune pourvue d'une résistance 5 égale en valeur à l'impédance caractéristique de l'antenne pour empêcher une réflexion des ondes à l'extrémité de l'antenne qui est le plus près de la, station de transmission, et qui sont in terconnectées à l'autre extrémité par le moyen d'un transformateur ayant un enrou lement primaire dans chacune des boucles et un enroulement secondaire commun relié à l'appareil récepteur 4.
La fig. 7 montre une antenne en forme de boucle pourvue d'une résistance à l'extrémité qui est le plus près de la station de transmission et renfermant des condensateurs en série 8 et des induc tances en série 7, ainsi que des condensateurs en shunt 11 et des inductances en shunt 12. La fig. 8 donne une .disposition d'antenne en boucle similaire, mais dans laquelle les in dur-tances en série 7 dans les deux branches de la boucle sont interconnectées plus in timement l'une avec l'autre.
La fig. 9 mon tre une antienne en forme de boucle dans la quelle les deux branches de la boucle sont interconnectées l'une avec l'autre en leur faisant faire, à chacune, un nombre de spires sur elles-mêmes, ces spires d'une branche étant interconnectées avec les spires corres pondantes de l'autre branche -de la boucle. Suivant la fig. 10, l'antenne, au lieu d'être formée d'une seule boucle longue, comprend plusieurs boucles plus courtes interconnec tées à chaque extrémité entre elles par le moyen de transformateurs.
D'autres moyens pour corriger la vitesse d'onde sur une longue antenne consistent dans l'introduction, à des intervalles appropriés (le celle-ci, de mailles ou chaînons de ligne artificielle, disposés pour agir de manière à retarder on à avancer la phase de l'onde. Ainsi, par exemple, l'introduction de mailles formées de condensateurs en série et d'indue- tances en dérivation aura l'effet de faire avancer la phase de l'onde ou d'augmenter la vitesse moyenne de l'onde pour l'antenne comme ensemble, tandis que l'introduction de mailles formées d'inductances en série 9 et de condensateurs en dérivation 10, comme montré en fig. 11, produira un retard ou ra lentissement de la vitesse moyenne de l'onde pour l'antenne.
Pour des ondes entretenues, l'introduction de mailles retardatrices retar dant la phase de l'onde d'un peu moins qu'une période sur une longueur égale à la longueur d'onde, aura un effet équivalent à celui d'un avancement de phase, c'est-à-dire l'effet d'augmenter la vitesse de l'onde, tan dis que pour des impulsions individuelles uniques ou des ondes fortement amorties l'effet serait de diviser la perturbation qui en résulterait sur l'antenne en plusieurs im pulsions relativement faibles.
Des mailles de ligne artificielle, telles que décrites, peuvent être introduites dans l'antenne sans y occasionner de pertes de réflexion sérieuses, soit en faisant les mailles très exactement égales les unes aux autres et en les mettant suffisamment près les unes ciel autres, ou en établissant des mailles de ligne artificielle ayant des impédances carac téristiques égales à l'impédance caractéristi que de l'antenne non ajustée.
Les moyens décrits plus haut pour ajus ter la vitesse d'onde donnent des vitesses différentes pour des fréquences différentes. Ceci offre la possibilité d'une sélection basée sur la fréquence, en addition à la faculté de sélection offerte par suite des propriétés de direction dé l'antenne. Par exemple, en se référant aux courbes de la fig. $, une sta tion émettrice dont on ne veut pas recevoir les missives pourrait être placée dans la même direction avec une station transmet trice dont les signaux doivent être reçus.
En supposant que la longueur d'onde d'un signal transmis de cette station contrariante dif fère de celle .des signaux désirés pour la quelle l'antenne est ajustée, la vitesse des ondes de la station contrariante sur l'an tenne peut être amenée à différer de leur vitesse dans l'espace, qui sera aussi celle dans l'antenne pour les ondes que l'on veut recevoir, d'une valeur telle qu'un n#ud de vibration, tel que montré en E ou G de la courbe C (fig. 3), se présente au point où l'appareil récepteur est disposé.
Si tel est le cas, la station contrariante ne produira sensiblement aucun effet sur l'appareil récepteur. Dans d'autres condi tions, en supposant que les deux courants dans l'antenne venant depuis deux stations en ligne l'une avec l'autre soient représentés par les courbes C et H (fig. 3), la réception pourrait être accomplie pour la station qui emet le courant représenté par la courbe H, en disposant un appareil récepteur au point 1 où ce courant a une grande amplitude et où le courant représenté par la courbe C se rap proche d'un minimum.
Si la capacité et l'inductance naturelles de l'antenne ont sensiblement les valeurs re quises pour donner une vitesse de propaga tion d'onde dans l'antenne égale à la vitesse (le la lumière, une pareille antenne aurait la même vitesse d'onde pour toutes les fré quences et tout en possédant des propriétés de sélection suivant la direction, n'aura pas d'action sélective au point de vue de la fré quence. Dans ces circonstances, il sera dési- rable d'insérer des inductances en série 7 (fig. 4) qui, par elles-mêmes, réduiraient la vitesse d'onde sur l'antenne, et de neutraliser l'effet de ces induetances pour une fréquence particulière, en insérant des condensateurs en série 8.
Il peut aussi être .désirable dans quel ques cas, afin de marquer davantage la fa.. culté de sélection de la, ligne au point de vue de la fréquence, d'employer en outre une capacité en dérivation additionnelle 11 comme moyen pour ralentir la vitesse d'onde et de la neutraliser par des inductances en dériva tion 19, comme indiqué en fig. 5.
Dans ce cas, l'antenne agira purement comme une simple ligne de transmission -à la fréquence désirée, tandis que pour toutes les fréquen ces au-dessous de celle-ci, l'antenne se com portera comme un filtre empêchant le pas- sage de ces basses fréquences ou comme ligne artificielle formée de condensateurs en série et d'inductances en dérivation, et pour toutes les fréquences au-dessus de la fréquence de signalisation, l'antenne se comportera comme un filtre empêchant le passage de ces hautes fréquences ou comme une ligne artificielle formée d'inductances en série et de condensa teurs en dérivation.
L'effet de filtre de l'antenne ajustée pro cure ainsi la possibilité d'éliminer des si gnaux indésirés ou des perturbations ayant une longueur d'onde différant de celle du signal désiré. Une action équivalente peut. d'ailleurs être obtenue par l'emploi d'un fil tre de genre connu dans la station réceptrice.
Considérons maintenant une antenne hori zontale, dhns laquelle les ondes se propagent normalement à, une vitesse relativement fai ble, par exemple, un fil à. enveloppe de caout chouc ou un fil de fer, mais dans laquelle la vitesse de propagation a, été augmentée, pour une fréquence particulière, par des con densateurs en série. Pour des impulsions perturbatrices dont les ondes présentent un front raide, les condensateurs en série agi ront pratiquement comme une impédance nulle et l'onde perturbatrice sera propagée le long de la, ligne à sa vitesse normale basse.
Similairement, si des inductances en dériva tion étaient employées pour augmenter la vitesse de propagation, elles agiraient comme impédances infinies pour les impulsions per- turbatrices, et l'onde perturbatrice serait pro pagée à. la, vitesse normale basse de la, ligne.
Cela veut dire que le courant perturbateur dans l'antenne se formera et disparaîtra al ternativement par l'interférence avec l'onde statique dans l'éther et si par hasard il se présente une certaine fréquence particulière ment efficace dans l'onde perturbatrice qui soit embarrassante pour l'excitation du cir cuit de syntonisation du récepteur, il est pos sible de placer l'appareil récepteur à un nmud de vibration en interférence pour l'onde perturbatrice. Le signal sous forme d'onde entretenue se formera progressivement jus- qu'à une valeur élevée au point choisi pour l'appareil récepteur.
Il n'est pas nécessaire pour obtenir de bons résultats qu'une antenne du type décrit soit placée parallèlement à la direction de cheminement des ondes à recevoir, bien que <B>le</B> parallélisme approximatif puisse normale ment être désirable.
Si la direction de clie- ininenicnt des ondes dans l'espace fait un angle " l'antenne, alors le point d'in lersection d'une surface d'onde aved l'an tenne, par exemple le point où l'effet d'in duction sur l'antenne est maximum, se dé placera le long de l'antenne avec une vitesse
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où C représente la vitesse de la lu mière, et afin de prod@zire pour une pareille onde l'effet maximum dans l'appareil récep teur, la vitesse de propagation sur l'antenne devrait être de
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De cette façon, en réalisant une vitesse de propagation des on des entretenues sur l'antenne un peu plus grande que la vitesse de la lumière,
l'antenne peut être établie pour présenter sa sensibilité maximum pour des ondes venant suivant un angle sur l'antenne. Comme la forme de la courbe de distri bution de courant C<I>ou If</I> (fig. â) dépend clé la différence entre la vitesse des ondes sur l'antenne et la vitesse de perturbations dans l'éther le long de l'antenne, qui est de
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il y aura certaines valeurs de l'angle qui pour une antenne donnée, ne donneront pas de courant à l'extrémité réceptrice. Ces points morts d'où un signal. ne peut être en tendu, dépendent de la. longueur d'onde, de la longueur de l'antenne et de la vitesse d'onde dans l'antenne.
Ceci procure des moyens pour éliminer l'action provenant d'une sta tion émettrice soit en ajustant la longueur de l'antenne, soit en ajustant ses constantes et par là la vitesse d'onde dans l'antenne, de sorte que des signaux de cette longueur d'onde et venant de cette direction seront imperceptibles.
Dans certains cas, il peut être désirable de placer la station réceptrice à une certaine distance de la droite suivant laquelle s'étend l'antenne. Les ondes électriques formées sur l'antenne peuvent être portées à la station réceptrice sur un bon circuit de transmis sion quelconque, mais pour que ce circuit de transmission ne puisse agir comme une par tie de l'antenne, il sera désirable d'employer un circuit équilibré à deux conducteurs, les conducteurs 1.3 étant transposés à des inter valles appropriés, comme indiqué en fig. 12. Avec un conducteur relié à l'antenne et l'au tre relié directement à la terre, un pareil cir cuit ne serait pas équilibré et agirait comme une partie de l'antenne.
La ligne peut être équilibrée par l'insertion d'une résistance égale à l'impédance caractéristique de l'an tenne, dans la connexion allant à la terre, en 3. Une pareille résistance est indiquée en 51 à la fig. 12. Un autre moyen pour assurer l'équilibrage de la ligne consiste à intercaler un transformateur 14 entre l'an tenne et la ligne de transmission, comme in- diqué en fig. 13.
La ligne de transmission peut alors être employée comme une antenne séparée ou auxiliaire, une connexion étant établie au point neutre .de l'enroulement transformateur 15 à la station réceptrice et une connexion similaire étant faite à l'autre extrémité de l'antenne, à travers l'appareil de réception 41. Le transformateur 14 à l'en droit de 'jonction peut servir à l'effet utile d'égaliser les impédances caractéristiques ef ficaces de l'antenne et de la ligne de trans mission, un transformateur élévateur ou ré ducteur de tension étant employé si ces im pédances caractéristiques diffèrent suffisam ment pour occasionner, sans cela, une ré flexion considérable.
.L'ajustement .de la vitesse d'onde sur une antenne peut être fait de manière à donner non -seulement une vitesse désirée pour. une fréquence, mais à donner aussi en même temps une vitesse désirée pour une seconde fréquence. Supposons, par exemple, que l'an tenne se dirige directement vers une station (le transmission dont les signaux doivent être reçus et qu'une seconde station de transmis sion de longueur d'onde plus grande se trouve à un angle d _ sur la direction de l'antenne de réception.
Pour des signaux de la première station, la vitesse d'onde sur l'antenne de- -;rait être égale à celle de la lumière, tandis que pour (les signaux de la seconde station, la vitesse devrait être de
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où C re. présente la vitesse de la lumière. Si l'on emploie une antenne dont les constantes na turelles sont de valeurs convenables pour don ner une vitesse d'onde C, aucun ajustement ne serait nécessaire pour la première station, mais la vitesse d'onde serait trop faible pour que la réception de signaux venant de la seconde station soit aussi bonne que possible.
Si, alors, des inductances en série sont intro duites et que leur réactance soit neutralisée par des condensateurs en série pour la fré quence des signaux venant de la première station, la vitesse d'onde pour ces signaux ne sera pas changée, mais la vitesse d'oncle sera augmentée pour les ondes plus longues de la seconde station. Plus seront grandes les valeurs des réactances d'induction et de capacité, plus sera grande la vitesse pour les ondes plus longues. Il en résulte qu'on peut choisir des va leurs d'inductance et de capacité qui don neront la vitesse désirée
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pour des si gnaux venant de la seconde station, tout en maintenant telle quelle la vitesse pour des ondes venant de la première station.